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mercredi 20 juin 2012

Le Premier ministre belge ne participera pas au Sommet de la Francophonie à Kinshasa


20-06-12 : PANApress - 


Le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, a annoncé mardi à Mons qu'il ne participera pas au XIVème Sommet de la Francophonie, prévu au mois d'octobre prochain à Kinshasa, en raison des élections communales qui se tiendront à la même date en Belgique. 
En revanche, le ministre belge des Affaires étrangères et vice-Premier ministre, Didier Raynders, a indiqué qu'il était disposé à se rendre à Kinshasa pour participer au Sommet prévu du 12 au 14 octobre prochain dans la capitale congolaise.

En réaction, au refus de Elio Di Rupo de se rendre à Kinshasa, l'ambassadeur de la RD Congo en Belgique, Henri Mova, a déclaré à la presse, "c'est la Belgique qui nous a introduits dans la Francophonie, nous pourrions en sortir".

Par ailleurs, la presse belge fait état des pressions que les ONG pour la défense des droits de l'homme, comme la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), font sur le nouveau président français, François Hollande, pour qu'il ne se rende pas à Kinshasa au mois d'octobre.

Rwanda - RDC : accusé de soutenir les mutins du Nord-Kivu,



Paul Kagamé réfute toutes les accusations de soutiens aux mutins du Nord-Kivu.
Paul Kagamé réfute toutes les accusations de soutiens aux mutins du Nord-Kivu.© AFP

Lors d'une conférence de presse, mardi 19 juin à Kigali, le président rwandais Paul Kagamé a accusé la "communauté internationale" d'avoir cherché à chasser du pouvoir le président congolais, Joseph Kabila. Il a également affirmé la neutralité du Rwanda dans la crise au Nord-Kivu.
Pendant plus d'une heure et demi, mardi 19 juin, Paul Kagamé a répondu aux questions de la presse internationale à Kigali. Avec un sujet central : la crise dans l'Est de la RDC.
À plusieurs reprises, le président rwandais a réaffirmé que la mutinerie en cours dans le Nord-Kivu, région frontalière du Rwanda, ne concernait son pays en aucune façon. De même que l'arrestation de Jean Bosco Ntaganda, général et ancien chef rebelle congolais recherché par la Cour pénale internationale (CPI), ne relevait pas de ses attributions.
Ces dernières semaines, Kigali a été indirectement accusé par Kinshasa et par la mission de l'ONU en RDC (Monusco) de soutenir Ntaganda. Kagamé a contre-attaqué lors de la conférence de presse en dénonçant l'hypocrisie de l'attitude de la « communauté internationale » vis à vis du président congolais Joseph Kabila. Avant l'élection présidentielle congolaise de novembre dernier, celle-ci « cherchait un moyen de se débarrasser de lui, soit avec l'élection, soit par d'autres moyens », a-t-il affirmé, laissant entendre qu'il avait été sondé sur le sujet. « Finalement, il a été élu et, quelles qu'aient été les conditions de cette élection, ils se sont rendus compte qu'ils devaient faire avec. »
"Je suis allé aussi loin que possible"
« Ensuite, ils [la communauté internationale, NDLR] sont revenus me voir pour dire qu'ils voulaient arrêter Ntaganda mais qu'ils ne voulaient pas le faire sans le consentement du Rwanda […] Et maintenant ils nous disent responsables de cette situation ! » Interrogé sur l'identité de ces acteurs de la « communauté internationale », il a refusé de préciser ses accusations. « Je suis allé aussi loin que possible », a-t-il simplement dit.
Visiblement agacé par les accusations récurrentes contre son pays, Kagamé a même menacé de suspendre totalement sa coopération dans la résolution des crises de l'Est de la RDC. « Nous allons arriver à un point où nous allons nous décharger de tout ces problèmes qui ont été mis sur nos épaules et nous allons leur renvoyer », a-t-il menacé sans plus de précisions.
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Par Pierre Boisselet, envoyé spécial à Kigali
In Jeune Afrique