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dimanche 2 septembre 2012

RDC: le départ des forces rwandaises de l'est du pays soulève des questions




01/09/2012 à 20h:46



Le départ des forces spéciales rwandaises de l'est de la République démocratique du Congo, où elles opéraient discrètement avec l'armée congolaise, soulève des questions sur la nature de leur mission et sur un éventuel rôle dans la rébellion du M23, présumée soutenue par Kigali.
Ces forces spéciales, dont le départ a été annoncé officiellement vendredi, faisaient partie d'un bataillon conjoint, en place depuis mars 2011, composé de quatre compagnies -deux rwandaises et deux congolaises- selon le ministère rwandais de la Défense.
Ce bataillon, "public" et "officiel" selon le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, était basé dans le territoire de Rutshuru pour combattre la rébellion hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), active dans l'est du pays et dont certains membres sont recherchés par Kigali pour leur participation présumée au génocide de 1994 contre les Tutsi.
Selon le ministre, ce bataillon conjoint avait "succédé" aux opérations militaires congolo-rwandaises de janvier-février 2009 contre les FDLR, et les troupes rwandaises restées en RDC pour participer à ce bataillon avaient un mandat d'"observation" de la rébellion hutu.
Reste que le départ de ces soldats - dont le nombre exact n'a pas été précisé mais qui pourrait avoisiner les 280 hommes, une compagnie comptant environ 140 hommes en général - intervient alors que les relations entre Kinshasa et Kigali sont très tendues.
Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le Mouvement du 23 mars (M23), un nouveau groupe armé composé de mutins, ex-membres d'une ancienne rébellion à l'époque soutenue par le Rwanda, et que l'ONU dit appuyée par ce pays, qui dément.
Vendredi, les autorités congolaises ont ainsi demandé à l'ONU de sanctionner des responsables militaires rwandais -sans préciser lesquels- pour leur soutien au M23. Un rapport d'expert de l'ONU met notamment en cause le ministre de la Défense, James Kabarebe, et le chef d'état-major du Rwanda, Charles Kayonga.
Kigali assure avoir "planifié et négocié" le retrait de ses soldats "depuis un certain temps". De son côté, Kinshasa affirme avoir exprimé à son voisin son "souhait" de voir ces soldats partir, entre autres pour prévenir les tentations d'alliance entre les forces spéciales et le M23.
"Le gouvernement congolais accuse le Rwanda d'avoir soutenu le M23, en même temps qu'il y a les forces armées rwandaises qui soutiennent les forces armées congolaises", raille pour sa part le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23.
"A partir du moment où ces forces se sont retrouvées dans une zone que le M23 contrôlait, toutes les collaborations qu'ils donnaient, on ne pouvait pas les observer de notre côté correctement", a expliqué Alexandre Luba Ntambo.
Bien que les compagnies rwandaises "n'aient pas pris part aux hostilités aux côté du M23, des officiers des FARDC ont dit (. . . ) qu'ils craignaient un tel scénario", souligne l'annexe du rapport des experts de l'ONU.
Selon Jason Luneno, député national à Goma, capitale du Nord-Kivu, "ces militaires rwandais (qui participaient aux opérations de début 2009, ndlr), beaucoup d'entre eux étaient restés, s'étaient enrôlés dans les FARDC", et "très, très vite" ont soutenu le M23 quand les combats avec l'armée ont commencé -faisant quelque 250. 000 déplacés et réfugiés,
"La population nous dit que ces bataillons (rwandais) n'ont jamais bougé vers le M23. Tout ce que nous savons, c'est que les soldats en activité avec le M23 viennent directement du territoire rwandais", affirme de son côté Thomas D'Aquin Muiti, président de la Société civile du Nord-Kivu, la province où se situe Rutshuru.
Ce départ officiel permet dans tous les cas à Kigali de "montrer que le gouvernement congolais avait autorisé la présence de l'armée rwandaise sur le sol congolais", analyse Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale au groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), et aussi "de se désengager de la lutte contre les FDLR".
"Vous ne pouvez pas être au Congo pour lutter contre un groupe armé, et en même temps être accusé de soutenir un autre groupe armé (le M23)", relève-t-il.


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02 09 12 CongoForum: au sujet du départ des forces spéciales rwandaises de l'est de la RDC

Le départ des forces spéciales rwandaises de l'est de la RDC, où elles opéraient discrètement avec l'armée congolaise, intervient alors que les relations entre Kinshasa et Kigali sont très tendues. Le départ de ces soldats soulève des questions sur la nature de leur mission et sur leur éventuel rôle de soutien à la « rébellion du M23 », téléguidée par Kigali.
Le départ des forces spéciales rwandaises de l'est de la RDC, où elles opéraient discrètement avec l'armée congolaise, intervient alors que les relations entre Kinshasa et Kigali sont très tendues. Le départ de ces soldats soulève des questions sur la nature de leur mission et sur leur éventuel rôle de soutien à la « rébellion du M23 », téléguidée par Kigali.
Ces forces spéciales, dont le départ a été annoncé officiellement vendredi, faisaient partie d'un bataillon conjoint, en place depuis mars 2011, composé de quatre compagnies -deux rwandaises et deux congolaises- selon le ministère rwandais de la Défense.
Le nombre exact de ces soldats rwandais n'a pas été précisé mais, comme suivant les armes et les armées, une compagnie a en général un effectif qui compte entre 100 et 150 hommes, ce nombre devrait se situer entre 200 et 300 hommes.
Ce bataillon, "public" et "officiel" selon le ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, était basé dans le territoire de Rutshuru pour combattre la rébellion FDLR, active dans l'est du pays et dont certains membres sont recherchés par Kigali pour leur participation aux événements de 1994, décrits par Kigali comme un «génocide contre les Tutsi ».
Selon le ministre, ce bataillon conjoint avait "succédé" aux opérations militaires congolo-rwandaises de janvier-février 2009 contre les FDLR, c'est-à-dire les opérations « Amani Leo » et « Umoja Wetu », consécutives au « renversement des alliances » négocié dans les derniers jours de 2008 à l’insu du Parlement, ce qui avait amené le départ de Vital Kamerhe, alors Président de la Chambre. Ces troupes rwandaises restées en RDC pour participer au « bataillon conjoint » avaient un mandat d'"observation" de la rébellion FDLR.
Une chose est claire : le Ministre Mende va avoir besoin de tout son talent pour expliquer que le « départ complet des Rwandais » annoncé en 2009 n’était en fait pas si complet que cela. Radio Trottoir ne manquera pas de résumer les choses par « On a fait sortir 100 Rwandais par la porte, mais il en est rentré 400 par la fenêtre ».
Kigali assure avoir "planifié et négocié" le retrait de ses soldats "depuis un certain temps". De son côté, Kinshasa affirme avoir exprimé à son voisin son "souhait" de voir ces soldats partir, entre autres pour prévenir les tentations d'alliance entre les forces spéciales et le M23.
"Le gouvernement congolais accuse le Rwanda d'avoir soutenu le M23, en même temps qu'il y a les forces armées rwandaises qui soutiennent les forces armées congolaises", raille pour sa part le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23.
"A partir du moment où ces forces se sont retrouvées dans une zone que le M23 contrôlait, toutes les collaborations qu'ils donnaient, on ne pouvait pas les observer de notre côté correctement", a expliqué Alexandre Luba Ntambo.
Bien que les compagnies rwandaises "n'aient pas pris part aux hostilités aux côté du M23, des officiers des FARDC ont dit (...) qu'ils craignaient un tel scénario", souligne l'annexe du rapport des experts de l'ONU qui met notamment en cause le ministre de la Défense, James Kabarebe, et le chef d'état-major du Rwanda, Charles Kayonga.
Les avis des Congolais directement concernés divergent quant à une éventuelle collusion entre ces troupes et le M23.
Selon Jason Luneno, député national à Goma, capitale du Nord-Kivu, "ces militaires rwandais (qui participaient aux opérations de début 2009, ndlr), beaucoup d'entre eux étaient restés, s'étaient enrôlés dans les FARDC", et "très, très vite" ont soutenu le M23 quand les combats avec l'armée ont commencé-faisant quelque 250.000 déplacés et réfugiés,
"La population nous dit que ces bataillons (rwandais) n'ont jamais bougé vers le M23. Tout ce que nous savons, c'est que les soldats en activité avec le M23 viennent directement du territoire rwandais", affirme de son côté Thomas D'Aquin Muiti, président de la Société civile du Nord-Kivu, la province où se situe Rutshuru.
Ce départ officiel permet dans tous les cas à Kigali de "montrer que le gouvernement congolais avait autorisé la présence de l'armée rwandaise sur le sol congolais", analyse Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale au groupe de réflexion International Crisis Group (ICG).
Mais le même Thierry Vircoulon estime aussi que cela permet au Rwanda "de se désengager de la lutte contre les FDLR". "Vous ne pouvez pas être au Congo pour lutter contre un groupe armé, et en même temps être accusé de soutenir un autre groupe armé (le M23)", avance-t-il, d’après l’agence AFP.
En l’occurrence, il avance une des opinions les plus erronées qu’il nous ait été donné d’entendre !
D’abord, il ne tient pas compte du fait que « qui se bat avec qui ? »a relativement peu d’importance dans cette guerre, puisque ce qui compte, c’est la persistance de la guerre elle-même, c'est-à-dire de l’atmosphère de terreur qui permet d’obtenir par le travail forcé les « blood minerals » qui sont l’enjeu du conflit. Cette guerre ne vise pas à une victoire qui y mettrait fin. Elle vise à se perpétuer car elle fait partie du mécanisme de production.
Pour avancer que "Vous ne pouvez pas être au Congo pour lutter contre un groupe armé, et en même temps être accusé de soutenir un autre groupe armé ", il faut oublier que le Rwanda se réfère sans cesse à une « boussole », qui est son « mythe moteur » : les événements de 1994, décrits par Kigali comme un «génocide contre les Tutsi ».
C’est au « génocide »que se réfère invariablement le Rwanda quand il veut persuader le monde entier –et surtout les USA - que ses actions sont dirigées contre l’Axe du Mal. Ainsi, dans e discours de Kagame, les problèmes de l’Est du Congo sont causés par les FDLR « génocidaires » et « terroristes » et par des « problèmes internes au Congo » qui se ramènent essentiellement à un refus par Congo de comprendre le bien fondé de la revendication des soldats du M23 : rester sur place pour défendre les « Tutsi congolais » contre les « génocidaires FDLR ». C’est aussi la sympathie de Steve Hege pour les « génocidaires FDLR » qui aurait amené les experts de l’ONU à proclamer ouvertement le « secret de polichinelle » de l’ingérence rwandaise. Dans cette logique très spéciale, il est parfaitement possible d’être au Congo pour lutter contre un groupe armé (les FDLR génocidaires terroristes de l’Axe du Mal) et simultanément de soutenir un autre groupe armé (les angéliques M23 protecteurs des « Tutsi congolais »).
Vis-à-vis du Congo, cette même ligne politique invariable de Kigali revient à pousser Kinshasa à accepter, au moins dans les Kivu (en attendant mieux ?), une sorte de « doctrine de la souveraineté limitée » autorisant le Rwanda à y faire les 400 coups et, notamment, à baptiser « armée congolaise » ses supplétifs locaux. Les opérations militaires congolo-rwandaises de janvier-février 2009 contre les FDLR, c'est-à-dire les opérations « Amani Leo » et « Umoja Wetu »,consécutives au « renversement des alliances » négocié dans les derniers jours de 2008 à l’insu du Parlement, constituent bel exemple de cette « souveraineté limitée ».
Il fat noter au passage que les deux signataires des accords de fin 2008 ont été, pour le Rwanda, James Kabarebe, mis en cause par le rapport des experts de l'ONU, et pour le Congo John Numbi, le « suspect intouchable » de l’affaire Chebeya. Curieux, non ?

Guy De Boeck
http://www.congoforum.be/fr/nieuwsdetail.asp?subitem=1&newsid=188756&Actualiteit=selected

Naufrage au large de Conakry : plusieurs morts et portés disparus

Actualisé le 01.09.12, 14:36

Guinée: le naufrage d'une pirogue a fait quelque 30 morts

Le naufrage d'une pirogue surchargée au large de Conakry, capitale de la Guinée, a fait une trentaine de morts, ont déclaré samedi les secours. Après une nuit de recherches, les sauveteurs avaient perdu l'espoir de retrouver des survivants.

Une trentaine de passagers ont trouvé la mort lors du naufrage de leur pirogue surchargée au large de Conakry en Guinée.
Le naufrage d'une pirogue surchargée au large de Conakry, capitale de la Guinée, a fait une trentaine de morts, ont déclaré samedi les secours. Après une nuit de recherches, les sauveteurs avaient perdu l'espoir de retrouver des survivants.

"Nous poursuivons les recherches sans espoir de retrouver des survivants, cela veut dire que les autres, une trentaine, sont déjà morts", a déclaré Lanfia Camara, un secouriste, de retour à quai après plusieurs heures de recherches. Selon la police, 58 personnes se trouvaient à bord du bateau qui a chaviré vendredi soir. Huit corps ont été retrouvés et 27 personnes sauvées.

Lanfia Camara a ajouté qu'il "était difficile et même impensable qu'on puisse retrouver un survivant dans l'eau après plus de quinze heures sans être secouru. Aucun des passagers ne portait de gilet de sauvetage", a-t-il dit. Le directeur d'un hopital de Conakry, le docteur Mohamed Awada, a confirmé que huit corps avaient été retrouvés et 27 personnes sauvées.

"Les huit sont morts de noyade et les 27 rescapés souffrent de traumatisme et de peur. Ils ont été secourus par des pêcheurs et les forces de sécurité", a-t-il indiqué.

La pirogue, d'une capacité d'environ 20 passagers maximum, était partie de l'île de Kassa, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, pour Conakry et a chaviré en mer quelques minutes après son départ du quai, avait déclaré vendredi un gendarme.

De nombreuses femmes et enfants avaient pris place dans la pirogue qui effectuait le transport de passagers et de marchandises. Elle s'est renversée "sous le poids des bagages aidé par un vent violent et des vagues. (...) Ce sont les pêcheurs qui sont arrivés les premiers sur les lieux et ont donné l'alerte", avait indiqué un gendarme.
Source: ATS
http://www.lacote.ch/fr/monde/guinee-le-naufrage-d-une-pirogue-a-fait-quelque-30-morts-604-1025896



Naufrage au large de Conakry : plusieurs morts et portés disparus

Une barque transportant une soixantaine de personnes a chaviré ce vendredi après-midi au large de Conakry. La barque était en partance pour l’Ile de Kassa et les causes de l’accident ne sont pas connues pour le moment.

Le bilan provisoire est de huit morts, vingt sept rescapés et plusieurs personnes portées disparues, a-t-on constaté.

Les corps repêchés et les rescapés ont été conduits à l’hôpital Ignace Deen. Le président de la République, Alpha Condé et le premier ministre Said Fofana sont venus à l’hôpital.

Les familles des victimes informées ont accouru à l'hôpital dans une cohue totale.

Notre reporter qui est présent sur les lieux reviendra sur les détails

Serge Lamah
Conakry, Guinée
224.62.65.77.09

Liste de quelques victimes du naufrage de Kassa‏
Ce vendredi 31 août aux environs de 16 heures, une barque en partance pour l'île de Kassa a chaviré. Si pour l'heure on ne sait pas les circonstances exactes du drame, es commentaires vont bon train à Boulbinet. En effet, si pour certains, le mauvais temps est à la base de ce naufrage, d'autres par contre épousent l'idée de surcharge. 

En attendant que les enquêtes déterminent avec exactitude les causes de ce naufrage, l'on sait tout de même que le bilan provisoire est de huit morts, vingt-sept rescapés et plusieurs personnes portées disparues. Par ailleurs quelques corps, actuellement à la morgue du CHU d'Ignace Deen, ont pu être identifiés. Ce sont :

1- Mariam Condé

2- M’Ma Camara

3- Youssouf Bangoura

4-Mamasta Soumah

5- Ramatoulaye Mansaré

6- Hadja Damayé Lucas.






Conakry, Guinée 
224.62.65.77.09

http://www.guineenews.org/articles/detail_article.asp?num=20129103356
  


Inondations au Sénégal : "La pluie est devenue notre pire angoisse"



NON ÉDITÉ
Ce document n’a pas été édité par la rédaction de France 24.
Photo prise par Guejopaalgnane, aux Parcelles assainies quelques heures après la pluie
Guejopaalgnane vit à Dakar au Sénégal.
    En principe, pour un pays comme le Sénégal dont plus de 80% de la population espère vivre de l’agriculture et de l’élevage, la Nature est une alliée dont on attend toujours l’élément essentiel, le bien le plus général : l’eau et donc une bonne pluviométrie.
Ayant vécu en milieu rural et ayant vu les œuvres ou plutôt les dramatiques handicaps d’un défaut de pluie pendant l’hivernage, aussi bien sur les vies humaines que sur les vies des animaux domestiques, si j’avais à choisir entre une Nature qui pleut tous les jours en inondant toute la cité et une Nature qui retiendrait jalousement ses eaux comme les riches du monde humain sont jalousement recroquevillés sur leurs diverses fortunes au sein de la misère du peuple, je n’hésiterais pas un seul instant. Rien n’est autant à craindre qu’un défaut de pluie pour le paysan ou l’éleveur, même si un excès peut être craint. Paradoxalement, sans le dire, certains sénégalais ne manquent pas de prier silencieusement pour que le ciel soit moins généreux ; non pas parce qu’ils souhaitent la pauvreté aux paysans et aux éleveurs en dehors des villes, mais pour leur propre sécurité. C’est légitime et en accord avec la nature humaine. Personne ne veut se voir sans abri. Personne ne veut voir mourir les siens en dehors des cas de morts inévitables. Or, depuis le lundi 13 août 2012 et le mardi 14 du même mois, cette année encore, la pluie est devenue le contenant d’une grande angoisse, d’une grande psychose.
Ce mois d’août de l’année 2012 ne sera sans doute pas oublié comme on oublie certaines choses, du moins pas par ces quartiers, ces familles et ces personnes que j’ai rencontrées aujourd’hui dans plusieurs unités des Parcelles assainies et dans la Commune d'arrondissement de la Patte d'Oie, quelques heures après le passage d’une pluie de 156 millimètres qui s’est déversée sur Dakar et sur presque toute l’étendue du territoire national sénégalais selon les services de la Météo.
Officiellement il y aurait une dizaine de cas de morts liés à la pluie du 13 au 14 août. Quand je découvrais l’atelier des Médias de Rfi, la journaliste Anne-laure avait mis un sujet sur les "inondations au Sénégal". Le fait n’est donc pas nouveau.
Aujourd’hui donc, c’est du déjà connu, du déjà vécu et abondamment commenté et ayant sans doute englouti une quantité de milliards proportionnelle à la gravité d’alors partout étalée dans le monde comme une catastrophe naturelle.
Depuis cette alerte d’hier pourtant, Dakar et beaucoup de ses environs et beaucoup d’autres zones habitées en dehors de Dakar, peinent encore Dakar et ses environs ont encore de la peine pour absorber sans dommage cette quantité qualifiée d’exceptionnelle par les services compétents, notamment ceux de météo ;156mm en deux heures, entre 9heures et 11 heures.
S'exprimant aujourd’hui peu après les faits, par la télévision d'Etat sur la situation, le ministre de l'intérieur, Monsieur Mbaye Ndiaye reconnaît l'existence de cas de mort liés comme lors des pluies du 13 au 14 du même mois, notamment dit-il, à Dakar, à Fatick et à Touba, sans préciser leur nombre. Les premiers cas de mort officiellement enregistrés durant les pluies tombées entre le 13 et le 14 août derniers feraient une dizaine
Quelle est la cause ou les causes associées à ces cas de morts et aux divers dommages qui peuvent être supposés à travers ces photos et ces vidéos ? Je ne suis spécialiste de rien, je suis généraliste parce que je suis philosophe de formation. C’est pourquoi j’exclue la Nature en considérant qu’elle fait toute chose dans la meilleure des mesures. Je ne suis pas spécialiste de ce que je décris par ces images, mais il y a des choses qui ne demandent que l’attention, l’observation et le bon sens.
Certains spécialistes incriminent entre autres facteurs, les constructions anarchiques qui obstruent le passage des eaux par les canaux et d'autres voies d'évacuation. Cette construction anarchique que les plus ignorants en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme peuvent voir en beaucoup d’endroits à Dakar, fait partie des causes les plus sérieuses et parmi les plus faciles à maîtriser dans l’immédiat, selon un membre de la Brigade logée à la Foire et chargée d'intervenir en pareille situation. Cette Brigade selon l’autorité en son sein, s'est retrouvée encerclée comme une prisonnière dans les eaux
Le Plan d'Organisation des secours dit plan ORSEC est déclenché pour faire face aux inondations selon le ministre de l’intérieur.
De 13 heures à 17 heures après la pluie, je me suis rendu en quelques endroits qui me sont le plus accessibles par leur proximité, pour voir de plus près. J'ai été dans différentes unités des Parcelles assainies et la Commune d'Arrondissement de la Patte d'Oie dont j'ai rencontré le Maire sur les lieux à la hauteur du Stade Léopold Sédar Senghor, avec une équipe de secours. Pour le maire de la Commune d'arrondissement de la ¨Patte d'Oie, " Il n'y a pas de solution intermédiaire. Il faut une solution radicale".
Ces images ne sont sans doute pas les plus propres à mettre en évidence l'ampleur de la pluie ou celle des dommages consécutifs, mais il y a vraiment des cas sérieux dans les zones que j'ai visitées.
Aujourd’hui encore, la Nature a mis encore en évidence de grandes failles et des déficiences dangereuses dans notre culture, dans notre politique sociale, dans la politique de l’habitat, dans la politique environnementale et en d’autres aspects de la vie sociale et de la vie personnelle maîtrisables. La vraie catastrophe, s’il y a catastrophe, c’est encore la énième mise en évidence de notre incapacité en tant qu’Etat mais pas en tant que valeur intrinsèque de l’homme et du citoyen sénégalais, à faire face aux vrais problèmes qui méritent d’être affrontés. Au lieu de cela, on crée de faux problèmes comme la nécessité d’une assemblée nationale avec 150 députés lourdement payés et inondés d’autres avantages. A cette fausse nécessité criminelle, on vient ajouter celle d’un SENAT sur le cou des pauvres contribuables. Si ce n’était pas la solidarité sénégalaise et surtout la solidarité et l’engagement des jeunes dans leurs quartiers au-delà de toutes les différences artificiellement créées pour les séparer et les affaiblir, la situation aurait été plus invivable. Partout où j’ai été, je n’ai vu que ces jeunes à l’œuvre sans la moindre trace d’un Etat., si ce n’est qu’au niveau de la Patte d’Oie où j’ai rencontré le Maire de la commune d’arrondissement avec ses moyens de bord. Une ceertaine souffrance est peut être aussi nécessaire pour l'émergence d'un Nouveau Type de Sénégalais sans laquelle il n' y aura jamais une Nouvelle forme de Gouvernement assimilable à une Bonne Gouvernance.

Photo prise par Guejopaalgnane, aux Parcelles assainies, quelques heures après la pluie

Photo prise par Guejopaalgnane, aux Parcelles assainies, quelques heures après la pluie

Photo prise par Guejopaalgnane, dans la Commune d'Arrondissement de la Patte d'Oie, quelques heures après la pluie

Photo prise par Guejopaalgnane, dans la Commune d'arrondissement de la Patte d'Oie, quelques heures après la pluie

http://observers.france24.com/fr/content/senegal-apres-156-millimetres-partout-beau-temps-senegal-pluie-inondations-dakar

La grève du sexe, une stratégie politique payante ?


La grève du sexe, une stratégie politique payante ?


À l’instar d’une association togolaise qui entame une grève du sexe pour inciter les hommes à s'investir davantage dans la réforme du pays, plusieurs organisations féminines ont déjà prôné l’abstinence pour se faire entendre politiquement.


Par Charlotte BOITIAUX

 Elles ont décidé de croiser les jambes pour "secouer leurs hommes". Au Togo, les femmes du collectif d’opposition Sauvons le Togo ont appelé "toutes les citoyennes" du pays à observer une semaine de "grève du sexe". L'objectif est double : obliger les hommes à "s’investir davantage" dans la lutte menée par l’association pour réformer en profondeur le pays et pousser le président Faure Gnassingbé à la démission.

La méthode peut faire sourire, elle est pourtant vieille comme le monde. Durant l’Antiquité déjà, le dramaturge grec Aristophane considérait l’abstinence sexuelle comme une arme redoutable. Dans sa pièce intitulée Lysistrata (écrite en 411 avant J.-C.), l’héroïne éponyme de cette comédie licencieuse convainc ainsi toutes les femmes des cités grecques de se refuser aux hommes, certaine - à juste titre - que cette chasteté imposée conduirait les guerriers à déposer les armes et à mettre ainsi fin à la guerre du Péloponnèse.
Bien que le concept puisse apparaître aux yeux de certains profondément rétrograde en insinuant que les hommes ont des pulsions sexuelles incompressibles qu’il leur faut assouvir à n’importe quel prix, force est pourtant de constater que, quelques siècles plus tard, la privation des plaisirs de la chair est une recette plutôt efficace... En Colombie, au Kenya, au Liberia, les mouvements "Serrer les cuisses" ont été, ces dernières années, synonymes d’avancées politiques. Petit tour d’horizon.
  • Liberia : grève du sexe, préliminaire de la paix ?
En 2003, la Libérienne Leymah Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011, parvient à mobiliser les citoyennes de son pays - chrétiennes et musulmanes - autour de marches de protestation pour faire avancer les négociations de paix entre l’ancien président Charles Taylor et les différents chefs de guerre dans un pays alors ravagé par la guerre civile. Malgré le succès de la mobilisation, les femmes sont maintenues à l’écart des négociations politiques. Leymah Gbowee décide alors de pousser la contestation jusque dans le lit conjugal en organisant une grève du sexe. C’est un succès. Charles Taylor consent quelques jours plus tard à associer enfin les Libériennes aux pourparlers de paix.

Portrait de Leymah Gbowee (CBS)


  • Kenya : pas d'accord, pas de rapports
En 2009, un collectif de femmes avait décrété une semaine d’abstinence sexuelle pour contraindre les politiques à réformer le pays. Depuis la crise post-électorale meurtrière de la fin de 2007/début 2008 - qui a fait environ 1 500 morts -, le Kenya vit à l'époque une situation politique précaire. Les relations entre le président Mwai Kibaki et son rival - qui deviendra son Premier ministre - Raila Odinga, qui accuse le chef de l'État sortant d’avoir truqué les élections présidentielle et générales de décembre 2007, sont particulièrement tendues. Pour débloquer la situation, le collectif propose alors une méthode choc : pas d'accord, pas de rapports. Prévoyant, le mouvement indique qu’il paiera les prostituées pour qu’elles se joignent à la grève. Même la première dame et la femme du Premier ministre rejoignent le mouvement. Le bilan s'avère positif : le chef de l’État et le chef du gouvernement finissent par s’asseoir à la même table pour signer un accord de partage du pouvoir.



  • Colombie : l’abstinence, nouvelle philosophie de la non-violence ?
En août 2011, pour protester contre l’isolement de leur petit village, sur la côte pacifique colombienne, les habitantes de Santa María del Puerto de Toledo de las Barbacoas décident, elles aussi, de tourner le dos à leurs maris. Objectif : pousser leurs hommes à sortir de leur passivité pour remettre en état l’unique route - laissée à l’abandon - reliant leur village au reste du pays. L’abstinence est payante puisque, trois mois après le début de la grève, les pelleteuses sont arrivées et les travaux ont enfin débuté.
Ces Colombiennes se sont-elles inspirées d’une méthode à laquelle leurs consœurs de la ville de Pereira avaient déjà eu recours ? Peut-être… En 2006, en effet, dans cette ville située à une centaine de kilomètres de Bogota gangrénée par les violences entre gangs rivaux, des dizaines de femmes avaient décidé de croiser les jambes pour mettre fin aux violences. L’objectif est ambitieux : faire signer une trêve aux différentes factions. Soutenue par la mairie, la stratégie a - sensiblement - porté ses fruits : plusieurs hommes auraient renoncé - temporairement - à prendre les armes. Selon The Guardian, la criminalité à Pereira a chuté de 26,5 % en 2010. Certains y verront peut-être un rapport de cause à effet...
Grève du sexe à Pereira, en Colombie ( L'Effet papillon, canal +)


  • Belgique : plus d’ébats sans de vrais débats
Le concept n’a pas non plus épargné l’Europe. En février 2011, Marleen Temmerman, une sénatrice belge gynécologue de formation, qui a déclaré s’être inspirée de l’initiative kényane, a lancé un appel similaire pour mettre fin au conflit entre Flamands et Wallons et doter la Belgique d’un gouvernement. Si la méthode n’a pas été vraiment suivie, elle a au moins eu le mérite de faire réagir la classe politique dans son ensemble et de pointer du doigt le manque de solutions face à l’impasse inquiétante dans laquelle est alors plongé le pays depuis les élections législatives du 13 juin 2010.


  • Des opposantes togolaises lancent un appel à la grève du sexe
    TOGO



    Les opposantes togolaises montrent leurs fesses aux gendarmes

    Lors d'une manifestation du collectif d'opposition "Sauvons le Togo", mardi 28 août à Lomé, la capitale togolaise, plusieurs manifestantes ont spontanément baissé leur pantalon devant les forces de l'ordre en guise de provocation. Au grand plaisir de leurs compagnons de cortège, des badauds et des journalistes.
    Lundi 27 août, les Togolaises avaient été appelées par les opposantes du collectif, décidément très remontées, à observer une grève du sexe pendant une semaine. Une initiative qui devait inciter les hommes à se mobiliser davantage dans la lutte contre le président Faure Gnassingbé. Rien, pour le moment, ne permet de savoir si cet appel à 'serrer les cuisses' (selon l'expression utilisée par les journalistes locaux) a été suivi.
    Un nouveau rassemblement est prévu jeudi prochain, au cours duquel toutes les femmes sont, cette fois-ci, invitées à se déshabiller.

    Ces deux photos, qui datent de la manifestation du 28 août à Lomé, circulent sur les réseaux sociaux

    http://observers.france24.com/fr/content/20120829-togo-lome-femmes-deshabiller-baisser-pantalon-nues-sauvons-le-togo-manifestation-gendarmes-provocation