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dimanche 30 décembre 2012

CONFÉRENCE-DÉBAT:


 Pillage Des Ressources Naturelles de la RDC: Crimes Et Impunité


Orateurs : Freddy MULUMBA
Professeur KIBANDA
Professeur BIYOYA
Jonas TSHIOMBELA



ÇA FAIT DÉBAT DU 28 Décembre




RDC - M23 de Kampala à Brazzaville !!!






KAMPALA VI: NÉGOCIATION SANS ISSUE ?


 
ÇA FAIT DÉBAT DU 21 DÉCEMBRE 2012 SUR LE PLATEAU DE TÉLÉ 50







Pourquoi il sera difficile de “sauver le soldat Bozizé”



Pourquoi il sera difficile de “sauver le soldat Bozizé”

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En position de force, les rebelles centrafricains demandent désormais le départ du président François Bozizé et n’excluent plus de s’emparer de Bangui. Dans la capitale, les habitants, terrés chez eux, espèrent que le président de l’Union africaine, M. Boni Yayi, arrivé sur les lieux, réussira à instaurer un dialogue entre le président et les rebelles du Séléka, une coalition de mouvements d’opposition, essentiellement issus du Nord du pays. Alors qu’ils ont plutôt la réputation de recruter des enfants-soldats et des « coupeurs de route », -ces bandes armées qui entretiennent l’insécurité dans la région-, les hommes du Séléka se sont mesurés avec beaucoup de professionnalisme et de pugnacité à des forces gouvernementales faibles. En outre, alors qu’en 2003, le président Bozizé avait conquis le pouvoir avec l’appui de forces tchadiennes et l’assentiment de la France, il n’a pu, cette fois, compter ni sur le soutien du président du Tchad, Idriss Deby ni sur celui de la France. Même si Paris a envoyé une centaine d’hommes en renfort, c’est en précisant qu’ils avaient pour seule mission de protéger les quelque 120 ressortissants français sur place.

Ancien directeur de Jeune Afrique, le journaliste et politologue Jean-Louis Gouraud connaît bien la Centrafrique et il estime que le président François Bozizé « n’a jamais eu réellement sa chance » : « lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2003, il a trouvé un pays ruiné par les régimes précédents, l’ « empereur » Bokassa, le général Kolingba, son précédesseur Ange-Félix Patassé, ce dernier ayant été défendu par les milices de Jean-Pierre Bemba et soutenu par le colonel Kadhafi. Alors que les caisses étaient vides, que fonctionnaires et militaires n’avaient plus été payés depuis des années, les Européens, Français et Belges en tête, exigeaient, avant tout soutien budgétaire, l’organisation d’élections générales.

Bozizé a alors remporté deux scrutins successifs, il a négocié avec les groupes armés mais il a aussi demandé l’aide de la Chine, qui lui a consenti certains crédits. IL fut alors soupçonné de vouloir confier à la Chine l’exploitation des mines d’uranium, alors que la société française Areva, très présente sur le dossier, estimait que la demande mondiale n’était pas suffisante pour réaliser des investissements en Centrafrique. »

En dépit des circonstances atténuantes, Gouraud reconnaît les échecs du régime : « faute de moyens, l’administration n’a jamais été réellement remise en route, le bois tropical a continué à être exporté illégalement via le Cameroun, le diamant sort toujours en fraude. Et les hommes de l’Ougandais Joseph Kony, chef de l’Armée de libération du Seigneur, opèrent sans être inquiétés… » Avec réalisme, l’analyste français assure que : «même si le président a été élu par deux fois, et que l’arrivée à Bangui des rebelles risque de se traduire par la pagaille sinon par un bain de sang, la France n’est pas disposée à s’engager pour « sauver le soldat Bozizé ». La Centrafrique, ce n’est pas la Côte d’Ivoire, il y a moins d’intérêts en jeu… »

C’est au Congo Kinshasa, de l’autre côté du fleuve Oubangui, que l’évolution de la situation est suivie avec le plus d’intérêt. L’opposition congolaise accuse le président Kabila d’avoir envoyé à Bangui des éléments de la garde présidentielle. Gouraud rappelle que « avant 2001 déjà, Bozizé, opposant à Patassé, avait bénéficié de l’appui de Laurent-Désiré Kabila, il a ensuite été soutenu par son fils Joseph car il s’opposait aux hommes de Jean-Pierre Bemba… »

Si Bangui tombait aujourd’hui aux mains de rebelles étrangement bien armés et bien organisés, dont les revendications ressemblent à s’y méprendre à celles du M23 (respect de différents accords de paix) Kinshasa, via le fleuve, pourrait être prise à revers par des éléments hostiles.

François Bozizé demande à rencontrer François Hollande


François Bozizé demande à rencontrer François Hollande

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BANGUI (AFP) - (AFP) - Le président centrafricain François Bozizé a demandé dimanche à rencontrer son homologue français François Hollande dans une allocution à l'issue de sa rencontre avec le président de l'Union Africaine Thomas Boni Yayi au sujet de la crise en Centrafrique.

"Je profite de l'occasion pour adresser au président français François Hollande ma disponibilité pour le rencontrer, si son programme le permet. Je crois qu'au cours de cette rencontre, nous pourrons débattre des questions profondes qui intéressent la République Centrafricaine, ce pays qui a trop souffert, abandonné à lui-même", a déclaré François Bozizé.

Le 27 décembre, lors de sa première sortie en public depuis le début des attaques de la coalition rebelle Séléka le 10 décembre contre les villes du Nord-Est, François Bozizé avait demandé à la France et aux Etats Unis d'aider son pays à faire reculer les rebelles.

"Nous demandons à la France et aux Etats Unis de nous aider à faire reculer les rebelles de façon à permettre la tenue du dialogue politique pour résoudre la crise centrafricaine", avait alors déclaré M. Bozizé

Le même jour, le président Hollande avait souligné que la présence militaire française en Centrafrique n'était pas destinée à "protéger un régime" contre l'avancée de la rébellion, mais les ressortissants et les intérêts français.

http://www.africatime.com/rdc/index.asp