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samedi 5 octobre 2013

JOSEPH KABILA REÇOIT LE RAPPORT FINAL DES CONCERTATIONS NATIONALES


JOSEPH KABILA REÇOIT LE RAPPORT FINAL DES CONCERTATIONS NATIONALES

Ce samedi au Palais du peuple
Le chef de l’Etat préside, ce samedi 5 octobre, la cérémonie solennelle de clôture des Concertations nationales.


La clôture des travaux des Concertations nationales intervient, ce samedi 5 octobre, au Palais du peuple. C’est le président de la République, Joseph Kabila, qui va procéder à la clôture solennelle de ces assises, destinées  à consolider la cohésion nationale et à renforcer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.
Cette cérémonie qui connaîtra  la participation de tous les délégués, scelle ainsi l’atterrissage en douceur des travaux de ce forum national. Elle constitue une  preuve de conciliation de toutes les perceptions sur les questions essentielles de la République, notamment la conjuration de toute tentative de déstabilisation des institutions et l’accélération du développement du pays dans la paix et la concorde.
Avant de prononcer son discours de clôture, Joseph Kabila se verra remettre le rapport final des Concertations nationales après que cela soit lu par le présidium composé des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Pour le président de la République, la partie ne sera pas du tout terminée, dans la mesure où un prochain rendez-vous devra le mettre aux prises avec la Nation devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, en présence des chefs des corps constitués, des délégués aux Concertations nationales, du corps diplomatiques et des invités, pour rendre compte des conclusions et recommandations des Concertations nationales.

Intégration des besoins sociaux
Hier vendredi 4 octobre, les délégués aux Concertations nationales réunis en plénière ont validé les conclusions et recommandations de la thématique 2 axée sur l’économie, le secteur productif et finances publiques.
Le rapport présenté souligne la nécessité du changement de l’orientation économique pour parvenir à la relance de l’économie nationale. Il appuie l’intégration des besoins sociaux, des impératifs de dépense du pays ainsi que des aspirations aux progrès dans la nouvelle orientation proposée.
Le gouvernement  devra mettre en œuvre une politique volontariste et puissamment socio-économique articulé entre un choix sectoriel et une option socio-économique.
Selon ce rapport, le choix sectoriel doit être axé sur une agro-industrie ayant trois missions: produire les denrées de base importés à ce jour, satisfaire à un coût supportable les besoins de consommation intérieure et réduire la dépendance, la vulnérabilité extérieure et les plages de la famine du pays, et développer, notamment une industrie nationale de transformation des produits locaux en vue de créer les emplois par milliers.
S’agissant de l’option socio-économique, elle consiste à un soutien ferme et multiforme à la classe moyenne dans toutes ces catégories. Par ailleurs, l’accélération de la mise en place du Conseil économique et social, l’amélioration des traitements des agents et fonctionnaires de l’Etat, la poursuite et l’amélioration du climat des affaires et la dotation au secteur de l’agriculture d’un budget avoisinant les 10% du budget national, figurent également parmi les recommandations formulées"


http://lepotentielonline.com/site2/index.php?option=com_content&view=article&id=3186:joseph-kabila-recoit-le-rapport-final-des-concertations-nationales&catid=85:a-la-une&Itemid=472&lang=en



02 octobre 2010 - 02 octobre 2013. A l’occasion de la commémoration du troisième anniversaire de la disparition du Bruxellois Armand Tungulu Mudiandambu, des Congolais de Belgique organisent, ce dimanche 6 octobre 2013 à 15h00, à l’église St Pierre à Jette (48, Place Cardinal Mercier). Arrêté le 29 septembre 2010 par des éléments de la garde prétorienne de "Joseph Kabila", "Armand" a été accusé d’avoir "lapidé" le cortège du "raïs". Le 2 octobre, son corps a été trouvé sans vie dans un cachot de la garde présidentielle. Suicide ou assassinat? "Armand" a emporté avec lui sa part de vérité.



Armée Congolaise : La société civile du Nord Kivu opposée à l’intégration du M23
Dans une lettre adressée le week-end dernier à l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour les Grands Lacs, Mary Robinson, ainsi qu’au chef de la Mission onusienne au Congo, Martin Kobler, les activistes de la société civile du Nord-Kivu clament leur opposition à l’intégration de tous les rebelles du M23 dans l’armée congolaise (FARDC). L’idée a été lancée par le président ougandais Yoweri Museveni. Intervenant, vendredi 30 septembre, sur radio Okapi (Dialogue Entre Congolais), le gouverneur du Nord Kivu, le PPRD Julien Paluku, s’est réjoui de cette "convergence de vue" entre la société civile et le pouvoir politique. Il y voit une "conscience congolaise qui se forge". Des observateurs pointent un doigt accusateur en direction de "Joseph Kabila" - dont le discours, faussement nationaliste, prononcé le 25 septembre à l’Assemblée générale des Nations Unies - est loin de faire oublier la gestion perfide de cet épineux dossier. Question : Que fait-on des cadres militaires du RCD et du CNDP intégrés dans l’armée congolaise à partir de 2003? Et si les Congolais se trompaient d’adversaire? [Lire la suite]

Concertations nationales : Et maintenant !



Concertations nationales : Et maintenant !


Aubin Minaku, "Joseph Kabila" et Léon Kengo wa Dondo 

Les travaux des concertations nationales inaugurés le 7 septembre dernier, se clôturent ce samedi 5 octobre par une séance solennelle au cours de laquelle «Joseph Kabila» procédera à la réception des «recommandations» formulées par les différents groupes thématiques. Selon une source proche des concertateurs, le locataire du Palais de la Nation devrait annoncer, jeudi 10 octobre, devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, les réformes à opérer. Une autre source croit savoir que l’homme "lira" son « allocution-programme » dès ce samedi. Après le flot des paroles, le pouvoir kabiliste va se trouver à l’épreuve des faits. Des observateurs avertis restent sceptiques sur les capacités réformatrices d’un régime dont les piliers restent l’unanimisme, l’intolérance, la violence, la corruption et l’arbitraire. Rien d’étonnant, notent-ils, que le «consensus» ait été retenu comme mode de décision en lieu et place du «vote démocratique».

Lors de la séance plénière qui s’est tenue, jeudi 3 octobre, sous la présidence de Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, membres du présidium, les concertateurs ont, par acclamations, adopté et validé les rapports et les recommandations des différents groupes thématiques. Kengo a rappelé, à cette occasion, «les missions assignées à ces assises» par l’ordonnance présidentielle et le mode de décision. A savoir : le consensus. Ce vocable a pour synonymes : accord, arrangement, compromis, modus vivendi.

Consensus ou anti-débat démocratique ?

Il importe d’ouvrir une parenthèse. Dans un ouvrage intitulé « Les nouveaux mots du pouvoir », publié aux éditions Aden à Bruxelles, le sociologue belge Jean-Louis Siroux, qui est par ailleurs cité dans la revue «Tribune des services publics» de la FGTB (Fédération générale des travailleurs de Belgique) du mois d’octobre 2013, dit tout le mal qu’il pense du consensus. Selon lui, celui-ci n’est qu’un subterfuge pour éviter le débat et la confrontation. «Cette idéologie du consensus s’oppose ainsi à la démocratie, dont l’objet est d’exprimer les conflits qui traversent la société pour les trancher pacifiquement », peut-on lire. «La restauration de la légitimité démocratique suppose au préalable la réhabilitation du conflit. Cette restauration suppose une re-politisation qui implique d’assumer le conflit et d’en organiser le règlement de manière pacifique et raisonnée». Fermons la parenthèse.

Durant une vingtaine de jours, les participants - issus des institutions nationales et provinciales, des partis politiques, des autorités coutumières, de la société civile, des personnalités historiques, des experts et invités du chef de l’Etat - se sont efforcés à diagnostiquer les causes profondes de l’effritement de la cohésion nationale. L’objectif a-t-il été atteint ? On peut en douter. Reste que des «thérapies» ont été préconisées sous forme de recommandations pour «soigner» le grand pays malade qu’est le Congo-Kinshasa : la séparation des pouvoirs, le respect des droits humains, la garantie d’une égale protection des citoyens devant la loi. Il a été également question de la libération des prisonniers politiques et d’opinions, la levée du dispositif policier au périmètre où se trouve la résidence du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Le cas de Jean-Pierre Bemba Gombo a été également évoqué. Un petit bémol cependant : les recommandations issues des Concertations nationales n’ont aucune force contraignante.

« Une injustice réparée »

Le départ des policiers qui filtraient les allées et venues aux environs de la résidence de «Tshitshi» constitue la toute première décision effective. Cette mesure n’est pas sans rappeler la journée du 25 avril 1990. Après avoir organisé des «consultations nationales» de janvier à fin mars – au cours desquelles toutes les couches socio-professionnelles du Zaïre ont été invitées à évaluer le fonctionnement des organes du MPR Parti-Etat -, le président Mobutu Sese Seko prononcera son discours du 24 avril 1990 annonçant la fin du monopartisme. A l’époque, le leader de l’UDPS se trouvait en «résidence surveillée». La mesure sera levée le lendemain. «Je ne peux en aucun cas remercier quelqu’un qui n’a fait que réparer une injustice, réagissait Tshisekedi aux questions des journalistes internationaux venus recueillir ses premières déclarations d’homme libre en sa résidence à Limete. Mobutu doit démissionner. S’il ne démissionne pas, nous allons le chasser comme son ami Ceaucescu… ». On le sait, le bras de fer entre les deux hommes va plomber le processus démocratique jusqu’à l’entrée de l’AFDL à Kinshasa, un certain 17 mai 1997.

Bien que l’Histoire a tendance à repasser les plats, «Joseph Kabila» a organisé un forum «bien verrouillé» par la présence massive des caciques de sa mouvance. L’homme tient sans aucun doute à rester le maître du jeu. A l’inverse, Mobutu avait snobé les hauts cadres du part-Etat en invitant toutes les couches socio-professionnelles «à évaluer» le fonctionnement des institutions qui n’étaient à l’époque que des «organes» du MPR. Contrairement à Mobutu qui subissait la pression de la «Troïka» (Belgique, Etats-Unis, France), le «raïs» ne fait guère - pas encore ? - face à un environnement international hostile. De New York à Washington, en passant par Bruxelles et Paris, la «stabilisation du Congo» semble être le maître mot en dépit du fait que le sommet de l’Etat congolais brille par un déficit inqualifiable de leadership. Sept sur 10, c’est la côte que le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, a attribué à «Kabila», au mois de septembre dernier sur RTL-Tvi.

Les « anciennes recettes »

De 1989 à 1997, les Occidentaux avaient mis le chef d’Etat zaïrois en «quarantaine» au motif qu’il constituait un «obstacle» à la promotion des valeurs démocratiques. L’époque des «sanctions» est bien révolue. C’est, en tous cas, ce qu’a semblé dire le diplomate européen Pierre Vimont, un des bras droits de de Catherine Ashton, la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Au cours des débats organisé les 2 et 3 octobre sur les matières premières en Afrique au Parlement européen, Vimont a qualifié les rétorsions diplomatiques comme étant des «anciennes recettes». Selon lui, celles-ci «ont fait leur temps». «La seule solution doit être politique». Le diplomate a cité dans cette logique les pourparlers de Kampala entre le gouvernement de Kinshasa et le M23.

Une approche minimaliste de la crise

Les concertations nationales sont terminées. Question : Et maintenant ! Quelles sont les réformes institutionnelles que compte conduite «Joseph Kabila»? C’est la question qui taraude des observateurs. Des observateurs qui notent d’ores et déjà la divergence d’approche sur les causes du déclin de la cohésion nationale. Pour les représentants des forces politiques sociales n’appartenant pas à la mouvance kabiliste, le Congo-Kinshasa fait face à une crise politique grave. Les zélateurs de la majorité présidentielle ont un avis « nuancé ». Pour eux, la paix n’est troublée que dans la partie orientale du pays en général et dans la province du Nord Kivu en particulier. Bref, « tout va bien ». Dans son ordonnance n° 13/078 du 26 juin 2013, «Joseph Kabila» semble abonder dans ce sens : «Les Concertations nationales ont pour objet la réunion de toutes les couches sociopolitique de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cycles de violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde».

Cette vision présidentielle pour le moins minimaliste de la problématique et un environnement international moins regardant sur la démocratie et les droits de l’Homme incitent des observateurs à faire preuve de prudence. Ils ne voient pas « Joseph » annoncer des «bouleversements institutionnels» à l’image du discours présidentiel du 24 avril 1990. Un analyste de marteler : «Sans une pression populaire accrue, Joseph Kabila ne pourra en aucun cas saborder les piliers de son régime que sont la concentration des pouvoirs, l’intolérance, la violence, la corruption et l’arbitraire… ». Deux rendez-vous sont pris : samedi 5 et jeudi 10 octobre.


Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-201