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jeudi 28 août 2014

Un Français en colère débarqué d'un avion Miami-Paris et inculpé






Un Français en colère débarqué d'un avion Miami-Paris et inculpé




Un Français a été débarqué d'un vol Miami-Paris et inculpé jeudi à Boston (nord-est des Etats-Unis), après s'être apparemment emporté parce que la passagère devant lui avait baissé le dossier de son siège, a-t-on appris de source judiciaire. Identifié comme Edmund Alexandre, ce Parisien de 61 ans avait pris mercredi soir le vol 62 d'American Airlines effectuant la liaison Miami-Paris.
Il s'est apparemment énervé quand la passagère devant lui a abaissé son dossier, et un membre d'équipage a alors tenté de le calmer. Ce qui l'a énervé encore plus, selon le procureur local de Boston.
Edmund Alexandre a alors suivi ce membre d'équipage dans l'allée, et lui a saisi le bras, selon la même source.
Un agent de sécurité à bord est intervenu pour le maîtriser, et l'a menotté, tandis que le pilote déroutait l'avion vers Boston et demandait à la police locale qu'elle débarque le passager récalcitrant.
M. Alexandre a été hospitalisé à son arrivée, et inculpé jeudi d'interférence avec un membre d'équipage, alors qu'il se trouvait encore au Massachusetts General Hospital.
"Il n'est pas détenu sous caution, et sera donc libre de rentrer chez lui dès qu'il sortira de l'hôpital. Mais il devra revenir au tribunal le 29 décembre", a précisé à l'AFP le porte-parole du procureur, Jake Wark.
La peine maximale pour ce chef d'accusation est de six mois de détention ou une amende de 500 dollars ou les deux, a-t-il ajouté.
Après avoir débarqué son passager en colère, l'avion a continué normalement son vol jusqu'à Paris











De la 3me à la 4me République : Le PPRD n’a pas retenu les leçons du MPR




De la 3me à la 4me République : Le PPRD n’a pas retenu les leçons du MPR


Portée par le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie), la Majorité Présidentielle a résolument choisi le passage en force pour non pas déverrouiller les articles intangibles de la Constitution actuellement en vigueur mais plutôt doter le pays d’une nouvelle Constitution.
La démarche a pour enjeu majeur la conservation du pouvoir.
Dans un Etat réellement démocratique, l’unanimisme est impossible dans ta lecture des questions d’intérêt national.
 
Par conséquent, ceux des Congolais qui estiment que l’actuelle Constitution est devenue caduque, car ayant pour fondement les réalités de la période trouble de 1998 à 2003, n’auraient pas tort d’exiger son « actualisation». Ce qui fausse les données du problème, c’est le refus de reconnaître à ceux qui sont contre toute révision constitutionnelle le droit de s’exprimer publiquement.
 
Comme à l’époque du MPR/Parti-Etat, les tenants de la liquidation de la Constitution du 18 février 2006 au profit d’un nouveau texte constitutionnel qui permettrait au Président de la République en exercice d’aller au-delà de deux mandats, donnent l’impression de bénéficier d’une adhésion massive de la population. Sourds à la grogne de la « majorité silencieuse », comme leurs prédécesseurs de la Seconde République, ils ne jurent que par une victoire écrasante dans les urnes en perspective du référendum à venir.

L’histoire récente du pays nous renseigne pourtant que ceux qui entêtaient feu, le Maréchal Mobutu à ne pas écouter les vrais messages du Zaïre profond concernant la misère noire, le chômage, la corruption, la justice à la tête du client, le pillage des richesses nationales par une minorité de dignitaires du MPR étaient totalement coupés du peuple. Pendant qu’ils lui faisaient croire, à partir des images tronquées des rassemblements populaires auxquels ne participaient que des militants mobilisés à coups de billets de banque, que la popularité du « Président- Fondateur » était au top, c’était plutôt sa descente aux enfers dans l’opinion intérieure.

Il avait fallu les « consultations populaires », dans le courant de l’année 1989, sanctionnées par un flot de mémorandums exigeant sa démission et la « mort » de son MPR/Parti-Etat, pour que le pauvre Maréchal du Zaïre se rende compte à quel point il était haï par son peuple. Le 24 avril 1990, lorsqu’il avait décidé de « prendre congé du MPR » à partir de la Cité historique de N’Sele, il était surpris par l’explosion populaire qui avait accueilli, à Kinshasa comme aux quatre coins du pays, la fin du monopartisme.

Déserté par tous ceux qui prétendaient être des « Mobutistes » convaincants et convaincus, après s’être scandaleusement enrichi, le MPR, devenu « Fait privé, n’était plus que l’ombre de lui-même, avant d’être ramassé par quelques opportunistes qui avaient tenté, tant bien que mal, de le faire revivre jusqu’au coup de butoir de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour. la Libération du Congo), le 17 mai 1997. Pour avoir longtemps fait confiance à des collaborateurs qui le gavaient de mensonges sur le « mariage Mobutu-Peuple », le « Président- Fondateur » avait vécu comme un homme seul de 1990 à 1997, d’abord dans son bateau qui mouillait paresseusement l’encre à la hauteur de N’Sele, ensuite à Gbadolite et enfin à Kawele, dans le fin fond du Nord-Oubangui.
 
Leçons non retenues

Au regard des propos que tiennent ceux qui prétendent être des « Kabilistes » devant l’Eternel et des comportements qu’ils affichent, l’on a le net sentiment qu’ils n’ont pas retenu les leçons du MPR. Comme le défunt parti unique, le PPRD entretient l’illusion de la popularité dans un Congo où la grogne populaire vend grandissante à cause d’une situation sociale catastrophique pour les gagne-petit, où les citoyens ont soif de liberté de parole, où l’exigence de la transparence dans le processus électoral est largement partagée dans l’opinion publique.
 
Le mépris de l’avis du grand nombre dans l’approche des questions engageant l’avenir de la Nation ne fait qu’accroitre les frustrations chez des millions de concitoyens soucieux de voir leurs opinions être prises en compte.

Voir les mêmes acteurs politiques se partager continuellement les postes de responsabilités et les richesses nationales, dans un environnement institutionnel qui s’apparente à la prise en otage du pays par un petit groupe de privilégiés, n’est pas de nature à favoriser la cohésion nationale. La fracture sociale entre la classe dirigeante et les masses laborieuses est si profonde que le décor d’une implosion populaire semble solidement planté. Les dignitaires du PPRD lisent-ils les signes du temps pour comprendre à quel point les populations congolaises commencent à juger sévèrement les bilans de leur gestion des affaires publiques?
 
Le véritable enjeu du refus d’une quelconque révision constitutionnel se situe à ce niveau-là. Car, 17 ans après la fin de la dictature de Mobutu, la « majorité silencieuse » a le sentiment d’avoir été embarquée dans une nouvelle aventure de prédation des biens collectifs et de bradage de la démocratie.

Kimp

Faisant suite à la rencontre de Kingakati : Référendum : les stratèges de la Majorité entrent en action !




Faisant suite à la rencontre de Kingakati : Référendum : les stratèges de la Majorité entrent en action !


Le référendum constitutionnel est incontournable. La Majorité présidentielle en a levé l’option définitive. Tous les recoupements effectués établissent que cette option a reçu l’appui favorable de l’Autorité morale.
La M.P n’aura donc plus à se prononcer en faveur ou contre la révision constitutionnelle.
Cette plate-forme, s’imposant comme la première force politique du pays, a décidé de s’en remettre au souverain primaire qui, lui seul, pourra trancher
Du coup, le débat qui a menacé de paralyser momentanément la famille politique du Chef de l’Etat entre pro-révision et anti- révision, tombe caduc. En fin stratège, ainsi que tout le monde le connaît, l’Autorité morale de la Majorité a déjoué tous les pronostics.
 
En effet, beaucoup s’attendaient à assister à un pugilat interne au sein de la M.P. Et c’est avec jubilation anticipée que certains entrevoyaient la paralysie de la famille kabiliste. Mais, fidèle à sa tradition, Joseph Kabila a désappointé tout le monde.
 
Il ne reviendra donc plus au PPRD, encore moins au MSR, de faire prévaloir leur point de vue. C’est au peuple souverain que reviendra le pouvoir légitime de dire oui ou non à la révision constitutionnelle. La grande empoignade qui devait avoir lieu et dont on a eu un petit prélude le lundi 25 août autour du Raïs à Kingakati s’est, éteinte comme un simple feu de paille. Le PPRD peut crier sur tous les toits sa foi en la révision, pendant que le MSR le contredira, c’est désormais sans enjeu.
 
Table rase
 
Ce qui compte pour l’heure, c’est de préparer le référendum constitutionnel. Les indiscrétions captées après la rencontre de Kingakati, renseignent que ce référendum sera à choisir entre deux options. Soit pour proposer la retouche de l’actuelle Constitution, peu importe les dispositions visées, soit proposer au peuple l’adoption d’une nouvelle Constitution qui devra être préalablement rédigée.

C’est à ce niveau que s’affairent les stratèges de la Majorité. Au sortir de Kingakati, un noyau d’analystes éprouvés a été mis sur pied en vue de déterminer quelle serait la meilleure option à retenir. Les cogitations sont lancées et à une vitesse inattendue. Nul ne sait encore laquelle, entre les deux options, sera retenue.

Une chose est néanmoins sûre, nous révèle un des stratèges de la M.P : la session parlementaire de septembre servira de baromètre indéniable. Il suffit de voir ou non figurer les 4 matières proposées par le Gouvernement pour révision au mois de mars au calendrier de la session attendue pour tout comprendre.

En effet, si les 4 matières étaient alignées pour examen durant la session de septembre, il va de soi que l’option du maintien de l’actuelle Constitution pour soumission au référendum aura prévalu. Inversement, si ces matières ne sont pas prises en compte, il sera clair que l’idée de rédiger carrément une nouvelle Constitution, avec toutes les complications, qui en découlent, aura triomphé.

Il est à noter qu’en cas de rédaction d’une nouvelle Constitution, il faudra faire table rase de tout et remettre le compteur à zéro. Car, nous aurons affaire à une nouvelle République. La IVème.

LP

Droits de l’Homme : RD Congo, 171 violations enregistrées en juillet 2014




Droits de l’Homme : RD Congo, 171 violations enregistrées en juillet 2014


Au cours du mois de juillet 2014, le BCNUDH a enregistré 171 violations des droits de l‟homme sur le territoire de la RDC, ce qui représente une baisse par rapport au mois de juin 2014(228 violations).
Ce bilan a été livré, hier mercredi 27 août 2014 au cours du point de presse hebdomadaire de la Monusco par Abdoul Aziz Thioye, directeur adjoint du Bureau conjoint des Nations-Unies pour les droits de l‟homme (BCNUDH). En général, a-t-il souligné, le nombre de victimes qui ont résulté de ces violations a connu une baisse considérable au cours du mois de juillet 2014, passant de 619 victimes à 394, soit une baisse de 36%. A l‟instar des mois précédents, les provinces les plus touchées restent les provinces de l‟Est de la RDC, à savoir les provinces du Nord-Kivu (76 violations), orientale (35 violations) et du Sud-Kivu (16 violations). Toutefois, ces trois provinces ont connu une diminution du nombre de violation des droits de l‟homme par rapport au mois de juin 2014. En ce qui concerne les provinces de l‟ouest du pays, le BCNUDH a enregistré une légère diminution du nombre de violations des droits de l‟homme par rapport au mois de juin 2014, passant de 48 à 44 violations. Au cours du mois de juillet 2014, le BCNUDH et la section de protection de l‟enfant de la MONUSCO ont documenté 96 enfants du conflit. Les agents de l‟Etat à divers organismes de défense et de Sécurité auraient été responsables d‟environ 65 % du nombre total des violations des droits de l‟homme enregistrées par le BCNUDH en juillet 2014 Ce chiffre a toutefois connu une diminution par rapport au mois de juin 2014, passant de 130 à 111 violations. Cependant, le nombre de victimes de violations des droits de l‟homme enregistré au mois de juillet 2014 a connu une légère augmentation par rapport au mois de juin 2014, passant de 230 à 245 victimes. En particulier, les militaires des FARDC auraient été responsables de 35% du nombre total de violations des droits de l‟homme, alors que les agents de PNC auraient été responsables de 27% du nombre total de violations des droits de l‟homme documentées par le BCNUDH. Les militaires des FARDC et les agents de PNC restent aussi les principaux auteurs de violences sexuelles. En ce qui concerne les combattants des groupes armés, ils seraient responsables de 60 violations, soit 35 % du nombre total de violations des droits de l‟homme enregistrées au mois de juillet 2014 par le BCNUDH, ce qui représente une légère diminution par rapport au mois précédent (98 violations).
 
En juillet 2014, le BCNUDH a relevé cinq cas d‟atteintes aux droits de cinq défenseurs des droits de l‟homme et de quatre opposants politiques dans le pays, ce qui représente une diminution par rapport au mois juin 2014 qui avait totalisé sept cas d‟atteintes aux droits de sept défenseurs des droits de l‟homme, de trois journalistes et de 21 opposants politiques.

Tshieke Bukasa

Quatrième République : le Palu dit non

Francis S. Kalombo 28-08-2014 13:41
Enfin le Bantu retrouve son âme pour "procéder" de manière sage et intelligente au lieu de faire le singe qu'il n'a pas arrêté de faire depuis des siècles.

BRAVO GIZENGA, BRAVO PALU.

Le professeur Lihau l'avait dit en 91. Le plus grand problème de la RDC, c'est qu'il évolue depuis longtemps d'illégalité en illégalité. 

Plus de 20 ans "les politiciens" congolais n'ont toujours pas compris la leçon. L'opposition va chercher sa légalité à la MONUSCO et auprès de la communauté internationale. "La majorité", elle va la chercher dans le gangstérisme d'État avec "des professeurs" et des "juristes" qui n'ont rien d'un Lihau.

J'espère qu'ils ont assez de neurones pour comprendre ce bref cours d'histoire politique de la RDC.


Olive Lembe 28-08-2014 14:45
Avec la guerre du M23 qu'il a fabriquée de toutes pièces, Hyppo espérait créer des conditions de chaos suffisanted pour justifier un changement de régime pour adopter le modèle angolais.

Et il devait en plus être le seul héros de l'histoire. Il voulait être comme Santos Eduardo. Pauvre Mamadou Ndala...

Hyppo prend les Congolais pour des imbéciles. Il finira comme GBAGBO. La DSP n'est plus à Brazza. Les soldats de Jean-Pierre ne sont plus à Brazza. Le général Munene n'est plus à Brazza...


TANGO FOUR 28-08-2014 14:48
Je valide. Le commandant Hyppo est allé trop loin. Nous allons tout perdre. Tuer Mamadou, c'était pas nécessaire.


MAKOLO KOTAMBOLA 28-08-2014 20:10
Est-ce la position personnelle d'un cadre de PALU ou la position officielle du parti? Si c'est la position du parti, alors là il y a un problème de neurones dans ce parti, comme le dit un intervenant! Ce vieux nationaliste a accepté d'être le premier ministre d'un kadogo dans l'illégalité totale? Rien que de déclarer cela démontre à quel point le vieux est un politicien comme les autres, politicien du ventre! Après avoir obtenu de Kanambe le nécessaire pour sa retraite, il dénonce la légalité de la République qu'il servait recemment






Quatrième République : le Palu dit non









Si de Kingakati est sortie l’idée de la rédaction d’une nouvelle constitution consacrant la quatrième République, au Palu, l’éventuelle constitution à venir devra consacrer plutôt la première République.
Conformément à sa position traditionnelle, «le Palu ne rougirait pas en cas de putsch contre la constitution du 18 février 2006, elle-même une oeuvre de putschistes des composantes 1+4». A la lumière de sa déclaration, le parti de Gizenga considère que seul un parlement élu, avec comme vocation de se muer en constituante, peut rétablir la légalité tracée par la loi fondamentale de 1960. Un véritable pavé dans la mare. Le Palu est parti pour la relance d‟un vrai débat républicain, pourvu qu‟il soit bien appréhendé par l‟ensemble de la classe politique, particulièrement au sein de la Majorité au pouvoir.
Le programme des manifestations prévues à l‟occasion de la célébration du cinquantenaire a levé un pan de voile sur la vision globale qu‟Antoine Gizenga et ses troupes se font du devenir de la République démocratique du Congo. La vision du Palu planifie la création de la République telle que voulue par l‟acte créateur, bien que lui-même étant par essence « un putsch imposé par l‟étranger », selon un cadre du parti-cinquantenaire contacté par la Rédaction. Allusion est faite à la Loi fondamentale votée par le parlement belge, avec comme seul mérite la création de l‟Etat congolais le 30 juin 1960. Ce fut un premier dérapage à la base de la dérive constitutionnelle caractéristique de la RDC jusqu‟à ce jour. Les élus ont été chassés par le président Kasa-Vubu. Bien que réhabilités, ils n‟ont pu rédiger la Constitution créant la République. Conséquence, « le pays s‟était doté d‟un chef de l‟Etat, sans jamais se doter d‟un président de la République jusqu‟à ce jour », note-t-on au Palu.
On est là devant un cas avéré de congé pour l‟éternité décidé par la suite par le président Joseph Kasa-Vubu, qui a préféré mettre en place une simple Commission constitutionnelle devant produire ce que l‟on avait baptisé à époque la « Constitution de Luluabourg » et adoptée par voie de référendum populaire en 1964. Deuxième putsch. Pour consommer jusqu‟à la lie cette violation continue de la Constitution, le président Kasa-Vubu, à en croire le même cadre du Palu, « a tenté d‟investir le gouvernement Evariste Kimba, issu de la minorité au Parlement, sans succès ». C‟est dans ce contexte que le général Mobutu fait son apparition sur la scène politique pour faire du balai par un coup de force militaire. Bref, la Constitution de Mobutu fut tout simplement « une imposture ». Troisième putsch. Qu‟est-ce à dire ? Jusque-là, la légalité républicaine est restée un vain mot. Le fil conducteur étant complètement coupé, l‟Etat légué par la Belgique en 1960 ne s‟est donc jamais déterminé.
A l‟avènement de Laurent-Désiré Kabila, le 17 mai 1997, révèle notre source : « Nous lui avions proposé de revenir symboliquement à la légalité dont il s’était toujours réclamé. Pour des raisons diverses, cela ne s’était pas fait. Et pourtant, il fallait revenir à la légitimité de 1960 suspendue dans les limbes. M’Zée avait pris les armes justement pour le rétablissement de la légalité sabordée en septembre 1960 ». Apparemment, note le cadre du Palu, le retour aux sources de même que la réconciliation avec les «pères fondateurs» n‟ont jamais préoccupé personne. Suivant cette même clef de lecture, le Palu estime que la Constitution du 18 février 2006 est frappée du même anathème. « Tant que le péché originel ne serait pas balayé de la mémoire collective ; tant que la légalité originelle, c’est-à-dire la mise en place d’une Constitution par le fait d’un Constituant élu, l’histoire du pays restera violentée », martèle ce militant du Parti lumumbiste unifié.
Création de la première République Tout changement de Constitution ou de République ne peut s‟obtenir qu‟en respectant les dispositions en vigueur, sous peine de tomber dans les travers des violations. Le Palu n‟entend pas laisser faire tout changement de Constitution en dehors de ce schéma. Le débat politique ainsi lancé ouvre la voie à une réflexion en profondeur. « Le raisonnement est simple. Si vous changez les statuts d’une ONG, sans recourir aux mécanismes prévus par les précédents statuts, il y a création d’une nouvelle société », illustre ce cadre du Palu. Il démontre aussi que la Constitution du 18 février 2006 est le quatrième putsch enregistré par la République. Because, elle a été rédigée par la volonté des belligérants, autrement dit, des putschistes. Comme quoi, cette Constitution n‟a pas suivi la voie de la légalité, parce qu‟elle a été assumée par des constituants sans légitimité.
Ce sont des personnes non élues qui ont décidé de son contenu, mettant le peuple devant un fait accompli. A la question de savoir si le Parlement actuel est habilité à effectuer ce changement, la réponse est sans ambages : « Ce Parlement n’a pas vocation de se constituer en Constituante, même s’il s’agit des élus. Les parlementaires actuellement en fonction ne peuvent proposer qu’une révision de la Constitution, au risque d’opérer, eux aussi, un putsch ». La création de la République n‟a qu‟une seule clef, une Constituante venant du peuple. Faudrait-il aller de putsch en putsch, le cadre du Palu ne le soutient pas. Toutefois, il renchérit : « Le Palu n’aura pas d’état d’âme face au putsch contre une Constitution des putschistes ». Bref, la Loi fondamentale est le produit d‟un putsch colonial. Elle n‟a pas permis la création de la République. La première légalité n‟était donc pas républicaine. La Constitution de Luluabourg, fruit d‟une commission n‟a rien résolu.
L‟imposture de Mobutu, une grosse parenthèse de l‟histoire de la RDC, n‟a pu permettre au pays de se muer en République, encore moins la constitution du 18 février 2006, synthèse de volonté des belligérants. Il s‟ensuit que tout changement de la constitution qui ne passerait pas par le harnais de la légalité tracée par le texte fondateur de l‟Etat congolais est un putsch contre la légalité. La conséquence la plus directe est que tous les chefs de l‟Etat que le pays a connus ne sont pas des présidents de la République d‟autant plus que cette dernière n‟a jamais été créée. Il est donc temps d‟éviter à la nouvelle constitution de se souiller par le péché originel. Raison pour laquelle, il faudrait désormais recourir rien qu‟à des élus ayant vocation de se muer en constituante pour proposer un texte constitutionnel rédigé par leur soin.

http://7sur7.cd/index.php/8-infos/8684-quatrieme-republique-le-palu-dit-non#.U__bLTKwblI