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mercredi 3 septembre 2014

«Joseph Kabila» et ses cadavres (Suite)

Extrait du rapport des premiers résultats de l’enquête menée par l’APARECO sur l’assassinat du général Mamadou Ndala publié le 14 Janvier 2014



Les généraux OLENGA, BAHUMA et YAV sur la liste noire des «condamnés à mort» !

La liste des officiers congolais jugés dangereux est en élaboration dans les officines de « Joseph Kabila » qui a décidé de faire la toilette et d’en finir cette année avec tous ces officiers congolais qui ne veulent pas courber l’échine comme Didier Etumba et certains autres officiers collabos congolais.  
Selon le témoignage recueilli auprès d’un officier congolais à Goma, le 26 décembre 2013, sur ordre de Kagamé, le Général François Olenga aurait échappé de justesse à un assassinat. Un élément tutsi armé d’un pistolet silencieux et de deux grenades s’était infiltré dans sa résidence. Après avoir traversé les deux premières barrières tenues pourtant par des FARDC, l’intrus fut arrêté seulement à la dernière barrière avant l’entrée dans le salon du général. La garde à ce niveau était tenue par son propre neveu. Ayant remarqué lors de sa fouille que le «visiteur» était armé, il le maitrisa avant de lui faire subir une séance d’interrogatoire bien musclée! C’est alors que le barbouze craqua et passa aux aveux, indiquant qu’il était envoyé par le Colonel Ruvunangeza, le T2 et le Gouverneur de Gisenyi, pour tuer le Général Olenga et 14 de ses proches collaborateurs. Le criminel serait actuellement entre les mains de la justice militaire de… «Kabila»!

De nos investigations, il s’avère clairement que les généraux OLENGA, BAHUMA et YAV figurent en tête de liste des généraux congolais qui doivent être éliminés très prochainement pour ne pas gêner la très prochaine «rébellion» rwandaise en gestation et qui devra être opérationnelle dans le Sud et Nord-Kivu ainsi que dans la Province Orientale au courant du premier trimestre de cette année 2014.

Juste après l’enterrement du général TENDAYO et devant quelques personnalités civiles et militaires, tous des collabos comme lui, le «nègre» Didier ETUMBA a fait une promesse solennelle à Zoé à l’intention de son «raïs» en ces termes: « Vous pouvez rassurer le raïs que cette année 2014, je mettrai toute ma machine en marche pour terminer définitivement avec Honoré Ngbanda! » Malheureusement pour lui, il n’est pas le premier, et il ne sera certainement pas le dernier à faire cette promesse à l’imposteur «Joseph Kabila».(…)


«Joseph Kabila» et ses cadavres : Honoré Ngbanda avait pourtant prévenu le général Bahuma !



«Joseph Kabila» et ses cadavres :
Honoré Ngbanda avait pourtant prévenu le général Bahuma !

La série noire continue en RD-Congo. Comme des mouches, les élites congolaises tombent les unes après les autres, sous l’épée invisible des occupants rwandais tenue d’une main ferme par Hyppolite Kanambe : les Généraux Mulimbi, Bekazwa, Ngwala, Mbuza Mabe, Mamadou et Tendayo, les Colonels Tsheke, Kajuba, Vondi, Ndoma, Nzale,Nyaswa, Kataliko, Mazaba, Mbelenga et Opango ….. la liste est longue. Très longue ! Le fleuron de l’armée congolaise créé sous la deuxième République est en train de disparaître sous les yeux indifférents du peuple congolais et de son élite politique et religieuse. Le processus est désormais inexorable. Chaque officier congolais attend candidement, comme hypnotisé, son tour pour passer comme un mouton à l’abattoir. 

La dernière victime de cette interminable liste noire de «Kabila» et Kagame fut le général Bahuma qui vient de mourir comme un lapin que les chiens de chasse ont réussi à traquer après une longue battue. Connu pour son héroïsme et redouté par les occupants rwandais pour sa résistance à la corruption, le général Bahuma se savait pisté, comme un gibier, par la meute des tueurs rwandais à cause de sa pugnacité contre les troupes rwandaises du M23. Il l’avait avoué lui-même au président de l’APARECO qui l’avait mis en garde après l’assassinat du général Mamadou Ndala, le prévenant qu’il était le suivant sur la liste. Il avait promis d’être vigilant. Mais hélas ! On lutte difficilement contre une vipère qui a réussi à s’infiltrer dans la maison. Il peut surgir derrière une porte, sous une chaise ou un lit… à tout moment.
Selon différentes sources militaires très proches de la victime et de l’entourage immédiat de l’imposteur «Joseph Kabila», le général Bahuma a été tué par empoisonnement à Kasese en Ouganda où il se trouvait en mission officielle. La confidence d’une source de la Monusco qui a requis l’anonymat recoupe et confirme cette version des faits.

Alors que le Général Bahuma se trouvait en mission en Ouganda, «Joseph Kabila» dépêcha, le vendredi 29 août à Kampala, son ange exterminateur Bizima Karaha avec mission de «surveiller la taupe et de l’effacer du tableau». Bizima était muni d’un «micro spécial » qu’il fit parvenir au général Charles Muhindo alias Mundos, d’origine rwandaise. Celui-ci avait mission de le présenter au général Bahuma qui tomba après son utilisation lors de la réunion bilatérale. Selon la source, ce micro a immédiatement disparu après son utilisation. Dès l’annonce de cette nouvelle, Bizima Karaha a repris son avion pour Kigali le même jour. Le lendemain samedi 30 août, il regagna Kinshasa où le champagne a coulé à flot le soir. L’œil du Patriote a retracé, pour vérification, les mouvements de Bizima Karaha via la tour de contrôle de l’aéroport international de Ndjili.

Dès la chute mortelle du général Bahuma, le général Muhindo alias Mundos appela Kinshasa pour demander l’envoi d’urgence d’un jet qui amena le corps sans vie de la victime en Afrique du Sud pour brouiller les pistes. Arrivé à l’hôpital militaire en Afrique du Sud, les médecins ne pouvaient que constater la mort.
Où est passé le Capitaine Moïse Banza ?

Le peuple congolais et son élite sont victime de leur propre turpitude. Après l’assassinat du général Mamadou Ndala, l’APARECO a mené une enquête où elle a exposé sans ambiguïté le danger qui guettait trois généraux congolais : Bahuma,Yav et François Olenga. Ils étaient tous prévenus publiquement par l’APARECO http://www.apareco-rdc.com/index.php/a-la-une/actualites/1549-les-premiers-resultats-d-enquete-menee-par-l-apareco-sur-l-assassinat-du-general-mamadou-ndala-moustapha.html  (Cfr extrait ci-dessous) ]. Mais personne ne prit l’avertissement au sérieux. Quelques temps après l’assassinat de Mamadou Ndala dans l’article de L’œil du patriote daté  du 20 janvier 2014 , nous avons dénoncé l’assassinat de son aide de camp le Capitaine Banza qui voulait révéler les secrets de l’assassinat de son chef par « Joseph Kabila » avec la complicité du général Didier Etumba. Il fut arraché brutalement de son rendez-vous devant les journalistes européens de RFI et France 24  et sauvagement assassiné sous la torture par les agents de l’ANR. http://www.rfi.fr/afrique/20140119-rdc-arrestation-musclee-capitaine-moise-banza-aide-camp-commandant-ndala/. L’œil du Patriote a dénoncé son assassinat et fourni des détails sur la dissimulation de son cadavre. Le perroquet de «Kabila», Lambert Mende s’est empressé de déclarer que le Capitaine Banza devait être déféré devant le tribunal militaire. Jusqu’à ce jour,il reste porté disparu...
Paris, le 03 Septembre 2014

Candide OKEKE

L’ŒIL DU PATRIOTE

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Fin des travaux de la commission d'experts sur la frontière Rwanda-RDC


Le rapport de la commission, signé par les experts rwandais et congolais sera examiné lors d'une grande réunion au Rwanda qui devrait se tenir à partir du 15 septembre. Mais la presse pro-gouvernementale rwandaise n'a pas attendu cette réunion pour crier victoire, affirmant que le lieu-dit de la « petite barrière », près de Goma, était sur le sol rwandais, de même que les collines disputées qui ont été le théâtre des affrontements de juin dernier entre les deux pays. « Une grande partie de la frontière congolaise se trouve sur le sol rwandais », titraient même certains sites Internet.



Fin des travaux de la commission d'experts sur la frontière Rwanda-RDC

Un soldat du M23 au poste-frontière dit de la 'Grande barrière', à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, le 20 novembre 2012. AFP PHOTO/PHIL MOORE

La frontière terrestre entre le Rwanda et la République démocratique du Congo est-elle enfin délimitée ? Une commission d'experts des deux pays s'y est attelée ces derniers jours, reprenant le tracé de la frontière de 1911 et ce qui restait des bornes qui existaient encore entre les deux pays. Le travail, qui avait commencé en 2009, vient de s'achever. Un membre de la commission assure qu'« il n'y aura aucune perte de territoire par l'un ou l'autre des pays ».

Le rapport de la commission, signé par les experts rwandais et congolais sera examiné lors d'une grande réunion au Rwanda qui devrait se tenir à partir du 15 septembre. Mais la presse pro-gouvernementale rwandaise n'a pas attendu cette réunion pour crier victoire, affirmant que le lieu-dit de la « petite barrière », près de Goma, était sur le sol rwandais, de même que les collines disputées qui ont été le théâtre des affrontements de juin dernier entre les deux pays. « Une grande partie de la frontière congolaise se trouve sur le sol rwandais », titraient même certains sites Internet.
« Aucune perte de territoire »
« C'est faux », explique l'un des membres congolais de la commission de délimitation. « On pourrait aussi parler de la borne qui se trouve derrière la guérite rwandaise de la ‘Grande barrière’ », ajoute-t-il. Mais officiellement, personne, côté congolais, ne souhaite polémiquer. On préfère insister sur le fait que les deux parties ont fait leurs propres mesures et se sont mises d'accord. « Sauf mauvaise foi, il n'y aura aucune perte de territoire pour l'un ou l'autre des pays », explique Roger Rashidi Tumbula, conseiller du gouverneur du Nord-Kivu et membre de cette commission.
Lac Kivu
Outre l'examen du rapport conjoint, la réunion du 15 septembre devrait aborder d'autres questions : comment rendre cette frontière visible ? Il faut au minimum investir dans de nouvelles bornes – celles de 1911 étant partiellement détruites – mais également envisager de recréer une zone neutre d'une vingtaine de mètres de part et d'autre, ce qui pourrait impliquer l'indemnisation de ceux qui ont leurs maisons ou leurs champs sur la frontière. Mais le plus dur reste à faire : délimiter la frontière liquide, celle qui traverse le lac Kivu, riche de ressources notamment gazières. Et pour cela, aucun calendrier n'est prévu.













http://m.rfi.fr/afrique/20140903-fin-travaux-commission-experts-frontiere-rwanda-rdc/?aef_campaign_date=2014-09-03&aef_campaign_ref=partage_user&ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_linkname=editorial&ns_mchannel=social&ns_source=FB

CSJ : Kasa-Vubu ou Lumumba?





CSJ : Kasa-Vubu ou Lumumba?








Parmi les exceptions soulevées par le panel de la vingtaine d’avocats chargés de la défense du député national Ewanga, poursuivi devant la Cour Suprême de Justice pour offense au Chef de l’Etat et discrimination raciale,
c’est celle concernant précisément l’Ordonnance présidentielle prise en 1963 et instituant cette infraction qui fait le plus débat. L’on attend avec impatience l’avis de cette haute cour, qui continue de faire office de Cour Constitutionnelle, en attendant l’investiture des membres de cette juridiction, sur l’inconstitutionnalité ou non de cet acte du président Joseph Kasa-Vubu, réputée illégale en raison de la violation de la Loi Fondamentale, dont une disposition expresse stipulait que ladite Ordonnance devait être ratifiée par le Parlement dans les 6 mois suivant sa promulgation. Selon les annales politiques et juridiques de la République, cette formalité n’a jamais été accomplie.
 
Une situation à la fois embarrassante et dramatique se présente ainsi aux magistrats de la Cour Suprême de Justice, consistant à avaliser ou récuser le texte de feu le Président Joseph Kasa-Vubu. Confirmer l’illégalité de l’Ordonnance présidentielle de 1963, c’est vider automatiquement l’infraction d’offense au Chef de l’Etat mise à charge de Jean-Bertrand Ewanga de tout soubassement juridique. Par conséquent, toutes les poursuites judiciaires articulées contre lui devraient immédiatement s’arrêter, ce qui devrait laisser à ses avocats la latitude de diligenter une action reconventionnelle contre qui de droit pour procès téméraire et vexatoire.
 
L’autre versant du dossier est que si la Cour Suprême de Justice prend un Arrêt attestant la conformité de l’Ordonnance de Kasa-Vubu à la Loi Fondamentale, elle devrait, mutatis mutandis, légaliser tous les actes anticonstitutionnels posés par cet ancien Chef de l’Etat, dont le rejet du vote de la Chambre des Représentants renouvelant la confiance à Lumumba, la nomination du Collège des Commissaires généraux, la nomination de Joseph Iléo comme Premier ministre alors qu’il n’était pas désigné par la majorité parlementaire, etc.
 
Donner raison à Kasa-Vubu après avoir clamé, pendant 54 ans, qu’il avait illégalement mis fin au mandat du gouvernement légal conduit par Patrice Emery Lumumba, en dépité du fait que le Parlement lui avait renouvelé sa confiance, avec la complicité de Mobutu et ses soutiens occidentaux, ne serait rien d’autre qu’un surprenant désaveu à l’endroit de celui que l’on considère comme le père des « Nationalistes » actuellement au pouvoir, et dont un des patriarches survivants se nomment Antoine Gizenga. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, en marge du débat autour de la révision constitutionnelle, le Palu a donné de la voix pour exiger le retour à la légalité de 1960, brutalement interrompue par le coup d’Etat e Mobutu de septembre 1960.
 
Mine de rien, la politisation du dossier du député national Jean-Bertrand Ewanga risque de réveiller les chats qui dormaient. Les héritiers spirituels de Lumumba ont un terrible défi à relever : celui de la fidélité ou de la trahison du Héros national. Intéressée, la communauté nationale va désormais porter un regard spécial sur une affaire qui relance’ la gué-guerre entre Lumumbistes et les auteurs du coup de force de 1960 ayant inauguré la série des règlements des comptes politiques en territoire congolais.

Kimp

L’Opération « Sokola » va bien se poursuivre : Feu le général Bahuma remplacé par le général Emmanuel Lombe






KABILA JEAN MARIE 03-09-2014 20:16
le général EMMANUEL LOMBE LE PROCHAIN MOURANT QUE SON AME REPOSE EN PAIX AVANT MEME SA MORT QUE VIVE LE SYSTEME DE POISONOLOGIE DE KANAMBE, KANAMBE PESA YE POISSON ALANDA BAHUMA..


L’Opération « Sokola » va bien se poursuivre : Feu le général Bahuma remplacé par le général Emmanuel Lombe








Le général de brigade Emmanuel Lombe est le nouveau commandant de la 8ème région militaire au Nord-Kivu. Cet officier militaire succède ainsi au général Lucien Bahuma Ambamba, décédé samedi des suites d’un Accident vasculaire cérébral (AVC) en Afrique du Sud.
Le nouveau promu a tenu sa première réunion de prise de contact mardi 2 septembre à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, avec les officiers des FARDC et le commandant de la brigade des casques bleus de la Monusco.

Cette réunion de prise de contact a permis au nouveau commandant de la 8ème région militaire de prendre la mesure des défis sécuritaires qui l’attendent, selon des sources militaires.

Le général Lombe devient également commandant de l’opération ‘’Sokola’’ contre les rebelles ougandais des ADF à Beni. Il devra ainsi poursuivre cette opération militaire, lancée depuis janvier dernier par son prédécesseur, avec l’appui de la Monusco.
Bien qu’affaiblis, ces rebelles mènent actuellement une véritable guérilla contre les FARDC, dans certaines zones déjà libérées, selon des sources locales.

Un autre mouvement rebelle étranger encore opérationnel au Nord-Kivu, ce sont les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Le processus de leur désarmement volontaire n’a toujours pas abouti et l’option militaire n’est pas écartée pour les y contraindre.

D’autre part, le général Lombe doit aussi faire face à la problématique des groupes armés locaux dans le reste de la province du Nord-Kivu. Il s’agit notamment de cas des territoires de Walikale, Masisi, Rutshuru, Lubero et Beni, où ces groupes restent hostiles au processus de Démobilisation, désarmement, réinstallation et réinsertion sociale (DDRR) du gouvernement congolais.

Technicien de formation, cet officier supérieur est issu de l’Ecole de formation des officiers (Efo) à Kananga (Kasaï-Occidental). Il a notamment commandé l’opération ‘’Rudiya 2’’, contre les rebelles ougandais de la LRA à Dungu, dans la Province Orientale de 2011 à 2013.
Avant sa nomination à la tête de la 8ème région militaire, le général Lombe était à la disposition de l’Etat-major général des FARDC à Kinshasa.





Dossier des frontières RDC-Rwanda : la validation à Kigali : Le Parlement congolais méprisé.




Dossier des frontières RDC-Rwanda : la validation à Kigali : Le Parlement congolais méprisé.

La commission devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, pendant que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire.
La République démocratique du Congo et le Rwanda mènent, depuis le 26 août dernier, une opération sur l’identification des frontières communes entre les deux pays. La partie terrestre a été clôturée le 30 août courant, pour laisser la place au côté lacustre.
La commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais a identifié 22 bornes à la frontière terrestre des deux pays. Certaines bornes sont physiquement visibles alors que d’autres n’ont été identifiées que grâce à leurs positionnements géographiques.

Cela pose déjà un problème, à en croire certains analystes qui craignent que Kigali qui a toujours fait de la modification des frontières avec la RDC son cheval de bataille, puisse grignoter quelques kilomètres au territoire congolais, comme cela a été le cas il y a de cela quelques mois avec l’Angola.
 
Silence radio au parlement
 
Curieusement, les députés et sénateurs qui composent les deux chambres du parlement congolais ne sont associés ni de près, ni de loin dans cette délicate opération.

Plus grave encore, les bureaux des deux chambres ne manifestent, jusqu’à ce jour, aucune inquiétude face à cette situation. Au contraire, les uns et les autres se complaisent encore à alimenter les débats autour de la révision ou non de la constitution, pendant qu’une partie du sol congolais est en train de traverser au Rwanda. L’important pour eux reste d’abord d’assurer leurs arrières après 2016, en modifiant l’article 220.
 
Des sources indiquent que la commission mixte devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, alors que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire pour la session budgétaire. Cela veut dire qu’ils seront obligés de cautionner toutes les conclusions de Kigali, que ce soit à l’avantage ou au désavantage du pays de Lumumba pour lequel plusieurs autres dignes fils ont perdu de leurs vies pour son intégrité territoriale.

Kimbangu, Lumumba, LD Kabila, Mbuza Mabe, Mamadou Ndala, Lucien Bahuma... en sont des exemples éloquents.

Il faut signaler que les experts” des deux pays se sont basés sur les coordonnées géographiques qui se trouvent sur le protocole d’accord de 1911.

Certaines bornes n’existent même plus. On ignore comment ils vont se départager dans une circonstance pareille. La borne 22 a été trouvée sur le mont Heru à Kibumba.
 
Craintes sur les frontières lacustres
 
En réalité, l’opération ne devrait même pas avoir lieu du côté lacustre. Il n’y a pas débat car les frontières sont bien’ connues. Raison pour laquelle la culture de la pirogue est inexistante du côté de Kigali, car, simplement, il n’y a pas d’eau. Contre toute attente, la prochaine étape consistera à planifier une opération similaire pour les frontières lacustres sur le lac-Kivu.
 
Des hors-bords avec des GPS seront mis à disposition pour retrouver des coordonnées géographiques, informe-t-on.
 
La reconnaissance des bornes frontières sur le lac Kivu partira du mont Heru en vue d’établir un état de lieu des bornes 6 jusqu’à 22.

L’enjeu de cette opération pour les deux pays, selon Kinshasa, est d’éclaircir plusieurs zones d’ombre qui planent sur la question de leur frontière commune
Il faut rappeler que cette question de délimitation des frontières est à la base de plusieurs incidents entre la RDC et le Rwanda.

A savoir que la République démocratique du Congo et le Rwanda ont levé cette option depuis le mercredi 6 août, à l’issue de la 2e session de leur commission mixte, après trois jours de discussions, à Goma, dans la province du Nord-Kivu.

Cette bipartite fait suite à une réunion préliminaire de 2009, au cours de laquelle 5 bornes seulement sur les 22 initiales avaient été identifiées.

Les équipes techniques vont notamment établir, pour chaque borne, une fiche de repérage; prendre des coordonnées GPRS, des photographies et établir un procès verbal.

La commission mixte entre le Rwanda et la RDC a également demandé que les populations frontalières soient sensibilisées pendant ce travail de délimitation de la frontière.
La frontière commune, aussi bien lacustre que terrestre, entre les deux pays, est longue de plus de 200 km.

Les Congolais doivent ouvrir l’œil et le bon pour ne pas perdre un seul centimètre de son territoire lors de cette opération. Malheureusement, à l’Assemblée nationale et au Sénat, on ne manifeste aucun souci.

LEFILS MATADY