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mercredi 20 mai 2015

Migrants illégaux en Afrique du Sud: l'opération Fiela fait polémique

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Migrants illégaux en Afrique du Sud: l'opération Fiela fait polémique



Un soldat sud-africain monte la garde pendant une opération de police dans le township d'Alexandra, le 23 avril 2015.REUTERS/Mike Hutchings





















En Afrique du Sud, les raids de la police ces trois dernières semaines ont conduit à l'arrestation de plus de 1 600 immigrés illégaux, selon le gouvernement. Les autorités assurent que l'opération Fiela a pour but de combattre le crime et ne vise pas spécifiquement les étrangers. Plus de 400 Mozambicains en situation irrégulière ont déjà été expulsés hors d'Afrique du Sud vendredi dernier. Un deuxième groupe de 427 personnes doit être renvoyé vers le Mozambique dans les prochains jours.
Les étrangers en situation irrégulière sont pour la plupart détenus dans le camp de Lindela, proche de Johannesburg. Leurs conditions de détention et leurs difficultés à accéder à un conseil juridique sont vivement critiquées par les organisations de défense des droits de l'homme. Celles-ci accusent le gouvernement sud-africain d'attiser la xénophobie avec une opération jugée « populiste et opportuniste » qui fait l'amalgame entre criminalité et étrangers.
Les responsables politiques évoquent une question de sécurité nationale et assurent quel'opération Fiela ne vise pas seulement les étrangers. Quatre mille arrestations ont été effectuées ces trois dernières semaines et si 1 650 immigrés clandestins ont été arrêtés, plus de 2 000 citoyens sud-africains ont également été appréhendés pour des crimes et délits. L'opération Fiela va donc se poursuivre « pour récupérer les bâtiments publics squattés et débarrasser le pays de la drogue » tout en luttant contre l'immigration illégale.
http://www.rfi.fr/afrique/20150517-migrants-illegaux-afrique-sud-operation-fiela-fait-polemique/

« Mbata ya Mukolo II » : encore des expulsions de Brazza



























Les expulsés, évalués à plus de 300, viennent pour la plupart de Dolisie et de Pointe-Noire, d’où ils ont été violemment chassés sans aucun respect de la dignité humaine.
La traque et les expulsions massives, par voie fluviale, des congolais de Kinshasa habitant le Conga-Brazzaville, sur ordre du gouvernement de ce pays, ont repris de manière inquiétante depuis la semaine dernière. Encore une fois, cette opération se fait dans des conditions infra humaines, non respectueuses de la dignité inhérente à la personne humaine.
La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) qui tire la sonnette d’alarme, précise que des vagues d’expulsions ont été observées au Beach Ngobila depuis le lundi 18mai dernier. Plus d’une centaine de RD Congolais interpelés à Pointe Noire et à Dolisie ont été ramenés, par train, jusqu’à Brazzaville, pour être expulsés par canots rapides, embarquant au Beach de Brazzaville et débarquant au Beach Ngobila, à Kinshasa, avec au moins 16 passagers par vacation.
Enfermés durant une semaine dans des cachots
Hier mardi 19 mai, 66 hommes, 15 femmes et 5 enfants ont été sauvagement évacués dans des conditions déplorables. Selon des sources, 105 hommes, 30 femmes et 19 enfants ont fait partie de ce lot arrivé à Kinshasa le lundi 18 mai dernier. Le samedi 16mai, il y avait t8 hommes, 6 femmes, 20 jeunes filles, 15 jeunes garçons expulsés depuis Brazza. Parmi, eux, renseignent des sources, une jeune femme aurait perdu son enfant en bas âge. Elle a aussi vu ses effets personnels arrachés, dont son téléphone portable. Au total, 299 Congolais viennent d’être chassés du pays de Marien Ngouabi supposé être un Etat frère de la République Démocratique du Congo, avec la même population, la même culture, les mêmes ancêtres et quasiment la même histoire.
A en croire des témoignages recueillis auprès de certaines victimes, ces dernières ont fait l’objet de mauvais traitements. Les pauvres ont été enfermés durant une semaine dans des cachots, avant d1être refoulés. Fatigués et traumatisés, ils n’ont gardé, comme bagages, que de petits sachets’ contenant des brosses à dents, et autres savons de toilettes, contraints d’abandonner tout ce qu’ils avaient comme objets de valeur. Ces compatriotes n’ont même pas eu la possibilité de se laver une semaine durant.
Comme si cela ne suffisait pas, à leur arrivée au Beach Ngobila, ils ont été abandonnés à leur triste sort après leur enregistrement et identification par les services de la Direction Générale des Migrations (DGM).
Il y a une année, « Mbata ya Mukolo » avait déversé plus de 250 000 RD congolais à Kinshasa, sans aucune disposition ni respect des normes en la matière. Tabassés, violés, volés, dénigrés, c’est dans ces conditions que ces compatriotes ont regagné leur pays.
Ni excuses ni regrets
Les autorités de Kinshasa ont traversé le fleuve par deux fois, notamment le gouverneur André Kimbuta, pour essayer, en vain, d’arrêter l’hémorragie. Mais les expulsions n’avaient pas pour autant pris fin.
Le maire de la ville de Brazzaville, Hugues Ngwelondele, avait été chaleureusement accueilli par son homologue de Kinshasa, ne fût-ce qu’un petit pardon aux RD Congolais.
Le président Sassou Nguesso s’est déplacé en personne jusqu’au Palais de la Nation à Kinshasa, par hélicoptère. Mais l’objet était plutôt de solliciter le soutien de la RDC à l’élection du secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, plutôt que de trouver des solutions à ce problème d’évacuation barbare. C’était une insulte à la République Démocratique du Congo et un manque de considération à l’égard du peuple congolais.
Par LEFILS MATADY
http://7sur7.cd/new/mbata-ya-mukolo-ii-encore-des-expulsions-de-brazza/

Congo/Brazza : nouvelle chasse aux RD Congolais









La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime ses vives préoccupations relatives à la reprise de la traque et d’expulsions massives par voie fluviale des ressortissants rdcongolais habitant le Congo/ Brazzaville et d’autres ressortissants des pays africains sur ordre du gouvernement de ce pays voisin à la République Démocratique du Congo (RDCongo).
Les inquiétudes de la VSV sont d’autant plus grandes que les expulsions sont opérées dans des conditions infra humaines, non respectueuses de la dignité inhérente à la personne humaine.
S’agissant de la RDCongo, des vagues d’expulsions ont été observées au Beach Ngobila depuis lundi 18 mai 2015, où plus d’une centaine des rdcongolais interpellés à Pointe -Noire et à Dolisie a été ramenée par train jUsqu’à Brazzaville pour être expulsée par canots rapides embarquant au Beach de Brazzaville et débarquant au Beach Ngobila, à Kinshasa au moins 16 passagers par vacation. Dans ces groupes, il a été répertorié 19 enfants, 30 femmes et 105 hommes.

Les témoignages recueillis auprès de certaines victimes révèlent qu’elles auraient fait l’objet de mauvais traitements et d’enfermement pendant une semaine dans des cachots avant leur expulsion à Kinshasa. Visiblement très épuisés et traumatisés, des expulsés sont rentrés avec de petits sachets contenant des effets personnels tandis que d’autres ont regagné Kinshasa mains vides, contraints d’abandonner tous leurs biens de valeur derrière eux.
Avec la vague du samedi 16 mai 2015, constituée de 15 garçons, 20 jeunes filles, 6 femmes, 18 hommes …, Il y a parmi eux une jeune femme qui aurait perdu son enfant à bas âge et déploré l’extorsion de ses effets personnels dont son téléphone portable.
Les mauvais traitements infligés aux expulsés au niveau du Congo/ Brazzaville est patent d’autant plus que de nombreux expulsés n’ont pas eu la possibilité de se laver pendant plusieurs jours.
Aussi, convient-il de relever qu’à leur arrivée au Beach Ngobila, les expulsés sont abandonnés à leur triste sort après leur enregistrement et identification par les services de la Direction Générale de Migration (DGM).
Aux dernières nouvelles, une nouvelle vague d’expulsions en date du 19 mai 2015 fait état de l’évacuation et arrivée à Kinshasa via Beach Ngobila de soixante-six (66) hommes, quinze (15) femmes, cinq
(5) enfants, soit au total quatre -vingt-six (86) expulsés encore dans des conditions infra humaines. Eu égard à ce qui précède, la VSV invite:

1. Le gouvernement rdcongolais à:
-Organiser sans délais l’accueil au Beach Ngobila et l’hébergement dans des conditions humanisantes de tous les rdcongolais expulsés du Congo/Brazza;
- Réorganiser les sites d’accueil en vue de faciliter l’hébergement des expulsés y compris ceux abandonnés depuis plusieurs mois aux alentours du stade du 24 novembre, en face de la maison communale de Kinshasa.

2. La Communauté Internationale à :
-Interpeller le plus tôt possible les autorités de la République du Congo/Brazzaville pour que ces expulsions soient opérées dans des conditions respectueuses de la dignité de la personne humaine et des droits des expulsés.

Fait Kinshasa, le 19 mai 2015
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)
http://7sur7.cd/new/congobrazza-nouvelle-chasse-aux-rd-congolais/