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mardi 18 février 2014

Révélation sur un RDV manqué Ouattara-Tshisekedi



Révélation sur un RDV manqué Ouattara-Tshisekedi




Etienne Tshisekedi a hanté les coulisses des “Journées de prière” du Congrès américain. Des congressmen ont abondamment parlé de lui et beaucoup plus en mal, selon des milieux de l’UDPS à Washington,
lassés de l’attitude désinvolte légendaire de l’historique opposant vis-à-vis de la communauté internationale et de ses acteurs. Attitude incompréhensible sous le credo de chercher à prendre le pouvoir sans compter avec les maîtres du monde et les chefs d’Etat africains. Donc en déni total de ce que représente la dimension diplomatique dans le jeu politique en RD-Congo.
Il faudra peut- être changer cette réalité un jour mais il est illusoire, dans l’entre-temps, de tenter de la contourner pour quiconque concours à la conquête du pouvoir au pays de Patrice Emery Lumumba. En tout état de cause, l’influence extérieure joue même en Occident. Le cas typique de la France où Nicolas Sarkozy a tenté de mettre les bâtons dans les roues à François Hollande dans ses conquêtes diplomatiques avant la campagne pour la dernière élection présidentielle française.  Les candidats américains font aussi le tour des grandes capitales du monde quoique l’enjeu de l’élection présidentielle aux Etats-Unis reste cristallisé sur qui offre mieux sur le plan de la politique nationale -l’économie et le social des Américains.
“Si Tshisekedi pense prendre le pouvoir à Kinshasa sans le concours de l’Occident, il se trompe complètement”, se sont lâchés des congressmen, selon ce qu’en ont rapporté des membres du Comité d’accueil de l’UDPS pour le séjour avorté de Tshisekedi aux Etats-Unis. Ces derniers ont eu droit à un rappel sur les liens historiques inédits entre Tshisekedi et les congressman. Par exemple, le slogan “Tenons bon, l’UDPS vaincra”, c’est un produit made in congressmen. Cela remonte au début des années 80 alors que des parlementaires américains étaient venus rendre visite à Tshisekedi et ses compagnons de lutte en détention sous la dictature du Maréchal Mobutu. Avant de se dire au revoir, les hôtes américains ont lâché en reconfort “Tenons bon, l’UDPS vaincra”. Leur gratitude fut très grande lorsque “les treize parlementaires” décident d’en faire la devise de leur lutte à la création de l’UDPS, en 1982.
Que Tshisekedi eut rejeté une invitation de la part des gens autant liés avec l’UDPS par l’histoire a été pris pour une offense à une mémoire commune partagée. De là à rappeler que Tshisekedi est passé champion dans l’art de faire des pieds de nez à des grands du monde. Denis Sassou NGuesso en a eu pour son compte, en octobre dernier. Les Sud-Africains aussi. Aujourd’hui, les relations entre l’ANC et l’UDPS ne sont plus au beau fixe. De même qu’avec le Parti socialialiste suédois, un partenaire traditionnel de grande envergure pour l’UDPS. Sa secrétaire générale adjointe, Ingrid Rodin a fini par s’agacer de l’unilatéralisme intrasigeant de Tshisekedi. Si elle fait encore des allées et venues entre Kinshasa et Stockholm, la capitale de la Suède, c’est juste pour garder pied sur le cours des choses. La dernière fois qu’elle a conseillé, début 2012, à la rue Pétunias Limete une réconciliation avec les élus partis siéger au Palais du peuple, elle en est sortie fusillée du regard. De là encore, une révélation sur la fin de non-recevoir de Tshisekedi à Alassane Ouattara après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle fort controversée du 28 novembre 2011.
Les sources tshisekedistes à Washington ont appris des congressmen que le Président ivoirien avait cru bon apporter assistance à Tshisekedi du fait de la similitude de leur sort. Son conseiller spécial avait fait le déplacement de Kinshasa. Rendez-vous avait été pris à Paris pour que l’Ivoirien mette ses réseaux à contribution au profit de Tshisekedi. A la dernière minute, celui-ci avait tout rejeté sans aucune explication. “Nous avons l’impression que Tshisekedi souhaite laisser l’UDPS complètement dépourvue et désemparée”, déplorent ces Tshisekedistes. Ils prient la main sur le coeur pour que Tshisekedi finisse par comprendre qu’il n’y pas d’autre issue que de revenir dans le processus électoral. Comme les congressmen américains le leur ont répété.
mathieu kep

La Belgique pousse Kabila et Malu Malu aux vraies élections


La Belgique pousse Kabila et Malu Malu aux vraies élections











Jean Pascal Labille –ministre belge de la coopération en séjour à Kinshasa s’est entretenu avec le président de la CENI, abbé Apollinaire Malu Malu dans son cabinet de travail le mardi 11 février.
Leurs entretiens ont tourné autour du dernier feuille de route que l’abbé président a soumis à l’appréciation des députés nationaux. Une feuille de route à laquelle le ministre belge a souscrit saluant au même moment le grand travail s’est entrain abattre l’organe en charge des élections. Ce que Jean Pascal Labille a reconnu devant les journalistes à la sortie de son audience avec Malu Malu. Le ministre belge a vanté les efforts entreprises par l’équipe de la CENI pour assurer un bon processus électoral à tous les niveaux.
Il a à cet effet, promis le soutien de la communauté internationale notamment en termes des conseils, supports et autres aides techniques susceptibles de favoriser un climat propice pour la tenue des élections locales et générales meilleures –acceptables par tous. «Nous sommes au courant des difficultés que nous sommes sensés surmonter. C’est pour cette raison que nous nous sommes engagés à voir dans quelles mesures nous pouvons les résoudre ensemble», a fait remarquer l’hôte de Malu Malu. Quand à Malu Malu, il rappelé que cette séance de travail avec le ministre belge de la coopération faisait suite à celle tenue du 18 au 25 janvier dernier. Ceci dit- il : «montre l’importance que la Belgique place dans la poursuite du processus électoral en RD-Congo».
Pour Malu Malu, il est important que les consultations se tiennent à plusieurs niveaux pour échanger sur les défis et les enjeux en tenant compte de ce que les élections que la CENI va dans organiser dans les prochains jours comme moyen à mettre en jeu. L’abbé a par ailleurs insisté sur la gestion de l’environnement électoral avec la bipolarisation de la scène politique (majorité et opposition). Pour ce faire, explique Malu Malu que son institution tiendra compte de cette réalité pour orienter les grandes décisions à prendre à la matière et la voix à suivre pour mieux faire.
Qu’à cela ne tienne, le président de la CENI invite la classe politique rd-congolaise à la retenue et au respect des règles de jeux inscris dans le code de bonne conduite signé par les partis politiques au chapiteau du Palais du peuple le week-end dernier. Auparavent, le ministre belge avait renconbtré Joseph Kabila avec qui il a évoqué les élections et le situation à l’Est de la République.
samuel mbut

La loi sur l’amnistie suscite la controverse

La loi sur l’amnistie suscite la controverse

° http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2014/02/18/la-loi-sur-lamnistie-suscite-la-controverse/

La loi sur l’amnistie, votée le 3 février par l’Assemblée nationale aura-t-elle pour effet de contribuer à une paix durable ou consacrera-t-elle une fois encore l’impunité ?(...)"


La loi sur l’amnistie, votée le 3 février par l’Assemblée nationale aura-t-elle pour effet de contribuer à une paix durable ou consacrera-t-elle une fois encore l’impunité ?
Rappelons que cette loi va couvrir les faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques commis entre le 1er janvier 2006 et le 31décembre 2013. Alors que la plate forme de soutien au président Kabila voulait restreindre la loi aux faits commis entre 2009 et 2013, ’opposition aurait voulu que soient couverts par l’amnistie toutes les violences commises depuis 2001, y compris donc l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila…. Le fait d’avoir finalement retenu la date de 2006 exonèrera de toutes poursuites les militaires du parti de Jean-Pierre Bemba qui avaient violemment contesté les élections, les membres de la secte Bundu dia Kongo qui avaient tué des agents de l’Etat dans le Bas Congo et même les milices Bakata Katanga qui, plus récemment, avaient incendié des villages dans le nord du Katanga.
Même si la loi exclut de son champ d’application les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, l’amnistie divise l’opinion congolaise et creuse le fossé entre la société civile, le pouvoir politique et la communauté internationale. En effet, trois mois après la victoire militaire remportée contre les rebelles du M23 au Nord Kivu, ce sont les rebelles pro rwandais qui apparaissent comme les principaux bénéficiaires de la loi. Plus de 1500 ex-combattants du M23, toujours cantonnés en Ouganda où ils avaient fui après leur défaite, assurent qu’ils attendent la mise en application de l’accord pour regagner le Congo. Les ex-rebelles nient les accusations de l’ONU, selon lesquelles ils seraient entraînés par l’armée ougandaise et prêts à prendre les armes et ils souhaitent être réintégrés au sein de l’armée congolaise.
Alors que les envoyés spéciaux de la communauté internationale considère que la loi d’amnistie représente un vote « historique », un « pas dans la bonne direction » cette promesse d’impunité provoque un grave malaise au sein de l’opinion congolaise qui se souvient qu’en 2008 déjà, des accords de paix avaient amnistié les partisans de Laurent Nkunda membres du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et leur chef Bosco Ntaganda. Par la suite, la même communauté internationale avait exigé que Ntaganda soit arrêté et remis à la Cour pénale internationale et ces menaces, ainsi que la volonté de Kinshasa d’écarter du Kivu des militaires considérés comme liés aux intérêts du Rwanda avaient provoqué, en 2012, la rébellion du M23, soutenue par Kigali.
Aujourd’hui, non seulement la société civile congolaise redoute que l’amnistie encourage de nouvelles récidives, mais elle rappelle que la réconciliation, la cohésion nationale passent aussi par le droit des victimes à être dédommagées et l’ONG « La Voix des sans Voix » a demandé au chef de l’Etat de veiller personnellement à ce que les réparations soient accordées. Quant au gouverneur du Sud Kivu Marcellin Cishambo, il s’est adressé à la Ministre de la Justice pour exprimer sa désapprobation à propos de la remise en liberté de certains récidivistes « ayant commis des faits insurrectionnels avec le soutien d’Etats voisins ».
L’amnistie dont bénéficieront une fois de plus des hommes ayant mis le Nord Kivu à feu et à sang contraste cruellement avec le sort réservé à des prisonniers politiques détenus à Kinshasa, qu’il s’agisse de personnes accusées d’avoir comploté contre le président Laurent Désiré Kabila ou d’inculpés plus récents comme l’avocat Firmin Yangambi ou Eric Kikunda.

CARAVANE DE LA PAIX

Vital Kamerhe rend hommage aux victimes de la guerre de l’Est



Le président du parti Union pour la nation congolaise (UNC), Vital Kamerhe, a rendu hommage mardi 18 février aux victimes civiles et militaires tombées au cours des violences dans l’Est de la RDC. Au cours d’un meeting tenu à Goma, dans le Nord-Kivu, l’ancien allié du président Joseph Kabila s’est aussi montré très critique vis-à-vis du gouvernement, dénonçant le manque d’infrastructures de base dans cette capitale provinciale comme dans le reste du pays.

A son arrivée à Goma mardi après-midi, le numéro un de l’UNC a été accueilli à l’aéroport par des centaines de ses partisans. Vital Kamhere a ensuite parcouru à pied les 7 Km séparant l’aéroport de Goma au stade Afia de l’hôpital provincial de Goma, où il s’est adressé à des milliers de gens.
«Nous étions à Kinshasa, ou en Europe, mais nous étions de cœur avec vous. Nous avons suivi avec amertume comment les gens étaient tués ici comme des animaux», a-t-il affirmé.
Le président de l’UNC a ensuite rendu hommage aux militaires tombés au combat et demandé une minute de silence en mémoire de toutes les victimes de la guerre dans cette partie du pays.
Vital Kamhere a également vivement critiqué l’absence de routes, d’eau potable, d’électricité et autres infrastructures de base en RDC, «un pays pourtant qualifié de riche», selon lui.
«Des choses que je fustige, en tant que citoyen de ce pays», a-t-il martelé.
Le discours de Vital Kamehre a rencontré l’enthousiasme de la population.


Après Goma, le président de l’UNC prévoit de se rendre à Beni puis à Bukavu, toujours pour «compatir avec les populations victimes de la guerre dans l’Est», a-t-il annoncé.
Le président de l’UNC a été empêché à deux reprises de voyager vers Goma par les autorités congolaises.
Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, évoquait des problèmes liés notamment aux « formalités d’embarquement » pour son deuxième voyage raté, alors que pour le premier voyage, aucune explication claire n’a été donnée.
La situation a été décantée après des discussions entre une délégation de l’UNC, le ministre Muyej et des dirigeants de l’Agence nationale des renseignements.
Ancien proche du chef de l’Etat congolais, Vital Kamerhe est passé à l’opposition en 2010 après avoir été contraint à démissionner de ses fonctions de président de l’Assemblée nationale en 2009.
Il est arrivé en troisième position avec 7% des suffrages exprimés à la présidentielle de 2011 remportée par Joseph Kabila pour un dernier mandat de 5 ans."

















































































JOURNALISTE TUÉ AU NORD KIVU

Paris condamne l'assassinat d'un journaliste congolais dans le Nord-Kivu



PARIS, 17 février 2014 (AFP) - La France a condamné lundi l'assassinat d'un journaliste congolais dans une embuscade dans le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, et rappelé son attachement à la liberté de la presse.


"La France condamne l'assassinat du journaliste congolais Germain Kennedy Muliwavyo, le 15 février, lors d'une embuscade dans le Nord-Kivu, alors qu'il couvrait les opérations des forces armées congolaises contre le groupe armé de rebelles ougandais ADF-Nalu", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal.

Germain Kennedy Muliwavyo, de la Radio Télé Muunganon, qui suivait l'offensive de l'armée contre les rebelles ougandais est mort dimanche après avoir été blessé avec deux de ses collègues dans une embuscade. Il a été atteint par des balles à la tête, selon le gouvernement congolais. Ses deux confrères sont hors de danger.

"La protection des journalistes, y compris en zone de conflits, constitue une priorité de notre action diplomatique. Il est essentiel que les journalistes puissent exercer leur métier librement et en toute sécurité", a ajouté le porte-parole.
"La France soutient la poursuite des opérations militaires contre tous les groupes armés en République démocratique du Congo, afin de restaurer l'autorité de l'Etat et de garantir durablement la sécurité des populations civiles", a-t-il poursuivi.

Soutenu par la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), Kinshasa a lancé mi-janvier une vaste offensive militaire contre les rebelles ADF-Nalu. Présents depuis 1995 dans le nord-est du Nord-Kivu, les combattants de ce mouvement opposé au régime du président ougandais Yoweri Museveni sont accusés de nombreuses atrocités et violations des droits de l'homme.

cr/prh/jlb


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