Actualités politique, musicale, sportive et bien d'autres encore de la République démocratique du Congo en particulier et de l'Afrique/Moyen-Orient en général
mardi 28 octobre 2014
Fidèle Babala de retour mercredi à l’assemblée nationale
Fidèle Babala de retour mercredi à l’assemblée nationale
(KINSHASA)- Le député Fidèle Babala, rentré au pays il y a une semaine après avoir bénéficié de la mise en liberté provisoire lui accordée par le juge unique de la chambre préliminaire 2 de la cour pénale internationale, renoue ce mercredi 29 octobre avec son travail parlementaire. L’élu Mlc de la Tshangu a annoncé la nouvelle mardi au président de l’assemblée nationale, Aubin Minaku. ‘‘Je suis venu présenter mes civilités au président de l’assemblée nationale et lui dire que je reprends mon activité parlementaire à partir de ce mercredi. Donc, je serai là déjà à la séance plénière de ce mercredi ’’, a confirmé Babala après l’entretien avec Minaku. Le secrétaire général adjoint du Mlc ne veut pas chômer et considère l’épisode de la cour pénale internationale comme le passé. ‘‘Il n’y a pas d’incompatibilités s’il faut que j’exerce mon travail parlementaire’’, a-t-il précisé à une question sur son statut actuel de liberté provisoire. L’élu Mlc de la Tshangu a dénoncé encore les abus de certains agents publics qui l’ont trainé dans la boue. Poursuivi pour subornation des témoins dans l’affaire opposant Jean Pierre Bemba au procureur de la CPI, Babala a passé douze mois en prison avant de regagner son Congo natal.
http://7sur7.cd/new/fidele-babala-retour-mercredi-lassemblee-nationale/
Effroyable massacre à Beni en RDC - 30 civils assassinés
RD Congo, Beni pleure ses 30 civils assassinés après une attaque meurtrière (Témoignage)
Le correspondant de France 24 s’est rendu dans la ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, où la population reste inconsolable après une attaque qui a fait 26 morts.
Dans la nuit du 15 au 16 octobre, au moins 26 personnes ont été tuées à l’arme blanche lors d’une attaque attribuée à des rebelles islamistes ougandais sur la ville de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Et ce, alors que les autorités congolaises affirmaient que les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques (ADF-Nalu) étaient pratiquement défaits.
Le correspondant de France 24 s’est rendu sur place où la population locale reste inconsolable. Une grande messe a été organisée jeudi soir, en présence du gouverneur du Nord-Kivu et de responsables de l’ONU. Les corps des victimes ont été découverts à Ngadi et Kadowu, deux localités du territoire de Beni, fief de la tribu des Nande et carrefour commercial de la région des Grands Lacs.
“Nous avons fui pour échapper à la mort”
Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants sont allés de maison en maison, pillé les habitations et assassiné les propriétaires.
Ceux qui ont survécu à l’attaque sont désemparés. “Nous avions passé la nuit ailleurs. Ce matin, nous avons vu les cadavres de nos voisins alors nous avons fui pour échapper à la mort”, explique une habitante.
“J’étais dans ma maison, j’ai vu des personnes passe avec des torches. Dieu est grand, j’ai eu de la chance. Quelques minutes après leur passage, on m’a dit que le chef de notre village avait été déjà tué ainsi que le pasteur de notre église”, raconte un autre témoin.
Après avoir appris la nouvelle du massacre, certains se sont précipités sur les lieux de l’attaque pour mettre leurs proches à l’abri. “On m’a appris que plusieurs personnes venaient d’être tuées ici. Voilà pourquoi je suis venu chercher ma grand-mère”, explique une habitante de la région.
L’ADF-Nalu a perdu ses principaux bastions selon l’ONU
Au début du mois, l’ONU annonçait que les ADF-Nalu, rebelles islamistes opèrent depuis une vingtaine d’années dans le Nord-Kivu, avaient tué plusieurs personnes dans les environs de Beni.
Visé depuis juillet par des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, ce groupe est accusé de meurtres et d’enlèvements. Traqué par l’armée congolaise, soutenu par les Casques bleus de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), il a perdu ses principaux bastions depuis janvier. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à semer la terreur dans la région de Beni.
Source : France 24
« Je suis venu à Beni pour exprimer toute ma solidarité et présenter mes profondes et sincères condoléances aux familles des victimes. Je condamne fermement les carnages perpétrés par les rebelles de l'ADF. Ces crimes odieux et inacceptables ne resteront pas sans conséquences », a déclaré M. Kobler.
Le Dr Mukwege aux tenants de la révision constitutionnelle : vous êtes une menace pour la République
Le Dr Mukwege aux tenants de la révision constitutionnelle : vous êtes une menace pour la République
L’homme est une célébrité nationale. Gynécologue de talent, il répare depuis une quinzaine d’années les femmes violées dans son hôpital de Panzi, au Kivu. Dr Mukwege, puisque c’est de lui qu’il s’agit, était la semaine dernière à l’Hôtel de Ville de Bruxelles où il a reçu le Prix de la Solidarité avant le déplacement en novembre à Strasbourg où le Parlement européen lui remettra le Prix Sakharov.
Témoin privilégié des drames multiples que le peuple congolais vit au quotidien, Denis Mukwege a choisi la tribune de Bruxelles pour tirer une véritable sonnette d’alarme. Celle-ci concerne les menaces qui risquent de plomber l’avenir de la nation et qui semblent banalisées par ceux qui profitent du système politique en place dans notre pays.
Le discours a le mérite de la clarté car le célèbre médecin appelle chaque chat par son véritable nom. Habitué à vivre au cœur de la misère populaire, à côtoyer quotidiennement les plaies les plus immondes de l’humanité, Denis Mukwege regarde les responsables politiques congolais dans les yeux et leur rappelle la réalité que vit le Congo profond, une réalité qu’ils refusent parfois de voir alors qu’elle est très éloignée de la vie que mènent les privilégiés du régime.
Pour que son discours soit bien compris, il prend l’exemple des médecins, ces hommes dévoués qui travaillent dans des mouroirs chez nous, pour dire à l’intention de tous ceux qui négligent le bien-être collectif que la noblesse d’un métier « ne consiste pas dans l’accumulation de biens matériels, mais plutôt dans l’abnégation, le don de soi, bref dans la solidarité ». Le mot est lâché : SOLIDARITE. Celle-ci est avant tout exigence, parce qu’elle requiert quelques qualités essentielles, notamment l’amour du prochain et l’amour de sa patrie. Sur ces deux points, Denis Mukwege a manifestement des doutes, d’autant plus qu’il vit dans un pays où la population a peur, particulièrement à l’Est.
Pour évacuer ces doutes, il s’imagine dans un bloc opératoire avec, sur la table d’opération, le corps d’un grand malade : la République Démocratique du Congo, son propre pays. Avec la précision du spécialiste, il détecte les maux qui rongent le malade : la protection des intérêts privés bassement matériels au détriment de l’intérêt collectif, l’absence d’esprit de responsabilité, la privatisation des richesses nationales par une poignée de privilégiés etc.
A la suite d’une telle litanie de maux, il n’y a plus qu’une chose à faire et Denis Mukwege le fait en invitant les dirigeants du pays à s’asseoir confortablement dans un fauteuil pour visionner avec attention les images volées d’un cinéaste amateur et qui montrent le défilé des dizaines de millions de Congolais « qui pataugent dans la misère, la boue et le sang ». Des images confirmées par des cinéastes professionnels dont les films sur les mêmes sujets ont déjà fait le tour du monde. L’objectif, aujourd’hui, est de désenvoûter ceux qui regardent sans voir, de les exorciser pour qu’ils redeviennent des humains à part entière et participent à l’œuvre de réhabilitation de l’homme congolais, de son environnement et du pays que Dieu lui a donné.
L’homme qui a sonné l’alerte à Bruxelles vit dans le Congo profond, là où on blesse, on tue et on viole chaque jour. La réalité qu’il expose interpelle tout esprit lucide. Refuser de la voir pousserait tout observateur neutre à s’interroger sur les liens qui unissent chacun de nous à la nation congolaise. Parce que tout Congolais digne de ce nom a un cœur et une âme. Il est sensible à la misère collective que les dirigeants ont mission de combattre et de réparer.
Cinquante-quatre ans après l’indépendance, le Congolais vit dans une contradiction historique. Lui qui devait « redresser son front longtemps courbé », se trouve obligé de raser les murs. Conscient de la situation, le Dr Mukwege évoque sa honte, une grande honte : « Nous sommes devenus la risée du monde ». Mais sans se laisser aller au découragement, il exhorte les Congolais « à montrer au monde ce que nous avons hérité de nos ancêtres, à savoir une âme de dignité, de solidarité, et d’hospitalité ».
Le constat est terrible. Il est en même temps inquiétant et interpellateur. Car par des mots bien choisis, le médecin a décidé de toucher toutes les âmes congolaises dans la perspective d’un putsch constitutionnel dont il évalue déjà les dégâts pour la République. Ici, il décide de ne point porter des gants car il faut parer au plus pressé. « Vous menacez la cohésion nationale », dit-il aux révisionnistes, ces privilégiés du système qui passent leur temps à s’installer et installer.
Face à un tableau qui peut pousser au désespoir, Denis Mukwege se rappelle que les hommes, y compris les plus mauvais, peuvent renaître. Il tente alors de croire que les révisionnistes ont encore une conscience patriotique et de l’amour pour leur patrie, « tant meurtrie par des guerres successives depuis plus de vingt ans ». Sur cette base, il leur avoue ses craintes : « un nouveau changement constitutionnel avant les élections risque de mettre en péril la cohésion nationale. Après plus de 5 millions de morts et cinq cents mille femmes violées, ne prenez pas les risques historiques de rallonger cette liste macabre ».
Le message est donné, mais sera-t-il entendu.
http://www.lephareonline.net/dr-mukwege-aux-tenants-revision-constitutionnelle-etes-menace-republique/
Mis à l’épreuve par Vuemba : Constitution, Boshab et Djoli s’affrontent !
Mis à l’épreuve par Vuemba : Constitution, Boshab et Djoli s’affrontent !
Ce sont deux professeurs de droit qui développent, chacun, selon ses convictions un argumentaire anti ou pro révision de la Constitution. Quand Evariste Boshab, Secrétaire Général du PPRD, soutient que la RDC a déjà connu 28 révisions constitutionnelles et que la 29ème, envisagée actuellement, n’en serait pas de trop parce que la Constitution du 18 février 2006 a atteint ses limites, n’étant plus en mesure de garantir la stabilité institutionnelle ; Jacques Djoli, Sénateur MLC, argue que la question de la quintessence de la Constitution, de sa fonctionnalité ne pose pas problème. C’est plutôt la question de la conservation du pouvoir par des techniques indirectes et autres qui préoccupe les acteurs.
L’expulsion du diplomate onusien Scott Campbell n’aura été qu’un épiphénomène pour le pouvoir en RDC. La grande préoccupation reste comment procéder pour réviser la Constitution. Le débat a quitté les salons huppés de la ville pour gagner la périphérie. La samedi 25 octobre, Evariste Boshab a échangé avec les jeunes du MPCR, un parti d’opposition qu’anime Jean-Claude Vuemba, autour de l’opportunité de réviser la constitution. En réalité, il s’agissait d’un droit de réponse au professeur Jacques Djoli qui, il y a quelques jours, s’était exprimé devant le même public sur la problématique de la révision constitutionnelle. Evariste Boshab a soutenu trois principes. Primo, il n’existe pas de Constitution qui ne soit pas révisable. Secundo, il n’y aura jamais unanimité autour de la révision d’une quelconque disposition constitutionnelle. Tertio, les dispositions constitutionnelles irréformables sont d’ordre moral. Allusion faite ici aux dispositions dites verrouillées de l’article 220. Tout est jeu, tout est enjeux, tout est contexte. Autrement dit, à tout moment, on peut réviser la Constitution. En France, pour que le mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans, il y a eu débat. En 1958, sous la IVème République française, il n’était pas possible de dissoudre automatiquement le Parlement. La question a été résolue avec le retour au pouvoir du général De Gaulle qui va faire de la dissolution du Parlement une prérogative présidentielle. En RDC, la Constitution du 18 février que Boshab qualifie de «paix des braves» a plusieurs limites. Le contexte politique a changé et il faudrait tenir compte des intérêts de chaque peuple. Comme quoi, les intérêts du peuple congolais résident dans la révision profonde de la Constitution. Boshab affirme que c’est le peuple qui devrait décider en dernier ressort.
Par contre, le professeur Jacques Djoli est loin de partager ces justifications. Il fait remarquer, qu’en RDC, il ne se pose pas un problème de fonctionnement des Institutions. Celles-ci fonctionnent normalement. Dans des pays comme la France où la Constitution a été révisée, l’objectif visé n’était pas de permettre à une personne ou à un groupe d’individus de se maintenir au pouvoir. Il y avait un problème de fonctionnement des Institutions à résoudre. Jacques Djoli soutient, lui, que ceux qui cherchent à réviser la Constitution du 18 février 2006 sont préoccupés par le souci de conserver le pouvoir. C’est pour cela qu’on s’en prend à un texte qui n’est qu’un prétexte.
Inscription à :
Articles (Atom)
