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jeudi 5 septembre 2013

Le M23 prié d'arrêter "toute activité militaire" en RDC

Le M23 prié d'arrêter "toute activité militaire" en RDC

Le Monde.fr |  •Les rebelles du M23, le 30 novembre 2012.


Deux exigences ont été formulées jeudi par les chefs d'Etats de la région des Grands Lacs, à l'issue du sommet de Kampala, la capitale de l'Ouganda. D'abord, ces derniers ont sommé la rébellion congolaise du M23 d'arrêter "toute activité militaire et cesser la guerre et les menaces de renverser le gouvernement légal de République démocratique du Congo".


Ensuite, les onze chefs d'Etat présents ont exigé que les négociations entre le M23 et la République démocratique du Congo (RDC) reprenne "dans les trois jours".

Le dialogue, suspendu depuis mai, devra être "conclu dans une période maximale de quatorze jours", précise le communiqué final du sommet. Une requête à laquelle a accédée le M23. Jeudi soir, son président, Bertrand Bisimwa, a déclaré que la rébellion était "prête" à reprendre les pourparlers avec Kinshasa.


LE RWANDA ET L'OUGANDA POINTÉS DU DOIGT

Durant ces quatorze jours, "les forces belligérantes sur le terrain sont exhortées àexercer le maximum de retenue pour que les pourparlers soient rapidement conclus".
Le sommet demande également à la nouvelle "brigade d'intervention [de l'ONU] d'excercer sans relâche une pression sur le M23 et toutes les autres 'forces négatives'", terme qui désigne les groupes armés qui pullulent dans l'est de la RDC, notamment la rébellion rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Cette nouvelle brigade de l'ONU, dont le mandat est d'éradiquer les groupes rebelles actifs dans l'est de la RDC, a épaulé l'armée congolaise à la fin d'août pour déloger le M23 de Goma, capitale du Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda.


La RDC et l'ONU accusent le Rwanda de soutenir militairement le M23, mais le pays concerné dément formellement. L'Ouganda, hôte du sommet, est également soupçonné d'aider les rebelles.

C'est la septième fois depuis juillet 2012 que les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs se réunissent pour tenter de trouver une solution à la crise persistante dans l'est de la RDC, sans succès notable jusqu'ici. A chaque reprise des affrontements, le M23 et Kinshasa se renvoient systématiquement la responsabilité des combats.

Le Mlc vient de trahir le peuple kongolais


Rien de nouveau sous le soleil : les fameuses 3 heures d'entretien Bemba-Kanambe que personne ne peut indiscutablement authentifier mais qui sont malheureusement fort vraisemblables ont été ébruitées depuis un moment et le landerneau politique avisé de Léo souvent lent à la détente était au courant du coup politique que préparait Kengo avec le Mlc sans réactivité directe efficace pour commencer seulement maintenant 1 mois après...

Perso, j'en ai été informé au départ de mes vacances (cela date en fait d'un peu avant l'annonce de Kengo d'un "gouvernement d'union nationale à sortir des concertations"...) et au retour je l'ai glissé ici sans que ça entraîne le moindre commentaire : Kanambe a été acculé par la nébuleuse CI d'accepter des concertations et surtout une gouvernance les plus inclusives possibles càd incluant d'abord le Sphinx de Limete ou de ses représentants... Elle est allée jusqu'à lui demander de contacter personnellement (et de le lui proposer aussi officiellement) Ya Thsithsi... 

D'après mes info le voyage à Brazza chez Sasu qu'il a d'abord accepté devait servir à çà et lui aussi en retard d'info ou de façon tactique a du se raviser dans la nuit en comprenant mieux "l'embrouille"...
Le voyage de Kamerhe vers les chancelleries extérieures serait aussi en partie motivé pour expliquer le danger du guet-à-pans des concertations telles qu'elles sont prévues !
Entre-temps Kengo a carte blanche de l'extérieur et du pouvoir pour piloter l'entreprise à sa guise... La réussira-t-elle jusqu'au bout ? Ce n'est pas certain...

Tshisekedi a-t-il eu raison ou pas  de persister sur son niet absolu surtout en ne rendant pas compte de son attitude à la population comme à son habitude malgré ces derniers développements ? Perso pour éviter une vaine polémique, je répondrai à ça peut-être à l'issue de ces concertations ou lorsqu'elles auront commencé !
Toujours est-il que de mon humble avis tous ceux qui sont contre leur format actuel doivent se liguer de les empêcher si possible, dans tous les cas les faire capoter car leur succès et celui à l'Est offriraient une miraculeuse béquille à Kanambe qu'il ne mérite pas et dangereuse pour la suite !

Quant au Mlc je ne sais pas s'il a fait plus de coups bas que les autres mais s'il profite des distractions des autres c'est ces derniers qu'il faut blâmer d'être distraits, attentistes, peu réactifs...
Plus sérieusement, loin de moi la moindre conviction et quelque intérêt à défendre le Mlc; pour moi comme d'autres partis il a commis des bêtises et en commettra d'autres et en payera ici là le prix; ce n'est donc pas le problème...
En revanche, j'ai cessé depuis longtemps de prendre la politique pour un couvent de bonnes sœurs : c'est même l'effrayante scène de calculs, rivalités, ambitions des Hommes; à gauche, à droite comme au centre, au Nord comme au Sud, chez les croyants comme les mécréants se déroulent souvent les compétitions les plus hardies sinon déloyales et des actes parfois défendus à l'honnête conscience d"un chacun pour qui veut faire de la politique et non de bonnes œuvres idéalistes....
Bien sûr il reste des politiciens plus honnêtes que d'autres, bien sûr la fin ne peut justifier tous les moyens, bien sûr il y'a des actes à condamner sans fioritures... Est-ce le Mlc est dans ce cas aujourd'hui dans ce cas ? C'est possible mais soit il faut attendre le résultat final pour le pays de leur aventure soit ils ont d'ores et déjà perdu les faveurs du peuple; c'est alors leur lourde sanction plutôt que des jugements moralisants souvent inadaptés en politique !
Voilà !







Blablabla ou plutôt bonnes intentions pieuses ?!?
Qui peut ne pas approuver les paroles ci-dessus !
Néanmoins soyons peut-être plus réalistes pour que la caravane qui broie ne continue pas toujours à nous passer dessus tandis que nous aboyons...
Comment faisons-nous pour rendre ces concertations nulles et nous organiser un réel "dialogue national" par la suite ?


Ndo,correspondance particulière

"Joseph Kabila", un président aphone




"Joseph Kabila"


Depuis une semaine, des combats sanglants opposent l’armée congolaise aux rebelles du M23 aux environs de Goma. Un médecin a fait état de "lourdes pertes" de part et d’autre. En l’espace de 72 heures, plusieurs obus sont tombés sur cette ville tuant plusieurs civils et blessant tant d’autres.

Samedi 24 août, des Gomatraciens "fatigués" par les "atermoiements" des forces onusiennes, face au M23, sont allés manifester devant les installations de la Monusco au quartier Birere. Des coups de feu sont tirés. Bilan : deux morts. Qui a tiré? Pourquoi? Les protestataires accusent les casques bleus. Ceux-ci démentent. Une enquête sera ouverte incessamment.

Pendant que le sang des enfants de ce pays coule, "Joseph Kabila" reste non seulement invisible mais surtout aphone. Où se trouve-t-il? Que fait-il? L’homme ignore manifestement les devoirs de sa charge. Il voyage. Sous d’autres cieux, le chef de l’Etat aurait fait un bref message à la Nation non seulement pour exprimer la "compassion nationale" aux familles des victimes mais aussi pour rassurer la population sur les dispositions prises par les pouvoirs publics pour mieux garantir la sécurité des personnes et des biens. Rien!

Point n’est besoin de rappeler qu’après le déclenchement de la mutinerie des éléments des FARDC étiquetés "CNDP" en avril 2012, le "raïs" aura attendu deux mois avant d’exercer le ministère de la parole à travers un entretien accordé le 28 juin de cette année à un quatuor de journalistes kinois triés sur le volet. Et pourtant, le pays se trouvait à l’aube d’une grave crise. Gouverner ne consiste-t-il pas à résoudre des problèmes?

Cela fait bientôt treize ans que "Joseph Kabila" se trouve à la tête de ce pays. L’homme donne l’impression d’éviter - de fuir? - tout contact avec ses administrés. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le "raïs" préfère se murer dans son mutisme devenu légendaire. Les réunions du Conseil des ministres sont rarissimes. Ne parlons pas non plus des conférences presse périodiques.

Au lieu d’assumer sa charge, l’homme se balade. Lorsqu’il n’est pas dans un avion, on le voit au volant de son véhicule 4x4. Il passe le clair de son temps à s’occuper des activités frivoles. Pour lui, le pouvoir d’Etat cesse d’être un service à rendre à la Collectivité pour se limiter aux privilèges et plaisirs qui s’y rattachent.

Incapable de "présider" effectivement le pays, "Joseph Kabila" a mis en place un système répressif pour faire taire voire éliminer physiquement ses contradicteurs. Pire, des magistrats inféodés au pouvoir ont érigé toute stigmatisation de la mauvaise gouvernance ambiante en crime d’"offense au chef de l’Etat". Le "raïs" qui intervient - en lieu et place du gouvernement - dans tous les domaines de la vie nationale est ainsi "exonéré" de l’obligation de rendre compte.

Dilettante, "Joseph Kabila" est également un carriériste. Il brûle d’ambition. L’ambition de demeurer Calife à la place du Calife. Pour quoi faire? Les Congolais ne cachent plus un ras-le-bol certain d’être dirigé un Président évanescent. Muet. Un Président de pacotille, dénué de sens de responsabilité et de l’intérêt général.

Les Congolais en ont marre d’un Président impotent, sectaire, inapte de jouer son rôle d’"arbitre suprême" autant que de garantir "un fonctionnement régulier des pouvoirs publics". Les Congolais ont besoin d’un Président capable de promouvoir le progrès et la paix civile aux quatre coins du pays.

En treize années de pouvoir, "Joseph Kabila" n’a pu réaliser qu’un seul "haut fait" : il a restauré l’autoritarisme que les Zaïrois d’alors avaient vomi bruyamment lors des consultations nationales initiées début 1990 par le maréchal Mobutu et lors des travaux de la Conférence nationale souveraine. La violence, l’arbitraire et la corruption constituent pour lui un "projet politique" autant que les piliers de son "système". Un système aux contours maffieux qui considère le pouvoir plus comme un butin de guerre qu’un service pour le bien commun.


Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013

Faut-il hâter la fin du règne de Joseph Kabila ?




Bamba-di-Lelo


Accélérer la fin de règne de Joseph Kabila, aujourd’hui, en République Démocratique du Congo, s’impose comme un impératif majeur et une nécessité absolue pour mettre fin au chaos ambiant que vit ce beau et grand pays, depuis plus d’une décennie.

Cela ne peut être possible qu’en suscitant la mise en place d’une légitimité qui s’inspirerait des résultats réels issus des élections du 28 novembre 2011, dans lesquelles Etienne Tshisekedi fut élu par la majorité des Congolais, président de la République. Alternance que tout le monde souhaitait, car Joseph Kabila par sa seule présence montre, comme on le dit si souvent que le poisson pourrit par la tête.

En effet, ce président autoproclamé incarne le calvaire et cristallise aujourd’hui toutes les frustrations du peuple congolais. Et le peuple congolais, hormis les opportunistes et les opposants alimentaires, sont mal à l’aise de se retrouver en face d’un président de la République qui trône à la tête de l’Etat congolais depuis 2001, tout en restant retranché, aphone et incompréhensible. Bref, il ne communique jamais avec son peuple, sauf bien entendu avec le ministre des Médias, qui accomplit très maladroitement cette mission.

A la question de savoir quand prendra fin cette souffrance du peuple congolais, s’ajoute cette autre pertinente question, comment cela va-t-il se faire ? Et/ou par quelle magie extirper, du pied du Congolais, l’épine que constitue Joseph Kabila, qui l’empêche de se tenir debout pour bien marcher et mieux vivre ? Il n’y a pas de solutions magiques à ce problème crucial : c’est par la voie démocratique et légale seule qu’il faut chasser Joseph Kabila, car c’est la voie qui satisfait notre option fondamentale de la démocratie. Mais malheureusement, le bât qui blesse, et qui affaiblit considérablement et durablement le peuple congolais, est la présence d’une classe politique qui cède facilement aux sirènes de la corruption et de la trahison, pour se remplir ensuite les poches égoïstement ! C’est là l’erreur fatale par laquelle sont entrés dans notre maison Congo, tous les prédateurs d’aujourd’hui.

Les deux dernières élections présidentielles et législatives en sont la plus belle page d’illustration. Joseph Kabila n’aurait jamais été déclaré président de la R.D.C. s’il n’y avait pas eu des complices congolais, cupides et sans scrupule, qui ont ouvert la porte de la bergerie à des loups et des rapaces venus de loin ! Ils sont tous repus sans doute après leurs forfaits répétés, mais la question avait été posée à Caïn, traîtres congolais, qu’avez-vous fait et que faites-vous du sang de vos frères ignominieusement versé à l’est du pays et ailleurs à travers la République ?

Ainsi, pour abattre la pieuvre, le monstre marin qu’est aujourd’hui Joseph Kabila et ses mentors rwandais, il est impérieux d’interpeler le parlement congolais, le sénat, la magistrature dont la Cour suprême de justice ! Chaque organe, jouant son rôle devrait en l’espèce, ouvrir un dossier à charge de Joseph Kabila, menant jusqu’à sa destitution pour haute trahison et mauvaise gestion des ressources du sol et sous-sol de la République.

L’organe de la loi doit se ressaisir et s’illustrer par sa propre sentence : Dura lex, sed lex ! La loi est dure, mais c’est la loi ! Celle-ci doit être appliquée diligemment et sans plus d’atermoiement, à l’endroit de Joseph Kabila et de toute sa clique, qui s’est occupée à détruire la nation et son unité.

Le politique, c’est avoir le courage d’affronter le réel. Ceci étant, la mobilisation de toutes les forces vives s’avère indispensable : la société civile, la jeunesse et les partis politiques, en grand nombre, mais inutiles, doivent se regrouper autour de certains axes qui permettront au pays de se libérer de l’entrave de ses prédateurs. Ces derniers utilisent même certaines églises du réveil pour endormir le peuple. Un peuple congolais qui meurt de faim sur la terre des hommes, mais espérant mieux vivre dans l’au-delà, sans doute au ciel, bref dans un monde d’illusion !

Et pourtant, bâtir ensemble un pays solidaire reste une urgence qui s’impose à tous et à toutes, aux anciens comme aux plus jeunes, aux institutions comme aux entreprises. Les syndicats et les partis politiques doivent mettre en marche des actions de désobéissances civiles. Le comportement de défaitisme des Congolais est pour le moins étrange aujourd’hui. Hier, pourtant, nous avions un pays aux citoyens jaloux de leur dignité et de leur liberté.

Avec l’avènement de Joseph Kabila, des députés de l’opposition sont injustement arrêtés et accusés pour des motifs imaginaires et le parlement
reste inactif et même la magistrature ne joue souvent que le rôle de
«souffleur» comme dans une mise en scène d’une pièce de théâtre. D’où l’évidence d’un manque manifeste de solidarité et de lutte pour soutenir nos compatriotes congolais injustement mis aux arrêts par des vampires sans moral.

Malgré le ridicule, il est à noter qu’un peuple qui abandonne la lutte pour sa dignité et sa liberté se condamne à la mort. Le temps de la résignation silencieuse doit faire place au temps d’une véritable prise en main de notre destin par une lutte morale et spirituelle, par la défense de nos valeurs existentielles. Par un acte solidaire d’un sursaut national et patriotique, la justice et le parlement, appuyé par la société civile et les Eglises combattantes de la liberté et de la dignité de notre peuple doivent maintenant déclarer Joseph Kabila un danger public, n’ayant aucune vision pour le Congo, et incapable de conduire la nation et le peuple congolais vers des lendemains et des horizons meilleurs, incapable d’ouvrir des perspectives heureuses pour le Congo de demain !

On nous parle des concertations nationales aujourd’hui. C’est encore un signe qu’on tend refuser de prendre à bras le corps le problème du Congo qui attend pourtant une solution radicale et définitive, sur la base de principes démocratiques. Ces concertations dites «nationales» n’en sont point du tout. Le pouvoir va se concerter avec qui et pour quelle finalité ? Ici, l’opposition a été jugulée. La démocratie authentique exigerait d’abord qu’on définisse le bien-fondé d’une telle décision prise pour l’intérêt de la Nation. Or, les concertations annoncées le 4 septembre n’ont pour but que de maintenir indéfiniment au pouvoir Joseph Kabila contre la volonté du peuple congolais. Un gouvernement d’union nationale ne peut être envisagé dans le contexte actuel où il y a crise de confiance entre le peuple et ses dirigeants. La solution idéale serait d’écarter d’abord Joseph Kabila qui a ruiné le pays, pendant 12 ans qu’il a passés au sommet de l’Etat. Lui empiler au-delà de 2016 des années supplémentaires pour qu’il puisse se représenter en 2018, est sadique, une injure à notre peuple. Son éviction de la Présidence de la R.D.Congo doit être notre leitmotiv à tous.

Voilà donc, la victoire que le peuple congolais attend maintenant de célébrer avec tous ses fils et filles, du nord au sud, de l’est à l’ouest du pays.

Bamba-di-Lelo,

Docteur en sciences politiques de l’UCL,

Analyste des questions politiques du Congo.

jbadil@hotmail.be

© Congoindépendant 2003-2013

La rébellion du M23 "prête" à reprendre les négociations avec Kinshasa

La rébellion du M23 "prête" à reprendre les négociations avec Kinshasa


La rébellion du M23 "prête" à reprendre les négociations avec Kinshasa
© AFP

La rébellion du M23 a assuré jeudi être "prête" à reprendre "immédiatement" les négociations avec Kinshasa, conformément à la demande formulée par les chefs d'État des Grands Lacs à l'issue d'un sommet à Kampala.

Par FRANCE 24  

 
La rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) est "prête" à reprendre les pourparlers avec Kinshasa, interrompus depuis le mois de mai, a déclaré à l'AFP jeudi 5 septembre son président, Bertrand Bisimwa. "Notre délégation est déjà sur place à Kampala [où se tient le sommet des chefs d'État des Grands Lacs, NDLR]. Elle est prête à négocier avec Kinshasa immédiatement, dès que la demande aura été transmise par le médiateur", le président ougandais Yoweri Museveni, a déclaré Bertrand Bisimwa,.
Plus tôt dans la journée, les chefs d'État des Grands Lacs, réunis en sommet à Kampala, avaient exigé que la rébellion congolaise cesse "toute activité militaire" et que ses négociations avec Kinshasa reprennent "dans les trois jours".
Ces négociations devront être "conclues dans une période maximum de 14 jours", selon le communiqué final du sommet, adopté par les 11 chefs d'État de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ou leurs représentants. Durant ces 14 jours, "les forces belligérantes sur le terrain sont exhortées à exercer le maximum de retenue pour que les pourparlers soient rapidement conclus", selon le texte.
Septième rencontre depuis juillet 2012
Le sommet de la CIRGL invite également la nouvelle "brigade d'intervention [de l'ONU] à exercer sans relâche une pression sur le M23 et toutes les autres ‘forces négatives’", terme qui désigne les groupes armés qui pullulent dans l'est de la RDC, notamment la rébellion rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Cette nouvelle brigade, récemment déployée avec pour mandat d'éradiquer les groupes rebelles actifs dans l'est instable de la RDC, a épaulé l'armée congolaise fin août dans son offensive pour déloger le M23 des abords de Goma. L'opération a repoussé les rebelles à une trentaine de kilomètres de la capitale de la province minière du Nord-Kivu, dont ils s'étaient emparés une dizaine de jours fin novembre 2012.
Le M23 s'était retiré de Goma en échange de négociations avec Kinshasa. Ouvertes en décembre à Kampala, elles ont été suspendues cinq mois plus tard, sans avancée notable.
C'est la septième fois depuis juillet 2012 que les chefs d'État de la CIRGL (Angola, Burundi, Centrafrique, Congo, RDC, Kenya, Rwanda, Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie) se réunissent pour tenter de trouver une solution à la crise persistante dans l'est de la RDC, sans succès notable jusqu'ici.

Bemba-Kabila 3 heures d’entretien : Comment son rapport à l’argent a perdu Jean Pierre Bemba

Bemba-Kabila 3 heures d’entretien : Comment son rapport à l’argent a perdu Jean Pierre Bemba

Presidential candidates Joseph Kabila (L


La rédaction de “CONGONEWS” a mis des jours à percer le secret. Au terme de plusieurs recoupements entre proches bembistes et le Palais de la nation, il est certifié, aujourd’hui, avec une totale certitude que Jean-Pierre Bemba a dissimilé à ses lieutenants un entretien téléphonique de trois heures qu’il a eu avec Joseph Kabila. Le prévenu de la CPI qui parle avec celui qui est présenté comme son bourreau -en tout cas le metteur en scène de l’acte d’accusation monté en complicité avec François Bozizé, depuis Bangui- cela dépasse tout entendement. Certes qu’en politique, il n’y a pas d’inimitié éternelle mais que Bemba se laisse aller au syndrome de Stockholm -se prendre de la sympathie pour son bourreau- à la veille des Concertations nationales n’est pas à dissocier au soudain et inattendu revirement du MLC qui a cédé sur les tous les préalables dont il s’était pourtant fait l’ardent défenseur jusqu’à la clôture du Conclave de l’opposition, à la 15ème rue Limete industriel. Nul doute que le chairman a dû négocier pour qu’il trouve de l’intérêt à parler avec Kabila pendant de si longues heures. La question est de savoir pour quelle dividende dans l’immédiat ou pour quelle promesse en contrepartie? L’argent et/ou la perspective d’une vice-Primature pour le MLC dans le gouvernement d’union nationale annoncé! Pour qui connaît Bemba -son côté très vénal décrié même chez ses propres proches- rien n’est à exclure. Par le passé, il a fait pire. Il était allé jusqu’à négocier avec le même Kabila pour devenir son Premier ministre après l’élection présidentielle de 2006.


José Makila l’a appris, plus tard, à l’aéroport de Zaventem, à Bruxelles, au hasard d’une rencontre avec Louis Michel.
C’est un Louis Michel hors de lui qui lance à l’ancien bras droit de Bemba de transmettre à son chef que c’est la dernière fois, la dernière fois qu’il lui demande un service à lui Louis Michel. Et l’ancien ministre des Affaires étrangères belge de rapporter à Makila qu’au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, Bemba l’a sollicité pour une médiation avec Kabila, formulant le voeu qu’il était prêt à accepter de prendre la direction du gouvernement. Kabila avait dit oui sans hésiter mais à une condition, que Bemba assiste à son investiture pour lui donner la preuve de sa disposition -loyauté- à travailler avec lui. Avec une opinion publique qu’il avait chauffé lui-même à blanc contre le régime, Bemba l’a pris pour un coupe-gorge. A partir de ce jour là, il n’a plus jamais pris Louis Michel au téléphone. Lorsque Makila ébruite l’affaire, il est excedé des attaques sur sa dissidence du MLC et ne demande qu’à ce que les autres lui expliquent comment rester loyal à un chef passé maître dans l’art du double jeu. L’ex-inspecteur général du MLC s’est senti d’autant trahi qu’il était le tenant de la ligne dure et qu’il avait la nette impression de partager la même position avec Bemba pendant toute la période de vive tention jusqu’aux derniers affrontements entre les forces gouvernementales et la garde rapprochée de l’ex-seigneur de guerre de Gemena. Des risques pris pour rien pendant que le chef faisait des gosses dans le dos à tous. Du typiquement Bemba comme dans l’ouvrage d’Albert Camus intitulé “Les mains sales”. Delly Sesanga et Thomas Luhaka en savent aussi quelque chose. A trois avec le même Makila, ils sont reçus, quelque temps avant le déclenchement des hostilités post-élections, au Palais de la nation par un Joseph Kabila visiblement décidé à faire la paix avec Bemba. Celui-ci leur fait part de son souci d’éviter la guerre. A la fin de l’audience, aparté avec Makila à qui Kabila demande de porter à Bemba son intention de lui rendre visite le lendemain, à la résidence du vice-Président de la République, au bord du fleuve. Makila en parle à ses deux compagnons et le trio se met en route pour aller rendre compte à qui de droit. Le jour dit, tous les trois sont là en costume-cravatte à neuf heures comme convenu la veille.



Quelle sera leur surprise que Bemba sorte de ses appartements pour une poignée de mains timide avant de les congédier avec promesse de les revoir à dix-sept heures. Des intérêts personnels à mettre en avant, avant toute autre considération ont fait que Bemba n’a pas voulu s’embarrasser de la moindre présence d’un seul proche. Pourtant, il pouvait bien, quitte à demander aux autres de les laisser seul à seul après les mises en train protocolaires. Là-dessus, Kabila lui a donné une belle leçon avec un déplacement effectué en compagnie de Vital Kamerhe et Marcelin Cissambo. Bemba a un destin -un grand destin- mais ce sont ses rapports avec l’argent qui le perdent à chaque fois. Comme en 2003 quand il renonce à la rébellion pour siéger dans le 1+4. D’emblée, les Kinois dans leur majorité jettent leur dévolu sur lui. Il est le seul de l’espace présidentiel dont ils se sentent proches en raison de son passé aux côtés de Mobutu, outre que son discours anti-Kabila virulent compense l’absence d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Plutôt que de capitaliser, Bemba joue à se rapprocher de Kabila pour assouvir sa soif quasi inextinguible d’enrichissement personnel. Jules Mutebusi et Laurent Nkunda prennent Bukavu, il est le premier à monter au créneau.
Pas désintéressée du tout l’attitude de Bemba qui obtient de Kabila d’assurer toutes les rotations aériennes avec les avions de sa compagnie personnelle basée à Kampala. Les renforts envoyés sur place sont également de sa branche armée ALC. Des millions de dollars sont débloqués pour les équiper mais ces “guerriers” partiront de Gemena à Bukavu en guenilles avec des bottillons bons pour un musée des anciens combattants de la Deuxième guerre mondiale. L’argent que l’argent. Patron de l’Ecofin, la puissante commission où se décide le plan de trésorerie, aucune affaire ne peut passer sans Bemba.
Lorsqu’il en découvre une juteuse qui vient d’en haut, il a toute la latitude de s’imposer pour drainer une part du marché vers ses entreprises à lui, fictives ou réelles. Le seul verrou qui lui résiste s’appelle Marco Banguli, ministre des Finances 1+4.


En tant que tel, il lui revient le dernier mot dans la chaîne de dépenses. Il se fait que Banguli a, délibérément, la main lourde pour ordonnancer les paiements en faveur de Bemba. Ce dernier en avait tellement marre d’accumuler des créances en souffrance qu’il profite, un jour, de l’absence de Banguli en mission pour instruire le vice-ministre MLC Denis Kashoba de tout libérer avant le retour de son titulaire. Hélas, Banguli avait pris la précaution d’enfermer le cachet sec dans son bureau et son dircab jusqu’à ses conseillers instruits de ne remettre les pieds dans l’immeuble en verre qu’une fois l’argentier de la République revenu. Pour contourner le dispositif Banguli, Bemba imagina la plus barbare des idées d’envoyer Kashoba aller directement liquider tous les paiements à partir du serveur central à la DTO -Direction de la trésorerie et de l’ordonnancement. Au passage, Kashoba s’est octroyé personnellement un véritable butin de guerre avec lequel il a bâti un empire immobilier, notamment dans le quartier GB. Kabila qui avait compris la faiblesse de son adversaire dès le départ le laisse trop embrasser pour mal étreindre. Si bien que lorsque Tshisekedi menace, en 2005, le régime avec son fameux “Tout s’arrête le 30 juin”, à la place du maître de l’espace présidentiel Kabila, c’est Bemba qui prend le devant pour promettre le pire à ceux qui oseront descendre dans la rue. Heureusement qu’ils ont la mémoire courte ces Kinois qui ont offert un triomphe sans pareil à Bemba pour la clôture de sa campagne électorale. Mémoire courte ou plutôt l’anti-kabilisme légendaire de la capitale qui a entraîné une adhésion spontanée en faveur de celui qui était perçu comme le plus à même de combattre Joseph Kabila, à défaut de Tshisekedi résolument engagé dans un boycott comme aujourd’hui. Moralité: entre Kabila et Bemba, ça a été un peu comme la cigale et la fourmi. “La cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvu quand la buse fut venue”, narre La Fontaine. Bemba ayant passé tout le mandat à imaginer des montages financiers à son propre profit n’eut pas le temps d’inverser la vapeur quand il a enfin compris qu’il pouvait battre Kabila.
Le schéma était bouclé depuis. Il eut montré sa ferveur de 2006 dès le départ, sitôt la transition engagée, que les choses auraient peut-être pris une autre tournure.


PAUL MULAND


http://www.voiceofcongo.net/bemba-kabila-3-heures-dentretien-comment-son-rapport-a-largent-a-perdu-jean-pierre-bemba