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SACREBOPOL

mercredi 9 novembre 2011

Lettre ouverte au Pasteur Ngoy Mulunda

Il me semble que l'approche de Monsieur LUVEFU est pertinente et crédible. Cette démarche crédibilisera le bureau qui nous semble rouler pour un camp contre l'autre. Si réellement le pasteur Président de la CENI veut jouer le rôle de l'église au milieu du village, il a intérêt à suivre le conseil de cet expert et un jour, l'histoire de ce pays parlera positivement de lui et son équipe. Il va de la transparence et du crédit des élections dont lui même et les membres de son bureau parlent tant. A bon entendeur salut.

Antoine Mesa, Kinshasa



Kinshasa, le 07 novembre 2011

Au Révérend Pasteur Docteur Daniel Ngoy Mulunda
Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)
Kinshasa Gombe.

Objet : site internet de la CENI

Monsieur le Président,

En vue de concrétiser davantage en actes le credo de la CENI pour des élections transparentes, nous vous proposons de rendre publique sur le site web électoral de la RDCONGO les données suivantes :

-la liste des sites d’enrôlement avec adresse complète ;
-les enrôlés par site avec les détails d’identification;
-la liste des sites de vote avec adresse complète ;
-la liste des électeurs par site avec lesdétails d’identification ;
-la liste, par site, des électeurs après vote ;
-la répartition des sièges par circonscription électorale;
-la liste définitive des candidats par circonscription électorale ;
-les résultats de vote par bureau, site et circonscription
électorale ;(dès réception par VSAT)
-la liste des partis politiques avec les détails
d’identification :date d’agrément, adresse, identité du Président,…

Par ailleurs, nous vous suggérons de disponibiliser une version en Excel de ces données pour des Partis Politiques ou autres organismes de la Société Civile voulant effectuer des taches appropriées de validation des résultats du processus électoral.

Monsieur le Président, nous pensons que cette transparence renforcera la confiance au processus électoral en cours et contribuera à l’acceptation des résultats des votes.

Permettez-nous de terminer en nous inspirant de la Bible pour affirmer : Ce ne sont pas les Congolais qui crient élections transparentes, démocratiques et apaisées qui entreront dans le Royaume des Cieux mais plutôt ceux qui agissent concrètement pour cela.


Pierre LUVEFU MOKAWA MAKALA
Analyste Informaticien Indépendant
     099822670 ;0899867841 ;0817051832 

mardi 8 novembre 2011

SUITE A SA CAMPAGNE ELECTORALE DEMAGOGIQUE ET TRUFFEE DE MENSONGES GROSSIERS :

Le gouverneur sortant de la ville-province de Kinshasa doit son salut à l'intervention musclée de la police de proximité. 
André Kimbuta Yango, gouverneur de Kinshasa et candidat de son parti à la députation nationale dans la circonscription électorale de la Tshangu, a frôlé la mort jeudi de la semaine écoulée à Masina BKTF ! 

Pour la petite histoire qui ne cesse d'être racontée avec délectation dans les ménages de ce coins chauds de la capitale, l'insouciant baron du régime Kabiliste battait campagne pour le compte de son patron et pour le sien propre sans se douter le moins du morde de ce qui allait lui arriver par la suite.

A un moment donné, l'homme avait perdu le fil conducteur des idées qu'il voulait développer devant l'assistance à son meeting. Piqué par on ne sait trop quelle méchante mouche, l'imprévisible gouverneur s'est lancé dans une dangereuse diatribe en lingala en disant : « Soki bo voter ngai na députation nationale pe Raïs n°3 na présidence, tokotonga Tshangu ekokoma lokola mikili ! ».

Cela se traduirait à peu près de la manière suivante : « Si vous m'élisez à la députation nationale et mon patron Joseph Kabila à la présidence pour un second mandat électif, nous ferons de votre Tshangu, une ville moderne qui n'enviera en rien aux villes européennes de Paris et Bruxelles » !

Kimbuta avait lancé ce grossier mensonge sans évaluer au préalable le niveau de l'aversion que- la population a développé à son endroit tout au long du mandat de cinq ans qu'il vient de passer à la tête de la ville-province de Kinshasa sans la débarrasser des montagnes d'immondices qui jonchent ça et là, voire à la porte même de sa propre résidence (pouah)!

Et que dire du district de la Tshangu que le gouverneur André Kimbuta Yango avait transformé en loque au cours de son mandat raté pour essuyer les bords sales du cabinet de ses nombreux domestiques ? 

Ayant interprété les propos du gouverneur comme une insulte grossière à leur endroit, la population de Tshangu s'est ruée sur ce dernier pour lui faire payer cher son impolitesse ceci, en attendant de voter contre lui le 28 novembre prochain!

Lorsque la population se mettait à soulever André Kimbuta Yango et à lui porter des coups dans les flancs, la police de proximité s'est mise rapidement en mouvement pour essayer de le tirer des griffes qui le tenaient fortement par la gorge, rapportent des témoins oculaires!

Fort heureusement pour le gouverneur impopulaire de Kinshasa, car il restait de peu ce jour-là que son lynchage se terminât sur une note dramatique.

Comme on peut le constater, André Kimbuta l'a échappé belle mais ce qui lui est arrivé dernièrement à Masina servira d'exemple pendant longtemps à ceux des responsables politiques qui croient pouvoir faire des besoins de la population le cadet de leur souci sans courir aucun risque.

En attendant de reprendre la ronde des places publiques de Kinshasa pour poursuivre la campagne électorale de son patron et de la sienne propre, le gouverneur abhorré de la capitale doit passer quelques jours de massages intensifs dans un centre de traitement appropriés de la place. Mais, on pense généralement qu'il fera cela désormais en choisissant soigneusement où et comment poser ses pieds. Le contraire surprendrait d'autant plus que le samedi 4 novembre 2011, à Masina Petro-Congo, précisément au dancing bar« Deux paillotes», il a fallu mettre le feu au poudres, en déboursant 10.000 USD pour acheter la conscience de gens venus l'écouter. Comble de malheur, son homme de main, Henri Itoka, à qui il remettra le magot pour dispatcher, s'est  dérobé de ses responsabilités en se déchargeant sur un plus petit que soi, un certain Michigan pour cette besogne. L'homme ne s'est pas fait prier pour ponctionner cet argent, ne remettant que des miettes à la foule qui se serait offert un réel plaisir de saccager le dancing- bar, n'eût été la présence de la police venue à la rescousse. Une scène presqu'analogue s'est produite dans la même commune et le même jour, sur la route de Saint Barthelemy (Masina Mapela), à la seule différence que les 5.000 USD offerts par le candidat Kimbuta aux applaudisseurs et laissés entre les bonnes mains d'un certain Papa Dalas, ont pris une destination inconnue. Imaginez la colère de la foule.

 Roger Makangila 

lundi 7 novembre 2011

RDC: nouveaux heurts à Lubumbashi entre opposition et parti de la majorité


RDC: nouveaux heurts à Lubumbashi entre opposition et parti de la majorité
RDC: nouveaux heurts à Lubumbashi entre opposition et parti de la majorité© AFP
















Des heurts ont éclaté lundi à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, entre partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, opposition) et ceux du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir), a constaté l'AFP.
Les partisans des deux camps se jetaient des pierres et une partie de la ville était paralysée, selon un correspondant de l'AFP.
Samedi une quinzaine de membres de l'UDPS et de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti allié à la majorité présidentielle, avaient été blessés dans des affrontements liés à la campagne électorale pour la présidentielle et les législatives du 28 novembre.
Le calme était revenu dimanche dans la capitale de la province du Katanga, mais la ville s'est retouvée à nouveau sous tension lundi dans la matinée.
Des commerces ont eu les vitres brisées, des banques ont fermé, un véhicule avec des vivres a été pillé, et des passants ont été dévalisés.
Les habitants cherchaient à rentrer chez eux, selon le correspondant de l'AFP.
Les partisans de l'UDPS ont placé des troncs d'arbre sur la route aux alentours du siège du parti pour en bloquer les accès.
Opposant historique et leader de l'UDPS, Etienne Tshisekedi est l'un des 11 candidats à la présidentielle, tout comme le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila.
Dimanche soir, l'UDPS avait condamné les incidents de samedi en dénonçant "la volonté du candidat Kabila de provoquer des troubles pour perturber le déroulement du processus électoral".
L'Unafec est dirigée par Gabriel Kyungu, président de l'assemblée provinciale du Katanga.
L'ONG Human Rights Watch a relevé fin octobre que M. Kyungu avait ces derniers mois "fréquemment employé un langage agressif et provocateur" contre les personnes originaires de la province voisine du Kasai Oriental, terre natale d'Etienne Tshisekedi


dimanche 6 novembre 2011

Dérives électorales :

 La police a-t-elle choisi son camp ?


Jean de Dieu Oleko, Inspecteur provincial de la police à Kinshasa.

La campagne électorale pour la présidentielle du 28 novembre prochain a enregistré hier mercredi 02 novembre son énième bavure. Cette fois-ci, les « belligérants » ne se recrutaient pas parmi les partisans des candidats à la magistrature suprême. C’est plutôt la police qui s’est affichée sur la Place Victoire, au quartier Matonge, dans la commune de Kalamu, comme protectrice des intérêts du candidat Joseph Kabila.

L’attitude de la police est d’autant surprenante que le périmètre querellé avec les combattants de l’UDPS est une place publique ouverte à tous les candidats, si l’on s’en tient aux dispositions de la Loi Electorale, du Code de bonne conduite de la CENI et de la Directive du CSAC réglementant le déploiement des calicots, pancartes, panneaux, portraits, posters. On aurait pu comprendre que l’obstruction à l’installation du panneau du portrait d’Etienne Tshisekedi provienne des «Pomba », «Kuluna» et « Shegue » du PPRD ou d’un autre parti de la Majorité Présidentielle, dans un environnement électoral dominé par l’intolérance politique.

Mais que des éléments de la Police Nationale Congolaise, censés travailler sous le sceau de l’apolitisme, et de la neutralité, particulièrement en cette période sensible du marketing des candidats en direction de l’électorat, s’illustrent dans des actes de nature à empêcher certains d’entre eux de battre campagne, il y a d quoi s’inquiéter sérieusement. Ces craintes sont d’autant fondées que c’est à la police que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) a donné mission de sécuriser les prétendants à la présidentielle, en les dotant chacun de 25 éléments.

Quel est ce présidentiable qui aurait encore confiance en des policiers ayant interdit, sans raison plausible, l’installation de son portrait dans un carrefour, le passage de sa caravane publicitaire sur une voie publique, la distribution des dépliants contenant son projet de société ? La police congolaise a-t-elle déjà choisi son camp? De nombreux observateurs n’hésitent pas à répondre par l’affirmative. On ne serait pas étonné, à cette allure, de voir un policier monter au créneau pour prendre part au débat politique sur un plateau de télévision ou passer à l’antenne d’une radio pour contredire un candidat.

En tout cas, l’attitude partisane des membres de ce corps ayant en charge la sécurité des candidats et des électeurs, au regard de l’incident d’hier à la Place Victoire et d’autres bavures déjà enregistrées en périodes préélectorale et électorale, est perçue comme un cinglant démenti aux assurances données par le ministre de l’Intérieur, son collègue des Affaires Etrangères ainsi que le président de la CENI aux partis politiques, aux ambassadeurs ainsi qu’à diverses personnalités et structures étrangères intéressés par le processus électoral congolais.

La promesse d’organiser des élections libres, transparentes, indépendantes et apaisées est chaque jour sujette à caution à cause, notamment, de l’instrumentalisation de la police par des décideurs politiques ayant la double casquette de gestionnaires de la chose publique et de candidats aux mandats électifs. La situation des policiers congolais exige d’être clarifiée par leur hiérarchie, afin que les candidats dépourvus d’imperium sachent sur quel pied danser.

La République Démocratique du Congo serait-elle rentrée à l’époque du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution), qui revendiquait avec arrogance et suffisance le statut de Parti-Etat?

Les nostalgiques de la triste époque du monopartisme se souviennent que l’émergence d’une candidature parallèle à celle, unique, du « Président- Fondateur », du «Timonier », du « Guide éclairé » et du « Père de la Nation », du « Bâtisseur », du « Pacificateur »... était assimilée à un crime de lèse-majesté. Un des rares ex-Zaïrois à avoir osé se présenter à là présidentielle contre le Maréchal Mobutu, nous avons cité le premier sociologue Ngoma Ngambu d’heureuse mémoire, en avait eu pour son compte. Sa carrière professorale en avait pâti jusqu’à son départ à la retraite. La RDC de 2011 serait-elle sur les traces du Zaïre des années ‘70 et ‘80?

In Le Phare 03.11.2011 
© Congoindépendant 2003-2011

RDC: violences et tensions à trois semaines de l'élection


  • Images

    Les tensions montent encore d'un cran au Congo. (illu)
    Les tensions montent encore d'un cran au Congo. (illu)
    Plusieurs personnes ont été blessées samedi dans des affrontements entre partisans de partis politiques rivaux survenus à Lubumbashi, le chef-lieu de la province du Katanga, à trois semaines des élections présidentielle et législatives du 28 novembre. L'opposition, fortement divisée, pourrait être condamnée à la défaite.
    Les militants de l'Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec, un petit parti allié à la Majorité présidentielle soutenant le président sortant Joseph Kabila) et ceux de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) de l'opposant Etienne Tshisekedi se sont affrontés samedi matin lors du lancement de la campagne électorale de l'UDPS dans cette ville, la seconde du pays en taille.
    Des témoins cités par Radio Okapi, parrainée par l'ONU, ont fait état de plusieurs personnes blessées et d'importants dégâts matériels.
    Couteaux, machettes, gourdins...
    La caravane de l'UDPS a été attaquée devant le siège de l'Unafec dans la commune Kenya. Les militants de ces deux partis se seraient affrontés à coup de couteaux, de machettes et de gourdins. Les responsables de l'UDPS ont indiqué qu'un membre du parti avait été tué et trois de leurs véhicules incendiés. Ceux de l'Unafec ont affirmé que les militants de l'UDPS ont saccagé la permanence de leur parti.
    Le président de l'Unafec, Kyungu wa Kumwanza, a demandé aux habitants de la province de garder leur calme.
    Vendredi déjà, des échauffourées avaient opposé les militants de ces deux partis lors du lancement de la campagne électorale de l'Unafec.
    La campagne pour les élections du 28 novembre, qui a débuté le vendredi 28 octobre, a déjà été marquée par des affrontements violents entre la police et l'opposition qui ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés en septembre à Kinshasa et plus récemment à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre) et bastion d'Etienne Tshisekedi.
    Une opposition désunie perdrait
    L'opposition "va perdre" la présidentielle du 28 novembre en République démocratique du Congo (RDC) si elle ne s'accorde pas sur un candidat "commun" face au chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, a averti samedi l'un des candidats, le président du Sénat et ancien mobutiste Léon Kengo wa Dondo. "Ce que je regrette c'est que ceux qui sont candidats de l'opposition plurielle ne veulent pas que nous arrivions rapidement à un candidat commun", a déclaré à la presse Léon Kengo wa Kengo, après avoir confirmé sa candidature à la présidentielle et présenté son programme devant plus de 500 partisans et des chefs de partis qui le soutiennent.
    L'opposition est actuellement scindée en deux groupes, portant le nom des lieux où ils se réunissent: celui de Fatima, qui a pour candidat l'opposant historique Etienne Tshisekedi, et celui de Sultani, qui réunit cinq candidats à la présidentielle, dont les principaux sont Léon Kengo wa Kengo et l'ex-président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe.
    "Commençons à travailler pour que le candidat du groupe Sultani puisse arriver à un seul candidat, ensuite le groupe de Sultani et le groupe de Fatima pourraient négocier qui sera le candidat commun", a expliqué l'ancien Premier ministre du dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko, sans dire qui pouvait être ce candidat. "Si nous n'opérons pas de cette façon, le plan B c'est que l'opposition va perdre l'élection présidentielle" face au sortant Kabila, a-t-il ajouté. 
    11 candidats
    "Le dialogue se poursuit" avec Etienne Tshisekedi, le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) a assuré le président du Sénat, âgé de 76 ans, leader de l'Union des Forces du Changement (UFC) et qui avait rencontré Etienne Tshisekedi le 29 septembre à Bruxelles.
    Léon Kengo wa Kengo a présenté ses "100 propositions pour un Congo heureux et prospère", articulées en cinq thèmes: la restauration de l'autorité de l’État, le développement, la relance de l'économie par la production, l'assainissement des finances publiques et la diplomatie et la coopération.
    Onze candidats se présentent à l'élection présidentielle du 28 novembre qui se tiendra en même temps que les législatives, deux scrutins à un seul tour.
    Belga