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SACREBOPOL

lundi 21 novembre 2011

Inéligibilité, radiation des candidats ou annulation de la liste :

 L’Avenir - 

 La CENI a trahi, vers la contestation généralisée des résultats


*A sept jours des scrutins, il est permis de constater que la CENI, en acceptant les candidatures à la députation nationale des membres du Gouvernement et autres mandataires publics actifs sans démission ni mise en disponibilité de leur part, a délibérément et intentionnellement contribué à la violation de la loi qui organise les élections en Rd Congo. *Il revenait à la Commission pilotée par Daniel Ngoy Mulunda de les déclarer inéligibles, de radier les candidatures ou d’annuler la liste du parti politique ou regroupement politique incriminé. Et ce, même si toutes les autorités politico-administratives, tout parti politique, tout candidat ou toute personne pouvait saisir la CENI ou l’Officier du ministère public aux fins d’obtenir l’application des dispositions de l’article 36 de la loi électorale. *L’on assiste donc à une campagne déséquilibrée et à double vitesse où les uns, disposant des moyens importants de l’Etat, continuent à battre campagne à l’américaine. Et les autres par contre, se contentant de miettes à leur disposition, ne parviennent à battre campagne qu’à peine et n’auront que leurs yeux pour pleurer. Et toute chose restant égale par ailleurs, on va tout droit vers la contestation généralisée des résultats des élections du 28 novembre prochain. Mais qui va payer le prix ?


Après l’acquisition par la CENI de dix hélicoptères, fruit de la coopération entre la Rd Congo et la SADC et après que le Gouvernement de la République ait payé la dernière tranche de sa contribution, la tenue des élections devient de plus en plus une réalité. Et tous ceux qui rêvent ou qui hésitent encore devraient changer le fusil d’épaule, dans la mesure où personne ne sera plus capable d’arrêter ce train qui a déjà atteint la vitesse de croisière.
Pendant que tout le monde se rend compte de cette avancée, il est en même temps constaté que la CENI a cautionné la violation intentionnelle de la loi électorale par certains candidats qui ne se gênent pas d’utiliser les moyens et le personnel de l’Etat pour leur campagne électorale. D’autant plus que l’article 8 de la loi électorale, dans ses alinéas 5 à 7, stipule que sans préjudice des textes particuliers, sont inéligibles, les fonctionnaires et agents de l’administration publique ne justifiant pas, à la date limite du dépôt des candidatures, de leur demande de mise en disponibilité ; les mandataires actifs dans les établissements publics ou entreprises publiques ne justifiant pas, à la date du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de démission ; les magistrats qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de demande de mise en disponibilité.
Faisant écho de cette partialité dans le chef de la CENI, l’opposition politique a même dénoncé cette attitude qui a conduit certains partis politiques à présenter des candidats en nombre supérieur qu’à celui des sièges, « le fait d’avoir accepté les candidatures à la députation nationale des membres du Gouvernement et autres mandataires publics actifs sans démission de leur part, le fait que la CENI accompagne ces membres du Gouvernement et autres mandataires publics dans l’utilisation à des fins de propagande électorale des biens, des finances et du personnel de l’Etat, des établissements et organismes publics, ainsi que des sociétés d’économie mixte, etc. », dit-elle.
Si le législateur a ainsi organisé les choses, c’était pour éviter de tomber sous le coup de l’article 36 qui parle de l’utilisation à des fins de propagande électorale des biens, des finances et du personnel de l’Etat, des établissements et organismes publics et des sociétés d’économie mixte. « L’utilisation des biens, des finances et du personnel public visé ci-dessus est punie de radiation de la candidature ou d’annulation de la liste du parti politique, ou du regroupement politique incriminé », indique l’article qui ajoute que toute autorité politico-administrative, tout parti politique, tout candidat ou toute personne peut saisir la CENI ou l’officier du ministère public aux fins d’obtenir l’application des dispositions de l’alinéa ci-dessus.
Pourquoi ces mandataires se permettent même de violer la lettre de la ministre du Portefeuille, elle qui a porté à la connaissance des PCA, ADG et ADGA des Entreprises publiques transformées que conformément aux Ordonnances Présidentielles du 04 novembre 2011 relative à la démission volontaire des mandataires actifs des sociétés commerciales et établissements publics de l’Etat, candidat à la députation nationale que les dispositions pratiques des opérations de remise et reprise sont prises…
Plusieurs cas constatés
Plusieurs cas ont été constatés, tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays. Et ce, surtout qu’il est à ce jour difficile d’établir une réelle différence entre les biens d’un candidat de ceux qui appartiennent à l’Etat. A Mbuji-Mayi par exemple, un parti politique a exigé la radiation d’Alphonse Ngoyi Kasanji, gouverneur de la province et candidat député pour le compte du PPRD, pour le simple motif qu’il utiliserait les biens de l’Etat pour sa campagne. Sans pour autant nier cette information, ce dernier a demandé à ses détracteurs de lui prouver que tel bien utilisé par lui n’était pas à lui, mais à l’Etat.
A Kinshasa, certains mandataires, comme la Dg de la FIKIN a carrément refusé de faire la remise et reprise, pendant qu’il était déjà en campagne… et au lieu de s’amender, elle s’est mise à proférer des injures ordurières à l’adjoint avec qui elle devait faire la remise-reprise ; et elle ne se gênait pas de dire tout haut qu’elle reste Dg jusqu’à nouvel ordre. La liste est bien longue sur toute l’étendue de la République. Tous ces cas doivent interpeller les uns et les autres, surtout qu’il faut éviter d’être en même temps juge et partie.
Au-delà de tout ce qui vient d’être dit, comment expliquer qu’à la veille des élections, la population puisse assister à un blocage dans le fonctionnement des Institutions de la République, lesquelles devraient pourtant assurer la continuité de l’Etat. Ceci, parce que la plupart des candidats aux prochaines échéances électorales, les animateurs actuels des Institutions de la République se préoccuperaient plus de leur avenir politique que de remplir correctement les missions qui leur ont été confiées par la Nation. Les institutions sont quasiment abandonnées, avec tous les risques que cela comporte. C’est à ce niveau que la loi électorale allait peut être éventuellement aider les Congolais, dans la mesure où il fallait demander à tous les candidats, peu importe le poste de responsabilité qu’ils occupent, de démissionner, un peu comme cela a été le cas de l’article 10 de la loi électorale. Et pourtant, le législateur s’est contenté, en des termes un peu ambigus, d’interdire l’utilisation à des fins de propagande électorale des biens, … sans apporter la sanction qu’il faut à quiconque violerait toutes ces dispositions légales.
De violation en violation
Même si ce processus tend vers la fin, il vous souviendra que la CENI est allée de violation en violation de la loi électorale. Cela, à travers plusieurs exemples : la non publication de la liste des électeurs 30 jours avant le démarrage de la campagne électorale (article 6 de la loi électorale), le non-affichage de la liste des électeurs 30 jours avant la date du scrutin (article 8 de la loi électorale), la non-publication dans le délai de la cartographie électorale et la non-remise de spécimen des bulletins de vote aux candidats présidents de la République et députés nationaux avant leur impression, les manœuvres dilatoires orchestrées délibérément pour refuser l’audit du fichier électoral malgré les promesses du Bureau de la CENI et les interventions des partenaires extérieurs, etc. Et cela, au vu et au su de tout le monde. Et toutes ces irrégularités ont été constatées et stigmatisées par les chefs d’Eglises, plusieurs ONGs nationales et internationales, dont le crédible Centre Carter ; mais la caravane de la Céni passe sans souci de la destination finale.
Sans pour autant sombrer dans un prophétisme de malheur, il y a péril en demeure. A moins que l’on revoie les tirs dans cette dernière ligne à la fois droite et glissante, les élections que les Congolais attendent de tous leurs vœux pour savourer le lait et le miel de la République à venir, au regard de tant d’irrégularités qui émaillent leurs parcours, pourraient déboucher à n’en point douter, sur des contestations. Là, malheureusement, la grande montagne aura accouché d’une souris. Et le responsable, ne sera autre que la CENI. Elle qui aura refusé délibérément à appliquer la loi qui était du reste entre ses mains.
Le Comité de médiation a du pain sur la planche
A peine créé, le Comité de médiation, structure qui vient remplacer le Comité International d’Appui à la Transition (CIAT), a reçu le soutien de la communauté internationale. Même s’il est un cadre qui doit veiller à la bonne conduite des acteurs en présence, un outil d’ apaisement des nations ou des conflits latents susceptibles d’influer négativement sur l’organisation des élections transparentes et crédibles dans notre pays, il aura du pain sur la planche. Lorsqu’on sait que le CIAT, jadis constitué d’ambassadeurs membres du Conseil de sécurité a connu beaucoup de problèmes dans son fonctionnement, on estime que le comité qui est composé des Congolais, du reste inconnus pour les autres, aura beaucoup de difficultés à se faire entendre en cas d’un litige. Déjà, le Comité peut-il se saisir de ces cas de violation flagrante de la loi électorale, si l’on veut avoir un après élection apaisé.
L’Avenir

samedi 19 novembre 2011

Et si le vrai Bilan de Kabila avait tout faux sur toute la ligne:

Ce cliché, pris au hasard à Kimpese, Bas-Congo, dans l’Ouest de la RDC sur la Route nationale numéro 1, vante les réalisations du président Joseph Kabila à Kananga, au Kasaï occidental, centre du pays, à plus 1 500 Km de là. Pour les habitants de la cité interrogés, il s’agit des immeubles que Joseph Kabila a construits à Kananga. En fait, l’affiche montre un immeuble imposant de quatre étages, ainsi qu’une banale école primaire. Le grand immeuble, c’est l’ISP, Institut supérieur pédagogique, et l’école primaire, c’est Demba II. Et c’est ainsi que les Congolais sont bernés. A ceux du Nord, on fait croire des réalisations au Sud, à ceux de l’Est on vante ce qu’on aurait fait à l’Ouest, et vice-versa. Même aux habitants de Kinshasa, on a fait croire en la construction de la route Kinshasda-Kikwit, et ils y ont cru, alors qu’ils habitent à un jet de pierre du Bandundu, et que la population constitutive de Kinshasa est composée à 35% des ressortissants de cette province.

En fait, Joseph Kabila et ses deux Premiers ministres Antoine Gizenga Funji et Adolphe Muzito Nfumuntshi, n’ont jamais construit une quelconque route -nationale n°1 entre Kinshasa et Kikwit. Cette route est la même qui a été construite par le gouvernement du maréchal Mobutu entre 1979 et 1980, lorsque Henry-Didier Takizal Luyan Mwis Mbingin, décidément l’homme d’Etat le plus valeureux que le Bandundu ait connu à ce jour, était ministre des Travaux publics. Elle a été réalisée par l’entreprise italienne Sadelmi Gogepi Milano. 

Takizal l’avait faire, non pas parce que c’était dans sa province d’origine, mais à cause de son importance économique. On imagine ce que serait le Bandundu et Kinshasa sans cette route. Devenu gouverneur du Kasaï occidental, il se débrouilla on ne sait comment pour amener la sémoule de maïs américaine pour conjurer une famine qui s’annonçait suite à de mauvaises récoltes. Avec interdiction formelle aux provinces voisines de venir s’approvisionner, c’est-à-dire le Kasaï oriental et, c’est le comble, son Bandundu d’origine. C’est cela un homme d’Etat. Il était gouverneur du Kasaï occidental, il devait défendre les intérêts de son entité. En trois années passées au ministère des Travaux publics, il a fait pour le Bandundu ce que n’ont pu Gizenga et Muzito en 5 ans. 

Tout ce que le gouvernement Kabila a fait, c’est de réhabiliter la partie de la route au niveau de Kenge, lourdement endommagée par des combats par des redoutables coalitions militaires en avril-mai 1997, avec d’un côté l’Armée patriotique rwandaise, l’Ugandan people’s defenses force et les Forces armées d’Angola encadrant les kadogos de l’AFDL, et de l’autre, les DSP soutenus par les commandos de l’UNITA. C’est tout ce qui a été fait. Le reste de la route, jusqu’à la frontière du Kasaï occidental, c’est celle de Mobutu et Takizal. Les deux Premiers ministres de Kabila, n’ont même pas eu l’intelligence de relier le centre de leur territoire de Gungu à cette route nationale, qui passe près de là. Au point pour que se rendre chez eux, il y a embourbement garanti.

Avec une rare boulimie, Jean- Marie Kasamba, chargé de la visibilité des 5 chantiers, a reçu des millions pour couvrir le pays tout entier de ses affiches menteuses. Dépenser autant des millions pour mentir le peuple, c’est du jamais vu. Sur le site que Kasamba fait confectionner - et qui a coûté combien ? - il n’y a rien de valable comme information. De toutes les façons, le site a cessé depuis longtemps d’être mis à jour. Difficile de connaître combien de chantiers ont été réalisés, par qui, et pour combien.

A la veille des élections de 2006, Joseph Kabila n’avait pas à proprement parler un vrai programme électoral. Juste un slogan : 100 propositions pour le Congo. Entre les deux tours, face au MLC qui, lui, avait élaboré le seul vrai programme électoral, il s’inventa autre chose les 5 chantiers. Mais là aussi, ce n’était qu’un vague slogan. Jean-Pierre Bemba sollicita le débat - constitutionnellement obligatoire - mais Kabila esquiva le rendez-vous avec la complicité d’une HAM aux ordres. 

Après sa victoire, il fit alors concocter, par les soins d’une équipe dirigée par le journaliste Jean-Marie Kasamba, un contenu à son slogan électoral. Cela fit rire tous les connaisseurs de la chose économique, qui n’avaient jamais rien vu d’aussi farfelu. Au total, le coût dépasse les 140 milliards de dollars américains pour 5 ans de mandat! Et puis, pendant deux années entières, le gouvernement ne fit rien, se donnant des migraines pour savoir où trouver de l’argent. C’est dans ces conditions qu’arrivèrent les fameux contrats chinois. Un ensemble de clauses léonines hypothéquant dangereusement l’avenir du pays. Mais ils avaient une autre face : par des surfacturations inouïes, l’on réalise quelques infrastructures tape-à-l’oeil, et, au passage, on s’en met plein les poches. En monnaie lourde. Comparons le coût de certaines de ces réalisations grandiloquentes avec celui d’autres des pays qui sont gouvernés avec la règle de la bonne gouvernance.


Aristote KAJIBWAMI

RDCONGO: S.O.S,

 lancé pour retrouver le chanteur Marie Paul porté disparu à Kinshasa

Nous venons d’apprendre par le site “Congomikili” que le Chanteur Marie-Paul de Wenge Musica Aile Paris, qui est l’un de quelques rares musiciens supportant le candidat du Peuple Etienne Tshisekedi wa Mulumba venait d’être arrêté à aéroport de N’djili le Jeudi 18 Novembre alors qu’il s’apprêtait a prendre un vol pour rejoindre la campagne de Ya Tshitshi a Mbuji-Mayi pour y livrer un concert.

Sa destination est jusque la inconnue, mais nous osons croire qu’il
serait entre les mains des anges de la mort qui sont ceux la meme qui ont ôté la vie a Armand Tungulu, Chebeya et tant d’autres combattants de la liberté sur ordre de leur maitre, l’imposteur qui s’est avéré être le plus grand tueur des Congolais de tout les temps.
Veuillez, faire large diffusion de cette nouvelle auprès de toutes les organisations de droit de l’homme, CENI, et toutes les presses acquises au changement avant qu’il ne soit trop tard.

Nous demandons aussi aux autorités du parti UDPS de faire pression pour que ce vaillant combattant trouve sa liberté le plus tôt possible.

Dr Felicien Mbuyi
Calgary/Canada

vendredi 18 novembre 2011

Radio TV Lavdc

 - La violence structurelle et ses pièges


Si nous ne faisons pas attention, la violence structurelle va nous prendre davantage dans ses pièges. Ses commanditaires pourraient revenir à la charge avec une autre « guerre humanitaire et balkanisatrice ». Elle a déjà pris les contours d’un discours fustigeant « les vampires exportateurs de la violence » ! 

 
Pour exploser, la violence structurelle a besoin de trouver des boucs émissaires. Elle est le moyen dont se sert le système capitaliste (aux abois) pour accéder aux matières premières stratégiques et néocoloniser les peuples épris de paix, de justice et de liberté. Ce système est transnational ; il fonctionne de manière à répondre aux intérêts des oligarchies d’argent  pour lesquelles « les petites mains » travaillent à tous les niveaux de l’organisation du pouvoir économique et politique ; au Nord comme au Sud, à l’Est comme à l’Ouest. Son recours à la violence structurelle se fait souvent au nom de la démocratie et des droits de l’homme aux dépens du droit humanitaire international et/ou avec la complicité de celui-ci. Ce recours réussit souvent là où les populations sont privées d’éducation, de formation et d’informations ; là où les élites compradores disposent à leur guise de tous les moyens d’Etat dont ils usent et abusent.

La violence structurelle s’enracine là où l’amnésie et le mensonge  et le double discours sont entretenus. Elle profite des rivalités exacerbées entre les partis politiques pour s’imposer. Son arme préférée est la criminalisation des résistants à son explosion.

Prenons l’exemple de notre pays.  Du moment que nous oublions que la forme douce de la guerre de prédation que nous subissons depuis 1996 est entretenue actuellement par certains  escadrons de la mort  au service du réseau d’élite qui la mène, le jugement que nous portons sur certains épiphénomènes en prend le coup. Dans un article intitulé « Le cdt Pablo en fuite accuse le  Lt Col Kakolele d’assassin », Obède Bahati décrit, à partir du témoignage de « Pablo », le modus operandi  de ces escadrons de la mort. Ce sont des Congolais coopérant avec des Rwandais pour enlever, tuer et/ou faire disparaître les Congolais. Le comble est que ces escadrons de la mort coopèrent avec « Joseph Kabila », candidat à la présidentielle de novembre 2011. 

Pour preuve, Bahati a ajouté à son article une photo du Lt Col Kakolele en écharpe du PPRD en train de battre campagne pour son « autorité morale ». Bahati ajoute : «  Les nouvelles de Butembo rapportent aussi que deux anciens Mai-Mai, en l’occurrence Vita Kitambala et SAPERITA sont arrivés de Kinshasa battre campagne pour Joseph Kabila qui vient de les élever tous deux au grade de Colonel. Ils sont logés à l’Hôtel Butembo aux frais de la princesse. Le Ministre des Affaires Humanitaires Ferdinand Kambere les a même utilisés comme figurants de son podium de campagne pour Joseph Kabila. 

A l’Hôtel Butembo, les clients côtoient ainsi 4 traitres Nande, en l’occurrence Kakolele, Jonas, Vita Kitambala, et Saperita. La neutralisation des Mai-Mai restés fidèles à la cause de l’intégrité territoriale de la RDC seraient l’objectif de la mission de Vita Kitambala et de SAPERITA. Jonas et Kakolele poursuivent à Butembo et ses environs ce qu’ils ont fait à Beni depuis juin 2011, notamment la traque des résistants contre l’occupation rwandaise, la traque des opposants anti-Joseph Kabila, etc. » Et ce matin (le 17 novembre 2011), voici le message que nous avons reçu de Bukavu pour une large diffusion ; il est intitulé « Cri d’au secours » : 

« Après avoir réalisé qu’il est impossible de gagner les élections, Kabila vient d’opter pour l’intimidation et la moquerie. Il vient de ramener Mutebusi  à Bukavu. Je pensais que c’était faux mais, j’ai vérifié et j’ai remarqué qu’il était en train de réfectionner la même maison qu’il occupait lors de sa guerre de 2004. Je vous prie de bien vouloir dénoncer ce crime qu’on veut répéter à Bukavu. Kabila vient d’éparpiller les Rwandais dans tous les villages de l’Est. Cers derniers sont en train de donner une mise en garde à la population en demandant aux gens d’élire Kabila si elle ne veut pas être exterminée. » Cette mission confiée aux Rwandais éparpillés par « Joseph Kabila » est déjà, en partie, assumée par Kakolele, ses gardes du corps et ces autres Maï Maï revenus de Kinshasa, moyennant les sous. (Ici, il est important de souligner le courage des journalistes de Benilubero. Ils ne passent pas par quatre chemins pour donner les noms des escadrons de la mort Congolais.)

L’Est  étant devenu une zone de non-droit par excellence, « Joseph Kabila » compte sur cette partie de notre pays pour se maintenir au pouvoir et poursuivre le service qu’il rend aux intérêts de ses parrains et « amis ». A Kinshasa, quand les gouvernants parlent de l’Est, ils soutiennent que la sécurité y est assurée en dehors de quelques poches d’insécurité. Ils ne disent pas qui perpétue cette insécurité et comment elle fait partie de leur mode de gouvernement ; c’est-à-dire de la violence structurelle sur laquelle repose leur pouvoir.
Les réactions violentes à cette violence  originaire- condamnables dans une certaine mesure- peuvent conduire à des erreurs d’appréciation. Pour avoir transformé une grande partie de notre pays en zone de non-droit, les gouvernants actuels sont, de près ou de loin, responsables de ces réactions qu’ils décrient. Quand ils les décrient en face des Ambassadeurs et sur les chaînes des télévisions nationales et internationales, ils tentent de criminaliser les résistants à leur violence originaire.

Coopérer avec  Kagame, Nkunda, Mutebusi, Ntaganda, etc. au nom de « la paix des cimetières » et s’en prendre à ceux et celles des compatriotes qui en appellent à chasser la peur pour résister à ces « seigneurs de la guerre », c’est prendre les gens pour des imbéciles.
Les erreurs d’appréciation sont les pires des pièges dans lesquelles la violence structurelle prend les naïfs et les amnésiques.  Elles se résument entre autres en la condamnation sans appel des Patriotes-Résistants, à l’entretien de la guerre médiatique à leur endroit, à leur diabolisation, etc. Quand une bonne partie de la population victime de cette violence structurelle tombe dans ces pièges, elle ouvre grandement les portes aux interventions des « humanitaristes balkanisteurs » de notre pays. Nous risquons de ne pas échapper à l’explosion prochaine de la violence structurelle se transformant en une guerre contre « les anti-patrie », « les vampires exportateurs de la violence », etc.

De toutes les façons, dans un non-Etat comme le Congo, le manque de justice et de droit expose nos populations, à tout moment, à l’explosion de la violence structurelle. Les choses se passeraient autrement si, à quelques jours des élections (probables du 28 novembres), ceux qui usent et abusent des moyens de l’Etat pouvaient être mis hors d’état d’agir. Hélas…
 
J.-P. Mbelu

Butembo : Triomphe d’Etienne Tshisekedi,

VENDREDI, 18 NOVEMBRE 2011 05:01   PDFImprimerEnvoyer
 Effigies de Joseph Kabila sabotées
16 novembre 2011 : Les bubolais ont accueilli le Président sortant Joseph Kabila et le Candidat du peuple Etienne Tshisekedi. Pour résumé l’événement, on peut dire que les bubolais ont démontré leur caractère psychologique secondaire. Ils ont écouté avec politesse tous les deux candidats. Mais après les deux discours, les choses ont tourné au vinaigre pour Joseph Kabila et ses partisans. Etienne Tshisekedi qui n’a pas fait longtemps à Butembo est parti sur une note de victoire.
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Joseph Kabila qui s’est fait chef du village en a eu pour son compte, de manière assez grave pour évaluer sa popularité. C’est cela les bubolais. Leur vraie réaction vient toujours plus tard. Deux jours après le passage de Joseph Kabila, les kabilistes ont peur de porter leurs insignes de campagne dans les rues de Butembo. Seuls les militaires, les autorités politiques et administratives se pavanent illégalement avec les insignes de campagne de Joseph Kabila. Comme plusieurs partis politiques de l’opposition battent campagne dans la ville de Butembo, et comme les casseurs d’effigies de Joseph Kabila ne portent pas d’insignes particuliers, il est difficile d’en attribuer la faute à un seul. La police locale et la garde présidentielle ont ainsi assisté impuissant à des scènes de vindicte populaire à l’encontre des partisans kabilistes qui étaient pourtant dans le cortège du Rais.
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Si ce climat se maintient jusqu’au 28 novembre 2011, Butembo confirmera son passage dans le giron de l’opposition contrairement en 2006. Espérons que les militaires et les autorités politico-administratives qui contrairement à la loi électorale battent campagne pour le président sortant n’utiliseront pas leur force et position pour réprimer la libre expression des opposants bubolais.
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L’intox qui circule sur le net qu’il y a eu rencontre entre Etienne Tshisekedi et Joseph Kabila à Butembo est un mensonge cousu du fil blanc. Etienne Tshisekedi est arrivé de Beni par route bien avant Joseph Kabila. Pendant que Joseph Kabila visitait le site de la centrale hydroélectrique d’Ivugha, le Jet d’Etienne Tshisekedi s’envolait pour Bukavu. 
Date : Mercredi 16 novembre 2011. Le choix du mercredi, jour de marché dans toutes les grandes agglomérations visitées (Lubero, Butembo, Beni) a profité aux deux candidats. Les paysans qui viennent de villages ont ainsi, sans être nécessairement pour l’un ou l’autre camp, été curieux de s’arrêter sur un des lieux du meeting, tout simplement parce que ce lieu se trouvait sur leur chemin vers le marché.   
A. Joseph Kabila Kabange à Beni-Lubero
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Joseph Kabila voyageait en Hélicoptère Bleu. Avec son hélicoptère, Joseph Kabila avait l’avantage de se poser dans plusieurs petits patelins pour quelques minutes seulement. Il est arrivé à Butembo à 14h10. 
Incident protocolaire : Le protocole présidentiel, les commerçants pro-Kabila ainsi que ses partisans de Butembo attendaient le Rais à l’aéroport de Rughenda avec leurs bagnoles et calicots de 100% pour le Rais ! Mais l’Hélicoptère du Rais s’est posé au stade Tsaka Tsaka déroutant le service du protocole. A l’atterrissage, il n’y a pas eu de fanfare militaire pour accueillir le Rais. L’Hélicoptère du Rais qui n’était pas attendu au stade Tsaka Tsaka y a même emporté et soufflé le matériel de la sonorisation. La conséquence de cet atterrissage imprévu est que les discours du meeting des Kabilistes n’ont été audibles que par ceux qui étaient à 5 mètres du podium. Même les bubolais qui étaient à Tsaka Tsaka ont attendu le soir pour suivre sur leurs postes de radio le message de Joseph Kabila. Une scène un peu chaotique. Dans la précipitation, le bourgmestre de la commune Kimemi, Mr Bwambale Nyimi, est arrivé sur le lieu 5 minutes après l’atterrissage de l’hélicoptère. Il a ainsi joué le rôle de maire de ville pour accueillir le Rais en attendant l’arrivée de ceux étaient à Rughenda. Les voitures du protocole ont roulé à vive allure pour rejoindre Tsaka Tsaka au point qu’elles ont failli faire des accidents graves. Le Rais a ainsi démontré qu’il n’avait pas besoin de ce protocole pour atterrir dans un endroit imprévu. La fausse note de cet atterrissage sur un lieu imprévu est la destruction du système de sonorisation. Aussitôt après, une pluie s’est abattue sur la ville. Le Président n’a pas résisté sur le podium construit pour la circonstance. Il s’est aussi refugié comme les communs des mortels sous la vieille tribune qui date de l’époque de Mobutu. Le symbole était magnifique. Pour les anti-Kabilistes, le ciel n’a pas voulu que la messe de Joseph Kabila dure longtemps au cœur de Butembo…
A Butembo, le Président sortant a parlé pendant deux à trois minutes. 
A Lubero comme à Butembo, Joseph Kabila a demandé qu’on lui donne la chance d’achever son programme de 5 chantiers. Le point le plus important de son discours est la réfutation de la rumeur répandue à Beni-Lubero selon laquelle une ultime attaque par les rwandais et les ougandais se préparerait au Kivu-Ituri. Joseph Kabila a dit qu’il n’y aura pas de guerre au Kivu avant, pendant, et après les élections. Cela est un signe qu’il est au courant de l’inquiétude des beniluberois qui assistent impuissants à l’afflux des militaires rwandais, de leurs épouses et enfants dans la région. 
Le cas de la cité de Lubero où plusieurs écoles primaires se lamentent de l’occupation de leurs salles de classe par les militaires et leurs dépendants, est le plus frappant. A 13h30, quand sonne la fin des cours, les femmes des militaires occupent les salles des classes comme maisons d’habitation. Comme nourriture, elles vont dans les champs d’autrui pour récolter où elles n’ont pas semé. La volaille qui vagabonde dans la cour passe à la casserole des militaires au point que les habitants de Lubero ont appris à construire des poulaillers…. Cela n’est qu’un exemple parmi des milliers, de la triste réalité du terrain que Joseph Kabila et ses thuriféraires ont choisi d’ignorer dans leurs discours de campagne. On comprend ainsi pourquoi les habitants de Lubero qui vivent la peur au ventre cette proximité malsaine avec des militaires rwandais, n’ont applaudi ni le Rais Joseph Kabila ni le Gouverneur Kahongya. Plusieurs d’entre eux semblent être venus au stade pour voir Joseph Kabila par simple curiosité. 
Dans son discours au state de Lubero Joseph Kabila, a démontré qu’il avait vu les visages renfrognés des habitants de Lubero qui étaient venus l’accueillir. Se faisant l’avocat des militaires rwandais qui mettent les habitants du coin mal à l’aise, Joseph Kabila a dit ce qui suit en Kiswahili : «Mbona muna huruma ! Hawa waaskari munawaona hapa , ni kwa ajili ya securité yenu...mubakie muzuri.. » (Pourquoi êtes-vous tristes ? Les militaires que vous voyez ici sont là pour votre securité… Au revoir). 
La foule est restée de marbre certainement parce qu’elle ne peut comprendre que des militaires envoyés pour sa securité occupent les écoles primaires, volent les récoltes dans les champs et les animaux de la basse-cour. Seuls la Première Dame Olive Lembe, le Gouverneur Julien Paluku, l’AT du territoire, et les militaires ont applaudi le Rais au stade de Lubero. S’il n’y a pas bourrage d’urnes et si les étrangers et militaires ne votent pas à la place des congolais, Joseph Kabila peut ne pas se faire réélire par les beniluberois qui se disent totalement déçus de son bilan catastrophique. 
L’approche de Joseph Kabila est différente de celle d’Etienne Tshisekedi. A Beni-Lubero, Etienne Tshisekedi s’est révélé être le candidat du Peuple. Joseph Kabila par contre est apparu comme le candidat de la bourgeoisie locale. Il en a l’argent. C’est ainsi qu’il s’appuie sur certains gros commerçants locaux et certaines églises déjà bien connus. L’évêque Sikuli n’a été aperçu ni chez Joseph Kabila ni chez Etienne Tshisekedi pour sauvegarder la neutralité de l’Eglise Catholique de Butembo-Beni. Les bubolais ont salué cette neutralité de Mgr Sikuli. Ils n’avaient été contents de le voir au meeting de Joseph Kabila quand ce dernier au lieu de leur dire « pole » les avait injuriés en disant qu’ils s’entretuaient eux-mêmes… [NLDR : La neutralité des évêques et des prêtres est une consigne de la conférence épiscopale nationale du Congo. Pour certains observateurs, il aurait fallu que les prélats catholiques aident leurs fidèles à distinguer le bon grain de l’ivraie. En faisant ainsi ils seraient plus proches de l’Evangile qui veut qu’ils protègent les brebis du Seigneur contre les loups et les lions qui rugissent tout autour de la bergerie] 
Les commerçants qui battent campagne pour Joseph Kabila sont ceux-là même qui sont soupçonnés d’avoir reçu l’argent de ….. pour acheter des terres, construire des maisons, des routes, et des ponts dans les contrées devant accueillir les rwandais. Ils ont reçu leur compte. Ils avaient fait de même avec Mobutu. Mais combien des beniluberois les consultent-ils pour savoir pour qui voter ? Très peu. Il faut aussi souligner que la FEC-Butembo aurait reçu quelques millions de $$ de Joseph Kabila pour le projet d’électrification de la ville de Butembo. Cinq ans après la promesse d’électricité, Joseph Kabila a finalement posé la première prière de la construction du barrage hydroélectrique d’Ivugha. 
Que dire de thuriféraires de Joseph Kabila ? On a les vu rivaliser d’éloquence pour vendre la candidature du Président sortant. L’amateurisme de ces thuriféraires a plutôt desservi Joseph Kabila. Au lieu de soigner son message et de répondre aux préoccupations des bubolais, ces thuriféraires ont répété comme leur maître les petits slogans de 5 chantiers sans évoquer l’insécurité, les assassinats de plusieurs beniluberois, l’afflux des rwandais dans la région, etc. Ils battent campagne comme si tout allait bien au Nord-Kivu. Par exemple, au stade Tsaka Tsaka de Butembo, le Gouverneur Julien Paluku n’avait rien d’autre à dire que de rappeler que Joseph Kabila était le deuxième Président après Mobutu à y atterrir par hélicoptère [NDLR pour que les bubolais voient pour la première fois un hélicoptère au sol] Il a été hué pour la bassesse de ces propos. Heureusement que la majorité de ceux qui l’écoutaient étaient les enfants de l’école primaire Tsaka Tsaka qui étaient forcés d’être là. Le code de bonne conduite selon lequel les candidats aux élections ne devraient pas interférer avec les institutions publiques n’a pas été respecté par Joseph Kabila à l’escale de Butembo. Les autorités administratives ne sont pas libres de leur choix politique, exactement comme du temps du parti unique, le MPR. Les plus courageux l’admettent sous couvert d’anonymat. 
Les candidats à la députation nationale de la Majorité au Pouvoir sont les victimes du bilan catastrophique de Joseph Kabila. Au Sud de Lubero, la candidate Juliette Mughole Malambo a été chassée par une foule en furie d’un endroit où elle battait campagne pour elle-même et pour Joseph Kabila. Dans la ville de Butembo, plusieurs candidats de la Majorité au Pouvoir tels Hubert Syahetera et Jeannot Lukambo ont eu le courage de dire de voter pour eux sans donner de consigne de vote pour l’élection présidentielle. Les autres candidats de la majorité au pouvoir qui affichent publiquement leur lien avec Joseph Kabila sont en dégringolade dans les sondages. 
La guerre des effigies et des affiches de Joseph Kabila dans les rues de Butembo 
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Les affiches et effigies du Rais que les députés de la majorité auraient reçu n’avaient jamais été distribués par peur d’être associer à Joseph Kabila. Hier, ces députés qui avaient le devoir moral d’accueillir le Rais ont tenté de distribuer képis, effigies, et T-shirts du Rais aux abords du Stade Tsaka Tsaka. Ils en ont eu pour leur compte. A plusieurs endroits, des bubolais ont arraché de force ces képis et T-shirts de ceux qui les portaient avant de les piétiner par colère.
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Les porteurs de ces insignes du Rais n’ont eu leur salut que dans la fuite. Les autres s’en débarrassaient pour éviter la vindicte de la rue.
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Un moment donné, la police a été oblige d’intervenir car les porteurs des képis et T-shirts de Joseph Kabila étaient tabassés sérieusement. La peur d’être publiquement kabiliste est très perceptible dans la ville Butembo et plus encore au Sud de Lubero.
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Pourtant les candidats Kabilistes sont les plus argentés ? On les voit remettre des sommes de 500 à 1000 US$ aux associations locales pour qu’elles fassent leur campagne. Malgré cela, personne, à part les ministres, les autorités administratives et les militaires, ne veut s’associer publiquement à Joseph Kabila.
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Cortège de Joseph Kabila pendant que les porteurs d'insignes kabilistes subissent la vindicte populaire le long du parcours! 
Il y eu aussi des propos et chansons hostiles comme «PPRD WAIZI- Kabila Rwandais, Kabila Tutsi » entendus au Rond Point ITAV et entrée de l’Avenue des Ecoles, le lieu de la casse des affiches, au moment où le Rais revenait avec la Première Dame Olive Lembe de la Centrale Hydroélectrique d’IVUGHHA, à la tête d’un impressionnant cortège d’une centaine de véhicules. Le Rais était lui-même chauffeur, un métier qu’il apprit pendant sa jeunesse à Dar-es-Salaam et à Kigoma/Tanzanie.
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La victime de cette hostilité à l’égard du Rais est Mr Muhindo, fils de feu SADRU du Quartier Vutsundo connu sous le sobriquet de KASTRO, qui a vu sa voiture caillasser par des pierres en provenance des inconnus amassés le long de l’Avenue des Ecoles où se déroulait la guerre des affiches. Les affiches, effigies, képis arrachés aux kabilistes étaient jetés sur le trottoir pour que les voitures du cortège du Rais les écrasent et les défigurent sous les cris « Hoo hoo hoo hoho hoho… ». 
Une maison de l’Avenue des Ecoles où il y a plusieurs affiches des partis politiques de la Majorité Présidentielle a été gardée toute la nuit par des policiers pour empêcher sa casse.
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Le Rais a pris la direction de sa villa de Musienne où il passera la nuit, après avoir écrasé sans le savoir quelques unes de ses propres affiches. Les Nicodème de la ville qui ne voulaient se faire voire avec lui ouvertement auraient profité de l’obscurité pour présenter leurs civilités au Rais. 
Cet affront au Rais n’était pas passé inaperçu aux yeux du Lt Col Bwambale Kakolele et du commandant de la Police, Blaise DIMUNDU. Après le départ du Rais dans sa villa de Musienne, ces deux flics de la ville sont arrivés sur le lieu de la fronde avec un peloton des policiers bien armés pour disperser les frondeurs. Dieu merci, il n’y a pas eu des morts.    
L’Hélicoptère utilisé par le Rais et qui appartiendrait à un cacique du CNDP, a eu du mal a décollé de Tsaka Tsaka pour l’aéroport de Rughenda. Il n’est pas neuf même si ses couleurs sont encore vives. Il a fallu une longue intervention des techniciens pour qu’il prenne son envol pour l’aéroport de Rughenda. Pour certains bubolais, les sorciers Nande auraient tenté de l’immobiliser pour toujours à Butembo pour en faire un sacrifice aux nombreux beniluberois assassinés sous le régime de Joseph Kabila.
B. Etienne Tshisekedi wa Mulumba à Beni-Lubero
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A l’étape de Beni, le message Tshisekedi était sans ambages : je suis le candidat du peuple congolais. Voter utile. Ne votez pas pour les étrangers que vous ne connaissez pas. Aidez-moi à ramener dans leur pays d’origine deux candidats-président (sans les citer)… et restaurer un Etat de Droit, une scolarisation gratuite, l’emploi, le paiement des fonctionnaires, etc. Votez pour moi le 28 novembre prochain. Le 7 décembre je commencerai mon travail de Président de la République… Le Lider Maximo était très ovationné par le public pour son courage de demander aux benitiens de l’aider à renvoyer les étrangers chez eux.
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A l’étape de Butembo, le camp d’Etienne Tshisekedi a démontré sa non-violence. Au départ, Etienne Tshisekedi devait faire son meeting au Stade Tsaka Tsaka et Joseph Kabila au Rond Point VGH. Mais, un problème s’est posé au Rond Point VGH où il y a une effigie imposante de Vital Kamerhe avec un numéro 5 au point que certains candidats qui ont fait des meetings en ce lieu ont été déçus de la réponse de leurs partisans. Quand ils posent la question pour quel numéro allez-vous voter ? Les participants disent « Numéro 5 » car c’est ce qui est très visible en ce lieu. Le Lt Col Bwambale Kakolele avait voulu arracher l’effigie de Vital Kamerhe du Rond Point VGH sans succès, les militants de l’UNC s’étant opposés à une telle démarche. La veille de l’arrivée de Joseph Kabila les kabilistes ont choisi le stade Tsaka Tsaka pour le meeting du Rais. L’UDPS –Butembo a été obligé d’accueillir le Lider Maximo au Rond Point VGH. 
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Tshisekedi a fait le trajet Beni-Butembo (50 Km) par route. Il a eu l’occasion de saluer les gens des grandes agglomérations comme Mukulia, Mataba, Kabasha, Kalunguta, et Maboya. Son jet s’est posé à l’aéroport de Rughenda sans Tshisekedi qui était arrivé au Rond Point VGH à 13h40, heure de Butembo. La veille, les partisans de Joseph Kabila avaient placé une grande pancarte portant l’image de Joseph Kabila sur le monument historique du rond point VGH. En dépit de cela, le Lider Maximo s’est focalisé sur son message de sa victoire du 28 novembre prochain. 
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Dans son discours en Lingala devant une foule immense, Etienne Tshisekedi a promis la gratuité de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire une fois qu’il sera Président de la République. Ensuite, il a dit : « NAKOKOMA NA MANIEMA MBOKA OYO BALOBAKA MUTU WANA ABOTAMA KUNA » (J’irai au Maniema où l’on dit que ce Monsieur là (Joseph Kabila) est né). Tshisekedi a aussi promis qu’il reviendrait à Butembo en 2012 comme Président de la République Démocratique du Congo. Cette assurance de victoire lui a valu des applaudissements de la part du public qui a tenu à l’accompagner à l’aéroport de RUGHENDA en chantant d’une seule voix en Lingala: « Tshisekedi AZALI CHAMPION, SOLO TOKO BANGA TE x2 ». Le Lider Maximo a démontré qu’il n’ est pas insensible à la musique en dansant du haut de sa voiture décapotable qui le conduisait à l’aéroport de Rughenda/Butembo.
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Reportage de Thierry L. KAMBALE (Butembo) Tembos Yotama (Butembo), Obède Bahati(Beni) et Albert Mukwemuvi (Lubero) 
©Beni-Lubero Online