Actualités politique, musicale, sportive et bien d'autres encore de la République démocratique du Congo en particulier et de l'Afrique/Moyen-Orient en général
La mission d'observateurs de l'Union européenne a estimé mardi que le manque de transparence lors du décompte des voix de l'élection présidentielle du 28 novembre en RDC a sapé la crédibilité du scrutin accordant la victoire au président sortant Joseph Kabila.
Ce dernier, proclamé vainqueur avec 49% des suffrages exprimés, a rejeté les critiques faisant état d'irrégularités et de corruption qui ont conduit son adversaire malheureux, l'opposant historique Etienne Tshisekedi, à contester les résultats et à se proclamer chef de l'Etat à sa place.
Encore plus de fraudes à l'inscription qu'en 2006
Pour les observateurs des Vingt-Sept, le processus chaotique de compilation des voix, ajouté au fait que les observateurs n'ont pas été autorisés à assister aux étapes cruciales du processus, a entamé «la confiance et la crédibilité des résultats annoncés». «La publication des résultats provisoires reste marquée par un manque de transparence», ajoute la mission européenne dans un communiqué.
«Les problèmes rencontrés avec les inscriptions sur les listes électorales signifient que 17% des électeurs ont pu voter sans figurer sur les listes, soit plus du double du chiffre enregistré en 2006», relève la mission des Vingt-Sept.
Panique à Limete où la police anti-émeute a fait scandale en tirant des balles réelles pour disperser la foule se trouvant en face de la résidence d’Etienne Tshisekedi. Depuis la tenue des élections présidentielle et législative de triste mémoire du 28 novembre 2011, les différentes artères principales de la ville de Kinshasa sont envahies par des militaires et des éléments de la police fortement armés qui effrayent la population Kinoise.
Effectivement, la présence remarquée des militaires et des éléments de la police fortement armés à Kinshasa prolonge la psychose et crée la panique au sein de la population civile. Ces éléments insécurisent la population kinoise en tirant des balles en l’air pour créer la panique.
Pendant la nuit, les militaires et policiers déployés par Kinshasa commettent des bavures graves en procédant aux arrestations arbitraires de paisibles citoyens qu’ils sont censés sécuriser en cette période cruciale de l’histoire du pays provoquée par les élections mal organisées du 28 novembre 2011. Depuis le vendredi 9 décembre 2011, date de l’annonce des résultats provisoires de la présidentielle par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui a été suivie par des vagues de contestations populaires, la police anti émeutes et les éléments de la Garde Républicaine (GR) usent de balles réelles sur la population civile, faisant état de plusieurs morts et blessés graves, selon les ONGDH.
S’agissant des balles réelles que la police a tirées sur la population civile, le ministre de la Communication et des Médias, porte parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga a, la main sur le coeur, rejeté cette allégation en parlant des balles en caoutchouc.
Mais l’homme d’Etat congolais a été contredit par le chef de la police, le Général Charles Bisengimana qui a indiqué que face aux bévues attribuées à certains policiers, tels que des tirs à balle réelles et des cas de vols, il a promis de sanctionner les fautifs.
« Il y a des brebis galeuses... Nous avons une liste des gens qui ont commis des bévues et que nous devons sanctionner. D’autres passeront au conseil de guerre “, a martelé le numéro un de la police Congolaise au cours d’un point de presse tenu récemment à Kinshasa. La déclaration de Bisengimana Charles contredit Lambert Mende.
Le commissaire général de la PNC reconnaît des ratés et promet des sanctions aux policiers indisciplinés ayant transgressé la décision de la hiérarchie.
La situation est grave à Kinshasa où la population craint le pire surtout que les sportifs proches du parti phare de la majorité se portent garants de sécuriser les élections. Mais l’inquiétude repose sur le fait que ces pomba détiennent des armes que le pouvoir public n’a jamais récupérées jusqu’à ce jour.
Dans les provinces favorables à l’opposition comme au Kasaï oriental et occidental, le pouvoir en place a déployé des militaires et policiers pour intimider la population, au lieu de prendre des mesures nécessaires pour éviter le pire.
Dans d’autres provinces comme Katanga, la police pousse les gens à manifester obligatoirement la joie pour la victoire de Kabila. C’est pourquoi depuis l’annonce de la victoire de Kabila Joseph, les ressortissants kasaïens sont pourchassés au Katanga, plus précisément, à Kamina.
Sous d’autres cieux, la police et l’Armée jouent le rôle de garant de la démocratie. Mais en RDC, la police et l’armée se comportent en une cour de miracle en s’attaquant à la population civile qu’elles sont censé protéger.
Le terme diaspora désigne la dispersion d'une communauté ethnique ou d'un peuple à travers le monde. (Wikipedia)
Depuis l'annonce de la victoire de Joseph Kabila, les partisans d'Étienne Tshisekedi tentent de faire entendre leur voix. De Bruxelles à Washington, la diaspora congolaise manifeste son mécontentement face aux dernières élections qu'elle déclare frauduleuses.
Les partisans d'Etienne Tshisekedi se mobilisent à travers le monde afin d'exprimer leur colère. Ces opposants refusent Joseph Kabila comme président et dénoncent une scandaleuse "fraude électorale". Selon plusieurs sources, les résultats affichés devant les centres de votes auraient mis le feu au poudre car ceux-ci donneraient la victoire à Etienne Tshisekedi, selon le site DC News: Vérité et Justice pour la R.D. Congo .
"De graves irrégularités"
Plusieurs organisations ont critiqué les résultats comme l'ONG Carter qui estime que les chiffres de la Commission électorale "manquent de crédibilité". Les observateurs internationaux parlent aussi "d'irrégularités graves". Jason Stearns, un écrivain américain, relève des informations surprenantes dans son blog, Congo Siasa. Il parle de chiffres suspects avancés par la CENI, la Commission électorale présidé par un proche du président Kabila.
"Taux de participation suspects"
Certains observateurs ont également déclaré à Jason Stearns avoir détecté des "taux de participation suspects". L'homme explique que les taux d'enregistrement sur les listes électorales étaient anormalement élevés (plus du double du taux de croissance national). Dans certains endroits, comme à Manono, "le nombre d'électeurs a augmenté de 52%, alors que la croissance nationale augmentait de 26%", selon le site Afriqueredaction.com.
Des manifestations mondiales
Les partisans d'Etienne Tshisekedi ont décidé de soutenir leur candidat jusqu'au bout et de réagir face à des élections qu'ils déclarent "frauduleuses". La diaspora congolaise de Belgique, de France, du Canada, des Etats-Unis, de Suisse et d'Angleterre se mobilise à travers le monde.
La crise de l'euro écrase tous les sujets, même étrangers. Quand Sarkozy se déplace à l'étranger, c'est pour se montrer travailleur et protecteur sur le terrain de la dette. Pourtant, l'actualité internationale récente est également riche de tensions et catastrophes sur lesquelles notre Monarque montre toute son impuissance.
Samedi dernier, le 10 décembre, nous fêtions l'anniversaire de la déclaration des droits de l'homme. Il y a 4 ans, jour pour jour, nous recevions le colonel Kadhafi en grandes pompes. Depuis, Nicolas Sarkozy a tenté de se racheter en renversant par la force le boucher libyen.
Russie, le silence En Russie, le pire des scénarios est à l'oeuvre. Sans surprise, Vladimir Poutine avait annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle en novembre dernier. Puis il a favorisé la création d'un parti-alibi, dont il a fait démissionner le président quand ce dernier a pris son rôle trop au sérieux. Enfin, malgré de graves fraudes électorales dénoncées par l'opposition, les élections législatives du 4 décembre dernier ne lui ont pas donné l'écrasante majorité qu'il attendait. Son parti Russie Unie n'a décroché que 49,5% des sièges... Fichtre !
Mardi dernier, quelque 560 opposants qui manifestaient dans les rues de Moscou ont été arrêtés par les forces spéciales. Samedi, d'autres manifestations ont rassemblé des milliers de participants, malgré les efforts, immenses, des autorités pour les décourager: les services secrets du FSB ont ainsi enjoint le réseau social Vkontakte(5 millions de membres) de fermer des groupes appelant à manifester. La mairie de Moscou a inventé un examen scolaire pour les élèves de 14 à 16 ans cet après-midi là. Des journalistes et blogueurs ont également été arrêtés.
Quelle a été la réaction française ? On la cherche. On l'a trouvé. Elle était modeste. Elle est venue d'un porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, et ses termes furent bien équivoques.
« Les citoyens russes ont été appelés à se prononcer pour élire leurs députés. C'était un rendez-vous important pour la démocratie en Russie. Il est significatif que des observateurs internationaux aient été présents. Des parlementaires français, de la majorité comme de l'opposition ont d'ailleurs participé aux missions d'observation.
Toute la lumière doit être faite sur les allégations figurant dans le rapport de l'OSCE et nous souhaitons que des leçons en soient tirées pour les prochains scrutins organisés en Russie.»
On se souvient encore de cette incroyable photographie d'un Poutine embrassant Louis Sarkozy en août 2008.
Syrie, l'impuissance En Syrie, la boucherie se poursuit. La répression gouvernementale contre ce qui s'appelle d'ores et déjà une révolution est atroce. Après quelques semaines de silence voici 5 mois, les autorités françaises ont réagi ... par le verbe. La guerre en Libye montrait que la France pouvait attaquer les méchantes dictatures. Nicolas Sarkozy s'était refait une virginité droitsdelhommite à bon compte. Rappelez-vous ses grandes déclarations en septembre dernier, quand la Libye fut enfin libérée. « Cela vaut pour tous les peuples arabes dans le monde qui voudront se libérer de leurs chaines. La France et l'Europe seront à leurs côtés.» Il avait même dédié son déplacement « à tous ceux qui espèrent que la Syrie soit un jour libre ». Et depuis ?
Rien. La France proteste, la France s'agite. Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, tente de convaincre les Russes et les Chinois du Conseil de Sécurité de l'ONU qu'il faudrait réprimander la Syrie de Bachar El-Assad. Bien sûr, la France n'ira pas jusqu'à attaquer la Syrie. Nous n'avons ni l'argent ni l'envie.
La Syrie est une pièce trop centrale du Moyen Orient pour qu'on y envoie nos avions.
Pourtant, Nicolas Sarkozy nous avait promis la fin des dictatures dans le monde, n'est-ce pas ? Les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
Congo, silence Joseph Kabila a été réélu président de la République Démocratique du Congo. L'annonce a été faite jeudi dernier. Il aurait obtenu 49% des suffrages contre 32% à son opposant Etienne Tshisekedi, qui n'a pas reconnu le résultat. Kabila est l'un de ces autocrates africains. Il avait succédé à son père, assassiné en 2001. Depuis jeudi, on se tire dessus à Kinshasa et ailleurs dans le pays. L'ONU a appelé au calme.
Et en France ?
Le communiqué officiel du ministère des affaires étrangères fut très sobre : « Ce scrutin, auquel les Congolais ont participé en nombre, a démontré leur attachement à la démocratie. Comme l’ont souligné les observateurs de l’Union européenne, il a toutefois été marqué par de nombreuses et sérieuses défaillances et irrégularités. La France appelle tous les acteurs politiques congolais à faire preuve de retenue et d’esprit de responsabilité. » La timidité de cette réaction s'explique aisément.
En mars 2009, Nicolas Sarkozy s'était rendu en RDC pour sceller une réconciliation qu'il jugeait nécessaire, comme avec le Rwanda voisin. En avril de la même année, le gouvernement Kabila confiait à Areva une nouvelle concession d'extraction d'uranium. Pour cet accord majeur, l'Elysée avait beaucoup travaillé en coulisses, avec notamment le concours de Patrick Balkany, le député-maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), bien installé auprès des autorités régionales.
Quelques mois plus tard, un consortium canadien était expulsé de son exploitation minière à Kolwezi. La RDC, avec sa province du Katanga, reste un terrain d'affrontement économique entre l'Asie (Chine, Inde), l'Europe et les Anglo-saxons (Canada, Australie).