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vendredi 23 mars 2012
Le président Joseph Kabila ou le Deng Xiaoping congolais ?
jeudi 22 mars 2012
Révocations - tueries - séquestrations - non-paiement des salaires - mauvaise gouvernance à la SONAS : Agito Carole diabolise J. Kabila
De la mauvaise gestion de 960.000 USD versés à la SONAS pour la réassurance des avions et bateaux du Président de la République. En y ajoutant des révocations abusives, des tueries, des séquestrations, du non-paiement des salaires des agents. Bref, par sa mauvaise gouvernance, l'administrateur-directeur général a.i de la Société nationale d'assurances. (SONAS), Madame Agito Amela Carole, diabolise le Président de la République Joseph Kabila Kabange. Et l'opinion congolaise a du mal à comprendre qu'un tel mandataire puisse encore trôner à la tête d'une entreprise qu'elle a littéralement tyrannisée.
Jamais dans l'histoire du Zaïre - RDCongo, une entreprise aura été gérée de façon si suicidaire. La Société nationale d'assurances (SONAS) en donne un témoignage si macabre. A cause de sa gestion si dramatique par son administrateur-directeur général, Madame Agito Amela Carole. Sa gouvernance est presque sanguinaire. Elle n'est pas si loin à celle qu'a connue les Israéliens à l'époque du sémitisme.
Madame Agito est arrivée à la Sonas à la faveur de la nomination des mandataires, intervenue en 2008. Son chef s'appelait Mbonyo. Il avait été démis de ses fonctions pour mégestion. C'est alors que Mme Agito régnera comme intérimaire. Et grâce à son appartenance au parti politique du Chef de l'Etat - le PPRD - que cette dame va se permettre toutes les actions dépassant totalement les limites de ses attributions.
Les avions du Raïs
En 2011, l'administrateur-directeur général intérimaire de la SONAS exprime la première action de sa témérité. En effet, la présidence de la République devrait réassurer les avions et les bateaux du Président de la République. C'est un assureur britannique qui a été choisi. Le montant global de près de 960.000 dollars américains, devra servir à cette réassurance. Une première tranche est versée à la SONAS. Et cette dernière devrait remettre à l'assureur britannique son dû. Madame Agito, dans sa boulimie financière, ignore le Britannique.
Informé par une antenne parallèle, celui-ci se plaigna à a Présidence de la République. Une demande d'explications est adressée à l'ADG a.i Agito. Une réponse insatisfaisante est donnée au Président de la République. La dame se démène donc pour trouver de l'argent à payer à l'assureur britannique. Et pour avoir la conscience nette, le « Raïs » verse ensuite le solde afin de totaliser la note totale de 960.000 dollars américains.
Une fois encore, les choses ne sont toujours pas claires. Et, finalement, la Présidence de la République transmet le dossier au Conseil national de sécurité (CNS). Madame Agito doit être entendue afin d'expliquer l'utilisation de 960.000 USD du Raïs versés à la SONAS pour la réassurance de sa flotte aérienne et fluviale. Le directeur des transports de la SONAS, M. Akuma Ngiama Félicien, quelques collaborateurs ainsi que le directeur financier sont entendus à la CNS. A leur tête la téméraire Agito. Les interrogatoires ont abouti à la condamnation de Mme Agito. Car, même si elle avait fini après quelques mois à honorer les droits de l'assureur britannique, l'infraction de détournement était consommée. Et le directeur Akuma a été révoqué jusqu'au jour d'aujourd'hui de ses fonctions pour avoir défendu le Chef de l'Etat dans ce dossier.
Refusant de soutenir le mensonge de son ADG et se ralliant du côté de la vérité, ce cadre de la SONAS a perdu ses 33 ans de carrière pour s'être montré dévoué et patriote engagé à la défense des intérêt de la Nation. Mais, Mme Agito n'a pu maintenir sa liberté que grâce à la puissance d'argent. Et la tentative de détournement de 960.000 USD du « Raïs » a été fortement décriée à la SONAS où tout le personnel déplore l'incompétence, l'arrogance, le clientélisme et la mégestion de cette dame.
70 agents tués
L'administrateur-directeur général a.i de la SONAS est considéré là-bas comme une dame sans coeur ni vertus. Sa gouvernance se traduit par des révocations en cascade des agents. Des directeurs et autres travailleurs qui n'épousent pas ses points de vue. Et surtout quand ils vont dans le sens de ruiner l'entreprise. Les cas les plus avérés sont ceux de la révocation, de la séquestration des syndicalistes et directeurs, de paiement des salaires du personnel.
A la SONAS, les arriérés de salaires atteignent plus de 18 mois. Les familles, les foyers se sont divisés. « Et plus de 70 agents de la SONAS sont morts à la suite de cette situation de précarité occasionnée par l'Adg a.i Agito Amela Carole depuis son avènement à la tête de l'entreprise », révèle le président de la délégation syndicale.
Insubordination
Madame Agito est ainsi le genre de mandataires qui ne s'axone pas vaincue. Quelques jours après la tumulte provoquée par la délégation syndicale réclamant le paiement de 18 mois d'arriérés de salaires, l'ADG a.i s'adressa à l'inspection générale du travail pour s'acquérir de la légalité de l'action des syndicalistes. Elle sollicita en même temps la révocation de ces derniers. Mais, contre toute attente, la réponse lui donnée par l'inspection générale du travail lui a complètement désarçonnée. « Les membres de la délégation syndicale sont dans la légalité et ne méritent pas la révocation. Ils doivent reprendre leur travail », lui avait-on répondu.
Furieuse de cette position de l'inspection générale du Travail, Mme Agito fera appel aux forces de l'ordre pour empêcher l'accès à la SONAS des syndicalistes. Elle a donc désobéi aux prescrits et règlements qui régissent l'emploi des agents et syndicalistes dans une entreprise.
Kabila diabolisé
Le comportement de l'ADG a.i de la SONAS a dépassé tout entendement. Et une grande majorité de l'opinion congolaise s'imagine très mal qu'une femme arrive à défier toutes les instances du pays. Que ce soit au Parlement, à la justice et au gouvernement, personne n'ose pas se prononcer sur le cas de ce mandataire qui se croit au-dessus des lois de la République et nargue même l'autorité du Président de la République. L'année du social. La révolution de la modernité, ces slogans sont creux pour l'ADG a.i de la SONAS. Et en ce mois de mars réservé à la femme, Mme Agito n'y consacre aucun intérêt à ses collègues femmes qui sont des épouses de ces agents et cadres de la SONAS martyrisés. Plusieurs familles et foyers qui auraient voté le « Raïs » pour ce quinquennat sont ahuris de constater qu' « une femme» parmi des millions des Congolaises annihile la confiance qu'ont le Congolais en Son Excellence le Président de la République. Ce dernier a grandement besoin de tous les Congolais en cette, période de turbulence politique pour l'accompagner dans la réalisation de son programme de la « Révolution de la modernité».
Au lieu que madame Agito Amela Carole se distingue par des actions qui font d'elle une «opposante» au régime Kabila dont elle essaie par tous les moyens de diaboliser auprès de la communauté de la SONAS et de tous ceux qui en dépendent.
L.D.
mardi 20 mars 2012
Élections en RDC : un rapport de l'ONU accuse les forces de sécurité de graves violations
De jeunes kinois arrêtés par la police congolaise, le le 23 décembre 2011 en RDC.© AFP
Un rapport de l’ONU publié mardi 20 mars accuse des membres des forces de défense et de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) de "graves violations" des droits de l’homme pendant la période électorale qui a abouti à la réelection de Joseph Kabila.
Dans un rapport qui souligne « la gravité des violations des droits de l’homme enregistrées », le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme dresse le bilan des violences électorales qui ont touché la RDC entre le 26 novembre et le 25 décembre 2011. Au moins 33 personnes ont été tuées, dont 22 par balles, et 83 autres blessées, dont 61 par balles, tandis que 16 personnes sont toujours portées disparues, affirme le document. Encore ces chiffres ne concernent-ils que Kinshasa, où les enquêteurs ont concentré leurs investigations.
Dans le même rapport, des membres des forces de défense et de sécurité en République démocratique du Congo (RDC) sont accusés de « grave violations » des droits de l’homme, comprenant des tueries et des détentions arbitraires lors des semaines qui ont suivi la réélection contestée du président Joseph Kabila, en novembre dernier.
La Garde républicaine, la police et l'ANR visées
En effet selon les enquêteurs de l’ONU, au moins 265 civils ont été arrêtés, « dont la majorité aurait été maintenue en détention de manière illégale et/ou arbitraire, pour la plupart en raison de leur appartenance, réelle ou présumée, à un parti de l'opposition ou pour leur appartenance à la province d'origine du candidat M. Étienne Tshisekedi, ou à des provinces dans lesquelles il bénéficie d'un soutien important ». Le rapport impute la responsabilité de « plusieurs cas d’arrestations arbitraire et détention illégale » à « des agences de l’Agence nationale de renseignements (ANR) ».
Mais les enquêteurs de l’ONU attribuent la plupart des exactions à des éléments de la Garde républicaine et à des unités spécialisées de la Police nationale congolaise (PNC), telles que la Légion nationale d’intervention (Leni), la brigade d’investigations criminelles et le Groupe mobile d’intervention (GMI). « Des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) n’appartenant pas à la GR » se sont aussi rendus coupables, « dans une moindre mesure », de violations, selon l’ONU.
lundi 19 mars 2012
L'informateur
La situation que vit le Congo est fort ambiguë et, à ma modeste connaissance, on nomme un informateur que lorsqu'après une élection, on ne parvient pas à avoir une majorité. Cet informateur négociera avec les différentes forces politiques en vue de trouver un consensus et dégager une option pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale qui gouvernera le pays pendant une période donnée.
Cependant, en République démocratique du Congo, lors des dernières élections des mois de novembre et décembre 2011, le parti présidentiel ayant dégagé une majorité absolue au parlement avec plus de 300 députés sur 500, il ne devrait se poser aucun problème majeur pour la mise en place d'un gouvernement du PPRD/MP. Contre toute attente, la Majorité Présidentielle ne parvient pas à désigner son Premier ministre et son Président de l'Assemblée Nationale, ce qui paralyse le bon fonctionnement de l'État. Comme pour donner raison à ceux - nombreux - qui pensent que les résultats des élections ont été manipulés en faveur du PPRD/MP, "Joseph Kabila" vient de désigner le belge Mwando Nsimba comme informateur pour prendre langue avec toutes les forces politiques de la république, ce qui en d'autres mots veut dire qu'il ne reconnait pas les résultats législatifs.
En ce qui nous concerne, nous ne cesserons jamais à dire qu'en RDC, jamais on ne pourra diriger par défi. Nous demandons donc aux députés élus ou désignés de l'Opposition, de ne pas cautionner le hold up du PPRD en allant siéger, même si l'appât du gain étant si fort.
Mbuji-Mayi : accrochages entre la Police et les FARDC, 4 morts
PAR RADIO OKAPI
Des échanges des tirs ont eu lieu dimanche 18 mars dans l’après-midi entre les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et ceux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux environs du camp militaire Nsele dans la commune de Kanshi à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Le bilan officiel de cet incident n’est pas encore connu mais certaines sources locales parlent de quatre morts, dont deux dans chaque camp.
D’autres sources avancent le chiffre d’une dizaine de morts dont deux civils. Ces sources comptent aussi plusieurs blessés parmi els victimes.
Des témoins rapportent qu’un bataillon des militaires est allé récupérer leur collègue arrêté pour un cas présumé de viol depuis vendredi 16 mars au sous-commissariat de la police installé à côté de l’Hôpital général de référence de Dipumba.
Ce groupe de militaires venu de Kamina pour la sécurisation des élections de novembre dernier a tabassé les policiers de garde du commissariat trouvés sur place. Ils ont tenté de ramener leur collègue militaire mais aussi un policier qu’ils ont fait prisonnier.
Ils ont croisé sur leur chemin une jeep du groupe mobile d’intervention de la Police nationale congolaise (PNC) et il s’en est suivi un échange des tirs entre les deux camps pendant plus d’une heure jusqu’au niveau de l’aéroport de Bipemba.
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