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SACREBOPOL

vendredi 23 mars 2012

Le président Joseph Kabila ou le Deng Xiaoping congolais ?




Dans le quotidien belge "le soir" du jeudi 16.novembre. 2006 c.à.d. un jour après la proclamation du second tour des élections au congo, sous la plume de Colette Braeckman, le nouveau président élu de la RDC , Joseph Kabange Kabila a fait la déclaration qu'il comptait s'inspirer du modèle de reussite chinois et des autres dragons et tigres de l'Asie de l'ouest pour imprimer un décollage économique en RDC.

Je voudrai par cet article, faire une évaluation du boom chinois et tirer l'essentiel des lecons que la RDC peut tirer de cette expérience. Il y a certe des opportunités que la RDC peut profiter du modèle chinois mais il existe des limites structurelles. Je vais essayer de le démontrer dans cet article.

A)Les chances de la Chine et /ou de la RDC. 
Trois explications éclairent fondamentalement les chances qu'a connu la Chine pour avoir le niveau de croissance qu'elle a aujourd'hui, je vais les citer par ordre de grandeur:

1. C'est Deng Xiaoping le leader chinois
2. C'est la retrocession de Hong Kong et le dynamisme de la diaspora chinoise
3. C'est la géographie de la Chine c.à.d. sa proximité avec le Japon, la Corée du sud et les autres tigres ou dragons de l'Asie du sud.

I. Deng Xiaoping et la philosophie de "traverser la rivière en tâtant les pierres".
La Chine a connu la mort de Mao en 1976 et une période de transition s'en est suivie. C'est en décembre 1979 que le président Deng Xiaoping a pris le pouvoir de la République populaire de Chine. Il a tout de suite mis en marche un chantier des réformes pour moderniser la Chine de manière prudente (traverser la rivière en tâtant les pierres ) mais résolue . Ce chantier des réformes touchaient à la fois le système juridique, politique, économique, social et les relations de la chine avec ses voisins et le reste du monde.

Si le président Joseph Kabila veut suivre le modèle de Deng Xiaoping, il serait souhaitable qu'il se positionne comme le président des réformes en profondeur de la société congolaise, notamment en modernisant notre système judiciaire, bancaire et financier; notre système d'enseignement; notre système de santé; notre système fiscal et budgétaire etc. La nature et la priorité à accorder aux réformes dépendront des réalités de la situation politique et économique en RDC.

2. Hong Kong et la dynamique diaspora chinoise. 
En seconde position vient Hong Kong et les chinois de la diaspora c.à.d. ceux de Taiwan, de l'Asie du Sud-Est, du Singapour et des USA. C'est la rétrocession de Hong Kong, place financière internationales par excellence sous la colonisation des britaniques aux chinois en 1980 qui a constitué le déclenchement de l'afflux des investissements direct étranger (IDE) dans la chine continentale. Hong Kong a transféré une grande partie de ses industries sur le continent en raison de la présence d'une main-d'oeuvre locale bon marché dans les régions côtières vers Shanghai et fût suivie par Taiwan et Singapour. Un domaine industriel fût à l'époque contruit par Singapour dans la ville de Suzhou, les autres par Taiwan .

La Chine n'est pas devenue un atelier du monde par génération spontanée mais est l'atelier du monde par le fait que cette impulsion tire son origine à l'intérieur des structures propres á la Chine. Les autres pays industriels ont suivi le mouvement par des délocalisations massives de leurs industrie en Chine , en raison de la mondialisation de l'économie et de la concurrence planetaire surtout après l'entrée de la Chine dans l'OMC en 2001.

Une grande partie des IDE passent par Hong Kong, les Iles Caraîbes ou les Iles Samoa pour rentrer en Chine continental avec les avantages que l'on accorde aux capitaux privés (exemption d'impôt). Pour preuve, le Japon , les USA et l'Union européenne fournissaient ces dernières années 8 à 9% des IDE , contre environ 50% pour Hong Kong, Taiwan et Singapour.

Par la suite , des zones économiques spéciales exemptées des taxes furent créées par les autorités chinoises dans les villes de Xiamen, Shantou, Shenzhen, Zhuhai et Hainan pour stimuler la croissance mais surtout pour attirer les capitaux dans ces villes côtières.

Une zone économique spéciale est appelée aussi "pôle de compétitivité" en jargon économique. On en distingue deux sortes c.à.d. un pôle de compétitivité qui repose sur la recherche scientifique de haut niveau ou sur le savoir-faire traditionnel. Un pôle de compétence qui repose sur la recherche scientifique a comme trois pivots fondamentaux c.à.d. une ou des universités, des entreprises technologiques et des banques spécialisée dans le capital à risque pour le financement. L'exemple américain est la Silicon Valey avec des universités(Stanford,Bekerly et Santa Clara); des entreprises technologiques(ex. Hewlet-packard) et des capitaux à risque. En Inde on peut citer l'agglomération de Bangalore. Par contre un pôle de compétence qui repose sur le savoir-faire traditionnel peut être avoir comme illustration la Suisse avec l'horlogerie et Paris avec la haute couture.

Si le président Kabila veut suivre le modèle Deng Xiaoping, il serait souhaitable de créer des structures de relais entre la RDC et sa diaspora qui est éparpillée à travers les cinq continents. Cette diaspora est composée des scientifiques de très haut niveau, des hommes d'affaires, des chercheurs mais aussi des passagers clandestins. Des mesures d'incitations fiscales peuvent pousser certains congolais de la diaspora de rapatrier leur fortune qu'ils ont amassé légalement ou illégalement au service de la croissance et du développement de la RDC. Des structures de rélais peuvent inciter les étudiants qui ont finis leurs études de rentrer au pays et participer à sa reconstruction au lieu de rester végéter en occident. La Belgique , ancienne puissance coloniale a mis en place vers les années 2003 avec le ministre des finances Mr. Didier Renders une panoplie de mesure d'incitation fiscale pour inciter les belges qui ont placé leurs capitaux ailleurs de les rapatrier en Belgique. La Chine de Deng Xiaoping avait aussi mis en place des mesures fiscales pour encourager la diaspora chinoise de rapatrier leur fortune dans le continent. Pourquoi pas la RDC ?

Il est vrai que le président Kabila a dit , je cite"A mes compatriotes de la diaspora, je dis de rentrer au pays! venez participer à la reconstruction, il y a de la place pour tout le monde". Le message est encourageant mais insuffisant. Depuis Adam Smith, le père fondateur le l'économie classique dans ses ouvrages:"La richesse des nations et les sentiments moraux" stipule que l'homo oeconomicus réagit aux intérêts :" Donnez-moi ce dont j'ai besoin ,et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous même" et la plupart de ces bons offices s'obtiennent sur base de cette logique , je cite:"Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu'ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme , et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage". Les membres de la diaspora seront attentifs aux mesures que le nouveau gouvernement va prendre en matière économique, fiscale , juridique etc. Ils viendront en tenant compte du coût d'opportunité de revenir investir en RDC ou de rester là ou ils sont. C'est simplement un comportement des individus rationnels.

Si le président Joseph Kabila veut suivre le modèle de Deng Xiaoping, il pourra encourager des mesures de nature à créer des pôles de compétitivité en RDC dans les lieux ou se situe déjà des universités , des entreprises performantes et créer une ou des banques d'investissement ou des capitaux á risque. Le président pourra prendre aussi des mesures d'exonération fiscale en vue d'encourager le rapatriement de la fortune de la plupart des membres de la diaspora riches . D'autres mesures pourront être prise pour décourager la fuite des cerveaux congolais au Canada ou ailleurs.

3. La géographie de la Chine
La Chine se situe au coeur d'une Asie dynamique en pleine croissance avec des pays comme le Japon , seconde puissance économique mondiale, la Corée du sud, la Malaisie, la Thailande et l'Indonesie. Ces tigres et dragons de l'Asie ont connu dans les années 1997 une crise de change profonde mais s'en sont tirés à merveille , et la chine tire profit de toute leur expérience. 
La Chine est devenu le premier partenaire économique du Japon ; achète la plupart de ses composants pour ses industries dans les pays d'Asie du Sud-Est et a tissé des liens étroits avec la Corée du sud. Actuellement plus de 50% du commercie de l'Asie du Sud-Est est de l'Extrême Orient est intra-régional.
Si le président Joseph Kabila veut suivre le modèle de Deng Xiaoping, il serait souhaitable d'encourager, sinon d'intensifier les relations économiques de la RDC avec l'Afrique du Sud, la première puissance économique en Afrique. Tirer profit de l'expérience du Botswana , un pays désertique mais dynamique qui a sû tirer parti de l'exploitation de ses ressources naturelles, principalement du diamant pour stimuler la croissance de son économie. L'ancien président du Botswana Ketumile Masire avait d'ailleurs été nommé médiateur du dialogue inter-congolais avec dessein.
4. Création d'une entreprise en Chine /RDC et différences structurelles.
Il est plus facile pour un étranger de créer une entreprise en Chine qu'en RDC. En Chine , il faut six permis et 30 jours de démarches administratives. En RDC il faut au moins 13 procédures et 155 jours pour créer une entreprise. Avoir une licence en RDC exige 14 procédures et 306 jours. Il n'existe pas en RDC des institutions d'octroi de crédit pour les petites et moyennes entreprises et les droits de propriété ne sont pas garanties . Toutes ces tractations administratives , sources et structures de corruption n'incitent pas un homme d'affaire d'investir en RDC dans un secteur porteur de croissance et créateur d'emploi. Les rares investisseurs qui viennent en RDC le font dans les secteurs tertiaires(Import-Export) , a rendement immédiat et non créateur d'emploi. Pour sortir du sous-développement , la Chine qui est encore une économie dualiste a suivi le modèle classique pour son développement , c.à.d. par la baisse de la part de l'agriculture dans le PIB au profit du secteur manufacturier et du secteur des services pour s'en sortir. La RDC n'a rien fait depuis les indépendances pour insuffler une nouvelle vision de modernité et de croissance. Rien n'a été fait pour sortir notre économie de sa structure dualiste. Une culture de la cueillette et de la chasse. Les élites congolaises préfèrent privilégier le discour de victime des autres civilisations ou des arguments tiers-mondistes pour expliquer le raison du frein du développement. Et pourtant la Chine vient de démontrer qu'en plein 20ème siècle un pays peut s'en sortir pour peu que les élites politiques et économiques s'en donnent les moyens . La Chine connaît la croissance devant le FMI et la Banque mondiale. Si la Chine l'a fait , la RDC peut aussi le faire. Si la RDC cherche des excuses , elle trouvera toujours.B) Les faiblesses de la RDC. Bien que la RDC soit en mesure de tirer les lecons de la Chine, il existe des limites à ce schéma. Ces limites sont liées aux structures de l'économie congolaise qui est une économie dualiste, du poids de la dette auprès du FMI et de la Banque mondiale, des certains articles de la nouvelle constitution de la troisième république , de la situation sécuritaire en RDC car les démons de la guerre et de la division n'ont pas totalement disparus.I. Sur le plan sécuritaire. Aujourd'hui plus qu'hier, la RDC doit compter avec les velléités sécessionnistes du Ruanda, de l'Ouganda et du Burundi. Ces trois pays sont des pays limitrophes mais les élites au pouvoir dans ces trois pays sont des ennemis du Congo et cela pour trois générations. Ces trois pays ont leur pions qui se retrouvent dans la plupart de la chaîne de commandement de l'armée, de la police et des services de sécurité dirigés par des congolais ennemis de leur propre pays le Congo. Cette situation fait qu'aujourd'hui , on ne peut pas dire qu'il existe en RDC des garanties de sécurité maximum et que les démons de la guerre ont disparus. Ils sont là et attendent que la MONUC ou l'EUFOR se retirent pour rallumer le feu.2.Le FMI et la Banque MondialeLa RDC est un pays PPTE et a signé des accords avec le FMI dans le cadre du programme d'ajustement structurel structurel (qui avec le temps a pris la forme de Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance) en vue d'alléger le poids de sa dette. L'initiative PPTE met l'accent sur la nature des réformes à réaliser en complément des mesures de politique de stabilité exigé par le FMI. Dans les conditionnalités, le FMI met l'accent sur le calendrier des privations des entreprises publiques; de la suppression par l'Etat des subventions accordées aux produits de base; de la suppression des barrières à l'entrée et à la sortie des marchés des capitaux; par la libéralisation de l'économie c.à.d. l'intégration immédiate sur le marché mondial en supprimant les droits de douane à l'entrée et à la sortie; par la suppression des mesures de contingentement; par l'introduction de la taxe sur la valeur ajoutée en vue de compenser les pertes des recettes de douanes à l'importation et à l'exportation. Pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE , un pays doit donner les preuves qu'il exécute comme il convient les programmes soutenus par le FMI et la Banque mondiale. La durée écoulée entre le point de décision et le point d'achèvement dépend de l'exécution satisfaisante des réformes fondamentales convenues au point de décision; du maintient de la stabilité économique et de l'adoption et de l'exécution pendant un an au moins du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Après la préstation de serment le 10.12.2006, le président Kabila aura certainement sur sa table le dossier du FMI. Le FMI avait interrompu le contact avec le gouvernement congolais en attendant les nouvelles autorités qui sortiront des urnes. Cette situation fait que le président et son premier ministre auront des difficultés pour appliquer leur plan , notamment les cinq chantiers cités par le président Kabila lors de l'interview donné au journal "le soir" je cite: 1.Construction des infrastructures-routes-rails, ponts et relier les différentes régions du pays. 2.La création d'emploi qui passe par l'investissement 3.L'éducation c.à.d. le primaire , secondaire et universitaire 4. L'eau et l'électricité 5.La santé Appliquer cette politique signifie le retour de la politique d'inspiration keynésienne , alors que le FMI exige depuis plus de 20 ans une politique d'inspiration néolibérale. Réaliser les cinq chantiers signifie que l'Etat doit réaliser une politique budgétaire expansionniste. La banque centrale qui a un seul objectif , celui du surveillant de l'inflation va adopter une politique monétaire restrictive. A moins de chercher une confrontation directe avec les fonctionnaires du FMI, il sera difficile au nouveau gouvernement d'appliquer cette politique tel que défini par le président de la république. 3.Les articles de la nouvelle constitution de la troisième république.Le président de la république , Joseph Kabila a signé et promulgué le 18.02.2006 une nouvelle constitution qui comporte des faiblesses de fond dans les articles 175,176 et 181.L'article 176 fixe à la banque centrale un seul objectif, la stabilité des prix c.á.d. la lutte contre l'inflation. Une politique de type keynésien implique une hausse du taux d'intérêt et donc une hausse du loyer de l'argent. Ceci est contraire aux objectifs de la Banque centrale. Si la banque centrale avait deux objectifs c.à.d. le plein emploi et la lutte contre l'inflation , elle peut jouer le jeu , mais dans le contexte de cette nouvelle constitution la banque est la gardienne de l'inflation.L'article 175 de la nouvelle constitution répartit les recettes fiscales nationales en raison de 40% pour les provinces et 60% pour le gouvernement central. Cette clé de répartition est non seulement simple mais inefficace et sujette à beaucoup d’interprétation de la part du pouvoir central et des provinces. Le pouvoir central n'aura pas assez des ressources pour faire face aux urgences qui vont se succéder.L'article 181 de la nouvelle constitution fixe le rôle de la caisse nationale de péréquation. Cet article créé d'office deux sources d'ordonnancement des dépenses de l'Etat. En principe un pays a un seul ordonnateur principal, c'est le ministre des finances qui est secondé dans cette tâche par les ordonnateurs délégués désigné par lui et oeuvrant tant à Kinshasa que dans les régions, les sous-régions et les zones. Avec cet article le premier ministre aura 10% des recettes dans une caisse à part et le reste sera gérée par le ministre des finances. Il est fort à parier que le FMI ne sera pas d'accord que la RDC dispose de deux ordonnateurs principaux. Conclusion: Je partage le point de vue du président de la république que la RDC va surprendre. Je suis aussi d'avis que la RDC peut faire le même exploit que la Chine. Mais il faut pour cela s'en donner les moyens. Le gouvernement chinois vient de réunir ce vendredi 03.11.2006 dans sa capitale plus de 40 chefs d'Etats africains pour inaugurer une nouvelle forme d'échange basée sur la coopération économique et diplomatique. Le président chinois promet de mettre à la disposition des pays africains une somme de 5 milliards de dollars américain d'ici l'an 2009. Il appartient à l'élite politique congolaise de jouer les puissances occidentales et la Chine en vue de sortir du sous-développement dans lesquel ce pays vegete depuis des décennies. La Chine ouvre la porte à la mondialisation , c'est aux africains de savoir s'en sortir. Les relations internationales est une guerre de tous contre tous. 

 GUY-KAPAYO
http://congodebout.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=205956

jeudi 22 mars 2012

Révocations - tueries - séquestrations - non-paiement des salaires - mauvaise gouvernance à la SONAS : Agito Carole diabolise J. Kabila


De la mauvaise gestion de 960.000 USD versés à la SONAS pour la réassurance des avions et bateaux du Président de la République. En y ajoutant des révocations abusives, des tueries, des séquestrations, du non-paiement des salaires des agents. Bref, par sa mauvaise gouvernance, l'administrateur-directeur général a.i de la Société nationale d'assurances. (SONAS), Madame Agito Amela Carole, diabolise le Président de la République Joseph Kabila Kabange. Et l'opinion congolaise a du mal à comprendre qu'un tel mandataire puisse encore trôner à la tête d'une entreprise qu'elle a littéralement tyrannisée. 

 Jamais dans l'histoire du Zaïre - RDCongo, une entreprise aura été gérée de façon si suicidaire. La Société nationale d'assurances (SONAS) en donne un témoignage si macabre. A cause de sa gestion si dramatique par son administrateur-directeur général, Madame Agito Amela Carole. Sa gouvernance est presque sanguinaire. Elle n'est pas si loin à celle qu'a connue les Israéliens à l'époque du sémitisme.
Madame Agito est arrivée à la Sonas à la faveur de la nomination des mandataires, intervenue en 2008. Son chef s'appelait Mbonyo. Il avait été démis de ses fonctions pour mégestion. C'est alors que Mme Agito régnera comme intérimaire. Et grâce à son appartenance au parti politique du Chef de l'Etat - le PPRD - que cette dame va se permettre toutes les actions dépassant totalement les limites de ses attributions.

Les avions du Raïs 
En 2011, l'administrateur-directeur général intérimaire de la SONAS exprime la première action de sa témérité. En effet, la présidence de la République devrait réassurer les avions et les bateaux du Président de la République. C'est un assureur britannique qui a été choisi. Le montant global de près de 960.000 dollars américains, devra servir à cette réassurance. Une première tranche est versée à la SONAS. Et cette dernière devrait remettre à l'assureur britannique son dû. Madame Agito, dans sa boulimie financière, ignore le Britannique.

Informé par une antenne parallèle, celui-ci se plaigna à a Présidence de la République. Une demande d'explications est adressée à l'ADG a.i Agito. Une réponse insatisfaisante est donnée au Président de la République. La dame se démène donc pour trouver de l'argent à payer à l'assureur britannique. Et pour avoir la conscience nette, le « Raïs » verse ensuite le solde afin de totaliser la note totale de 960.000 dollars américains. 
Une fois encore, les choses ne sont toujours pas claires. Et, finalement, la Présidence de la République transmet le dossier au Conseil national de sécurité (CNS). Madame Agito doit être entendue afin d'expliquer l'utilisation de 960.000 USD du Raïs versés à la SONAS pour la réassurance de sa flotte aérienne et fluviale. Le directeur des transports de la SONAS, M. Akuma Ngiama Félicien, quelques collaborateurs ainsi que le directeur financier sont entendus à la CNS. A leur tête la téméraire Agito. Les interrogatoires ont abouti à la condamnation de Mme Agito. Car, même si elle avait fini après quelques mois à honorer les droits de l'assureur britannique, l'infraction de détournement était consommée. Et le directeur Akuma a été révoqué jusqu'au jour d'aujourd'hui de ses fonctions pour avoir défendu le Chef de l'Etat dans ce dossier.

Refusant de soutenir le mensonge de son ADG et se ralliant du côté de la vérité, ce cadre de la SONAS a perdu ses 33 ans de carrière pour s'être montré dévoué et patriote engagé à la défense des intérêt de la Nation. Mais, Mme Agito n'a pu maintenir sa liberté que grâce à la puissance d'argent. Et la tentative de détournement de 960.000 USD du « Raïs » a été fortement décriée à la SONAS où tout le personnel déplore l'incompétence, l'arrogance, le clientélisme et la mégestion de cette dame.

70 agents tués 

L'administrateur-directeur général a.i de la SONAS est considéré là-bas comme une dame sans coeur ni vertus. Sa gouvernance se traduit par des révocations en cascade des agents. Des directeurs et autres travailleurs qui n'épousent pas ses points de vue. Et surtout quand ils vont dans le sens de ruiner l'entreprise. Les cas les plus avérés sont ceux de la révocation, de la séquestration des syndicalistes et directeurs, de paiement des salaires du personnel.

A la SONAS, les arriérés de salaires atteignent plus de 18 mois. Les familles, les foyers se sont divisés. « Et plus de 70 agents de la SONAS sont morts à la suite de cette situation de précarité occasionnée par l'Adg a.i Agito Amela Carole depuis son avènement à la tête de l'entreprise », révèle le président de la délégation syndicale.

Insubordination 

Madame Agito est ainsi le genre de mandataires qui ne s'axone pas vaincue. Quelques jours après la tumulte provoquée par la délégation syndicale réclamant le paiement de 18 mois d'arriérés de salaires, l'ADG a.i s'adressa à l'inspection générale du travail pour s'acquérir de la légalité de l'action des syndicalistes. Elle sollicita en même temps la révocation de ces derniers. Mais, contre toute attente, la réponse lui donnée par l'inspection générale du travail lui a complètement désarçonnée. « Les membres de la délégation syndicale sont dans la légalité et ne méritent pas la révocation. Ils doivent reprendre leur travail », lui avait-on répondu.

Furieuse de cette position de l'inspection générale du Travail, Mme Agito fera appel aux forces de l'ordre pour empêcher l'accès à la SONAS des syndicalistes. Elle a donc désobéi aux prescrits et règlements qui régissent l'emploi des agents et syndicalistes dans une entreprise.

Kabila diabolisé 

Le comportement de l'ADG a.i de la SONAS a dépassé tout entendement. Et une grande majorité de l'opinion congolaise s'imagine très mal qu'une femme arrive à défier toutes les instances du pays. Que ce soit au Parlement, à la justice et au gouvernement, personne n'ose pas se prononcer sur le cas de ce mandataire qui se croit au-dessus des lois de la République et nargue même l'autorité du Président de la République. L'année du social. La révolution de la modernité, ces slogans sont creux pour l'ADG a.i de la SONAS. Et en ce mois de mars réservé à la femme, Mme Agito n'y consacre aucun intérêt à ses collègues femmes qui sont des épouses de ces agents et cadres de la SONAS martyrisés. Plusieurs familles et foyers qui auraient voté le « Raïs » pour ce quinquennat sont ahuris de constater qu' « une femme» parmi des millions des Congolaises annihile la confiance qu'ont le Congolais en Son Excellence le Président de la République. Ce dernier a grandement besoin de tous les Congolais en cette, période de turbulence politique pour l'accompagner dans la réalisation de son programme de la « Révolution de la modernité».

Au lieu que madame Agito Amela Carole se distingue par des actions qui font d'elle une «opposante» au régime Kabila dont elle essaie par tous les moyens de diaboliser auprès de la communauté de la SONAS et de tous ceux qui en dépendent.

A suivre.

L.D.

mardi 20 mars 2012

Élections en RDC : un rapport de l'ONU accuse les forces de sécurité de graves violations

De jeunes kinois arrêtés par la police congolaise, le le 23 décembre 2011 en RDC.
De jeunes kinois arrêtés par la police congolaise, le le 23 décembre 2011 en RDC.© AFP

Un rapport de l’ONU publié mardi 20 mars accuse des membres des forces de défense et de sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) de "graves violations" des droits de l’homme pendant la période électorale qui a abouti à la réelection de Joseph Kabila.
Dans un rapport qui souligne « la gravité des violations des droits de l’homme enregistrées », le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme dresse le bilan des violences électorales qui ont touché la RDC entre le 26 novembre et le 25 décembre 2011. Au moins 33 personnes ont été tuées, dont 22 par balles, et 83 autres blessées, dont 61 par balles, tandis que 16 personnes sont toujours portées disparues, affirme le document. Encore ces chiffres ne concernent-ils que Kinshasa, où les enquêteurs ont concentré leurs investigations.
Dans le même rapport, des membres des forces de défense et de sécurité en République démocratique du Congo (RDC) sont accusés de « grave violations » des droits de l’homme, comprenant des tueries et des détentions arbitraires lors des semaines qui ont suivi la réélection contestée du président Joseph Kabila, en novembre dernier.

La Garde républicaine, la police et l'ANR visées

En effet selon les enquêteurs de l’ONU, au moins 265 civils ont été arrêtés, « dont la majorité aurait été maintenue en détention de manière illégale et/ou arbitraire, pour la plupart en raison de leur appartenance, réelle ou présumée, à un parti de l'opposition ou pour leur appartenance à la province d'origine du candidat M. Étienne Tshisekedi, ou à des provinces dans lesquelles il bénéficie d'un soutien important ». Le rapport impute la responsabilité de « plusieurs cas d’arrestations arbitraire et détention illégale » à « des agences de l’Agence nationale de renseignements (ANR) ».
Mais les enquêteurs de l’ONU attribuent la plupart des exactions à des éléments de la Garde républicaine et à des unités spécialisées de la Police nationale congolaise (PNC), telles que la Légion nationale d’intervention (Leni), la brigade d’investigations criminelles et le Groupe mobile d’intervention (GMI). « Des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) n’appartenant pas à la GR » se sont aussi rendus coupables, « dans une moindre mesure », de violations, selon l’ONU.

(Avec AFP)



lundi 19 mars 2012

L'informateur

La situation que vit le Congo est fort ambiguë et, à ma modeste connaissance, on nomme un informateur que lorsqu'après une élection, on ne parvient pas à avoir une majorité. Cet informateur négociera avec les différentes forces politiques en vue de trouver un consensus et dégager une option pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale qui gouvernera le pays pendant une période donnée.


Cependant, en République démocratique du Congo, lors des dernières élections des mois de novembre et décembre 2011, le parti présidentiel ayant dégagé une majorité absolue au parlement avec plus de 300 députés sur 500, il ne devrait se poser aucun problème majeur pour la mise en place d'un gouvernement du PPRD/MP. Contre toute attente, la Majorité Présidentielle ne parvient pas à désigner son Premier ministre et son Président de l'Assemblée Nationale, ce qui paralyse le bon fonctionnement de l'État. Comme pour donner raison à ceux - nombreux - qui pensent que les résultats des élections ont été manipulés en faveur du PPRD/MP, "Joseph Kabila" vient de désigner le belge Mwando Nsimba comme informateur pour prendre langue avec toutes les forces politiques de la république, ce qui en d'autres mots veut dire qu'il ne reconnait pas les résultats législatifs.


En ce qui nous concerne, nous ne cesserons jamais à dire qu'en RDC, jamais on ne pourra diriger par défi. Nous demandons donc aux députés élus ou désignés de l'Opposition, de ne pas cautionner le hold up du PPRD en allant siéger, même si l'appât du gain étant si fort.  

Mbuji-Mayi : accrochages entre la Police et les FARDC, 4 morts

PAR RADIO OKAPI



Une vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC).  Panoramio.com/Ph. VINCENT FrancoisUne vue aérienne de la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental (RDC). Panoramio.com/Ph. VINCENT Francois

Des échanges des tirs ont eu lieu dimanche 18 mars dans l’après-midi entre les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et ceux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux environs du camp militaire Nsele dans la commune de Kanshi à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Le bilan officiel de cet incident n’est pas encore connu mais certaines sources locales parlent de quatre morts, dont deux dans chaque camp.
D’autres sources avancent le chiffre d’une dizaine de morts dont deux civils. Ces sources comptent aussi plusieurs blessés parmi els victimes.
Des témoins rapportent qu’un bataillon des militaires est allé récupérer leur collègue arrêté pour un cas présumé de viol depuis vendredi 16 mars au sous-commissariat de la police installé à côté de l’Hôpital général de référence de Dipumba.
Ce groupe de militaires venu de Kamina pour la sécurisation des élections de novembre dernier a tabassé les policiers de garde du commissariat trouvés sur place. Ils ont tenté de ramener leur collègue militaire mais aussi un policier qu’ils ont fait prisonnier.
Ils ont croisé sur leur chemin une jeep du groupe mobile d’intervention de la Police nationale congolaise (PNC) et il s’en est suivi un échange des tirs entre les deux camps pendant plus d’une heure jusqu’au niveau de l’aéroport de Bipemba.