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SACREBOPOL

mardi 14 août 2012

Qui a retiré la plainte de la RD Congo contre le Rwanda à la CIJ ?





La rencontre inattendue Kabila-Kagame en mars 2009 à Goma.

Le 23 juin 1999, le gouvernement congolais portait plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda de Paul Kagame suite à l’agression d’une partie de son territoire par des troupes régulières de ce pays. Le 15 janvier 2001, la RD Congo, via son «agent», retirait ladite plainte. Le lendemain 16 janvier 2001, la terre entière apprenait l’attentat qui ôta la vie au président congolais Laurent-Désiré Kabila. Coïncidence?

Dans une ordonnance de la Cour internationale de Justice datée du 30 janvier 2001, on peut lire : «Le président de la Cour internationale de Justice, (…). Considérant que, par lettre du 15 janvier 2001, reçue au Greffe par télécopie le même jour, l’agent de la République démocratique du Congo, se référant au paragraphe 2 de l’article 89 du Règlement, a fait savoir à la Cour que le gouvernement de la République démocratique du Congo souhaitait se désister de l’instance et a précisé que «celui-ci se réservait la possibilité de faire valoir ultérieurement de nouveaux chefs de compétence de la Cour»; «Considérant que, par lettre du 22 janvier 2001, reçue au Greffe par télécopie le même jour, l’agent du Rwanda a informé la Cour que son gouvernement acceptait le désistement de la République démocratique du Congo de l’instance ; Prend acte du désistement de la République démocratique de l’instance introduite par la requête enregistrée le 23 juin 1999 ; Ordonne que l’affaire est rayée du rôle.»

Qui a ordonné le retrait de la plainte de la RD Congo? Quel est le fait justificatif d’une telle décision alors que le bon voisinage est loin de caractériser les relations entre les deux pays? Les réponses à ces questions ne peuvent être fournies que par «Joseph Kabila» qui «dirige» le Congo démocratique depuis la disparition non-élucidée à ce jour de son prédecesseur Laurent-Désiré Kabila. Au moment où une «nouvelle rébellion», dénommée «M23», soutenue par le régime de Kigali, vient de voir le jour dans la province congolaise du Nord Kivu, il n’est pas sans intérêt d’identifier - même plus de dix années après - l’auteur du retrait de ladite plainte quand on sait que depuis août 1998, l’actuel chef d’Etat rwandais n’a jamais fait mystère de ses velléités expansionnistes au point de considérer les provinces du Kivu comme des «T.O.M» (Territoires d’Outre Mer) où il peut se servir impunément en diverses ressources naturelles.

Rappel des faits. Le 17 mai 1997, les troupes de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) composées pour l’essentiel des éléments appartenant aux armées rwandaise et ougandaise installent LD Kabila dans le fauteuil laissé vacant par le maréchal Mobutu Sese Seko. Le 29 juillet 1998, le chef de l’Etat congolais flairant une conspiration ourdie par ses mentors décide de mettre fin à la «coopération militaire» avec le Rwanda et l’Ouganda. C’est à nouveau la guerre! En décembre 1998, le ministre congolais chargé des Droits humains d’alors, Léonard She Okitundu, publie un «Livre blanc» qui couvre la période du 2 août 1998 au 5 novembre 1998. Le document fournit des amples détails sur les «violations massives des droits de l’Homme à l’Est de la RD Congo» commis par trois «pays agresseurs». A savoir : l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi. «C’est le lieu de dénoncer le caractère manifestement fantaisiste des plaintes déposées contre le chef de l’Etat congolais à Bruxelles et à Paris, note le document. En effet les véritables criminels de guerre contre lesquels des actions judiciaires sont principalement et impérativement à engager s’appellent Kagame, Bizimungu (Ndlr : l’ancien président rwandais) et Museveni de crimes de guerre, crime contre l’humanité (…) ».

Plainte. Le 23 juin 1999, la RD Congo introduisait sa plainte notamment contre le Rwanda devant la Cour internationale de Justice. Par ordonnance du 21 octobre 1999, la CIJ invitait les parties rwandaise et congolaise à déposer leur mémoire et contre-mémoire respectivement le 21 avril 2000 et le 23 octobre 2000. Le Congo n’ayant pas accompli cette formalité, la CIJ lui accorda un nouveau délai jusqu’au 23 janvier 2001. Contre toute attente, par lettre datée du 15 janvier 2001, la RD Congo, via son «agent» de l’époque, en l’occurrence l’avocat belge Michel Lion, décide le retrait de la plainte. Selon cet avocat, il a été "contraint" d’agir dans ce sens au motif qu’il n’avait plus d’interlocuteur à Kinshasa. Bref, plus personne ne lui indiquait la conduite à suivre dans le cadre de cette procédure.

A voir le conteste de l’époque, il ne se dégage aucun élément nouveau qui militait en faveur de l’apaisement entre Kigali et Kinshasa. En décembre 2000, les rebelles du RCD-Goma, soutenus par l’armée rwandaise, venaient de s’emparer de la localité de Pweto au Katanga. Les troupes congolaises déployées sur le terrain étaient commandées par…le général-major Joseph Kabila. La débâcle fut mal digérée par LD Kabila. Pour lui, il fallait poursuivre la guerre. Des sources bien informées assurent que le «Mzee» n’a plus jamais adressé la parole à «Joseph», assigné à résidence à Lubumbashi, jusqu’à la date fatidique du 16 janvier 2001. Un démenti aux balivernes reprises par quelques journalistes occidentaux complaisants selon lesquelles LD Kabila aurait laissé un «testament» confiant sa «succession» à «son fils préféré». Questions : «Joseph Kabila» aurait-il ordonné le retrait de la plainte contre le Rwanda? Pourquoi ? A supposer que l’agent de la RD Congo ait agi proprio motu, pourquoi l’actuel président congolais s’est-il gardé de relancer la procédure initiée par son prédécesseur passant par pertes et profits l’agression du terroire congolais par le voisin rwandais? Est-il sain que le Congo-Kinshasa et le Rwanda signent des accords de coopération en matière sécuritaire avant de vider le contentieux relatif aux menées subversives de ce pays sur le sol congolais? Agir autrement ne relève-t-il pas de la traîtrise?

B.A.W 
© Congoindépendant 2003-2012



PS
Quels autres bredouillements attendez-vous encore du Tchaku Mende à propos de la plainte contre le Rwanda intentée à la CIJ à la Haye , Mfumu Troll ?
C'est une affaire aujourd'hui classée : la plainte intentée du temps de LDK avait été retirée en cours par son fils... Allez sur le site de la CIJ et vous lirez ses péripéties rocambolesques et humiliantes pourle pays ! Toute autre plainte aujourd'hui doit être une autre procédure à partir de l'Etat Congolais qui n'en a jamais eu la moindre volonté et pour cause...

Voici 4 documents tirés du site de la CIJ.
Compatriotiquement! (Ndozwau)


lundi 13 août 2012

Réaction de Kwebe Kimpele à Papy Tamba.



Dėbat

Mon cher Tamba, 

Etant actuellement absorbé par un travail qui ne me laisse guère le temps de participer aux débats qui font rage sur le Net au sujet du Congo, je ne peux pas, malheureusement,  ferrailler à mon tour et  débarquer dans l'arène des  échanges aigres doux qui vous opposent à certains congolais.  Dans le mail ci-dessous que vous avez adressé à vos nombreux correspondants, vous citez par deux fois mon nom , en le faisant même précéder du qualificatif "grand".  Je vous en remercie. Je me suis donc senti interpellé. 

Avant tout propos et à  titre d'information, je vous ferai suivre un mail que j'ai adressé naguère à Robert Mbelo sur la question des Tutsis congolais, une expression qui fleurit dans tous les médias et sur toutes les lèvres y compris des Congolais. Après sa lecture, vous en ferez l'usage que vous jugerez opportun ou utile.

Mais toute réaction à votre mail ci-dessous,  permettez-moi  de vous rappeler des faits historiques touchant  le destin du Congo, sa superficie et surtout la composition ethnique  de sa population que seuls, les ignorants peuvent contester:

1. La création du Rwanda, en tant qu'Etat, remonte au 17e siècle, soit plus de 200 ans  avant la reconnaissance internationale, le 26 février 1885,  de l'EIC, Etat indépendant du Congo, propriété privée et exclusive de Léopold 2, roi  des Belges.
 
2. Le Rwanda devint ensuite une colonie de la puissante Allemagne, sous le redoutable chancelier Otto Von Bismarck. Par conséquent, la terre du Rwanda, de même que la population rwandaise à savoir, les Hutus majoritaires, les Tutsis minoritaires et une insignifiante fraction de Twa (Pygmées) furent entièrement assujettis à l'Allemagne.

3. Pour obtenir,  en date du 26 février 1885, la reconnaissance internationale de ses titres de propriété ( en réalité un millier de traités de cession de souveraineté, rédigés en anglais,  signés avec de l'encre de sang et arrachés aux  propriétaires des terres des Bantous), Léopold 2 s'appuya sur le chancelier Otto Von Bismarck dont il était le compatriote puisque c'est la dynastie des Saxe Cobourg Gotha, originaire d'Allemagne,  qui a fourni à la Belgique, après vote, son premier roi en la personne de Léopold 1er, père de Léopold 2.  

Le propriétaire de l'EIC, Léopold 2 donc, maître absolu d'un domaine de plus de 2 millions de km² situé en Afrique centrale, dut la reconnaissance internationale sur les documents fonciers qu'il présenta aux  14 délégués des puissances coloniales européennes de l'époque  (plus un délégué américain accepté à titre d'observateur à  la conférence de Berlin ) grâce à son bienfaiteur Bismarck.  Ici, il faut bien se mettre en tête que la superficie de l'EIC fut obtenue par la juxtaposition ou l'addition des terres ayant appartenu jadis  aux empires, aux royaumes, aux ethnies, tribus et autres organisations traditionnelles, le tout formant la propriété  presque exclusivement des Bantous et, accessoirement, de Soudano-nilotiques.   Mais, et c'est un point crucial, parmi ce millier de traités de cession de souveraineté conservés actuellement au  Musée de Tervuren dans la banlieue de Bruxelles, ne figure pas,  une seule signature de mwami tutsi ou hutu rwandais, ou burundais. Dans le cas contraire, on serait habilité à déduire que les terres et les populations de ces deux ethnies rwandaises ou burundaises se retrouvèrent incluses dans l'EIC, confisquées en somme par Léopold 2, au vu et au su du chancelier Otto Von Bismarck mais sans que ce dernier n'y trouve à redire. Il existe en outre une carte ethnographique datant de la même époque, qu'on peut se procurer dans le même établissement. On a beau la scruter, impossible d'y trouver la moindre trace d'une ethnie répondant aux noms de Tutsis, de Hutus, de Banyamulengue, de Banya-Uvira, de Banya-Bushi, de Rwandophones, autant de néologismes et de monstruosités lexiques apparues au Congo bien après le 30 juin 1960. 

Par conséquent, dès ce moment c'est-à-dire, dès le 26 février 1885, prétendre qu'il existait des Tutsis sur le territoire de l'EIC, c'est affirmer que le roi Léopold 2 se serait permis de  s'emparer d'une portion du Rwanda et des populations rwandaises, notamment des Tutsis, appartenant à son protecteur allemand. Je ne vous ferai pas l'insulte d'imaginer, mon cher Tamba, que vous pourriez entériner pareille aberration et commettre une erreur d'appréciation intellectuelle qui me conduirait à douter de votre âge mental.

4. Le 15 novembre 1908, pour cause de dettes , l'EIC fut confisqué par les créanciers de Léopold 2 et, sous le nom de Congo belge, fut  confié  à l'Etat belge pour sa gestion , en vue de payer les lourdes créances laissées par l'ancien patron de l'Etat indépendant du Congo. La Belgique n'a donc jamais été la propriétaire du Congo belge. Elle en fut simplement l'administratrice, un peu comme le président du conseil d'administration d'une entreprise. A partir du 15 novembre 1908, l'EIC, de propriété privée d'un roi, devint le bien public d'un syndicat constitué par les créanciers du monarque, fonctionnant ainsi comme une SA, une société anonyme.  C'est une situation unique dans l'histoire du monde. Soit noté en passant,  de 1908 à 1960, pendant 52 ans, les indigènes congolais payèrent et apurèrent des dettes colossales souscrites par un souverain étranger, mais  qu'ils n'avaient jamais contractées et dont ils ignoraient aussi bien le montant que la raison d'être. Mêmesles délégués congolais à la table ronde de Bruxelles (du 20 janvier au 20 février 1960) passèrent complètement à côté de ce dossier, pourtant essentiel pour comprendre le destin du Congo et le rôle que ce pays joua durant le 20e siècle.

5. A la défaite de l'Allemagne à l'issue de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 1918, Berlin perdit toutes ses possessions coloniales africaines , y compris la Namibie, le Togo, le Cameroun, mais aussi le Rwanda et le Burundi. Curieusement,  alors que les puissances coloniales européennes victorieuses de l'Allemagne, notamment la France et l'Angleterre,  se sont partagées toutes les anciennes terres coloniales d'Afrique ayant appartenu à l'ennemi allemand vaincu; seuls le Rwanda et le Burundi furent placés sous le mandat de la Belgique par la SDN, la Société des Nations, ancêtre de l'ONU. C'est à  partir de cette date qu'apparut un étrange  ensemble dénommé Congo belge et Rwanda-Urundi, et non pas Congo et Rwanda-Urundi belges. Qu'est-ce à dire ? Mais tout simplement que le Rwanda et le Burundi de même que leurs populations respectives, Hutus, Tutsis et Twa y compris ne furent jamais mélangés avec les indigènes du Congo belge.

6. A partir du début de la décennie 1960, le Congo Belge, le Rwanda et l'Urundi (le Burundi) accédèrent chacun à l'indépendance,  conservant  les mêmes frontières et les mêmes entités ethniques qu'ils possédaient avant la défaite allemande de 1918.

7. Trois vagues d'immigrations de Tutsis et de Hutus, provenant aussi bien du Rwanda que du Burundi affluèrent vers le Congo, les unes légalement pour suppléer le déficit de main d'oeuvre, les autres clandestinement. Mais quel que soit le statut sous lequel les immigrants parvinrent  au Congo belge, jamais le pouvoir colonial belge ne les mélangea avec leurs propres sujets congolais. En fait, l'autorité coloniale belge mit un soin particulier à bien séparer les étrangers de ses propres indigènes colonisés, qu'ils soient Tutsis, Hutus, Togolais, Costmen ou autres. 

Telle fut le situation le 30 juin 1960, date de l'indépendance du Congo, il y a 52 ans.

Les sept affirmations ci-dessus peuvent évidemment être contestées par vous ou par quiconque d'autre. En outre, je conçois parfaitement qu'elles puissent être  niées et battues en brèche. Mais il ne faudrait surtout pas qu'elles le fussent  de façon arbitraire, discrétionnaire ou péremptoire. Seuls  les faits, les dates et une analyse historique cohérente des évènements sont susceptibles de les démolir.  Je vous attends avec impatience sur ce chantier. Les amateurs d'insultes sont priés de s'abstenir.

Qu'il puisse exister des Hutus ou des Tutsis, rwandais ou burundais ayant acquis légalement la nationalité congolaise et pouvant produire les preuves documentaires de leur nouvelle patrie, personne ne peut, a priori, le nier. Mais qu'il y ait, quelque part sur les 2.345.000 km² de superficie du pays présentement dénommé "République démocratique du Congo", un village, un groupement, un territoire, un district, une province, une ville ou un centimètre carré de terre  appartenant historiquement c'est-à-dire  avant le 26 février 1885, aux Tutsis ou aux Hutus Rwandais ou Burundais,  voilà, mon cher Tamba, une affirmation qu'il faudra que son auteur puisse m'en administrer les preuves matérielles, d'essence historique et d'origine ethnographique. D'avance, je lui souhaite  bonne chance dans son entreprise périlleuse.

Quant au "plan de colonisation du Kivu", prêté aux Tutsis et que vous contestez bruyamment dans votre mail, je vous prie de vous montrer moins affirmatif sinon, plus prudent. Je n'ai pas encore pris le temps d'analyser plus finement les arguments que vous avez déployés pour attaquer ce document en nullité. Je le ferai prochainement. Il existe, malheureusement, un autre document datant d'octobre 2002, qui confirme point par point le dessein annexionniste des Tutsis rwandais. Il existe aussi des faits, des noms, des dates et des évènements qu'une intelligence moyennement constituée devrait pouvoir comprendre et dont elle devrait facilement valider la cohérence avec la pièce historique que vous essayez de sacquer. Il vous suffirait, par exemple,  d'écouter l'interview accordée par le général Faustin Munene depuis le Congo-Brazzaville et diffusée le 26 juillet dernier sur les antennes de RFI. L'ancien chef d'Etat-major général des forces armées congolaises, l'un des rares sinon le seul survivant des généraux bantous congolais venus dans les rangs de l'AFDL, y dénonce formellement un complot ourdi par les Rwandais (il n'y fait pas mention des Tutsis) et visant la balkanisation du Congo.  Il me semble que, vu le nombre d'années pendant lesquelles le général Faustin Munene fréquenta les Rwandais, Tutsis et Hutus confondus; étant donné  aussi les hautes fonctions qu'il assuma à la tête des forces de défenses congolaises, son affirmation mériterait d'être prise en sérieuse considération.  Toute personne qui osera le contester devra d'abord justifier de son grade,  de ses fonctions, de son expérience et de sa connaissance générale du sujet. Autrement, il ne s'agira que de flatulences nauséabondes dont les Congolais sont coutumiers et avec lesquelles ils empestent le Net.

 Attendez-vous, mon cher Tamba, à recevoir  de moi, prochainement, un argumentaire  sur "plan d'occupation du Kivu" qu'il vous faudra réfuter de façon beaucoup plus convaincante que les arguties, trop légères à mon goût pour ébranler mes convictions pour insinuer le doute chez quiconque d'autre,   que vous avez pris le risque d'étaler dans votre dernière production littéraire.

En attendant, 

prenez bien soin de vous,

cordialement vôtre 

Kwebe KIMPELE


Rébellion du M23:




Mwenze Kongolo, ancien Ministre de la Justice dans le Gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en 1997Mwenze Kongolo, ancien Ministre de la Justice dans le Gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en 1997

L’ancien ministre de la Justice sous Laurent Désiré Kabila, Mwenze Kongolo a dénoncé, lors d’un point de presse ce lundi 13 août à Kinshasa, «la Énième agression de la RDC par le Rwanda et l’Ouganda, sous couvert de la rébellion du M23». Il a estimé que, dans la gestion de cette situation, le gouvernement congolais a affiché plusieurs comportements qui frisent la trahison.

«Des gens avaient signalé bien avant que les Rwandais étaient entrés chez nous. Le Gouvernement avait refusé cela. Il parlait de mutins et pendant longtemps, alors que nous tous nous disions que c’était Kagame qui [agissait] là», a fait remarquer Mwenze Kongolo.
Pour lui, il s’agit d’un comportement qui frise la trahison. «J’avais déposé une fois une plainte contre le Rwanda à la Haye. Après mon départ du ministère de la Justice, on a envoyé feu Kisimba (Honorius) retirer cette plainte», a-t-il rappelé.
«Vous rappelez vous l’affaire de Mutebutsi et les autres. Ils sont partis, et le Gouvernement n’a rien dit» a-t-il poursuivi. Jules Mutebutsi, colonel dissident des FARDC, avait occupé la ville de Bukavu (Sud-Kivu) pendant dix jours, fin mai – début juin 2004. En août 2005, les autorités rwandaises avaient annoncé avoir reçu sa demande d’asile pour lui et pour ses trois cent cinquante hommes de troupe.
Pour illustrer cette «trahison de tout un peuple», Mwenze Kongolo a aussi évoqué le cas de Laurent Nkunda, ex-leader du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Il est officiellement recherché par les autorités congolaises pour formation d’un mouvement insurrectionnel, mais assigné à résidence au Rwanda, depuis le 22 janvier 2009.
«Le Gouvernement nous a promis qu’on l’emmènerait ici [à Kinshasa]. On n’a rien fait !», a déploré l’ex-ministre de la Justice, parlant au nom des «patriotes kabilistes de M’Zee»
.
Outre l’aspect diplomatique, selon la même source, il faut «que le Gouvernement prenne en charge en bonne et due forme les militaires au front. Que ceux qui se battent arrivent à sentir que le Gouvernement est derrière eux !».
Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a promis de réagir à toutes ces accusations de Mwenze Kongolo, ce mardi 14 août, au cours d’un point de presse

http://radiookapi.net/actualite/2012/08/13/rebellion-du-m23-mwenze-kongolo-accuse-le-gouvernement-de-trahison/

ps:

Il est bien gentil ce Muenze Kongolo mais le moment sied-il encore d'user de quelques circonlocutions "diplomatiques" ?
Il sait bien que ce n'est pas le Gouvernement qu'il faut condamner en premier mais son "filleul ou neveu" Commandant Hyppo ! C'est lui avec ses généraux bidons et félons qui mènent cette guerre ou plutôt ne se sont jamais donné exprès les moyens de mener cette guerre contre le Rwanda !!!

Si Muenze Kongolo veut enfin être utile à son pays et loyal à son mentor LDK, il est temps qu'il abandonne la langue de bois et accuse nommément et directement Kanambe; il sera plus crédible !!!
Il est temps qu'il rompe solennellement et publiquement avec la trahison de son prétendu filleul ! Après tout il en sait plus que nous tous lui qui a accompagné l'équipée rwandaise de l'Afdl dont son chef défunt disait que c'était "un conglomérat d'aventuriers et les rwandais nos agresseurs/occupants depuis" ! Le reste n'est qu'ajouter de la diversion au grotesque de la gestion de ce pouvoir et au drame de la situation de notre pays et de nos populations de l'Est qu'il veut stigmatiser !

Compatriotiquement!  (Ndozwau)



Le sommet de la Francophonie ne peut avoir lieu à Kinshasa !


République Démocratique du Congo

Le sommet de la Francophonie ne peut avoir lieu à Kinshasa !


Samedi 11 Août 2012
Patrice Finel
Ce sommet doit avoir lieu le 13 et 14 octobre en République Démocratique du Congo, le
Président, le gouvernement français ne peuvent y participer dans le contexte actuel, ce
sommet doit être déplacé.

En effet, à partir de la fraude électorale massive aux dernières élections présidentielles du
28/11/2012 qui a maintenu en place M. Kabila alors que les élections ont été gagné par
M. Etienne Tshisekedi et législatives qui a même vu des proche du pouvoir qui n’étaient
pas candidat proclamé élus ! Fraude unanimement reconnues par tous les observateurs
internationaux et même par l’église catholique du Congo !
Nous assistons à une grave dérive répressive du pouvoir en place.

Cela commence maintenant à se traduire par des enlèvements politiques d’opposants en pleine
rue de Kinshasa :
- Il y a maintenant presque un mois a été enlevé et a disparu le députe du peuple Eugene
Diomi Ndongala, président de la démocratie Chrétienne, porte-parole de la majorité
présidentielles populaire, (MPP rassemblement qui a soutenu M. Tshisekedi)
- Il y a deux jours c’est le tour de Monsieur Jean-Marie Vianney Kabukanyi, 2ème
Secrétaire Général adjoint de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social,
parti de M Tshisekedi), d’être enlevé avec son jeune frère, par des éléments identifiés
comme étant de la Police Nationale Congolaise.
- D’autres opposants moins connus subissent le même sort.

Nous demandons la libération immédiate des prisonniers politiques, nous demandons
que le gouvernement français intervienne également dans ce sens, et nous demandons
qu’il interpelle les organismes de l’OIF pour déplacer le sommet d’Octobre

Le sommet de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) doit avoir lieu les 13 et 14 octobre en République Démocratique du Congo.
Le Président, le gouvernement français ne peuvent y participer dans le contexte actuel et ce
sommet doit être déplacé.


En effet, il y a eu une fraude électorale massive lors de la dernière élection présidentielle du 28/11/2011 qui a maintenu en place M. Kabila alors que les élections ont été gagnées par M. Etienne Tshisekedi ; lors des législatives on a même vu des proches du pouvoir qui n’étaient pas candidats proclamés élus ! Fraudes unanimement reconnues par tous les observateurs internationaux et même par l’église catholique du Congo !
Nous assistons à une grave dérive répressive du pouvoir en place : des enlèvements politiques d’opposants ont lieu en pleine rue à Kinshasa :

  • Il y a maintenant presque un mois a été enlevé et a disparu le député du peuple Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne, porte-parole de la majorité présidentielle populaire (MPP, rassemblement qui a soutenu M. Tshisekedi).
  • Il y a deux jours c’est le tour de Monsieur Jean-Marie Vianney Kabukanyi, 2ème Secrétaire Général adjoint de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social, parti de M. Tshisekedi), d’être enlevé avec son jeune frère, par des éléments identifiés comme étant de la Police Nationale Congolaise.
  • D’autres opposants moins connus subissent le même sort.
Nous demandons la libération immédiate des prisonniers politiques, nous demandons que le gouvernement français intervienne également dans ce sens, et nous demandons qu’il interpelle les organismes de l’OIF pour déplacer le sommet d’octobre.

http://www.lepartidegauche.fr/actualites/communique/republique-democratique-congo-le-sommet-l-oif-organisation-internationale-la-francophonie-ne-peut-avoir-lieu-kinshasa-16479

dimanche 12 août 2012

LES BURKINABES DECLARENT KINSHASA "VILLE SALE"


Accompagnant les Etalons espoirs à Kinshasa pour le match retour des éliminatoires des Jeux olympiques, Londres 2012, j’ai été surpris de constater certaines choses au pays de Kabila. Déjà, la défaite et l’élimination des Etalons espoirs suffisaient pour conclure que le voyage de Kinshasa n’a pas été fructueux. Mais voilà que d’autres situations sont venues empirer cette expédition en République démocratique du Congo (RDC). Retour sur un voyage !

Tout commence à l’aéroport international de Kinshasa, à l’arrivée de la délégation burkinabè , le 7 avril 2011. Les Etalons espoirs attendaient d’embarquer dans un bus digne de ce nom comme le Burkina Faso sait le faire aux équipes visiteuses. Ils sont dehors, sous le hall. Où est le bus ? Se demandait-on. Le protocole de la Fédération congolaise de football, venu accueillir la délégation, répond : « Voilà le bus là-bas, au fond. On est en train de gonfler une roue ». Et le protocole d’ajouter : « C’est comme un avion ; il faut prendre toutes les précautions ». Deux minutes plus tard, le fameux bus avance. Tous les membres de la délégation ont les yeux hagards. « C’est ce bus-là.
Et il dit que c’est comme un avion ? », s’interroge un joueur. En fait, le bus, c’est exactement comme celui qui transporte les femmes-balayeuses de Ouagadougou. Une dizaine de places assises pour une délégation de 27 personnes ! Les bagages entassés dans le bus, les uns assis, les autres debout et le vrombissement du fameux bus déchire les artères boueuses de la capitale. « C’est la capitale du Congo comme cela ? », nous demande un autre joueur. Les taudis, les voies sales et les caniveaux bourrés avaient attristé les jeunes joueurs qui se demandaient s’ils étaient vraiment à Kinshasa, la capitale qui abrite 10 millions d’âmes sur les 60 millions que compte la RDC. Et un autre joueur de tirer sa conclusion : « Si c’est comme cela Kinshasa, c’est que notre maire, Simon Compaoré, est à féliciter ». Dommage que la Fédération congolaise de football n’ait pas suggéré une sortie des joueurs au centre-ville où il fait plus beau, pour que les jeunes aient une autre perception de la RDC avant leur retour, car il y a aussi de belles choses à voir à Kinshasa.
Eviter de se restaurer dans la rue
Ce constat passé, cap sur l’hôtel. Les cinq journalistes se détachent du groupe pour se chercher un logis. Un premier séjour dans un hôtel au centre-ville nous donne la température. Unanimement, les confrères se décident à changer d’hôtel car celui de la veille est décevant. Sur indication d’un Burkinabè résidant à 2000 km de Kinshasa que j’ai joint au téléphone, nous sommes enfin bien logés. Vu les conditions de restauration à Kinshasa, le groupe des journalistes se décide de ne manger que dans un restaurant digne de ce nom, quel qu’en soit le prix. Si le premier jour, nous nous sommes rendus dans un restaurant d’un Ivoiro-burkinabè du nom de Derra, nous avons, pour le reste de notre séjour, mangé sur place à l’hôtel.
Le jour du match, le 9 avril, nous découvrons un Stade des Martyrs mal entretenu. Impensable pour un grand pays comme la RDC ! Malgré tout, la RDC bat le Burkina sur cette pelouse. Il fallait donc revenir au Burkina Faso. Nous sommes le 11 avril et dans le même aéroport. Nous sommes dans le noir. Il fait très chaud ; une chaleur humide. Il n’y a pas d’électricité à l’aéroport. Quoi ? S’indigne un passager. C’est là que j’ai su que les délestages étaient plus sérieux en RDC qu’au Burkina Faso. Un autochtone de me préciser : « Dans certains quartiers, le délestage peut durer deux mois et demi ». Vous ne rêvez pas. Deux mois et demi ! Incroyable ! C’est la capitale des groupes électrogènes ou des lampes. C’est alors qu’une Congolaise vivant au Burkina Faso fait observer : « Si le Burkina Faso avait le dixième des potentialités de la RDC, il allait être un paradis ».
La taxe de trop
La Fédération congolaise informe la délégation burkinabè que chacun doit payer 50 dollars (environ 23 000 F CFA) pour pouvoir embarquer. Effectivement, la délégation burkinabè déboursera 1350 dollars pour honorer cette fameuse taxe. Pourquoi ? Personne n’ose répondre. « C’est comme cela et c’est obligatoire pour tous les passagers ; même les ambassadeurs et les ministres payent », nous lance un Congolais. Devant le manque d’informations, je me décide à aller vers la sécurité de l’aéroport ». Là, un policier me signifie que les 50 dollars par passager constituent l’effort de chaque voyageur pour la réfection de l’aéroport de Kinshasa et que cette décision dure déjà deux ans. Très vite, d’autres policiers m’entourent et je ne manque pas de leur dire que c’est une triste décision car la RDC, à elle seule, peut nourrir toute l’Afrique si elle le veut. Je ne comprends pas pourquoi il faut compter sur les passagers pour refaire l’aéroport de son pays.
Mieux, le passager n’est informé que le jour de son retour. Supposons qu’il reparte chez lui sans le moindre sou ! Devant ma surprise et ma colère, un des agents de sécurité me lance : « Monsieur, vous avez mal parlé ». Vite, un de ses collègues lui répond : "Non. Il n’a pas mal parlé. Il nous plaint, il a pitié de nous ». Et de se retourner vers moi pour ajouter : "Je vous comprends monsieur, mais c’est ce qu’on vit ici ».
Formalités à la lueur de torches
Il est l’heure des formalités. Je croyais les peines de la délégation terminées. Mais non. Un cafouillage monstre sous le hall. Renseignements pris, tout se fait manuellement à l’aéroport. Le scanner qui identifie les bagages est en panne. C’est ainsi qu’on peut lire sur ledit scanner : « SVP, la machine est en panne. La fouille se fait manuellement ». Je fais vite de photographier ce message. Les Etalons s’organisent pour surveiller les bagages de la délégation jusqu’à l’enregistrement, sous la lueur de torches. Je demande à une policière s’il n’ y a pas de groupe électrogène à l’aéroport. « Si ! Mais je ne comprends rien », me répond-elle. « Même au village, ce n’est pas comme cela », lance un passager.
Même avec les milliers de passagers par jour qui payent chacun 50 dollars depuis deux ans, l’aéroport de Kinshasa ne peut s’acheter un groupe ! Vers la fin des formalités, la lumière rejaillit au grand bonheur des passagers. Ouf, mais pas de climatisation ! Chacun est pressé de rentrer dans l’avion. C’est fait. Heureux de retrouver Addis Abéba en Ethiopie, puis Ouagadougou au Burkina Faso. Dans la vie , il faut voir pour croire. Et il revient à mon souvenir cette remarque d’un joueur qui était visiblement marqué par le visage que présentait Kinshasa : « Quand tu ne sors pas, tu ne sais pas que le Burkina Faso est bien ».

(source : LE FASO.net)