Powered By Blogger

Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

jeudi 30 août 2012

Et si la guerre dans l’est du Congo était liée au pétrole?



Depuis le déclenchement de la rébellion du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo et le soutien supposé du Rwanda aux mutins, des questions se posent sur les réelles visées de cette énième rébellion.
Le Potentiel, quotidien paraissant à Kinshasa, la capitale, croit connaître la «cause profonde» de ce conflit.
«Kigali vise le contrôle du pétrole de Rutshuru», titre le journal.
Les mutins du M23 affirment ne pas bénéficier du soutien des voisins rwandais, alors que les derniers rapports des experts des Nations unies apportent des preuves du soutien de Kigali et des haut dignitaires du régime de Paul Kagame.
Un soutien qui vise le contrôle des minerais.
Selon Le Potentiel, «le régime de Kigali, friand des richesses congolaises, ne se contente plus que du coltan et autres terres rares. L’appât du pétrodollar est à la base de l’occupation de Rutshuru » (province du Nord-Kivu, Est de la RDC ndlr)».
Le pétrole congolais n’est pas seulement l’objet des convoitises du Rwanda. En province Orientale, l’Ouganda exploite déjà l’or noir dans les eaux profondes du Lac Albert. L’Angola aussi se sert dans les eaux territoriales congolaises.
Dans la partie qu’occupe le M23, jusqu’alors, le pétrole n’intéressait pas autant le Rwanda.
«Les réserves enfouies dans le sous-sol de Rutshuru seraient estimées à plusieurs milliards de barils. Des indices qui auraient vraisemblablement convaincu Kigali de tenter une nouvelle aventure dans la partie est de la RDC, en montant de toutes pièces une rébellion aux idéaux visiblement obscurs, note Le Potentiel. Kigali vient donc de se découvrir la vocation de se transformer également en pays exportateur du pétrole qui lui faisait cruellement défaut.»
Le quotidien de Kinshasa estime que les raisons avancées par les rebelles du M23 ne sont que prétextes.
«La guerre dans l’est a réellement l’odeur du pétrole. Les revendications, publiquement présentées par le M23, ne sont qu’une façon de détourner l’attention de l’opinion sur les gros enjeux de l’Est de la RDC», souligne le journal.
Les vraies motivations seraient de faire du Rwanda le sous-traitant des richesses de la RDC.
C’est sous cet angle qu’il faudrait analyser l’installation, récente, de l’administration de cette rébellion dans les zones sous leur contrôle.

Lu sur : Le Potentiel

http://www.slateafrique.com/93413/la-guerre-dans-l%E2%80%99est-du-congo-etait-liee-au-petrole

AFFAIRE JEAN-PIERRE BEMBA GOMBO: PROCÈS, TÉMOIGNAGES ...

L’expert a déclaré que M. Bemba ne commandait pas de troupes dans le pays en conflit
Selon l’expert, les forces armées de la RCA n’avaient pas pu laisser les soldats congolais conduire des opérations de manière indépendante et être perçus comme ceux qui auraient restauré l’ordre. « C’est une question de fierté nationale que de voir les forces armées nationales impliquées dans les opérations au lieu de les laisser à des forces étrangères », a-t-il déclaré. Par conséquent, les forces congolaises ne pouvaient avoir conduit leurs propres opérations militaires.
Le général Seara a servi dans l’armée française pendant 37 ans et est spécialisé dans le renseignement, les affaires civilo-militaires, la formation et le commandement. Il a également servi dans l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Bosnie-Herzégovine de 2004 à 2006.
L’expert a également déclaré aujourd’hui que Mustafa Mukiza, le commandant des troupes congolaises déployées dans le pays voisin, était en opération « loin des commandants [centrafricains] qui commandaient toutes les forces loyalistes ». Qui plus est, le général Mukiza « était sous les ordres des forces de la RCA et de personne d’autre ».
« Il a obéit aux ordres qu’il a reçu. Je ne vois pas comment il aurait pu agir autrement », a déclaré l’expert. « Ils [le MLC] avaient un rôle à jouer. S’ils avaient mené leurs propres opérations, ils auraient été expulsés ».
http://french.bembatrial.org/2012/08/lexpert-a-declare-que-m-bemba-ne-commandait-pas-de-troupes-dans-le-pays-en-conflit/
« Il n’aurait pas été possible dans les circonstances que nous connaissons que M. Bemba commande le colonel Mustafa en utilisant un téléphone Thuraya », a-t-il déclaré. Il a ajouté que toute information qui aurait été partagée entre les deux personnes aurait été une « information de source ouverte à tous ».
L’avocat de la défense Aimé Kilolo-Musamba a demandé au témoin s’il était possible de commander une force située à l’étranger qui était impliquée dans des opérations conjointes avec d’autres forces. L’expert a répondu que cela n’était pas possible. Il a déclaré que, une fois que les soldats du MLC ont été appelés pour travailler avec les forces centrafricaines, été nourris, équipés, hébergés et devant honorer les ordres des autorités de ce pays, à ce moment-là ces soldats ont été intégrés aux forces nationales et ne pouvaient s’engager dans leur propre guerre.
« Tous les contingents d’une force multinationale sont sous le même commandement. Ils [le MLC] se sont engagés dans une guerre définie par la République centrafricaine », a affirmé le général Seara.
« M. Bombayake a reçu l’ordre d’organiser les forces de la RCA et les forces alliées, y compris le MLC. Le général Bombayake est devenu le chef de M. Mustafa », a expliqué l’expert. Le général Ferdinand Bombayake a dirigé la garde présidentielle centrafricaine qui a mené le combat contre les insurgés.
Entretemps, les documents présentés devant la Cour aujourd’hui ont montré que le gouvernement de la RCA a autorisé la fourniture d’éléments militaires, notamment l’attribution de fréquences radio, des équipements de communication, des armes, des uniformes et un soutien logistique aux troupes congolaises.
Le général Seara a déclaré que lorsque les troupes de l’accusé étaient arrivées en RCA, elles avaient été équipées et habillées « de la même façon » que les forces armées centrafricaines. Les uniformes fournis aux soldats étrangers n’étaient différents de ceux des forces nationales locales que par le fait qu’ils ne portaient pas de bérets, de grade et d’insigne.
L’expert a également indiqué que les autorités centrafricaines avaient offert aux soldats étrangers une indemnité pour acheter de la nourriture dans les marchés de la capitale Bangui.
« Lorsque vous avez mené votre analyse, y avait-il des cas de pillages ou de vols dus au manque de nourriture ? », a demandé M. Kilolo-Musamba.
« Non. Au contraire, les témoins que j’ai interviewés à Kinshasa étaient totalement satisfaits de la manière dont ils avaient été nourris », a répondu le général Seara.
L’expert blâme les rebelles de M. Bozizé pour les atrocités « J’ai remarqué dans les documents que j’ai analysés et dans les interviews conduites que les personnes subissaient des pressions pour rester loyales aux forces rebelles et pour coopérer dans la mesure du possible avec ces forces que cela leur plaise ou non », a déclaré aujourd’hui l’expert, le général Jacques Seara. « Nous devons savoir que M. Bemba avait d’autres préoccupations en dehors de celles de la RCA. Il avait d’autres brigades au Congo pour des questions plus immédiates d’ordre politiques », a déclaré le général. Il a expliqué qu’il était important de ne pas confondre le rôle de M. Bemba joué dans son pays en tant que commandant en chef du MLC avec le rôle qu’il a joué en mettant à la disposition de M. Patassé certaines de ses troupes.

mercredi 29 août 2012

Hollande participera au sommet de la Francophonie à Kinshasa


Hollande et le piège de Kinshasa


Le XIVe Sommet de la Francophonie doit se tenir à Kinshasa en octobre prochain. Un bien mauvais endroit et un très mauvais moment pour le président François Hollande, qui hésite encore à se rendre en République démocratique du Congo (RDC). Paris a demandé des gages à Kinshasa sur le dossier des élections "frauduleuses" de 2011 et le procès Chebeya. Il semble peu probable que les autorités congolaises fassent la moindre concession. En se rendant à Kinshasa, François Hollande sera perdant sur tous les tableaux. Explications.

siège OIF francophonie.jpg
A deux mois du Sommet de la Francophonie de Kinshasa, fixé en octobre prochain, la venue de François Hollande dans la capitale congolaise fait toujours débat. Depuis les "graves irrégularités" des élections de novembre 2011, dénoncées par la mission de l'Union européenne, le nouveau président français semblait hésiter à se rendre à Kinshasa. L'opposition congolaise, soutenue par de nombreuses ONG internationales étaient vent debout pour dénoncer le régime du président Joseph Kabila. Un régime, qui "n'est pas un Etat de droit, mais policier", selon le principal parti d'opposition, l'UDPS. Pour les opposants au président Kabila, le Sommet de la Francophonie "n'a rien à faire à Kinshasa, un pays où l'on truque les élections et où on assassine les militants des droits de l'homme".

Deux dossiers "chauds"

Le 9 juillet, après une rencontre entre François Hollande et Adbou Diouf, à la tête de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l'Elysée estimait que « les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l’Etat de droit ». Deux dossiers sont particulièrement embarrassants pour le nouveau président français. Il y a tout d'abord les élections "frauduleuses" de novembre 2011, qui nécessitent une réforme complète de la CENI (la Commission électorale) et le départ de son président Daniel Ngoy Mulunda, jugé trop proche de Joseph Kabila. Le deuxième dossier concerne le procès de l'assassinat du militant des droits de l'homme, Floribert Chebeya, qui doit aller à son terme. Toutes les pistes convergent vers la mise en accusation de John Numbi, le chef de la police. Mais cet ancien bras droit du président Kabila chargé de la sécurité, n'est toujours pas arrêté.

"Kabila ne lâchera pas Mulunda"

Paris a donc souhaité que Kinshasa donne rapidement des gages de bonne volonté sur ces deux dossiers. Selon un spécialiste bien informé de la région, il semblerait que Kinshasa ne fera aucune concession sur ces deux sujets. Concernant la réforme de la CENI, toujours d'après ce spécialiste, "Kabila ne veut pas lâcher Mulunda", le très contesté président de la CENI et ce, "malgré les fortes pressions internationales". Un projet de loi serait pourtant à l'étude à l'Assemblée nationale pour le 15 septembre. Compte tenu de l'importance du sujet, il y a donc peu de chance que ce projet soit voté avant la tenue du Sommet, prévu le 12 octobre. Le "toilettage" de la CENI se fera donc "à minima", le projet de réforme proposé par l'opposition en juin 2012 étant déjà très timide. Du coup, le calendrier électoral reste toujours au point mort, avec un grand point d'interrogation concernant la tenue des élections provinciales, qui bloquent par conséquent, la bonne marche du Sénat. Côté financier, les bailleurs ne sont toujours pas au rendez-vous, devant le flou électoral maintenu par Kinshasa. Sur ce dossier, il y a donc peu de chance que Paris obtienne des actes forts de la part de Kinshasa. Et si concessions il y a, "elles seront cosmétiques" selon ce spécialiste.

Numbi arrêté et… relâché

Le deuxième dossier brûlant entre Paris et Kinshasa concerne le procès Chebeya qui passe actuellement en appel. L'assassinat de ce célèbre militant des droits de l'homme en juin 2010 avait profondément choqué l'opinion internationale. L'enjeu principal de l'appel consiste à remonter à John Numbi, le "commanditaire" présumé du meurtre. Chef de la police congolaise à l'époque, Numbi était aussi le monsieur sécurité du président Kabila. Mis "au vert" par Kabila lui-même, les parties civiles demandent sa comparution devant le tribunal… en vain. Paris souhaitait également dans ce dossier que la justice puisse faire son travail. Mais il y a peu de chance de retrouver John Numbi dans le box des prévenus. Il y a déjà eu une tentative d'arrestation (peu médiatisée) de Numbi à la mi-juillet 2012 à Lubumbashi, au Katanga. L'ancien chef de la Police a été brièvement interpelé pendant deux jours, puis relâché après "une longue discussion avec Joseph Kabila". Comme Mulunda, il semble donc peu probable que le président congolais laisse tomber Numbi après l'épisode de la tentative d'arrestation.

Le dossier rwandais s'invite à Kinshasa

Autre mauvais timing : la reprise de la guerre à l'Est de la RDC, où une rébellion, le M23, soutenue par le Rwanda, tient tête à l'armée congolaise au Nord-Kivu. La rébellion contrôle plusieurs localités, dont Bunagana et Rutshuru. Le Sommet de la Francophonie constituera la première sortie africaine de François Hollande. Le nouveau président français va donc se rendre dans un pays virtuellement en guerre contre son voisin rwandais, ce qui pose évidemment un sérieux problème pour la France, compte tenu des relations orageuses entre Paris et Kigali, depuis le génocide de 1994. La guerre à l'Est, met François Hollande dans un embarras politique certain, d'autant que la RDC a poussé Paris à prendre des positions publiques contre le Rwanda. Pour François Hollande, le Sommet de Kinshasa se déroule donc au mauvais moment, au mauvais endroit.

Selon des observateurs de la région, François Hollande sera "perdant-perdant" en rendant à Kinshasa. Selon un spécialiste, "le président français risque de perdre sur tous les tableaux : sur les concessions qu'il n'obtiendra pas, sur le dossier rwandais et enfin (peut-être le plus important) sur ses propres principes (démocratie, bonne gouvernance, droits de l'homme… )". Faire le Sommet de la Francophonie à Kinshasa, c'est "récompenser les mauvais élèves au détriment des bons". Toujours selon ce spécialiste, "d'autres pays auraient d'ailleurs pu accueillir le Sommet de la Francophonie : le Sénégal, où les élections se sont déroulées convenablement ou encore en Tunisie, où il faut au contraire appuyer une transition politique. La solution aurait pu être de délocaliser le Sommet comme pendant la crise de Madagascar en 2010" (le Sommet s'était tenu en Suisse, ndlr).

Décision "imminente"

La diplomatie ayant horreur de la "chaise vide", le boycott du Sommet de la Francophonie semble exclu par le président français, "personne ne comprendrait" aurait-on dit à l'Elysée. Reste la délocalisation ou le discours "musclé" sur la démocratie et les droits de l'homme. La première solution serait sûrement la bonne, mais un peu tardive, la seconde risque de placer François Hollande devant ses propres contradictions : vouloir donner une "leçon à l'Afrique", comme un certain Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007.

Christophe RIGAUD
Photo : Siège de l'OIF à Paris © Ch. Rigaud www.afrikarabia.com
Plus d'infos sur
Afrikarabia logo.png





Hollande ira à Kinshasa, et promet de 'tout dire' et de rencontrer l'oppositionHollande ira à Kinshasa, et promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition© AFP
François Hollande a tranché: il se rendra bien, en octobre, en République démocratique du Congo pour le sommet de la Francophonie. Mais, pour ne pas servir de caution au régime de Joseph Kabila, le président français promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition.
Cette visite en RDC - ancien Congo belge et ex-Zaïre - sera le premier voyage officiel en Afrique du nouveau président français élu en mai. Ces derniers mois, plusieurs associations congolaises et françaises avaient demandé au président français de "ne pas se rendre à Kinshasa", pour éviter de conforter le régime autoritaire et contesté de Joseph Kabila. Au pouvoir depuis 2001, Kabila a été élu à la présidentielle de 2006, réélu en 2011, mais ces scrutins ont été entachés d'irrégularités relevées par des missions d'observation nationales et étrangères. Et le pays reste en guerre dans l'Est où des combats opposent depuis mai l'armée à des mutins. Lundi, dans un discours évoquant la "nouvelle donne" qu'il veut établir avec l'Afrique, M. Hollande a souligné l'importance d'un "enjeu": "en 2050, 80% des Francophones seront africains, 700 millions de femmes et d'hommes". Puis il a officiellement confirmé sa participation au 14e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa. "J'y rencontrerai l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile. C'est le sens de la nouvelle politique africaine de la France: tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait", a-t-il assuré. Cette annonce met fin à un débat "ira ou n'ira pas à Kinshasa?" sans réel suspense. "Cela aurait vraiment été rêver que de croire que le président français ne vienne pas à un sommet sur la francophonie", a aussitôt commenté le porte-parole du gouvernement congolais, satisfait. Pays francophone le plus peuplé au monde, la RDC n'a jusqu'à présent jamais accueilli de sommet de la Francophonie. En 1991, la conférence prévue à Kinshasa avait été délocalisée à Paris en raison des violations des droits de l'Homme du régime de Mobutu (1965-1997), rappelle-t-on à l'OIF. Cette fois encore, le principal parti d'opposition en RDC, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait réclamé la délocalisation du sommet. Mais d'autres voix s'étaient élevées pour plaider une participation au sommet de Kinshasa pouvant permettre de "briser l'isolement des militants des droits de l'Homme locaux", selon le député socialiste français Pouria Amirshahi. "Il aurait été très facile de dire à propos de Kabila: +ce type-là est infréquentable, je ne le fréquente pas+, mais un boycott ne ferait en rien avancer la situation en RDC", a également plaidé Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogé par l'AFP. "Certes, Hollande n'ira pas faire un procès de Kabila mais il pourra faire passer un message fort", a-t-il estimé. Le 9 juillet, M. Hollande avait lui-même affirmé: "les autorités de la RDC doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l'Etat de droit", dans un pays marqué en 2010 par l'assassinat du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya. Depuis, le pouvoir congolais a mis à l'ordre du jour parlementaire un projet de réforme de la Commission électorale, évoqué la création d'une commission des droits de l'Homme. . . "Des résultats encore bien trop minces pour être satisfaisants", juge Cécile Marcel de l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) France. "François Hollande aurait parfaitement pu se faire représenter à Kinshasa par un ministre" et "a manqué l'occasion de concrétiser la rupture promise", a estimé le président de l'association Survie, François Tarrit. "Il ne se démarque pas vraiment de la politique africaine de son prédécesseur. Nicolas Sarkozy était allé en 2009 en RDC et on avait vu cela comme un empressement à aller gagner des marchés pour la France", a-t-il rappelé.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Hollande ira à Kinshasa, et promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Le Président se rend à la Françafrique

Hollande ira finalement à Kinshasa pour le sommet de la francophonie.

Par THOMAS HOFNUNG
On allait voir ce qu’on allait voir. Durant la campagne, le candidat Hollande avait laissé planer la menace d’un boycott du 14e sommet de la francophonie, prévu à Kinshasa les 13 et 14 octobre (Libération d’hier), dans un pays gangrené par la corruption et la violence. Le tombeur de Nicolas Sarkozy promettait de marquer ainsi la rupture avec l’ère de la Françafrique, quand bien même la république démocratique du Congo (RDC), ex-colonie belge, n’en fait pas historiquement partie.
Plan B. Mais le principe de réalité diplomatique l’a finalement emporté. Hier, lors de la conférence des ambassadeurs à Paris, le chef de l’Etat a annoncé qu’il se rendrait à Kinshasa dans quelques semaines. Ce sera son premier déplacement en terre africaine. L’Elysée a estimé que la France avait plus à perdre qu’à gagner en pratiquant la politique de la chaise vide. Paris craignait notamment que le président Kabila «envoie tout valdinguer» en annulant la tenue du sommet. Il aurait fallu actionner un plan B : transférer le sommet à Paris. Du plus mauvais effet au moment où François Hollande affirme vouloir instaurer une nouvelle relation - «d’égal à égal» - avec le continent africain et où il tente de favoriser l’émergence d’une coalition d’Etats africains pour une intervention militaire, sous mandat de l’ONU, dans le nord du Mali, qualifié hier par le Président d’«entité terroriste».
Or, son absence aurait non seulement froissé le président congolais, Joseph Kabila, mais aussi ses pairs africains francophones qui ont tous plaidé, cet été, en faveur de sa venue à Kinshasa. Tout comme le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’ex-président sénégalais Abdou Diouf, qui reproche à la puissance mère de la francophonie son manque d’intérêt pour la défense de sa langue à l’étranger. Avec plus de 70 millions d’habitants, la RDC est, aujourd’hui, le premier pays francophone au monde. «En 2050, 80% des francophones seront Africains, 700 millions de femmes et d’hommes», a relevé hier Hollande.
Pour amorcer son virage de Kinshasa, il a dépêché en RDC, fin juillet, sa ministre de la Francophonie, Yamina Benguigui. Celle-ci y a rencontré les autorités, l’opposition, les ONG et les Eglises. Et en a retiré la conviction que le président français devait impérativement participer au sommet. «Sur place, nous avons été frappés par l’exacerbation du sentiment antifrançais, provoquée par ce débat sur le boycott», dit un conseiller de la ministre. La majorité de ses interlocuteurs congolais ont plaidé pour la participation de la France.
«Principes». Lors de ce déplacement, Yamina Benguigui affirme aussi avoir obtenu des garanties de la part des autorités locales sur l’amélioration de la situation des droits de l’homme. «Paroles, paroles, paroles…» réagit un bon connaisseur de la scène locale. «L’important, c’est le message que fera passer le chef de l’Etat à Kinshasa», justifiait hier son entourage. «J’y réaffirmerai que la francophonie, ce n’est pas simplement une langue en partage, mais aussi une communauté de principes et d’idéaux», a lancé hier le chef de l’Etat.
Un rappel d’autant plus nécessaire que la dernière présidentielle en RDC, fin 2011, a été marquée par des fraudes massives. L’Europe a critiqué de manière inhabituellement vive son déroulement.«[Hollande] doit dire avec nous qu’il faut des élections démocratiques partout en Afrique», déclarait Alassane Ouattara, fin juillet au JDD. Après le discours de La Baule, le discours de Kinshasa ? En 1990, après la chute du mur de Berlin, François Mitterrand avait prononcé dans cette station balnéaire un discours sur la nécessaire démocratisation du continent africain, conditionnant l’aide de Paris à des progrès substantiels en la matière.Une profession de foi restée très largement lettre morte.

Hollande ira à Kinshasa, et promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition


François Hollande s'adresse aux ambassadeurs le 27 août 2012 à Paris AFP Bertrand Langlois
François Hollande a tranché: il se rendra bien, en octobre, en République démocratique du Congo pour le sommet de la Francophonie. Mais, pour ne pas servir de caution au régime de Joseph Kabila, le président français promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition. Cette visite en RDC - ancien Congo belge et ex-Zaïre - sera le premier voyage officiel en Afrique du nouveau président français élu en mai. Ces derniers mois, plusieurs associations congolaises et françaises avaient demandé au président français de "ne pas se rendre à Kinshasa", pour éviter de conforter le régime autoritaire et contesté de Joseph Kabila. Au pouvoir depuis 2001, Kabila a été élu à la présidentielle de 2006, réélu en 2011, mais ces scrutins ont été entachés d'irrégularités relevées par des missions d'observation nationales et étrangères. Et le pays reste en guerre dans l'Est où des combats opposent depuis mai l'armée à des mutins. Lundi, dans un discours évoquant la "nouvelle donne" qu'il veut établir avec l'Afrique, M. Hollande a souligné l'importance d'un "enjeu": "en 2050, 80% des Francophones seront africains, 700 millions de femmes et d'hommes". Puis il a officiellement confirmé sa participation au 14e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa. "J'y rencontrerai l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile. C'est le sens de la nouvelle politique africaine de la France: tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait", a-t-il assuré. Cette annonce met fin à un débat "ira ou n'ira pas à Kinshasa?" sans réel suspense. "Cela aurait vraiment été rêver que de croire que le président français ne vienne pas à un sommet sur la francophonie", a aussitôt commenté le porte-parole du gouvernement congolais, satisfait. Pays francophone le plus peuplé au monde, la RDC n'a jusqu'à présent jamais accueilli de sommet de la Francophonie. En 1991, la conférence prévue à Kinshasa avait été délocalisée à Paris en raison des violations des droits de l'Homme du régime de Mobutu (1965-1997), rappelle-t-on à l'OIF. Cette fois encore, le principal parti d'opposition en RDC, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait réclamé la délocalisation du sommet. Mais d'autres voix s'étaient élevées pour plaider une participation au sommet de Kinshasa pouvant permettre de "briser l'isolement des militants des droits de l'Homme locaux", selon le député socialiste français Pouria Amirshahi. "Il aurait été très facile de dire à propos de Kabila: +ce type-là est infréquentable, je ne le fréquente pas+, mais un boycott ne ferait en rien avancer la situation en RDC", a également plaidé Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogé par l'AFP. "Certes, Hollande n'ira pas faire un procès de Kabila mais il pourra faire passer un message fort", a-t-il estimé. Le 9 juillet, M. Hollande avait lui-même affirmé: "les autorités de la RDC doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l'Etat de droit", dans un pays marqué en 2010 par l'assassinat du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya. Depuis, le pouvoir congolais a mis à l'ordre du jour parlementaire un projet de réforme de la Commission électorale, évoqué la création d'une commission des droits de l'Homme... "Des résultats encore bien trop minces pour être satisfaisants", juge Cécile Marcel de l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) France. "François Hollande aurait parfaitement pu se faire représenter à Kinshasa par un ministre" et "a manqué l'occasion de concrétiser la rupture promise", a estimé le président de l'association Survie, François Tarrit. "Il ne se démarque pas vraiment de la politique africaine de son prédécesseur. Nicolas Sarkozy était allé en 2009 en RDC et on avait vu cela comme un empressement à aller gagner des marchés pour la France", a-t-il rappelé. http://www.slateafrique.com/93565/hollande-ira-kinshasa-et-promet-de-tout-dire-et-de-rencontrer-lopposition

mardi 28 août 2012

Didier Reynders appelle Kigali à éviter


Didier Reynders appelle Kigali à éviter une escalade pouvant mener à des sanctions


  • Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a appelé dimanche les pays voisins de la République démocratique du Congo (RDC) et en particulier le Rwanda à s'abstenir de tout soutien à la rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23), sous peine d'une "escalade" dangereuse pour Kigali qui pourrait se traduire par des sanctions internationales.
    Le chef de la diplomatie belge, qui termine par le Rwanda une tournée d'une semaine en Afrique centrale qui l'a également conduit en République démocratique du Congo (RDC) voisine, s'exprimait à l'issue d'un entretien de près de deux heures avec le président rwandais Paul Kagame.
    "Il y a beaucoup de choses à faire à Kinshasa (de la part des autorités congolaises), mais il y a aussi beaucoup de choses à faire dans les pays voisins", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue rwandaise, Louise Mushikiwabo, pour un entretien axé sur les relations bilatérales et la situation dans l'ex-Zaïre.
    Après les explication que Mme Mushikiwabo doit fournir la semaine prochaine aux Nations Unies, "nous aurons peut-être des décisions à prendre", a menacé M. Reynders, dans une allusion aux mesures de suspension d'aide déjà prises par certains pays occidentaux.
    Le Rwanda est accusé par l'ONU, mais aussi la RDC, de soutenir une mutinerie dans la province du Nord-Kivu (est), menée par un groupe d'ex-rebelles, le Mouvement du 23 mars (M23) qui avaient été intégrés en 2009 dans l'armée congolaise. Kigali dément toute implication.
    Belga

dimanche 26 août 2012

Affaire John Tshibangu :



Les tueurs de «Joseph Kabila» pistent le colonel John Tshibangu


Des membres de la garde prétorienne de "Joseph Kabila" déguisés en policiers.

Poltron à l’Est, intransigeant au Centre-Ouest. C’est le moins qu’on puisse dire de «Joseph Kabila». Pendant que des officiers étiquetés CNDP-M23 basés dans la province du Nord Kivu multiplient des défections en toute impunité, le «raïs» a retrouvé un «regain de dynamisme» dans le cas du colonel John Tshibangu, commandant en second de la 4ème Région militaire (les deux Kasaï), qui a déserté son poste depuis le dimanche 12 août dernier. Natif du Kasaï, Tshibangu a un signe particulier : il n’appartient pas à la communauté tutsie...

Comme à son habitude, «Joseph Kabila», le tueur aux mains propres, laisse le «sale boulot» à ses «petits soldats». Ici, le «petit soldat» a pour nom Ngoyi Kasanji, le gouverneur de la province du Kasaï Oriental. Cet ancien négociant en diamant s’est entretenu, mercredi 22 août, avec une délégation de la Mission onusienne au Congo. Il a confié à ses interlocuteurs que 300 militaires et des policiers ont été lancés aux trousses du colonel John Tshibangu. Celui-ci aurait été signalé aux environs de Kabeya Kamwanga, le village natal du leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Tout un symbole. L’officier fugitif reproche au «commandant suprême» des FARDC notamment sa duplicité dans la gestion de la guerre qui se déroule au Nord Kivu. «Au départ, déclarait le colonel Tshibangu à Congo Indépendant, les mutins du Nord Kivu n’étaient qu’une trentaine. L’armée pouvait rapidement écraser ce mouvement. L’ordre de cessez-le-feu est tombé. Les mutins ont profité de l’accalmie pour se renforcer en hommes et en matériel.» Accusé de «complicité», le journaliste Fortuna Kasonga a été arrêté par les «services de sécurité». «Joseph Kabila » et ses tueurs oseraient-ils attenter à la vie de cet officier qui a fait montre de patriotisme en dénonçant le traître qui dirige ce pays?

Depuis son accession au pouvoir suprême, un certain 26 janvier 2001, dans les conditions que l’on sait, «Joseph» s’évertue à «liquider» ce qui reste de l’Etat congolais. Les Congolais particulièrement ceux qui tirent profit du régime regardent et laissent faire. Ancien bras droit de James Kabarebe, alors chef des opérations militaires de l’AFDL, "Joseph" a réussi à anéantir l’armée, la police et les institutions gouvernantes tant au niveau national que provincial en y injectant des individus déloyaux, n’ayant aucune attache avec une nation dont ils se réclament. Pire, «Joseph» prend plaisir à fouler aux pieds le droit légitime pour les citoyens congolais à bénéficier d’une égale protection devant la loi. Une loi accommodante vis-à-vis des personnalités civiles et militaires - natifs de "l’Est "- issues de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), trois organisations pro-rwandaises. La même loi est appliquée avec une intransigeance frisant la barbarie primitive chaque fois qu’il s’est agi de sanctionner des filles et fils de ce pays originaires du Centre et de l’Ouest. Est-ce faire l’éloge du régionalisme ou du tribalisme? Assurément pas! Les faits sont têtus.

"Ambiance décontractée..."

Le massacre des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo en 2007 et 2008, la traque des insurgés «Enyele» à partir de novembre 2009 et celle du général Faustin Munene en octobre 2010 en témoignent. Cette attitude tranche avec la pusillanimité affichée par le pouvoir kabiliste à l’égard de délinquants avérés d’expression rwandophone. C’est le cas notamment de Jules Mutebusi et Laurent Nkunda. Officiers dissidents des FARD, les deux hommes et leurs soldats avaient occupé la ville de Bukavu en juin 2004. L’affaire n’a jamais connu de suite judiciaire. Bien au contraire. En 2005, Laurent Nkunda s’est lancé dans une «nouvelle carrière» de «président-fondateur» du mouvement politico-militaire CNDP. Depuis janvier 2009, le «général Laurent» a trouvé refuge au Rwanda en dépit des gesticulations des autorités de Kinshasa d’obtenir son «extradition». L’affaire est manifestement classée.

En avril dernier, Bosco Ntaganda, ancien bras droit de Thomas Lubanga, promu «général» par la volonté de «Joseph Kabila» - "au nom de la paix" - a fait défection. Recherché par la Cour pénale internationale (CPI), Ntaganda est poursuivi dans le même dossier que Lubanga du chef de «recrutement d’enfants mineurs» dans une milice. Près de quatre mois après, l’homme est toujours en cavale. La désertion de Ntaganda a servi de détonateur à une «mutinerie-rébellion». Plusieurs officiers étiquetés CNDP ont abandonné leurs postes. Les mutins-rebelles regroupés dans le «M-23» exigent - outre la reconnaissance des grades et l’intégration des cadres politiques dans les institutions nationales - «la démission de Joseph Kabila». Des troupes FARDC mal équipées, démotivées et mal encadrées envoyées pour «rétablir l’ordre» ont été mises en déroute par les insurgés. Les localités de Rutshuru, Kiwanja, Bunagana échappent depuis deux mois à l’imperium de Kinshasa. D’aucuns parlent de trahison. Un détail significatif. Rapportant la rencontre entre "Kabila" et le chef de la diplomatie belge mercredi 22 août à Lubumbashi. La journaliste Colette Braeckman n’a sans doute pas pesé la gravité de ces mots sortis de sa plume (voir Le Soir daté du 23.08.2012) : "On s’attendait à rencontrer le chef d’un pays en guerre, mais l’ambiance était plutôt décontractée (...)".

Depuis que les autorités congolaises ont pris conscience de l’implication du Rwanda dans la rébellion du M-23, celles-ci passent le temps à vociférer tout en étant présentes à toutes les rencontres initiées par la partie rwandaise. «Nous exigeons que les autorités rwandaises arrêtent, cessent de laisser leurs officiers continuer à alimenter la guerre au Congo», tonnait le ministre des Médias, Lambert Mende Omalanga, le 28 juin. Nous leur demandons de démanteler les réseaux, les filières de recrutement et de ravitaillement en faveur des forces négatives qui sont au Congo, sans conditions». Le même jour, on apprenait que le tout nouveau ministre congolais de la Défense conférait à Goma avec son homologue rwandais. Pire, un rapport des Nations Unies a publié les identités des personnalités rwandaises qui «gèrent» le dossier M-23. A savoir : le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, le chef d’état-major des armées, le général Charles Kayonga, et le général Jack Nziza, secrétaire permanent du ministre de la Défense et ancien patron des renseignements militaires (DMI). La diplomatie congolaise n’a même pas osé manifester une certaine «mauvaise humeur» en rappelant en consultation le diplomate en poste à Kigali.

Désobéissance civile

Le M-23 s’est érigé, depuis quelques jours, en un mouvement politique aux allures de «gouvernement provisoire». «Joseph Kabila» se tait. Pendant ce temps, la défection des officiers portant le "label CNDP" se poursuit au profit du M-23. On pourrait citer notamment le cas du colonel Eric Badege, commandant 2ème bataillon à Nabiondo et du lieutenant colonel John Kasisira, commandant en second à Kaziba. Des militaires ont-ils été lancés à leurs trousses? Nullement ! Pourquoi? Silence radio. Dans le District de l’Ituri (Province Orientale), d’autres désertions ont eu lieu au profit de la milice locale de la "FRPI" (Force de résistance patriotique de l’Ituri) du fameux chef milicien Cobra Matata. Celui-ci entretiendrait des rapports les plus cordiaux avec le commandant de la place le général Dieudonné Amuli. Question : le colonel John Tshibangu serait-il plus dangereux pour l’intégrité du territoire national que les officiers déserteurs étiquetés CNDP-M23 constitués désormais en «gouvernement» après avoir occupé plusieurs localités? L’idée même d’intégration de ces «officiers» au sein des FARDC ne constitue-t-elle pas un acte de haute trahison? Les faits ne parlent-ils pas d’eux-mêmes que «Joseph Kabila» est au service uniquement des Congolais d’expression rwandophone? Qui s’occupera, dès lors, de l’intérêt général? Un pouvoir voué au service des intérêts particuliers ne mérite-t-il pas le plus grand mépris autant que des actions de désobéissance civile?

B.A.W 
© Congoindépendant 2003-2012

http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7488