Actualisé le 01.09.12, 14:36 Guinée: le naufrage d'une pirogue a fait quelque 30 mortsLe naufrage d'une pirogue surchargée au large de Conakry, capitale de la Guinée, a fait une trentaine de morts, ont déclaré samedi les secours. Après une nuit de recherches, les sauveteurs avaient perdu l'espoir de retrouver des survivants. Le naufrage d'une pirogue surchargée au large de Conakry, capitale de la Guinée, a fait une trentaine de morts, ont déclaré samedi les secours. Après une nuit de recherches, les sauveteurs avaient perdu l'espoir de retrouver des survivants. "Nous poursuivons les recherches sans espoir de retrouver des survivants, cela veut dire que les autres, une trentaine, sont déjà morts", a déclaré Lanfia Camara, un secouriste, de retour à quai après plusieurs heures de recherches. Selon la police, 58 personnes se trouvaient à bord du bateau qui a chaviré vendredi soir. Huit corps ont été retrouvés et 27 personnes sauvées. Lanfia Camara a ajouté qu'il "était difficile et même impensable qu'on puisse retrouver un survivant dans l'eau après plus de quinze heures sans être secouru. Aucun des passagers ne portait de gilet de sauvetage", a-t-il dit. Le directeur d'un hopital de Conakry, le docteur Mohamed Awada, a confirmé que huit corps avaient été retrouvés et 27 personnes sauvées. "Les huit sont morts de noyade et les 27 rescapés souffrent de traumatisme et de peur. Ils ont été secourus par des pêcheurs et les forces de sécurité", a-t-il indiqué. La pirogue, d'une capacité d'environ 20 passagers maximum, était partie de l'île de Kassa, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de la capitale, pour Conakry et a chaviré en mer quelques minutes après son départ du quai, avait déclaré vendredi un gendarme. De nombreuses femmes et enfants avaient pris place dans la pirogue qui effectuait le transport de passagers et de marchandises. Elle s'est renversée "sous le poids des bagages aidé par un vent violent et des vagues. (...) Ce sont les pêcheurs qui sont arrivés les premiers sur les lieux et ont donné l'alerte", avait indiqué un gendarme. Source: ATS http://www.lacote.ch/fr/monde/guinee-le-naufrage-d-une-pirogue-a-fait-quelque-30-morts-604-1025896 Naufrage au large de Conakry : plusieurs morts et portés disparus Une barque transportant une soixantaine de personnes a chaviré ce vendredi après-midi au large de Conakry. La barque était en partance pour l’Ile de Kassa et les causes de l’accident ne sont pas connues pour le moment. Le bilan provisoire est de huit morts, vingt sept rescapés et plusieurs personnes portées disparues, a-t-on constaté. Les corps repêchés et les rescapés ont été conduits à l’hôpital Ignace Deen. Le président de la République, Alpha Condé et le premier ministre Said Fofana sont venus à l’hôpital. Les familles des victimes informées ont accouru à l'hôpital dans une cohue totale. Notre reporter qui est présent sur les lieux reviendra sur les détails | |||||||
| Serge Lamah Conakry, Guinée 224.62.65.77.09 Liste de quelques victimes du naufrage de Kassa
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dimanche 2 septembre 2012
Naufrage au large de Conakry : plusieurs morts et portés disparus
Inondations au Sénégal : "La pluie est devenue notre pire angoisse"
NON ÉDITÉ
Ce document n’a pas été édité par la rédaction de France 24.
Photo prise par Guejopaalgnane, aux Parcelles assainies quelques heures après la pluie
En principe, pour un pays comme le Sénégal dont plus de 80% de la population espère vivre de l’agriculture et de l’élevage, la Nature est une alliée dont on attend toujours l’élément essentiel, le bien le plus général : l’eau et donc une bonne pluviométrie.

Guejopaalgnane vit à Dakar au Sénégal.
Ayant vécu en milieu rural et ayant vu les œuvres ou plutôt les dramatiques handicaps d’un défaut de pluie pendant l’hivernage, aussi bien sur les vies humaines que sur les vies des animaux domestiques, si j’avais à choisir entre une Nature qui pleut tous les jours en inondant toute la cité et une Nature qui retiendrait jalousement ses eaux comme les riches du monde humain sont jalousement recroquevillés sur leurs diverses fortunes au sein de la misère du peuple, je n’hésiterais pas un seul instant. Rien n’est autant à craindre qu’un défaut de pluie pour le paysan ou l’éleveur, même si un excès peut être craint. Paradoxalement, sans le dire, certains sénégalais ne manquent pas de prier silencieusement pour que le ciel soit moins généreux ; non pas parce qu’ils souhaitent la pauvreté aux paysans et aux éleveurs en dehors des villes, mais pour leur propre sécurité. C’est légitime et en accord avec la nature humaine. Personne ne veut se voir sans abri. Personne ne veut voir mourir les siens en dehors des cas de morts inévitables. Or, depuis le lundi 13 août 2012 et le mardi 14 du même mois, cette année encore, la pluie est devenue le contenant d’une grande angoisse, d’une grande psychose.
Ce mois d’août de l’année 2012 ne sera sans doute pas oublié comme on oublie certaines choses, du moins pas par ces quartiers, ces familles et ces personnes que j’ai rencontrées aujourd’hui dans plusieurs unités des Parcelles assainies et dans la Commune d'arrondissement de la Patte d'Oie, quelques heures après le passage d’une pluie de 156 millimètres qui s’est déversée sur Dakar et sur presque toute l’étendue du territoire national sénégalais selon les services de la Météo.
Officiellement il y aurait une dizaine de cas de morts liés à la pluie du 13 au 14 août. Quand je découvrais l’atelier des Médias de Rfi, la journaliste Anne-laure avait mis un sujet sur les "inondations au Sénégal". Le fait n’est donc pas nouveau.
Aujourd’hui donc, c’est du déjà connu, du déjà vécu et abondamment commenté et ayant sans doute englouti une quantité de milliards proportionnelle à la gravité d’alors partout étalée dans le monde comme une catastrophe naturelle.
Depuis cette alerte d’hier pourtant, Dakar et beaucoup de ses environs et beaucoup d’autres zones habitées en dehors de Dakar, peinent encore Dakar et ses environs ont encore de la peine pour absorber sans dommage cette quantité qualifiée d’exceptionnelle par les services compétents, notamment ceux de météo ;156mm en deux heures, entre 9heures et 11 heures.
S'exprimant aujourd’hui peu après les faits, par la télévision d'Etat sur la situation, le ministre de l'intérieur, Monsieur Mbaye Ndiaye reconnaît l'existence de cas de mort liés comme lors des pluies du 13 au 14 du même mois, notamment dit-il, à Dakar, à Fatick et à Touba, sans préciser leur nombre. Les premiers cas de mort officiellement enregistrés durant les pluies tombées entre le 13 et le 14 août derniers feraient une dizaine
Quelle est la cause ou les causes associées à ces cas de morts et aux divers dommages qui peuvent être supposés à travers ces photos et ces vidéos ? Je ne suis spécialiste de rien, je suis généraliste parce que je suis philosophe de formation. C’est pourquoi j’exclue la Nature en considérant qu’elle fait toute chose dans la meilleure des mesures. Je ne suis pas spécialiste de ce que je décris par ces images, mais il y a des choses qui ne demandent que l’attention, l’observation et le bon sens.
Certains spécialistes incriminent entre autres facteurs, les constructions anarchiques qui obstruent le passage des eaux par les canaux et d'autres voies d'évacuation. Cette construction anarchique que les plus ignorants en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme peuvent voir en beaucoup d’endroits à Dakar, fait partie des causes les plus sérieuses et parmi les plus faciles à maîtriser dans l’immédiat, selon un membre de la Brigade logée à la Foire et chargée d'intervenir en pareille situation. Cette Brigade selon l’autorité en son sein, s'est retrouvée encerclée comme une prisonnière dans les eaux
Le Plan d'Organisation des secours dit plan ORSEC est déclenché pour faire face aux inondations selon le ministre de l’intérieur.
De 13 heures à 17 heures après la pluie, je me suis rendu en quelques endroits qui me sont le plus accessibles par leur proximité, pour voir de plus près. J'ai été dans différentes unités des Parcelles assainies et la Commune d'Arrondissement de la Patte d'Oie dont j'ai rencontré le Maire sur les lieux à la hauteur du Stade Léopold Sédar Senghor, avec une équipe de secours. Pour le maire de la Commune d'arrondissement de la ¨Patte d'Oie, " Il n'y a pas de solution intermédiaire. Il faut une solution radicale".
Ces images ne sont sans doute pas les plus propres à mettre en évidence l'ampleur de la pluie ou celle des dommages consécutifs, mais il y a vraiment des cas sérieux dans les zones que j'ai visitées.
Aujourd’hui encore, la Nature a mis encore en évidence de grandes failles et des déficiences dangereuses dans notre culture, dans notre politique sociale, dans la politique de l’habitat, dans la politique environnementale et en d’autres aspects de la vie sociale et de la vie personnelle maîtrisables. La vraie catastrophe, s’il y a catastrophe, c’est encore la énième mise en évidence de notre incapacité en tant qu’Etat mais pas en tant que valeur intrinsèque de l’homme et du citoyen sénégalais, à faire face aux vrais problèmes qui méritent d’être affrontés. Au lieu de cela, on crée de faux problèmes comme la nécessité d’une assemblée nationale avec 150 députés lourdement payés et inondés d’autres avantages. A cette fausse nécessité criminelle, on vient ajouter celle d’un SENAT sur le cou des pauvres contribuables. Si ce n’était pas la solidarité sénégalaise et surtout la solidarité et l’engagement des jeunes dans leurs quartiers au-delà de toutes les différences artificiellement créées pour les séparer et les affaiblir, la situation aurait été plus invivable. Partout où j’ai été, je n’ai vu que ces jeunes à l’œuvre sans la moindre trace d’un Etat., si ce n’est qu’au niveau de la Patte d’Oie où j’ai rencontré le Maire de la commune d’arrondissement avec ses moyens de bord. Une ceertaine souffrance est peut être aussi nécessaire pour l'émergence d'un Nouveau Type de Sénégalais sans laquelle il n' y aura jamais une Nouvelle forme de Gouvernement assimilable à une Bonne Gouvernance.
Photo prise par Guejopaalgnane, aux Parcelles assainies, quelques heures après la pluie

Photo prise par Guejopaalgnane, aux Parcelles assainies, quelques heures après la pluie

Photo prise par Guejopaalgnane, dans la Commune d'Arrondissement de la Patte d'Oie, quelques heures après la pluie

Photo prise par Guejopaalgnane, dans la Commune d'arrondissement de la Patte d'Oie, quelques heures après la pluie
http://observers.france24.com/fr/content/senegal-apres-156-millimetres-partout-beau-temps-senegal-pluie-inondations-dakar
La grève du sexe, une stratégie politique payante ?
À l’instar d’une association togolaise qui entame une grève du sexe pour inciter les hommes à s'investir davantage dans la réforme du pays, plusieurs organisations féminines ont déjà prôné l’abstinence pour se faire entendre politiquement.
Elles ont décidé de croiser les jambes pour "secouer leurs hommes". Au Togo, les femmes du collectif d’opposition Sauvons le Togo ont appelé "toutes les citoyennes" du pays à observer une semaine de "grève du sexe". L'objectif est double : obliger les hommes à "s’investir davantage" dans la lutte menée par l’association pour réformer en profondeur le pays et pousser le président Faure Gnassingbé à la démission.
La méthode peut faire sourire, elle est pourtant vieille comme le monde. Durant l’Antiquité déjà, le dramaturge grec Aristophane considérait l’abstinence sexuelle comme une arme redoutable. Dans sa pièce intitulée Lysistrata (écrite en 411 avant J.-C.), l’héroïne éponyme de cette comédie licencieuse convainc ainsi toutes les femmes des cités grecques de se refuser aux hommes, certaine - à juste titre - que cette chasteté imposée conduirait les guerriers à déposer les armes et à mettre ainsi fin à la guerre du Péloponnèse.
Bien que le concept puisse apparaître aux yeux de certains profondément rétrograde en insinuant que les hommes ont des pulsions sexuelles incompressibles qu’il leur faut assouvir à n’importe quel prix, force est pourtant de constater que, quelques siècles plus tard, la privation des plaisirs de la chair est une recette plutôt efficace... En Colombie, au Kenya, au Liberia, les mouvements "Serrer les cuisses" ont été, ces dernières années, synonymes d’avancées politiques. Petit tour d’horizon.
- Liberia : grève du sexe, préliminaire de la paix ?
En 2003, la Libérienne Leymah Gbowee, co-lauréate du prix Nobel de la paix 2011, parvient à mobiliser les citoyennes de son pays - chrétiennes et musulmanes - autour de marches de protestation pour faire avancer les négociations de paix entre l’ancien président Charles Taylor et les différents chefs de guerre dans un pays alors ravagé par la guerre civile. Malgré le succès de la mobilisation, les femmes sont maintenues à l’écart des négociations politiques. Leymah Gbowee décide alors de pousser la contestation jusque dans le lit conjugal en organisant une grève du sexe. C’est un succès. Charles Taylor consent quelques jours plus tard à associer enfin les Libériennes aux pourparlers de paix.
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- Kenya : pas d'accord, pas de rapports
En 2009, un collectif de femmes avait décrété une semaine d’abstinence sexuelle pour contraindre les politiques à réformer le pays. Depuis la crise post-électorale meurtrière de la fin de 2007/début 2008 - qui a fait environ 1 500 morts -, le Kenya vit à l'époque une situation politique précaire. Les relations entre le président Mwai Kibaki et son rival - qui deviendra son Premier ministre - Raila Odinga, qui accuse le chef de l'État sortant d’avoir truqué les élections présidentielle et générales de décembre 2007, sont particulièrement tendues. Pour débloquer la situation, le collectif propose alors une méthode choc : pas d'accord, pas de rapports. Prévoyant, le mouvement indique qu’il paiera les prostituées pour qu’elles se joignent à la grève. Même la première dame et la femme du Premier ministre rejoignent le mouvement. Le bilan s'avère positif : le chef de l’État et le chef du gouvernement finissent par s’asseoir à la même table pour signer un accord de partage du pouvoir.
- Colombie : l’abstinence, nouvelle philosophie de la non-violence ?
En août 2011, pour protester contre l’isolement de leur petit village, sur la côte pacifique colombienne, les habitantes de Santa María del Puerto de Toledo de las Barbacoas décident, elles aussi, de tourner le dos à leurs maris. Objectif : pousser leurs hommes à sortir de leur passivité pour remettre en état l’unique route - laissée à l’abandon - reliant leur village au reste du pays. L’abstinence est payante puisque, trois mois après le début de la grève, les pelleteuses sont arrivées et les travaux ont enfin débuté.
Ces Colombiennes se sont-elles inspirées d’une méthode à laquelle leurs consœurs de la ville de Pereira avaient déjà eu recours ? Peut-être… En 2006, en effet, dans cette ville située à une centaine de kilomètres de Bogota gangrénée par les violences entre gangs rivaux, des dizaines de femmes avaient décidé de croiser les jambes pour mettre fin aux violences. L’objectif est ambitieux : faire signer une trêve aux différentes factions. Soutenue par la mairie, la stratégie a - sensiblement - porté ses fruits : plusieurs hommes auraient renoncé - temporairement - à prendre les armes. Selon The Guardian, la criminalité à Pereira a chuté de 26,5 % en 2010. Certains y verront peut-être un rapport de cause à effet...
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- Belgique : plus d’ébats sans de vrais débats
Le concept n’a pas non plus épargné l’Europe. En février 2011, Marleen Temmerman, une sénatrice belge gynécologue de formation, qui a déclaré s’être inspirée de l’initiative kényane, a lancé un appel similaire pour mettre fin au conflit entre Flamands et Wallons et doter la Belgique d’un gouvernement. Si la méthode n’a pas été vraiment suivie, elle a au moins eu le mérite de faire réagir la classe politique dans son ensemble et de pointer du doigt le manque de solutions face à l’impasse inquiétante dans laquelle est alors plongé le pays depuis les élections législatives du 13 juin 2010.
samedi 1 septembre 2012
«Joseph Kabila» - Paul Kagame : La fin d’une Histoire maffieuse?
"Joseph Kabila" et Paul Kagame le 15 juillet dernier à Addis Abeba. Photo Reuters A New York, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda N’tungamulongo, a demandé, mercredi 29 août, au Conseil de sécurité des l’Onu, d’infliger des «sanctions» à des «généraux» rwandais parmi lesquels James Kabarebe, l’actuel ministre de la Défense du Rwanda et le chef d’état-major de la RDF (Rwandese defense forces), Charles Kanyonga. Il est reproché à ces officiers – cités par ailleurs dans un rapport rédigés par des experts des Nations Unies - le «soutien» en hommes et en matériel apporté au «Mouvement du 23 mars», une rébellion qui occupe plusieurs localités dans la province du Nord Kivu. Pour Tshibanda, l’implication de ces épaules galonnées dans la guerre qui se déroule dans cette partie du Congo-Kinshasa «est constitutive d’un acte d’agression». Sans doute. Reste que l’«offensive diplomatique» menée par Kinshasa au niveau planétaire n’a pas l’air d’impressionner les bonzes du M-23. Bien au contraire, l’organisation s’est permis la coquetterie de se transformer en une sorte de «gouvernement provisoire». En appelant au secours le Conseil de sécurité, le Congo fait ainsi l’aveu de son incapacité à garantir la paix et la sécurité sur son territoire national. La meilleure défense étant l’attaque, les autorités rwandaises paraissent décidées à engager le bras de fer avec leurs homologues congolaises en déballant la duplicité du pouvoir kabiliste. Dans une interview accordée au quotidien «Le Soir» (voir édition du 30.08.2012), le ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe, dépeint «Joseph Kabila» en un chef d’Etat indécis. Un homme incapable de prendre la moindre décision sur des questions militaires et sécuritaires touchant aux provinces du Kivu sans requérir au préalable l’«avis» des dirigeants rwandais. Dans cet entretien, «James» conjugue à plusieurs reprises le verbe «aider» comme pour souligner que le Rwanda n’a jamais inertéfé dans les affaires du Congo-Kinshasa qu’à la suite des sollicitations des gouvernants congolais. Voici un petit florilège : «Ce n’est pas seulement à la veille des élections que nous avons tenté d’aider le Congo» ; « nous avions aidé…» ; « le Rwanda avait ainsi contribué… » ; « comme de coutume, nous avons proposé notre aide…». Le ministre Kabarebe parle des délégations conduites à Kigali par feu Augustin Katumba Mwanke. Ces derniers temps, cette mission a été confiée au patron de l’Agence nationale de renseignements Kalev Mutond. A la surprise générale, on apprenait, vendredi 31 août, la décision du Rwanda de Paul Kagame annonçant le retrait de 280 membres des forces spéciales de la RDF qui se trouvaient encore sur le sol congolais précisément à Rutshuru. Ces hommes seraient entrés au Nord Kivu en janvier 2009 lors de la fameuse opération «Umoja Wetu». C’était en janvier 2009. But avoué : « traquer » les miliciens FDLR avec les FARDC. Comment expliquer la présence de ces forces rwandaises au Congo près de tris années après? Pourquoi les autorités congolaises sont-elles restées muettes sur leur présence au Congo? A plusieurs reprises, des observateurs aimaient ironiser que Paul Kagame était le véritable déttenteur du pouvoir au Congo-Kinshasa. «Joseph Kabila», lui, n’incarnant que l’apparence de ce même pouvoir. Ces "spéculations" n’étaient pas infondées. A la lumière des propos de Kabarebe, il ne fait plus l’ombre d’un doute que le «Grand Congo» est "dirigé" par un «incapable» qui a besoin d’un «tuteur» - un "parrain"? - pour l’assister dans l’exercice du pouvoir. C’est un chef d’Etat ça? Il faut espérer que le bras de fer "Kabila"-Kagame - à moins d’être une nouvelle mise en scène - sonnera le glas d’une Histoire maffieuse inaugurée par l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) et prolongée par le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et le M-23. Les Congolais devraient pour ce faire fendre l’armure de leur apathie. Objectif : couper le cordon ombilical qui relie le Congo-Kinshasa aux héritiers et autres avatars de l’AFDL. Il y a extrême urgence. Baudouin Amba Wetshi © Congoindépendant 2003-2012 |
Le Rwanda annonce le retrait de 280 soldats de l'est de la RDC
Un hélicoptère congolais survole les soldats rwandais qui entament leur retrait de l'est de la République démocratique du Congo, le 25 février 2009.
(Photo : Reuters)
Par RFILe Rwanda a annoncé le 31 août le le départ du contingent rwandais présent sur le sol congolais depuis 2009. Pas de rapport avec la mutinerie du M23 qui opère dans l'est de la RDC et que Kigali est accusé de soutenir activement. Il s'agirait, selon le ministère rwandais de la Défense, de soldats qui travaillaient aux côtés de FARDC (les forces armées congolaises) dans un bataillon conjoint. Le contingent opérait sur le territoire de Rutshuru contre les rebelles hutus rwandais des FDLR. Des opérations avaient bien été menées il ya trois ans en 2009 mais on pensait les soldats repartis depuis longtemps.
Le communiqué rwandais annonçant le retrait de ses troupes de la RDC est surprenant parce que le Rwanda n’était plus censé avoir des troupes en RDC. Des troupes rwandaises sont effectivement entrées en territoire congolais début 2009 pour mener une lutte conjointe avec l’armée congolaise contre les rebelles hutus rwandais FDLR. Visiblement, elles ne s’étaient pas toutes retirées.
Cette présence devenait problématique à l’heure où le Rwanda est maintenant accusé de soutenir la mutinerie du M23 entré en guerre contre l’armée congolaise. Il était difficile d’imaginer en même temps des troupes rwandaises travaillant avec les troupes congolaises. C’est d’ailleurs ce que reconnaît le Rwanda : « L’environnement opérationnel a changé, dit un communiqué du ministère rwandais de la Défense, nous avons donc négocié ce retrait avec la RDC et la Monusco ».
Côté congolais, on ne voit pas les choses de cette façon. Le porte-parole du gouvernement dit ne pas être informé « d’une présence non autorisée des forces rwandaises après la fin des opérations conjointes depuis le 25 février 2009 ».
| La mission du contingent rwandais sur le sol congolais Selon le ministère rwandais de la Défense, cela fait plus de trois ans que deux bataillons rwandais travaillent main dans la main avec leurs homologues congolais dans la région Nord-Kivu. L’objectif à l’origine de cette coopération en 2009 est de combattre la rébellion hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda, les FDLR dont certains membres sont toujours recherchés par Kigali pour leur rôle présumé dans le génocide de 1994 contre les Tutsis. Depuis, selon le ministère rwandais de la Défense, le Rwanda et la RDC ont continu é à mener des opérations conjointes dans cette zone. Le porte-parole de l’armée rwandaise affirme que ces opérations auraient permis de neutraliser bon nombre de FDLR et de groupes affiliés et de rapatrier certains au Rwanda. Ce brusque changement de cap peut s’expliquer par le récent regain de tension dans ce territoire de l’est de la RDC dans lequel les mutins du M23, issus d’une ancienne rébellion congolaise, affrontent l’armée régulière de Kinshasa. Une mutinerie que le Rwanda soutiendrait selon un rapport de l’ONU, ce que Kigali dément. Le porte-parole de l’armée rwandaise a déclaré dans un communiqué le 31 août que l’environnement opérationnel avait en effet changé et qu’en conséquence, ce retrait avait été planifié et négocié depuis un certain temps. Les troupes devraient passer la frontière ce samedi au niveau de la frontière de Moudende au nord-ouest du pays. |
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