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dimanche 18 novembre 2012

RDC: les rebelles du M23 aux portes de Goma




29 juillet 2012, Nord-Kivu. Les soldats des FARDC patrouillent dans la région de Goma.
29 juillet 2012, Nord-Kivu. Les soldats des FARDC patrouillent dans la région de Goma.
REUTERS/James Akena

Par RFI
Des hélicoptères de l'ONU sont entrés en action contre les rebelles du M23 dans l'est du Congo-Kinshasa, en vain semble-t-il. Car les rebelles congolais sont ce dimanche 18 novembre à la lisière de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. Ils exigent la neutralité de la mission de stabilisation de l'ONU en RDC, ainsi que l'arrêt de son soutien à l'armée régulière congolaise. La nuit dernière, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni en urgence à New York pour réfléchir à l'éventualité de la chute de Goma. Pendant ce temps, la population de Goma se terre chez elle.

« Nous sommes enfermés dans nos maisons, couchés sous les lits », explique une habitante de Goma. En tout cas, l’inquiétude persiste encore au chef-lieu du Nord-Kivu. Les combats sont signalés à quelques kilomètres de l’aéroport, aux environs du camp des déplacés de Kanyarucinya.

Selon des sources humanitaires, tous les déplacés ont quitté ce camp, en direction de Goma. L’armée régulière s’est retirée de ses positions, y compris à l’aéroport, selon la Monusco. Mais le lieutenant-colonel Olivier Hamouli, porte-parole des FARDC, refuse de parler de débandade.


Lieutenant colonel Olivier Hamouli
Porte-parole des FARDC

On résiste encore au niveau de l’aéroport pour que nous puissions nous assurer que l’aéroport de Goma est gardé. Néanmoins, au niveau de la ville, on a évité les combats. On a évité le bain de sang parce que l’ennemi était en train de lancer des bombes au niveau de Goma. Alors, on a évité que les populations civiles puissent être victimes de ces agissements

Les FARDC se sont dirigés vers Saké, avec des chars et autres engins. Le porte-parole du M23 a confirmé que les rebelles sont à l’entrée de Goma. Vianney Kazarama a cependant déclaré qu’ils ne vont pas entrer dans cette ville maintenant, le M23 serait décidé à poursuivre les FARDC, où qu’elles aillent.


Lieutenant colonel Vianney Kazarama
Porte-parole militaire du M23

Notre mission, ce n’est pas d’entrer dans la ville de Goma (…), c’est pour poursuivre l’ennemi et neutraliser la capacité des forces armées de Kabila
18/11/2012 par Boniface Vignon

Les autorités congolaises accusent le Rwanda d’avoir aligné ses troupes d'élites aux côtés de la rébellion.
http://www.rfi.fr/afrique/20121118-rdc-goma-m23-onu-nord-kivu-fardc-rebellion-monusco-kanyarucinya-rwanda-

Les rebelles congolais du M23 aux portes de Goma



par Jonny Hogg

KINSHASA (Reuters) - Les rebelles congolais étaient dimanche aux portes de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu dans le nord-est de la RDC, après avoir repoussé les forces de l'armée régulière et les casques bleus de la Monusco.

Mais le porte-parole du M23, le colonel Vianney Kazarama, qui a précisé que ses hommes étaient désormais à seulement deux km de Goma au terme de quatre jours d'accrochages, n'entendaient pas occuper la ville.

Cette dernière abrite le QG de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC pour l'est du pays.

"Nous n'allons pas prendre l'aéroport, a-t-il dit. Nous ne faisons que riposter à une attaque de l'armée (...) nous agissons de la sorte simplement pour briser la capacité des Forces armées de la République du Congo démocratique (Fardc)", a-t-il assuré.

De son côté, un porte-parole de l'armée gouvernementale, le colonel Olivier Hamuli, a déclaré à Reuters lors d'une conversation téléphonique vite interrompue: "Des combats se déroulent à cinq km environ de l'aéroport".

Aucun bilan des derniers combats n'a été avancé par les deux camps.
Les insurgés du M23, qui se sont mutinés en avril, avancent au Nord-Kivu en brisant la résistance des Fardc et des casques bleus de la Monusco.

Samedi, le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni en urgence à la demande de la France, a adopté à l'unanimité une déclaration condamnant les nouvelles attaques des insurgés du M23 dans l'est de la RDC.

Dans leur déclaration, les 15 membres du Conseil de sécurité ont demandé au M23 de cesser son avance vers la ville de Goma et appelé à la fin de "tous les soutiens extérieurs et fourniture d'équipements au M23".

La Monusco, dont le mandat est de protéger les populations civiles, compte environ 6.700 casques bleus au Nord-Kivu, dont 1.400 soldats environ à Goma et dans ses environs.
On estime à plus de 750.000 le nombre de civils à avoir quitté précipitamment leurs foyers depuis le début des combats dans l'est de la RDC en avril.

50.000 DEPLACÉS AUJOURD'HUI ?

Samedi, des hélicoptères de la Monusco ont été dépêchés pour mitrailler des positions rebelles, ce qui n'a pas empêché le M23 de gagner du terrain lors des derniers engagements qui, selon l'Onu, ont accentué l'exode des populations.

Tariq Riebl, coordinateur du programme humanitaire de l'ONG Oxfam, a indiqué que les habitants de Goma tentaient d'évacuer leurs familles. Des camions transportant des militaires congolais quittent aussi dimanche le chef-lieu de province.

"Les gens se déplacent dans toute la ville. J'en connais beaucoup qui font partir leurs familles lorsqu'ils en ont les moyens financiers", a ajouté l'employé d'Oxfam. D'après lui, des milliers de déplacés abandonnent aussi des camps installés au nord de Goma pour éviter la progression des insurgés.

"On s'attend à un déplacement de 50.000 personnes aujourd'hui et ce n'est que demain que nous saurons où elles sont allées. La question qui se pose désormais est : que signifient ces combats et est-ce que le M23 va prendre Goma ? Personne ne le sait en fait."
Goma, située à l'extrémité nord du lac Kivu, à la frontière rwandaise, compte aujourd'hui un million d'habitants, personnes déplacées comprises.

Les insurgés du M23 ont toujours dit qu'ils n'entendaient pas prendre le contrôle de la ville.
Les rebelles du M23 sont d'anciens militaires de l'armée régulière qui ont déserté en accusant le gouvernement central de Kinshasa ne pas appliquer l'accord de paix de 2009 qui a mis fin à une précédente insurrection au Nord-Kivu et était censé les intégrer au sein des Fardc.
Le gouvernement de Kinshasa ainsi que des enquêteurs des Nations unies accusent le Rwanda de soutenir l'actuelle rébellion dans l'est de la RDC.

Kigali, qui a une longue histoire d'ingérence et d'intervention militaire dans l'Afrique des Grands Lacs ces vingt dernières années, nie farouchement soutenir aujourd'hui le M23.
Samedi, le secrétaire général adjoint de l'Onu chargé du département des opérations de maintien de la paix, le Français Hervé Ladsous, a affirmé à la presse que les insurgés du M23 disposaient de matériels perfectionnés comme des mortiers de 120 mm et des équipements de vision nocturne.
On estime que plus de cinq millions de personnes ont péri dans les diverses guerres au Congo démocratique depuis 1998, victimes de la violence, de la faim et des maladies.

Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121118.REU0964/les-rebelles-congolais-du-m23-aux-portes-de-goma.html


AFP) - Militaires, autorités et civils congolais ont commencé dimanche à fuir Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) étant aux portes de la ville, a-t-on appris de sources concordantes.

"Beaucoup de militaires et d'autorités (de la province) sont partis" de Goma, a déclaré à l'AFP par téléphone une source onusienne, qui attendait à un point de ralliement mis en place dans la ville par l'ONU pour ses personnels.

Une source humanitaire occidentale a évoqué une "débâcle des forces armées de RDC qui évacuent la ville de Goma".

Selon une source militaire occidentale, des officiers des forces armées ont commencé à partir par bateaux vers Bukavu, la capitale du Sud-Kivu distante d'environ 80 kilomètres au sud. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, est parti sur l'un de ces bateaux, a déclaré une source administrative à Bukavu.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121118.AFP5285/rdc-la-rebellion-aux-portes-de-goma-civils-et-militaires-fuient.html




Les rebelles du M23 ont arrêté leur progression à l'entrée de Goma

afp
Mis en ligne le 18/11/2012

Militaires et autorités avaient commencé dimanche à fuir Goma, les rebelles du Mouvement du 23 mars étant aux portes de la ville.

Les rebelles congolais du M23 ont arrêté leur progression à environ trois kilomètres du centre de Goma, capitale régionale du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté l'AFP, mais ils ont menacé de "prendre la ville" s'ils étaient attaqués par l'armée régulière.

Un responsable du Mouvement du 23 mars (M23), le colonel Innocent Kayina, a indiqué avoir installé son poste de commandement à la hauteur du camp de Munigi, principal camp des Nations unies à la sortie de Goma, tenu par un bataillon sud-africain, à environ trois kilomètres au nord du centre-ville. Un correspondant de l'AFP a constaté que les rebelles y étaient positionnés.

"Si les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) nous attaquent, on prendra la ville ( ...) nous nous sommes battus pour hausser la voix de nos revendications", a affirmé en milieu d'après-midi à l'AFP Innocent Kayina, commandant des opérations du M23 dans cette zone.
Aucun corps ni aucune trace de combat n'était visible à proximité du camp de Munigi, qui se trouve à l'extrémité de l'aéroport, aux pieds des contreforts du volcan Nyiragongo sur la route qui mène au nord.

Militaires et autorités avaient commencé dimanche à fuir Goma, les rebelles du Mouvement du 23 mars étant aux portes de la ville, selon des sources concordantes. Une source humanitaire occidentale avait évoqué dans la matinée une "débâcle des forces armées de RDC" en assurant qu'elles évacuaient la ville de Goma".

Cependant, la situation était calme en milieu d'après-midi à Goma, selon une autorité locale. Aucun tir n'était entendu et "aucun incident majeur" n'a été signalé, a assuré à l'AFP le vice-gouverneur, Feller Lutaichirwa, interrogé par téléphone.
Il a affirmé que les autorités militaires avaient décidé de se retirer afin "d'éviter un bain de sang" dans Goma, "ville de déplacés, prise en étau", entre le lac Kivu et la zone occupée jusqu'à présent par le M23.

Dans les rues, la circulation était rare comme tous les dimanches mais beaucoup d'habitants étaient sur le pas de leur porte, guettant l'arrivée éventuelle de rebelles, a constaté l'AFP. Au poste frontière menant à la ville rwandaise voisine de Gysenyi, aucune foule importante ne tentait de passer. Des sources concordantes avaient évoqué en milieu de journée une "débandade" voire une "débâcle" des militaires.

Mais un porte-parole des forces armées, Olivier Hamuli, a soutenu sur la radio Top Congo que les combats étaient "rudes", notamment "autour de l'aéroport", alors qu'aucun bruit de tir ni écho d'artillerie n'était perceptible dans la ville. "Notre souci est d'éviter le bain de sang dans Goma, une ville surpeuplée", a ajouté le porte-parole, à la radio.

Le camp de Kanyarucinya, à une dizaine de kilomètres au nord de Goma, a commencé à se vider après le passage, en milieu de matinée, des premiers rebelles armés.
Ce camp accueillait en début de semaine environ 30.000 déplacés arrivés par vagues de la région du Rutshuru conquise depuis juillet par les rebelles. Le M23 a été créé début mai dans le Nord-Kivu par des militaires congolais qui avaient pour la plupart combattu au sein de la rébellion pro-rwandaise du Congrès national pour la défense du peuple.


RDC : la rébellion aux portes de Goma, civils et militaires fuient





Des Casques bleus stationnés à Goma, le 8 août 2012 en RDC.
Des Casques bleus stationnés à Goma, le 8 août 2012 en RDC.© AFP
Militaires, autorités et civils congolais ont commencé dimanche à fuir Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) étant aux portes de la ville, a-t-on appris de sources concordantes.
"Beaucoup de militaires et d'autorités (de la province) sont partis" de Goma, a déclaré à l'AFP par téléphone une source onusienne, qui attendait à un point de ralliement mis en place dans la ville par l'ONU pour ses personnels.
Une source humanitaire occidentale a évoqué une "débâcle des forces armées de RDC qui évacuent la ville de Goma".
"Nous sommes en panique générale", a déclaré à l'AFP un chauffeur de taxi de Goma. "C'est comme si les rebelles étaient en train de repousser nos militaires. En ville, les boutiques sont fermées. Moi, comme d'autres, je vais rejoindre ma famille", a-t-il dit.
En fin de matinée, les rebelles avaient eux-même annoncé qu'ils se trouvaient tout près de Goma.
"En ce moment, nous sommes à Kibati, à 5 kilomètres de Goma", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire de la rébellion. Affirmant n'avoir pas l'ambition de prendre la ville, il a ajouté: "Si toutefois l'armée de Kabila (le président) nous attaque, nous allons poursuivre l'ennemi jusqu'à ce qu'il soit rejeté très loin de Goma".
Selon une source militaire occidentale, des officiers des forces armées ont commencé à partir par bateaux vers Bukavu, la capitale du Sud-Kivu distante d'environ 80 kilomètres au sud. Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, est parti sur l'un de ces bateaux, a déclaré une source administrative à Bukavu.
L'aéroport, situé à quelques centaines de mètres du centre-ville, a été fermé et seuls quelques éléments de la Garde républicaine congolaise y sont encore stationnés, a ajouté cette source militaire occidentale. Un vol civil qui devait y atterrir a été détourné, a indiqué un proche d'un passager.
Dans la matinée, un colonel congolais avait affirmé à l'AFP que des affrontements se déroulaient "au camp de Kanyarucinya", à une dizaine de kilomètres de Goma. Ce camp regroupait vendredi selon le Haut commissariat aux réfugiés 30.000 personnes déplacées. Mais des milliers d'autres personnes y sont arrivées depuis, dont un grand nombre de femmes et d'enfants.
Fuyant les combats, des colonnes de centaines de déplacés - et des militaires ayant quitté le front - étaient arrivés aux portes de Goma avec leurs effets personnels et leurs chèvres, en espérant rejoindre d'autres camps de déplacés, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Débandade"
Le porte-parole de la province du Nord-Kivu, Célestin Sibomana, très inquiet, a évoqué "une débandade" et pointé l'inaction des Casques bleus dimanche, selon lui. La mission de l'ONU en RDC, "la Monusco actuellement ne fait absolument rien!", a-t-il dit.
Dimanche, les Casques bleus n'ont pas bougé pour protéger Goma, ont constaté différentes sources dont un photographe de l'AFP réfugié dans la base de Munigi, principale base des Nations unies au nord de la ville. Dans leur avancée vers Goma, les rebelles ont dépassé ce camp situé à environ 5 kilomètres de la ville, a constaté le photographe.
Les Casques bleus de la Monusco étaient intervenus samedi pour appuyer l'armée régulière congolaise avec des hélicoptères de combat, ce qui n'avait pas empêché les rebelles de prendre la petite ville de Kibumba, à 25 kilomètres au nord de Goma.
Mais le M23 a exigé, dimanche matin, que la Monusco cesse de soutenir l'armée. "Nous mettons en garde la Monusco qui est en train de bombarder nos zones au lieu de montrer sa neutralité sur le terrain (...) S'ils continuent à nous bombarder, nous allons réagir", a déclaré le porte-parole du mouvement.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni samedi soir à New York, a demandé l'arrêt de l'avance de la rébellion vers Goma, et que "tout soutien extérieur et toute fourniture d'équipement au M23 cessent immédiatement".
La RDC et l'ONU accusent le Rwanda, frontalier de la région du Kivu, de soutenir les rebelles, ce que Kigali dément. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait affirmé samedi soir que "4.000 hommes en colonnes motorisées et à pied" étaient arrivés "en provenance du territoire rwandais", mais le Rwanda a réfuté.
Le M23 a été créé début mai dans le Nord-Kivu (est) par des militaires congolais qui avaient pour la plupart combattu au sein de la rébellion pro-rwandaise du Congrès national pour la défense du peuple. Ils ont officiellement intégré l'armée en 2009 après un accord avec le gouvernement, mais se sont mutinés en avril dernier, arguant que Kinshasa n'avait pas respecté ses engagements.


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Des rebelles du M23 dans la province du Nord-Kivu, le 28 juillet 2012.Des rebelles du M23 dans la province du Nord-Kivu, le 28 juillet 2012.© AFP
La rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) a "mis en garde" dimanche la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco), lui intimant de cesser de soutenir l'armée régulière dans les combats qui font rage dans l'est du pays, et menaçant d'une riposte.
"Nous mettons en garde la Monusco qui est en train de bombarder nos zones au lieu de montrer sa neutralité sur le terrain. Qu'elle cesse de nous bombarder!", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23.
"S'ils continuent à nous bombarder, nous allons réagir", a-t-il ajouté.
Après une trêve relative de trois mois, les combats ont repris depuis jeudi entre l'armée et le M23 dans la zone de Kibumba, frontalière du Rwanda, poussant des milliers de civils à fuir. Pour tenter de stopper l'avancée de la rébellion qui se rapproche de Goma, la capitale régionale, les Casques bleus de l'ONU sont entrées en action samedi en appuyant l'armée congolaise avec des hélicoptères de combat.
Le porte-parole militaire du M23 a souligné que son mouvement n'a "jamais attaqué" les camps de la Monusco à Kitale et Kiwandja, sous contrôle des rebelles, mais a sous-entendu que cela pourrait changer car ils ne peuvent "tolérer" que la Monusco utilise "des hélicoptères, des chars de combats contre la population".
Monusco pointée du doigt
"Nous voudrions que la Monusco montre sa neutralité dans ces affaires congolaises, entre les Congolais. Est-ce que la Monusco est venue ici pour combattre les Congolais ou pour protéger les Congolais?", s'est interrogé le porte-parole du M23.
Le M23 est surtout formé d'anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l'armée, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l'armée régulière dans la région du Kivu. Deux pays voisins, le Rwanda et l'Ouganda, sont accusés par l'ONU de soutenir les rebelles, ce qu'ils démentent.
Samedi, le conseil de sécurité de l'ONU a demandé l'arrêt de l'avance de la rébellion vers Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu et que "tout soutien extérieur et toute fourniture d'équipement au M23 cessent immédiatement".


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