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SACREBOPOL

mercredi 18 décembre 2013

KENYA M12: KAMERHE CRIE AU SCANDALE .



 Pour l'UNC et alliés: Kinshasa a déshonoré et humilié le peuple congolais


Le débat continue de faire rage autour des déclarations signées à Nairobi par le gouvernement congolais représenté par son ministre des Affaires Etrangères, Raymond Tshibanda, et les rebelles du M23, conduites par leur porte-parole, Bertrand Bisimwa.


Après les Forces Acquis au Changement de Martin Fayulu, la Coalition pour le Vrai Dialogue (CVD), une synergie des Forces socio- politiques avec l'Union pour la Nation Congolaise(UNC) de Vital Kamerhe en tête, vient de sortir du bois. 
Au cours d'un point de presse animé hier lundi 16 décembre au siège de l'UNC sur l'avenue de l'Enseignement, le coordonateur de la Coalition pour le Vrai Dialogue et secrétaire Général de l'UNC, Jean Bertrand Ewanga a fustigé ce deal entre Kinshasa et les rebelles du M23 dans la capitale kenyane qu'il considère comme la prémonition de la balkanisation de la République Démocratique du Congo planifiée par les officines occultes.
Le Secrétaire Général de l'UNC a accusé le gouvernement de haute trahison pour avoir signé cet accord qu'U dissimule par la simple déclaration.
Pour ce proche de Kamerhe, le vrai dialogue national devient incontournable pour sauver la patrie de nouveau en danger.
Ewanga a saisi également l'occasion pour annoncer une caravane de paix dans les tout prochains jours qui sera conduite par son autorité morale Vital Kamerhe accompagnés des membres de la CVD dans les territoires de l'Est pour réaffirmer l'intangibilité et l'intégrité territoriale de la RDC qui ne sont pas négociables.
Eric Wemba 

Mesdames et Messieurs de la presse,

La Coalition pour le Vrai Dialogue, (CVD) en sigle, s'est réunie ce mardi 17 décembre à son siège pour analyser la situation générale du pays. Elle s'est penchée plus particulièrement sur la signature le 12 courant à Nairobi, des déclarations entre d'une part le gouvernement congolais représenté par son ministre des Affaires étrangères en la personne de monsieur Raymond TSHIBANDA et de l'autre les rebelles du M23 représentés par leur porte- parole Bertrand BISHIMWA.
La CVD tient à dire aux Congolaises et Congolais que le devoir sacré de mémoire pour un peuple l'oblige à rappeler qu'il y a à peine quelques semaine, le gouvernement congolais, par la voie de son ministre de l'information et porte-parole, en l'occurrence Monsieur Lambert Mende, avait, après la victoire militaire des FARDC sur les éléments du M23, annoncé à l'opinion nationale et claironné sur tous les toits du monde que le gouvernement ne signera jamais d'accord avec le M23 qui est une force négative, un groupe criminel et terroriste.
Au moment où la population congolaise endeuillée n'a pas encore fini de pleurer ses morts et de sécher ses larmes, au moment où les blessés de guerre n'ont pas encore fini de panser leurs plaies et, surtout au moment où les femmes congolaises victimes de viols massifs n'ont pas encore vu leurs bourreaux subir la force de la Loi, la CVD exprime sa profonde indignation en même temps que le peuple congolais tout entier de voir que le même gouvernement congolais représenté par son Ministre des affaires étrangères, s'est précipité le 12 décembre 2013, à Nairobi, à signer avec le M23 des déclarations mettant fin aux hostilités à l'Est de la République Démocratique du Congo.
La CVD tient à alerter l'opinion nationale sur la nature de ce énième engagement. En effet, subtilement présenté sous forme des déclarations signées séparément, ces engagements pris par la RDC ne sont en définitive que des accords qui se classent sous le régime des traités et accords internationaux prévu aux articles 213 à 217 (Titre VI) de la Constitution de la RD Congo.
A ce propos, l'article 215 de notre Constitution stipule : « Les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord, de son application par l'autre partie.

Mesdames et Messieurs de la Presse,

La CVD dénonce ces accords qui reprennent la quasi-totalité des revendications du M23 contenues dans l'accord du 23 mars 2009, lesquels accords sont à la base des guerres à répétition contre le Congo et de la mort de plus de plusieurs millions de Congolais.
Avec la signature de ces engagements, le Gouvernement congolais a, pour des raisons inavouées, permis au M23 et ses parrains rwandais et ougandais de revenir en force.

C'est dire que ce que le M23 et ceux qui le soutiennent recherchaient armes à la main par la guerre, ils l'ont obtenu et vont le récupérer progressivement et malicieusement par la grâce de ces, engagements pris par la RDC à Nairobi.

La CVD condamne donc la signature de ces engagements de la honte pris par le gouvernement le 13 décembre à Nairobi dans l'unique objectif de flouer la population congolaise. Elle refuse de cautionner toute démarche tendant à hypothéquer sous une forme ou une autre l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation, la paix et la sécurité des congolais ainsi que le destin national de tout un peuple.

Aucun pays au monde n'accepterait de se soumettre comme le gouvernement congolais vient de le' faire à Nairobi, en signant des accords mal dissimulés sous l'étiquette de simples déclarations avec un gouvernement qualifié de force négative. Par cet acte, le gouvernement congolais a déshonoré et humilié le peuple congolais devant la face du monde. Par conséquent, il s'est mis en situation de ne plus ni mériter la confiance du peuple ni être pris au sérieux par personne, même pas par les instigateurs des guerres à répétition qui dévastent l& Congo depuis des décennies.

Fallait-il continuer à négocier avec une organisation criminelle en débandade ? Quel avantage le gouvernement congolais tire-t-il en allant jusqu'à signer ces accords avec le M23 vaincu militairement?
Cette attitude du gouvernement prouve à suffisance que la victoire annoncée des FARDC sur les éléments du M23 n'était qu'un leurre, de la poudre aux yeux des congolais. Elle a tout l'air d'un match joué d'avance et gagné à la complicité de l'arbitre dont les desseins sont insondables.

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Car, à ce jour et grâce à la signature de ces engagements par le gouvernement congolais, e M23 et ses mentors Rwando-Ougandais sont les plus grands gagnants qui en sortent avec des victoires suivantes
1. L'amnistie en faveur de tous éléments du M23 prévue par ces engagements vient consacrer une fois de plus la culture de l'impunité.
Elle est prévue sans aucune évocation pour les populations congolaises victimes des affres de la guerre, d'une quelconque possibilité de porter plainte et d'obtenir réparation pour les dommages qu'elles ont subis de la part du M23,

2. Le gouvernement congolais a pris l'engagement de reconnaître le M23 en tant que «parti politique légitime ». Politiquement, ce groupe qualifié de force négative, va devenir un parti politique sans doute e la majorité présidentielle pour augmenter le nombre de ses membres en plus du RCD et du CNDP de NKUNDA BATUARE. Le peuple congolais n'est pas dupe !
Tous ces malheurs proviennent de l'AFDL qualifié en son temps par Mzee Laurent Kabila d'un conglomérat des aventuriers.

3. Les membres du M23 auront donc à occuper des postes ministériels au sein du gouvernement dit de cohésion nationale, dans les entreprises publiques et les services de sécurité. C'est la prime à la guerre que le gouvernement congolais s'est évertué à accorder à tous ceux qui prennent les armes pour massacrer notre peuple.

4. Le Rwanda et l'Ouganda, principaux soutiens du M23, ne sont pas obligés de livrer les criminels de guerres qui ont trouvé refuge dans ces deux pays. En signant ces engagements, la RDC n'a même pas la certitude que les auteurs de viols et crimes graves de guerre qui sont protégés par le Rwanda et l'Ouganda seront extradés, sachant très bien que le Rwanda et l'Ouganda qui les protègent ont déjà fait savoir qu'ils ne les extraderont jamais.

Ce faisant, le gouvernement congolais a manqué d'exiger au titre de préalable à toute discussion, comme l'arrestation, l'inculpation et l'extradition des auteurs de crimes de guerre et primes contre l'humanité.

5. Le transfèrement sans sélection de 1500 éléments du M23 cantonnés en Ouganda dont la prise en charge est assurée tous ces jours par le gouvernement congolais,'

6. Le gouvernement congolais s'est engagé à payer toute la facture des biens détruits et spoliés par les éléments du M23 pendant et dans les zones d'hostilité.
Grâce à ces engagements, Le M23 sera impliqué dans l'organisation du retour des réfugiés en lieu et place du HCR, de la MONUSCO, du Ministre de l'intérieur et du Gouvernorat.

Les populations congolaises qui ont subi les atrocités de la guerre sont obligées par cet accord d'accepter l'arrivée massive et l'entrée par la grande porte de leurs agresseurs, Ils sont obligés de cohabiter avec les mêmes personnes qui les ont martyrisées.

Le danger d'infiltration des étrangers rwandais est imminent avec en sous la carte de la balkanisation tel que joue l'Envoyé Spécial des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs, Monsieur Russel Feingold.

La CVD tient à informer la population congolaise que cette panoplie d'avantages obtenus par le M23 grâce aux accords de Nairobi présente.de nombreuses conséquences négative pour la RDC.

En effet, l'implication du M23 dans l'opération du retour des réfugiés au Congo entraine l'infiltration des sujets rwandais et ougandais avec comme conséquence faire la surpopulation dans les zones convoitées par le Rwanda, l'Ouganda.

Il en résultera sûrement des étincelles et des problèmes de cohabitation avec les populations congolaises autochtones qui vont générer des conflits qui amèneront les forces obscures à réclamer l'auto-détermination de ces territoires et, en définitive, la balkanisation de la RDC.

Mesdames et Messieurs de la presse,

Fort de ces informations et de notre analyse, la CVD considère que la victoire militaire des FARDC sur le M23 devient à cause des signatures de Nairobi un cadeau empoisonné, Par cette démarche, le gouvernement congolais a trompé et humilié notre peuple pour faire la part belle au M23 et à ses soutiens, rwandais et ougandais. Le pays est en péril, C'est un acte de la haute trahison !

Profondément attachée à l'intégrité territoriale de la RDC qui n'est pas négociable, à la paix, à la sécurité et aux valeurs démocratiques, La CVD dénonce la faiblesse du gouvernement et l'absence criante d'un leadership clairvoyant, capable de présider aux destinées du Congo et du peuple congolais.

De ce qui précède, la CVD estime que, pour relever le défi de l sauvegarde de l'intégrité territoriale du pays de la sécurité des populations, de la paix et du développement en RDC et gérer avec efficience les questions des groupes armés, du processus électoral, du retour des réfugiés, de la réforme de l'armée, de la réforme de la police, de la justice, de la lutte contre la corruption et du respect des droits humains.

Etant donné qu'au point 08 de l'Accord, les parties ont pris l'engagement pour la réconciliation nationale, cela prouve à suffisance qu'ils ont rejoint la CVD qui ne cesse de réclamer un Vrai dialogue national, gage d'une véritable cohésion nationale.

Il ya donc impérieuse nécessité d'un vrai dialogue, autour d'une table, l'accompagne ment de la communauté internationale conformément à l'Accord d'Addis-Abeba et à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Pour ce faire, la CVD lance un appel aux Chefs d'Etat de la Région pour qu'ils travaillent, dans le respect de l'intangibilité de nos frontières respectives, pour le développement économique en vue du bien- être de nos populations.

La CVD saisit cette occasion pour annoncer aux populations du Nord et du SUD-KIVU ainsi que pelles de la Province Orientale, que la caravane de la paix prévue par son Autorité morale, l'honorable Vital KAMHERE aura bien lieu dans les tout prochains jours. 

Le Président Vital KAMERHE qui conduira cette caravane dans toutes ces provinces et sera accompagné des leaders de la CVD ainsi que ceux de la plate-forme «Sauvons la RDC ».

Fait à Kinshasa, le 17 décembre 2013

POUR LA CVD
LE COORDONNATEUR 

http://congosynthese.com/actu.aspx?













"Lambert Mende : «Le M23 a été mis à sa place»''

«Le gouvernement n’a pas déshonoré la République. Le M23 a été mis à sa place», a déclaré mercredi 18 décembre le ministre de la Communication et medias, Lambert Mende. Il réagissait aux critiques formulées 24 heures plus tôt par la Coalition pour le vrai dialogue. Cette plate-forme de l’opposition coordonnée par le député Martin Fayulu a accusé le gouvernement congolais d’avoir déshonoré et humilié la RDC en «faisant le lit du M23», l’ancienne rébellion. Pour le ministre Lambert Mende, de telles critiques sont irrationnelles.

«Dire que le gouvernement a déshonoré et humilié la RDC avec la signature de ces deux déclarations est tout simplement insensé. De quel peuple congolais parle-t-on», a-t-il interrogé.
Pour Lambert Mende, cette déclaration de l’opposition est d’autant plus fausse que les populations de l’Est de la RDC, qui ont subi les affres de la guerre, ont démontré leur soutien au chef de l’Etat lors de sa dernière visite dans cette région.(...)"
 http://radiookapi.net/actualite/2013/12/18/lambert-mende-le-m23-ete-mis-sa-place/ 

Est de la RDC:



 «Il n'y a pas de solution uniquement militaire»

Une colonne de militaires des forces congolaises FARDC progresse à proximité de Kibumba, au nord de Goma.
REUTERS/Kenny Katombe

Par Alexandra Cagnard

Vingt et un corps retrouvés mutilés dans l’est de la République démocratique du Congo, des hommes, des femmes, des enfants. Une attaque d’une extrême brutalité, qui intervient à peine la rébellion du M23 terminée. Mehdi Belaid, doctorant en sciences politiques à l’université Paris I, auteur de Mouvements de libération du Congo, de la guérilla aux partis politiques, paru chez L'Harmattan en 2008.


RFI : 
La société civile accuse les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF-Nalu), un mouvement rebelle différent du M23. Tout d’abord, qui sont ces hommes et que veulent-ils ?

Mehdi Belaid : C’est un mouvement d’opposition ougandais qui s’est développé dans les années 80 et qui a trouvé refuge au Congo. Il a connu une sorte de regain d’activité depuis le printemps 2012, lorsque des attaques ont été lancées contre ce mouvement de la part des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), épaulées par la mission des Nations unies (Monusco).

Donc c’est un mouvement qui s’est radicalisé ces derniers temps et qui s’est teinté d’une coloration islamiste, mais qui ne peut pas être comparé à des mouvements somaliens type Shebab. Ces ADF-Nalu ont tout de même des actions régulières depuis quand même déjà un certain nombre d’années.

ADF-Nalu, M-23 : concrètement, aujourd’hui quel est l’état de la scène rebelle en RDC ?

Elle en pleine recomposition. Il faut savoir que c’est une scène qui est assez éclatée. On peut difficilement trouver des points communs entre ces mouvements.

L'action du M23 se nourrissait d’antagonismes locaux propres au Congo, contrairement à ce qui a souvent été annoncé, à savoir que conflit au Congo serait uniquement le fruit de l’importation du conflit rwandais, tandis que l’action de l’ADF-Nalu répond à une autre logique.

Et le soutien que l’Ouganda pouvait quand même apporter à certains mouvements, comme le M23, a pu permettre une réactivation des actions des ADF-Nalu. Celle-ci n’est arrivée qu’en réaction à une action préalable des forces armées de la RDC.


ADF-Nalu, M23, etc. : vous nous parliez de ces mouvements rebelles et des nouvelles attaques, bien évidemment. Le Kivu est-il condamné à l’instabilité permanente ?

Non, il ne l’est pas. Il existe une quarantaine de mouvements actifs à l’est du Congo, dont beaucoup ont des revendications. Sont-elles légitimes ? Il s’agit d’une autre question. Mais nombre de ces mouvements armés en fait sont le fruit de désertion d’individus qui avaient déjà été intégrés dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), et la plupart d’entre eux souhaitent une réintégration.

Par conséquent, je pense qu’on ne peut pas appliquer les mêmes solutions. Je pense que se consacrer uniquement à une solution militaire est pour le peu illusoire.
L'est du Congo, est très éloigné du pouvoir central, difficile d’accès. Peut-on parler d’abandon de la région ?

On ne peut pas parler d’abandon, car l’Etat congolais demeure présent et l'a toujours été, contrairement là encore à ce qui a souvent été avancé. On a parlé d’effondrement de l’Etat, d’absence de l’Etat. Non, l’Etat congolais est omniprésent à l’est du Congo, mais il brille parfois par son inefficacité.

À partir de là, à la suite de la victoire des FARDC contre le M23, ces derniers voulaient poursuivre un petit peu sur leur lancée, et déclarer la guerre à tous les mouvements qui restent. Mais je pense que des négociations sont inévitables, notamment avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les ADF-Nalu.

Et pourtant, les exactions continuent, avec des niveaux d’atrocité très élevés. On est quand même en droit de se poser la question, de savoir si l’armée congolaise et la Monusco ont vraiment les moyens de mettre fin à toutes ces exactions.

C’est assez délicat, notamment en vertu de la configuration géographique de la région. C’est une région qui est assez enclavée, avec de nombreux espaces de montagnes et de maquis. Donc déjà c’est difficile de déloger les membres des groupes armés et il est parfois assez difficile de les identifier.

Lorsque l’on parle par exemple des ADF-Nalu ou des FDLR – ces mouvements sont présents depuis dix, quinze ans, presque vingt ans dans cette région et ont pu vraiment s’acclimater, se fondre dans la population, donc il est parfois assez difficile de distinguer les simples civils des combattants.

Le Nord-Kivu, une région qui vit aussi au rythme des rébellions des pays voisins, est également condamné à vivre avec cet héritage ?

Effectivement si on veut entrevoir une porte de sortie, il faudrait bien entendu inclure les pays de la région, en premier lieu le Rwanda et l’Ouganda, afin de les amener à dialoguer avec les mouvements armés qui leur sont utiles et qui sont présents en RDC.


Je pense sincèrement qu’il n’y a pas de solution militaire, par exemple, au problème des FDLR. Malheureusement,ce n’est pas trop dans l’air du temps, car on a entendu récemment l’envoyé spécial du président américain appuyer un petit peu la logique qui est celle des autorités rwandaise et congolaise pour le moment, c'est-à-dire qu’il faut venir à bout militairement des FDLR. Ça me semble assez délicat à mettre en œuvre.

Au vu de ce conflit, la récente tournée de Joseph Kabila se vantant d’avoir ramené la sécurité, c’est un leurre ?
Il veut tabler en fait sur le succès de la dernière opération contre le M23, qui n’a pu avoir de succès sans le soutien de la Monusco. On ne peut pas lui reprocher cela.


Mais il s’agit quand même de dépasser uniquement les effets d’annonce et ce n’est pas en quelques semaines ou en quelques mois que l’armée congolaise pourra sortir un petit peu des difficultés qui sont les siennes. Il y a un manque d’organisation, un manque flagrant de coordination.
Il est par conséquent assez délicat, vraiment, de compter uniquement sur une solution militaire pour venir à bout de ce problème. Il faut un réel dialogue entre les forces politico-communautaires de la région et les Etats concernés.



mardi 17 décembre 2013

RDC: les Opposants en Colère - Kabila a signé la BALKANISATION


RDC: les Opposants en Colère- Kabila a signé la BALKANISATION de la RDC à Nairobi


Le gouvernement de Matata Ponyo n'a aucune légitimité à engager la RDC dans la signature des accords, traités et autres avec des puissances étrangères pour le simple fait qu'il est démissionnaire et n'assume que les affaires courantes.

En signant un accord avec le groupe rebelle du M23, il a outrepassé ses prérogatives et donc, sa signature n'engage que lui seul. La République démocratique du Congo ne peut en aucune manière se porter partie prenante dans cette histoire. Le Chef de l'État n'étant pas au dessus de la Constitution.




BRAZZAVILLE TREMBLE

Scènes de panique après une fusillade à Brazzaville


                                                                     © Archives AFP
Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/12/2013

Des échanges de tirs ont eu lieu, lundi à Brazzaville, entre les forces de l'ordre et des hommes du colonel Ntsourou. Ce dernier, accusé par les autorités congolaises de "détenir un important stock d'armes", a été arrêté.

C’est le dernier épisode d’un conflit qui oppose le colonel Marcel Ntsourou aux autorités congolaises. Selon des sources policières, cet officier de l’armée, condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis après l’explosion meurtrière, en mars 2012, du dépôt de munitions de Mpila, a été arrêté, lundi 16 décembre, à son domicile du centre-ville de Brazzaville, encerclé depuis la veille par les forces de l'ordre. L'ancien secrétaire général du Conseil de sécurité est soupçonné de "détenir un important stock d'armes".

Son interpellation intervient après qu'une fusillade a éclaté entre les soldats et des fidèles de l’officier, suscitant la panique dans la capitale congolaise. Selon un habitant cité par l’AFP, la police a fait sortir les élèves des écoles alentours et des boutiques de la ville ont fermé. Certains affirment même avoir vu des chars dans la ville. Une information qu’un diplomate interrogé par l’AFP a démentie. Les échanges de tirs ont cessé vers 12 heures [heure locale].

"Nous nous défendrons jusqu’à ce que le dernier d’entre nous tombe"
"L’armée est en train d’attaquer mon domicile. Depuis hier soir, des troupes sont concentrées autour de ma maison", avait rapporté le colonel Ntsourou, joint au téléphone par RFI durant la fusillade qui, selon lui, a fait plusieurs morts parmi ses hommes. Et d’ajouter : "Il s’agit des ordres du président Sassou [...]. Nous nous défendrons jusqu’à ce que le dernier d’entre nous tombe".

"Les militaires sont sur le pied de guerre. Ils ont reçu mandat du haut-commandement pour déloger le colonel Tsourou, qui n'est plus au Conseil national de sécurité, avait indiqué un peu plus tôt à l’AFP un adjudant de gendarmerie. Alors il doit quitter la maison de fonction qu'il occupe. De gré ou de force, on doit le faire partir aujourd'hui."

Six militaires condamnés
Ancien compagnon d’armes du l’actuel président Denis Sassou Nguesso, le colonel Tsourou avait été condamné en septembre à cinq ans de travaux forcés avec sursis pour complicité d'incendie involontaire et détention illégale d'armes de guerre dans le cadre de l'affaire des explosions meurtrières de Mpila, le 4 mars 2012 à Brazzaville.

Depuis, l’officier en disgrâce affirme que l'explosion du dépôt de munitions serait un accident maquillé en attentat pour couvrir les responsables d'une série de négligences coupables.

L'explosion dans le quartier résidentiel de Mpila avait fait officiellement près de 300 morts, plus de 2 300 blessés et 17 000 sans abris en mars 2012. Six militaires avaient été condamnés et 26 autres prévenus acquittés par la justice congolaise dans le cadre de cette affaire.

Avec dépêches AFP
Première publication : 16/12/2013


L'ILLUSION DES 5 CHANTIERS ET DE LA RÉVOLUTION DE LA MODERNITÉ

Les 5 chantiers

Dans une interview accordée à la presse nationale le 27 octobre dernier, Joseph Kabila a annoncé cinq chantiers prioritaires : les infrastructures (routes, rails, ponts), la création d’emplois (qui passe par les investissements), l’éducation (les écoles et les universités sont à reconstruire), l’eau et l’électricité, et enfin, la santé.

Ajoutant : «Il faut évidemment insister sur la transparence dans la gestion de la cité, des affaires de l’Etat. Bref, il faut remettre de l’ordre dans le pays», lors d’un autre entretien au journal belge Le Soir en novembre. Et indiquant : «Nous allons compter d’abord sur nous-mêmes. Mobiliser davantage nos ressources, nos recettes». Le gouvernement devra effectivement se doter d’un budget capable de répondre aux grands chantiers annoncés.

La reprise en main des ressources naturelles est une piste. Accusé d’être impliqué dans l’attribution de juteux contrats miniers à des sociétés étrangères au détriment de l’Etat, le candidat Kabila a promis des «changements». Désormais élu, osera-t-il renégocier les contrats des compagnies américaines, sud-africaines ou indiennes ?

 Toujours sur le plan économique, il pourra s’appuyer sur une monnaie stable, une inflation presque maîtrisée (passée de 511% en 2000 à 15,8% en 2002) et un retour du FMI et de la Banque mondiale. Un retour qui avait d’ailleurs permis en 2003 au Congo d’accéder à l’initiative Pays Pauvre Très Endetté (PPE), ouvrant la voie à un allègement du service de sa dette sur 25 ans. 

«Pour moi, le Congo, c’est la Chine de demain : d’ici 2011, l’exemple pour moi viendra des pays asiatiques, que l’on appelle les ‘Dragons’. Le Congo va surprendre, car il se redressera beaucoup plus vite que prévu», a assuré Kabila au Soir.

La «locomotive» de l’Afrique centrale
Promettant de faire de la RDC la «locomotive» de l’Afrique centrale et des Grands Lacs, Kabila devrait poursuivre une politique d’ouverture diplomatique, régionale et internationale. Signal positif, la Commission européenne vient d’annoncer qu’elle projetait de doubler les aides financières au pays dans les six ans à venir. Au cours des cinq dernières années, le Congo a reçu près de 205 millions d’euros de fonds de développement européens. Cette somme pourrait passer à 411 millions d’euros. Cette augmentation doit être agréée par les Etats membres mais la Commission a déjà décidé de mobiliser 33 millions d’euros sur son propre budget qui seront consacrés à renforcer «la gouvernance et les institutions au service des citoyens». 

Ndlr: 7 années sont passées depuis, mais quel en est le bilan?
Combien de routes, km, des ponts, rails, écoles et hôpitaux construits? Pour être honnête, reconnaissant tout de même que deux très grands ponts ont été jetés sur les rivières Ndjili et Nswenge à Kinshasa.
Nous cherchons encore à quel endroit les écoles ont été construites, les hôpitaux et où se trouvent les rails promis.

Non chers amis, ce ne sont que des slogans creux, démagogues et électoralistes.

La République démocratique du Congo ne peut rien attendre de cet homme.
SB



En 2006, après que Jean-Pierre Bemba eut déclaré «avoir accepté l'inacceptable» et concédé par le fait même la victoire à «Joseph Kabila» à l'élection présidentielle, le président mal élu déclarait: «Mais, pour le moment, a dit le président de la République, l’essentiel, c’est que les travaux du programme de 5 chantiers a déjà démarré. La RDC sera t-elle en mesure de continuer à financer ces travaux face à la baisse du cours des minerais et la crise financière mondiale ? Réponse de Joseph Kabila : « Je crois bien que oui, parce que jusque là, le prix du cuivre [reste] de 3 000 à 3 200 USD la tonne. On est toujours dans le bon, presque à la limite. Alors, sur ce plan là, le financement des chantiers, ll n’y a pas de problème. » Le chef de l’Etat ajoutera cependant : « La crainte, c’est, que faire pour que nous puissions diversifier notre économie? Il n’y a pas que le cuivre et le diamant. D’ailleurs le diamant, aujourd’hui, le marché n’existe pas. Hier, le carat du diamant se vendait à 150 à 200 USD. Aujourd’hui c’est 16 USD. C’est ce qui explique la situation de la Miba. Ce n’est plus rentable le diamant. Alors, il faut diversifier l’économie. Nous pensons qu’il faut aller vers l’agriculture. C’est ça la base, c’est ça la fondation. On a oublié l’agriculture dans ce pays depuis très longtemps, et il y a des efforts dans ce sens là, avec la mécanisation de l’agriculture. C’est ça l’objectif. » 
En un mot, monsieur Kabila annonçait avec pompe la politique des grands travaux sur toute l'étendue du pays. Sept ans plus tard, force est de constater qu'il a lamentablement échoué alors que des fonds énormes ont été mobilisés pour ces travaux et à ce jour, aucun responsable n'a été traduit en justice pour détournement, alors que pour tout travail, à Kinshasa, on ne peut voir que la réhabilitation du Boulevard du 30 juin, une partie du Boulevard Lumumba, la conversion du CCIZ en Hôtel du Fleuve. C'est tout.

Non content d'avoir berné le peuple congolais avec les 5 chantiers de triste mémoire, revoici le même Joseph Kabila récidiver d'abord en étant (encore?) mal élu, et ensuite, en nous apportant un slogan creux, ridicule et fantaisiste de «Révolution de la modernité.» Ses chantres, non pas par conviction, mais par cupidité, reprennent en choeur ce piteux slogan, question de faire voir au «Raïs» qu'on adhère entièrement à ses idéaux et ce, contre des espèces sonnantes et trébuchantes.
En fait, qu'y a-t-il de modernité au pays de Joseph Kabila?
Les infrastructures routières sont nulles ou inexistantes. D'ailleurs pas plus tard que la semaine dernière, son cortège s'est embourbé lamentablement sur une route appelée sans honte «Nationale» RN4 vers Bunia.












Suivez à partir de minute 09.35



L'AGRICULTURE
Malgré son énorme potentialité (57% du pays), l'agriculture du pays est toujours manuelle malgré les 2000 tracteurs achetés par le gouvernement, tracteurs que ministres et députés se les sont appropriés.
Dans des milieux urbains, chaque congolais, la pauvreté aidant, s'est improvisé agriculteur. Dans chaque coin de parcelle existe un petit jardin où l'on peut trouver des tomates, de l'oseille, épinards, courge et autre «matembele» qui servent à nourrir la progéniture. Le gouvernement étant incapable d'assurer la nourriture à ses concitoyens.



Les soins de santé

Le taux d’accès aux soins de santé en RDC oscille entre 40 et 50%, d’après une enquête démographique et de santé menée par l’Organisation mondiale de la santé en 2007 et actualisée en 2009.
En clair, plus de 30 millions des Congolais n’accèdent pas à des soins de santé de qualité.
A côté de ces chiffres, il faut ajouter le délabrement des infrastructures sanitaires, construites pour la plupart à l’époque coloniale et peu après l’accession de la RDC à l’indépendance.


En parlant du délabrement, voyons l'OMEZA, une clinique d'État dans la commune de Matete, non loin du marché de la commune:




Lit rouillé, entremêlé pèle mêle malades et visiteurs. 


Avec un matelas d'une autre époque




Où il y a deux ou trois enfants malades



Et pour préserver votre enfant de la contagion, il vaut mieux le mettre sur votre dos. La révolution de la modernité ou plutôt la révolution de la médiocrité a encore de beaux jours devant 

Lequel de nos ministres, députés, sénateurs, PDG, directeurs, conseillers à la Présidence, à la Primature, ou dans différents ministères ou mieux, le Président de la République lui même, enverrait son enfant dans pareil établissement sanitaire? Pourtant, il est bondé. Rempli de citoyens de seconde zone, eux qui sont le souverain primaire.


Des maladies comme la fièvre jaune, la typhoïde, la méningite, la bilharziose, l’hépatite, et la malaria sont endémiques en République démocratique du Congo. 








Ces deux photos ont été prises dans l'enceinte de l'École primaire ÉMERGENCE, à Yolo-Nord, le long de l'avenue de l'Université.
Dans la République de la Révolution de la Modernité, il faut «piéger les enfants» en laissant traîner des fils électriques à même le sol.

Dans la journée du 18 décembre dernier, on a déploré au quartier Dingi Dingi à Kisenso le décès de Mme Marie Kakese par électrocution alors qu’elle venait de toucher une porte métallique en contact avec un fil électrique détaché. Des personnes interrogées par l’ACP à l’occasion de cette mort ont affirmé que des câbles électriques découverts ont occasionné d’autres morts dans le coin.

Deux cas ont été cités, notamment celui d’un bébé marchant à quatre pattes qui avait trouvé la mort dernièrement au quartier Nsola par électrocution pour avoir touché un câble découvert et d’un garçon de douze ans, mort dans les mêmes conditions au quartier des Marais après avoir marché dans une flaque d’eau dégageant des charges électriques.


http://www.digitalcongo.net/article/39985


USAGE DÉMESURÉ DE LA FORCE POUR INTIMIDER LA POPULATION 

Un massacre à l'aéroport de Ndjili. La garde prétorienne de Joseph Kabila tire sur sa propre population, faisant de nombreuses victimes innocentes ce jour-là.



RDC : Chebeya aurait été assassiné à cause d’un dossier sur des massacres dans le Bas-Congo



Le général John Numbi (à gauche) et Floribert Chebeya.
AFP/ Montage


Par RFI

Après les révélations du policier Mwilambwé au journaliste Thierry Michel, on en sait un peu plus sur les mobiles possibles qui auraient pu conduire à l'assassinat du secrétaire exécutif de la Voix des sans voix, Floribert Chebeya. Selon le policier, il a été assassiné car il avait un dossier très complet sur les acteurs des massacres dans le Bas-Congo en 2007 et 2008, où plus de 300 personnes, principalement des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, ont été tuées par les forces de l'ordre.


L'assassinat crapuleux de F. Chebeya déguisé en ... Quelle honte!

Dans la foulée, on notera l'assassinat du héro Armand Tungulu, assassinat que Lambert Mende une fois de plus, déguisera en suicide. Il y a aussi celui de Aimée Kabila, de nombreux journalistes et de la population du Bas-Congo et de l'Équateur.

LA TRAHISON AVEC LE M23.
À titre de rappel, le M23 est le fils biologique du tristement célèbre CNDP du Général Nkunda, présentement exilé au Rwanda.
Le CNDP lui-même est l'émanation du PPRD qui lui aussi vient de l'AFDL.
Joseph Kabila, pour des raisons dont lui seul détient le secret, a toujours été complaisant avec ces bandits. Tous les militaires tutsis ainsi que leurs officiers doivent oeuvrer dans les provinces du Nord et Sud Kivu, en d'autres mots, à proximité du Rwanda. ce sont ces soldats qui, au profit du Rwanda, viennent déstabiliser la RDC par des viols, assassinats de la population autochtone, le pillage de nos ressources et surtout, servent de peuplement des rwandais dans les contrées délaissées par les congolais.
Le peuple congolais avait toujours exigé l'arrestation de Bosco Ntanganda et son transfèrement à la CPI.
Contrairement au bon sens, Joseph Kabila a toujours refusé son arrestation sous le prétexte de la paix. Cette paix n'est jamais arrivée. Finalement, ce général d'opérette s'est rendu de lui-même à la CPI.
Le gouvernement nous a étalé son incompétence en faisant cette cacophonie:
Lambert Mende: Pas de négociation avec le M23


  Les députés, même ceux de la Majorité Présidentielle refusent les négociations avec le M23

Malgré l'unanimité des congolais concernant le M23, Joseph Kabila veut trahir une fois de plus.


Mende qui criait partout qu'on ne négocierait pas avec le M23 change à présent de cap. Si le ridicule tuait, Lambert Mende ne serait plus de ce monde. Pauvre Mende, pour ses intérêts égoïstes, il est obligé de dire une chose aujourd'hui et son contraire le lendemain.

Finalement, Joseph Kabila se rendra lui même en catimini au Kenya signer l'accord avec le M23 mais n'aura pas le courage d'apparaître sur la photo de «famille» prise juste après la signature.

La trahison, c’est maintenant ! et par la grande porte

On n’y est pas encore, mais, pour le moment, et comme d’habitude,Joseph Kabila essaie de trouver un moyen de ramener ces « dangereux » personnages au Congo où, selon plusieurs sources, ils auront le choix entre intégrer les rangs de l’armée et retourner à la vie civile. Mais comment feraient-ils pour retourner à la vie civile puisqu’en tant que soldats rwandais et ougandais, ils ne viennent au Congo que pour y faire la guerre. Ils ne sont originaires d’aucun village et d’aucune ville du Congo. Il faut bien voir les choses comme elles sont.
Boniface MUSAVULI



RD Congo – Kampala : Kabila fidèle à lui-même

« Il faut sauver le soldat M23 ! » C’est en tout cas le message qu’on peut retenir de la dernière visite, insoupçonnable, de Joseph Kabila en Ouganda, dans le cadre des pourparlers de Kampala, que son propre gouvernement avait pourtant considérés comme sans intérêt, le M23 étant militairement vaincu et politiquement disloqué.

 Ainsi la démarche du Président congolais fait-elle penser à une tentative consistant à ressusciter, à tout prix, un « ennemi » déjà mort. Démarche aberrante, en apparence, mais tout à fait explicable s’agissant de l’homme, Kabila, son parcours et le « système »auquel il doit son arrivée et son maintien au pouvoir.