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lundi 27 avril 2015

Que cache l’installation précipitée des nouvelles provinces en RDC ?











































Depuis le début de la Troisième République, le Congo-Kinshasa est dirigé par une seule famille politique, qui se souvient soudainement vers la fin de ses deux mandats ininterrompus que la Constitution du 18 février 2006 avait prévu de démembrer le pays en 26 provinces.
Par décret du Premier ministre, six commissions viennent à peine d’être constituées, chacune composée de 18 personnes qui vont sillonner les six provinces à démembrer (Bandundu, Équateur, Katanga, Kasaï-Occidental, Kasaï- Oriental et Province orientale) pour faire leur rapport, sans débat, aux Assemblées provinciales concernées qui vont procéder aux élections de gouverneurs provisoires.
«Les travaux de ces commissions, chargées de l’installation de nouvelles provinces de la RDC, ont été lancés samedi 18 avril à Kinshasa. Les membres de ces commissions, nommés lundi dernier par un décret du Premier ministre, ont été présentés au public ce dimanche lors d’une cérémonie présidée par Évariste Boshab, vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur et Sécurité. Ils sont au total quatre-vingt-dix membres qui forment six commissions d’installation de nouvelles provinces », a rapporté Radio Okapi le 19 avril 2015.
Il nous a donc paru utile de nous demander sur quelle base juridique et avec quels moyens financiers ces provinces vont être installées d’ici le 30 juin 2015.
Base juridique Comme s’il n’y avait pas de juristes au gouvernement, il est unilatéralement décidé et annoncé au public que les Gouverneurs des nouvelles provinces seront élus par les anciennes Assemblées provinciales.
« D’après le secrétaire général du gouvernement, c’est à partir du 30 juin que les nouvelles provinces devront effectivement entrer en fonction avec de nouveaux gouverneurs qui seront élus par les actuels députés provinciaux arrivés fin mandat », selon Radio Okapi.
Même si cela est provisoire comme on a pris l’habitude de le faire au pays des improvisations, aucun juriste sérieux et bien formé ne peut s’abstenir de se demander d’où les Assemblées provinciales actuelles tireront leur légitimité pour élire les nouveaux Gouverneurs des provinces dans lesquelles leurs députés eux-mêmes n’avaient jamais été élus.
Les juristes du gouvernement ont certainement oublié le principe général de Droit, hérité de l’Empire romain et enseigné dans toutes les facultés de Droit du Congo, selon lequel « Nemo plus juris alium transfere potest quam ipse habet », qui signifie « Nul ne peut transférer à autrui plus de droits qu’il n’en a lui-même».
Qui ignore en effet que les élections provinciales n’ont pas été organisées en 2011, que toutes les Assemblées provinciales sont juridiquement et constitutionnellement hors mandat et qu’à ce titre, il est inacceptable d’aller d’irrégularité en régularité, d’autant plus que même dans le chapitre consacré aux dispositions transitoires, la Constitution ne prévoit pas pareille situation?
Au sujet de l’Assemblée provinciale, l’article 197 dit ceci aux alinéas 3 et 4 : «Ses membres sont appelés députés provinciaux. Ils sont élus au suffrage universel direct et secret ou cooptés pour un mandat de cinq ans renouvelable ».
Pour bien illustrer notre réflexion, prenons l’exemple d’une province à démembrer : le Katanga. Quand bien même il y aurait eu élections provinciales en 2011, les députés issus de ces élections ne l’auraient été que pour la province du Katanga dans ses limites actuelles et non pour le Nord-Katanga, le Haut-Lomami, le Tanganyika et le Lualaba en même temps.
Sinon, on tombe dans l’hypothèse d’extension de mandat non prévue nulle part dans la Constitution.
A quel titre et en vertu de quoi ces anciens élus, aujourd’hui dépourvus de mandat, sont-ils appelés à revenir élire des Gouverneurs des provinces qui n’ont jamais été juridiquement et administrativement les leurs?
Concrètement dans cet exemple, c’est comme si l’on demandait aux anciens élus du Tanganika de participer, aux côtés de leurs anciens collègues, à l’élection des Gouverneurs du Haut-Lomami, du Nord-Katanga et de Lualaba, qui ne sont pas leurs provinces et inversement.
Quelle confusion? Et après, de quels élus seront alors composées les futures Assemblées provinciales ridiculement qualifiées de provisoires lorsqu’on sait que certains originaires de Likasi, Kolwezi, Kalemie ou Kamina… avaient été élus non pas dans ces villes mais à Lubumbashi, ville de leur résidence et futur chef-lieu de la province du Nord-Katanga?
On risque par conséquent de se retrouver avec des exécutifs provinciaux sans organes délibérants ou avec des organes délibérants sur ou sous-représentés.
Tout en exprimant notre profonde inquiétude sur la formation de la jeunesse dont il a la charge en tant que professeur de Droit constitutionnel à l’Unikin, nous mettons au défi le ministre de l’Intérieur de prouver à l’opinion et à la communauté scientifique que ses sentiments ont force de loi.
Pour ceux qui auraient déjà reçu des promesses et des garanties d’être désignés gouverneurs ou ministres provinciaux et qui multiplient des réunions ethniques et tribales pour mieux se positionner loin du souverain primaire, ils doivent être sûrs que la nation les tiendra pour complices des actes de nature à exposer le pays aux troubles et à la balkanisation.
A leur intention, voici ce que dit la Constitution au Titre III relatif aux dispositions transitoires :
Article 222 (al.1er) : « Les institutions politiques de la transitions restent en fonction jusqu’à l’installation effective des institutions correspondantes prévues par la présente Constitution et exercent leurs attributions conformément à la Constitution de la Transition ».
Nous trouvant déjà loin au-delà de la transition, l’unique solution crédible et juridiquement défendable d’installer les institutions provinciales, c’est d’attendre la tenue des élections selon le calendrier élaboré par la CENI.
Installation des nouvelles provinces, avec quels moyens financiers?
Une œuvre aussi grandiose que l’installation des nouvelles provinces exige non seulement des études de faisabilité approfondies dans tous les secteurs mais également des moyens financiers énormes à prévoir dans un budget pluriannuel que ne saurait pas réunir, à brève échéance, le Congo-Kinshasa, que certains ministres se complaisent à qualifier d’État souverain.
Pour preuve, l’unique Palais de justice inauguré en décembre dernier(2014), pour abriter les services de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation, de la Haute Cour militaire et du Conseil d’État, a été entièrement financé par l’Union Européenne.
Depuis 2006, année de lancement constitutionnel de la Troisième République et de la décentralisation, l’Assemblée provinciale de la ville-province de Kinshasa est toujours locataire dans les installations du Collège Boboto de la commune de Gombe.
N’est-ce pas une folie que de vouloir installer, d’ici un mois, toutes les 26 provinces avec leurs entités territoriales devant faire fonctionner les services de l’État?
Y a-t-il un pacte, impossible à dénoncer, qui rendrait aveugles et sourds cette minorité de dirigeants pour qu’ils ignorent toutes les observations pertinentes des intellectuels, de la société civile et de la classe politique, toutes tendances confondues?
Ne valent-elles pas la peine, toutes ces voix des compatriotes qui proposent que la question du découpage territorial soit approfondie dans toutes ses facettes pour éviter que la décentralisation non réfléchie, non budgétisée et non planifiée ne replonge le pays dans le chaos?
-Décentralisation non réfléchie : Dans un pays en proie à l’insécurité non encore maîtrisée sur une bonne partie de son territoire national et où la cohésion nationale est encore très fragile, la décentralisation administrative telle que prévue signifie tout simplement la décentralisation des conflits entre communautés tribales et ethniques au sein des nouvelles provinces.
Même le futur Kasaï Oriental, la plus petite des 26 provinces, bien que mono ethnique(une partie des Baluba entre eux), n’est pas à l’abri de ce genre de conflits qui ne manqueront pas d’opposer les Bakua…contre les Bakua.., les Bena… contre les Bena…au sujet de la direction de la province, de la représentation dans les organes de celle-ci ou de la répartition des ressources provinciales entre les entités territoriales décentralisées.
A fortiori dans les provinces où cohabitent plusieurs communautés, dont les politiciens résidant à Kinshasa ne rêvent que des postes de Gouverneur et de ministre provincial?
Ce serait aussi favoriser l’éclosion ou la démultiplication des partis politiques à caractère tribal et ethnique. Aucune province n’est donc épargnée, y compris le Katanga actuel dont Kyungu wa Kumwanza pressent déjà les dangers du démembrement : « Le président national de l’UNAFEC a mis en garde contre le tribalisme voulant que les non originaires n’aient plus rien à dire. Il s’est insurgé en faux face au pouvoir de sang, il a lancé l’appel à la paix, en plaidant pour que le couteau ne soit pas enfoncé dans la plaie. « Mobutu avait fait de nous des Shabiens, nous étions Shabiens, n’est-ce pas aujourd’hui on n’est Katangais ? », s’est-il interrogé.
Et de renchérir: « nous sommes Katangais et allons le demeurer », il a exhorté les uns comme les autres à l’amour, pour honorer la mémoire des ancêtres qui ont payé de leur vie, pour la défense du Katanga.
-Décentralisation non planifiée et non budgétisée : La décision d’installer à tout prix et dans la précipitation les nouvelles provinces prouve à suffisance l’amateurisme et l’improvisation de ceux qui dirigent le Congo-Kinshasa par défi et par orgueil, sans songer un seul instant aux conséquences que pourraient entraîner leurs actes sur la survie de la nation.
Dans une étude récente, consacrée à la justice dans la perspective de la décentralisation, nous avons démontré que rien que pour ce secteur, il faudrait plusieurs années, en tout cas des générations entières, pour que les Cours et tribunaux soient installées dans toutes les provinces.
En effet, la décentralisation ne se limite pas seulement à l’élection des gouverneurs et des députés provinciaux ou à la nomination des ministres provinciaux. La province ne peut exister et prospérer que si tous les services y sont installés, avec un personnel qualifié en nombre suffisant et bien rémunéré pour éviter que les administrés qu’on veut rapprocher de l’administration en payent les frais.
Or, de l’aveu même de ceux qui ont eu à diriger le gouvernement et le parlement, de surcroit membres de la Majorité présidentielle, ce ne serait pas une bonne idée de procéder à la décentralisation qui ne serait ni planifiée ni encore budgétisée.
Tout en affirmant l’inexistence au budget 2015 des opérations liées au découpage territoriale, l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito est pessimiste quant à la viabilité des nouvelles provinces et des entités territoriales décentralisées (ETD) :
« La réflexion porte sur la situation financière des desdites provinces et ETD pour la période qui couvre le second semestre de l’exercice 2015 et l’exercice 2016, après leur mise en place. Après leur mise en place, les nouvelles provinces ainsi que l’ensemble des ETD, au niveau actuel de leur potentiel et de la rétrocession leur versée par le Gouvernement central, seraient-elles capables de couvrir leurs dépenses de rémunération du personnel politique et administratif?».
A l’issue de son atelier tenu du 14 au 21 mars 2015, qui a regroupé plusieurs intervenants provenant de diverses couches sociales, l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) abonde dans le même sens en relevant également l’improvisation de la part du gouvernement :
« Le processus de démembrement surgit sans aucun document de planification ni discours d’orientation. Aucun compte rendu du gouvernement ne pouvait laisser penser qu’il y aurait le démembrement des provinces en 2015 ».
A en croire certaines personnalités tant de la majorité au pouvoir que de l’opposition et de la société civile, ce dossier serait une affaire d’une poignée d’individus décidés de replonger le pays dans le chaos au cas où ils ne parvenaient pas à se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.
Conclusion
Le Congo-Kinshasa n’est pas le premier pays à décentraliser et n’est pas non plus à sa première expérience de décentralisation, la dernière étant celle de 1982 initiée par le Professeur Vundwawe, alors Commissaire d’État à l’Administration du territoire et aujourd’hui membre de la Cour constitutionnelle.
La dimension continentale du pays milite d’ailleurs en faveur du développement partant de la base et qui accorde aux entités décentralisées une plus grande autonomie administrative et financière.
Pour cela, les autorités de la Troisième République devraient s’inspirer non seulement de toutes ces expériences passées mais aussi des modèles de décentralisation qui ont réussi hors de nos frontières et des réalités politiques et socioéconomiques actuelles pour comprendre qu’il ne sert à rien de se précipiter à démembrer le pays.
A moins d’avoir un agenda caché (ce qui paraît être le cas), personne et aucun État ne viendront condamner les Congolais de vouloir d’abord mûrir leur projet de décentralisation avant de le mettre en application.
Cela étant, tous les Congolais (peu importe leur sensibilité politique) sont invités à user des droits que leur accorde l’article 64 de la Constitution pour dénoncer et mettre en échec cette dérive totalitaire d’une poignée d’individus :
« Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’État. Elle est punie conformément à la loi ».
http://7sur7.cd/new/que-cache-linstallation-precipitee-des-nouvelles-provinces-en-rdc/

Motion d’information concernant l’arrestation d’une trentaine de Congolais de la société civile



Motion d’information concernant l’arrestation d’une trentaine de Congolais de la société civile à Masina, LE 15 mars 2015.

Le député national Gilbert Kiakwama kia Kiziki


(Kinshasa, mars 2015)

Honorable Président, 
Honorables membres du Bureau,
Honorables Députés et chers collègues,
Mesdames et Messieurs.


Mieux que quiconque dans cette salle je peux parler de soulèvement, de coup d’Etat, de renversement d’un Régime en place, de terrorisme ou encore de patriotisme.
En effet, le 31 juillet 1998, je me trouvais en exil à Bruxelles avec de nombreux autres haut-cadres du Régime déchu de feu le président Mobutu lorsque j’ai été contacté pour prendre la tête du RCD-Goma qui allait attaquer le régime de M’zee le 2 août 1998. Cette rencontre a eu lieu à Bruxelles en présence de Déogracias Bugera, moi-même et une troisième personne dont je tais le nom ; parce qu’elle siège en ce moment dans notre Parlement. 

J’ai déjà eu à parler de ces faits historiques à titre éducatif. La proposition était sans doute très alléchante. Mais, ma culture, mon éducation, mes convictions, mon désir de remise en question, mon amour de la République et mon idée du patriotisme m’ont conduit à refuser cette offre et au-delà, à me tenir à l’écart des rébellions multiples qui ont eu lieues dans notre pays.

Chers collègues,

Aujourd’hui, il me paraît impérieux de dire à la nation congolaise à travers sa représentation nationale que j’ai élevé mes cinq enfants et tous les enfants dont j’ai eu à assurer l’éducation, la formation, le suivi ou l’encadrement dans le même et strict respect des principes humanistes, des principes démocratiques, et des principes républicains. 

Mais, j’ai aussi appris à mes enfants à ne jamais, je dis bien jamais courber l’échine ou mettre les deux genoux à terre lorsque des injustices, des abus, des ignominies, des faits du prince, des mensonges, des vilenies, des calomnies, des subterfuges, des artifices, des contre-vérités sont employés contre eux, sont employés contre leurs convictions, sont employés contre leurs amis, sont employés contre leurs collègues, sont employés contre leurs proches, sont employés, enfin, contre leur famille.

Chers collègues,

Au moment où nous parlons ici, le gouvernement de la République, trompé par ‘’ses services’’ de sécurité est entrain de commettre une terrible injustice en maintenant en détention arbitrairement depuis le dimanche 15 mars 2015 plus de trente jeunes Congolais membres ou sympathisants du Mouvement citoyen FILIMBI qui n’est rien d’autre qu’un collectif de trois associations de jeunes, j’ai cité :

 Jeunesse pour une nouvelle Société (JNS) ;

 Forum national de la jeunesse pour l’excellence (FNJE) ;

 Et, Lutte pour le changement (LUCHA).

Chers collègues,

FILIMBI regroupe des jeunes patriotes de toutes nos provinces qui ont le droit de réfléchir sur leur pays, le droit de défendre leur idée de la Bonne Gouvernance dans leur pays, le droit de développer leur vision sociale de leur pays, le droit de débattre de leur pays, le droit d’expliquer la démocratie aux jeunes, le droit d’inviter dans leur pays, le droit d’informer la jeunesse congolaise et de l’éduquer à l’engagement citoyen. C’est cela le quotidien de FILIMBI. Tout le reste n’est que verbiage et exercice de style de personnes qui auraient du se taire du fait ou bien d’avoir hier participé à des rébellions qui ont apporté la mort, le sang, le viol, l’intolérance, l’instabilité institutionnelle, la médiocrité, les combinazione et l’abaissement dans notre pays, ou du fait d’être des délateurs peu intelligents pour tout saisir de la philosophie politique FILIMBI.

Honorables Députés et chers collègues,

FILIMBI et leurs invités sénégalais et burkinabé sont entrés :
 Légalement avec des visas ;

 Avaient toutes les autorisations ;

 Publiquement, conférences de presse et concert étaient prévus et annoncés ;

 Leur message est pacifique, apolitique, africaniste, pro Bonne Gouvernance, pro dialogue permanent et enfin, pour la consolidation démocratique.

Honorables Députés et chers collègues,

Tout démocrate, tout Congolais réfléchi, tout artisan de paix, tout humaniste, tout patriote ne peut qu’adhérer à leurs idées et à leur message.

Chers collègues,

La Représentation nationale et ce micro sont pour moi le lieu légitime pour inviter le gouvernement à SAGEMENT changer son fusil d’épaule en libérant tous ces membres de la Société civile qui ont été arrêté dans cette pseudo-affaire de terroristes en Jeans - T-SHIRT, armés pour seuls canons que de stylos, d’idées, de patriotisme, de détermination panafricaniste et d’un courage et d’une intelligence qui me rendent fier de n’avoir jamais pris les armes contre mon pays. Il ne faudrait pas me le faire regretter.

Honorable Président,
Honorables membres du Bureau,
Chers collègues.


Ne poussons pas tous ces jeunes qui se sont faits entendre les 19, 20 et 21 janvier 2015, qui se sont faits entendre à Goma il y a quelques jours, qui se sont faits entendre à Masina le dimanche 15 mars 2015 au radicalisme et à l’engagement politique. Ils sont Congolais, ils sont Citoyens dixit FILIMBI. Ils travaillent de manière apolitique à l’éveil à la citoyenneté. Ne les poussons pas au refus de notre ordre républicain.

Chers collègues,

Libérons tous les activistes des droits de l’homme et de la Société civile congolaise et travaillons à l’avènement rapide, consensuel et irrémédiable des élections provinciale, législative, et présidentielle. 

Pour terminer, j’invite donc la Représentation nationale à offrir au gouvernement une voie de sortie politique honorable à ces arrestations, ridicules, bouffonnes, grandiloquentes, grand-guignolesques, grotesques, rocambolesque et ubuesques en votant trois recommandations.

1. La première, appelant à la libération immédiate de tous ces jeunes. Nous aurons aidé notre pays. 

2. La deuxième, la révocation pure et simple du patron des services des renseignements de notre Nation pour avoir :

a) exposé l’Institution Président de la République internationalement ;

b) exposé le Gouvernement de la République dont un Ministre doit à présent maladroitement défendre l’indéfendable ;

c) ordonné à ses subalternes des arrestations arbitraires, sans fondements, dont certaines, comme celle d’un Diplomate étranger en poste en République Démocratique du Congo, au mépris de la Convention de Vienne - que par ailleurs ils sont censés maîtriser - est simplement dangereux pour notre sécurité nationale.

d) Supervisé une opération de police sans enquêtes fiables en amont, sans profilage des animateurs des associations dont il vient de découvrir l’existence comme nous tous et, dont il cherche à postériori à prouver la culpabilité en violant les domiciles sans témoins.

e) Oublié de mettre en place des services de sécurité respectueux des droits de l’homme, entraînés, équipés en moyens technologiques de pointe, respectés par leurs confrères internationaux et, formés aux meilleures techniques scientifiques et informatiques de contre-terrorisme, dignes d’un pays dont l’ambition est d’être émergent à l’horizon 2030 comme le prône le Président de la République dans son programme politique de la Révolution de la Modernité.

f) Enfin, vouloir ériger un Etat dans l’Etat où il peut user de méthodes archaïques (rafles, intimidations, pressions, fabrication de dossiers à charge à la carte, arrestations selon l’humeur, utilisation de la triangulation et la géo-localisation avec facilité et sans contrôle judiciaire) au détriment de l’intérêt supérieur de notre Nation et de nos Institutions en reconstruction. Au lieu de la Sécurité, il a apporté l’insécurité au mandat du Président de la République.

3. La troisième, appelant à réformer et à démocratiser notre appareil sécuritaire. 

En effet, jadis, les Mokolo, Seti, Nkema, Lokondo etc. étaient envoyés en formation en Belgique, France, Israël, Allemagne, USA pour acquérir des compétences en techniques d’intelligence, de contre-intelligence, d’espionnage, de contre espionnage et enfin, de renforcements en capacité d’analyses. 

Il faut urgemment et à la veille des élections générales repenser nos services de sécurité qui sont inutilement répressifs au point de ne plus effrayer que des bébés. Ayons une politique sécuritaire réfléchie, articulée, géostratégique, moderne, pourvue de moyens et dotée de Normes. Nous éviterons ainsi à l’avenir un si grand ridicule, un si grand raté, une si grande humiliation à Notre Pays. Freinons avant le précipice. Arrêtons la descente aux enfers.

Gilbert Kiakwama kia Kiziki
Député National (CDC)



 http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=9798
 

mercredi 22 avril 2015

Génocide électoral en RD Congo !






Génocide électoral en RD Congo !


























Le dossier de nouveaux majeurs interdits de voter lors des élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales du 25 octobre 2015 se trouve au niveau de la Cour Constitutionnelle, à la suite d’une requête déposée par l’Envol de Delly Sessanga. Ce député national tient à avoir l’avis de cette haute juridiction sur l’inconstitutionnalité ou non du calendrier électoral publié le 12 février 2015 par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), dans lequel n’est signalée aucune opération d’enrôlement des électeurs avant février 2016, ce qui disqualifie au moins 10 millions de jeunes Congolais qui n’avaient pas 18 ans en novembre 2011.
En réponse aux critiques formulées par de nombreux compatriotes contre la CENI, celle-ci n’a cessé d’alléguer que les élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales font partie des arriérés législatifs de 2006 et 2011. Par conséquent, les Congolais qui n’étaient pas en âge de voter pour les deux cycles électoraux, n’ont pas à revendiquer des droits rétroactifs.
Interpellé au sujet de la même question au niveau de l’Assemblée Nationale, le Vice-Premier ministre et ministre chargé de l’Intérieur, Evariste Boshab, a soutenu la position de la CENI, soulignant au passage qu’une opération d’enrôlement de nouveaux majeurs en 2015, aurait entre autres conséquences un glissement du calendrier électoral.
Ainsi, en attendant que la Cour Constitutionnelle fixe l’opinion sur le sort de nouveaux majeurs, privés sans raison de leur droit de vote, il y a lieu de constater que l’alinéa 5 de l’article 5 de la Constitution souffre d’une grave violation de la part d’une institution d’appui à la démocratie. Cette disposition indique en effet que « sans préjudice des dispositions des articles 72, 102 et 106 de la présente Constitution, sont électeurs et éligibles, dans les conditions déterminées par la loi, tous les Congolais de deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus et jouissant de leurs droits civils et politiques ».
Disqualifier des électeurs mineurs en 2011, c’est éliminer des candidats non enrôlés en 2011
Lorsque l’on revisite l’alinéa 5 de l’article 5 de la Constitution, l’on note qu’il reconnaît le droit de voter et d’être voté aux citoyens congolais âgés d’au moins 18 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Il n’appartient pas à la CENI ou ministère de l’Intérieur de les empêcher de remplir leur devoir civique. En conséquence, s’il est établi que les arriérés électoraux ne concernent pas les mineurs d’âge de 2011, considérés aujourd’hui comme de nouveaux majeurs, ils ne devraient ni prendre part au vote, ni se porter candidats aux élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales.
Cela suppose qu’avant de recevoir les actes des candidatures des partis et regroupements politiques, la CENI devrait vérifier les dates de naissance des postulants, de manière à s’assurer qu’ils avaient 18 ans en 2011 et qu’ils avaient été enrôlés. Si tel n’est pas le cas, on devrait les rejeter, ce qui mettrait sur le même pied d’égalité les nouveaux majeurs interdits de vote le 25 octobre 2015 et ceux qui seraient candidats chefs de secteurs et chefs de secteurs adjoints, conseillers de secteurs, conseillers communaux, bourgmestres, conseillers urbains, maires, maires adjoints, députés provinciaux.
Renvoyer les élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales au-delà de 2016
Si la Ceni ne veut pas consacrer un génocide électoral en RDCongo, elle serait bien inspirée de renvoyer les élections locales, municipales, urbaines et législatives provinciales au-delà de 2016, le temps pour elle de prendre en compte les nouveaux majeurs dans son fichier électoral. Il serait en effet anormal que près de 10 de citoyens congolais reconnus constitutionnellement éligibles ne puissent pas voter, au motif que leur participation aux scrutins perturberait la configuration des circonscriptions électorales en termes de nombre de sièges à pourvoir.
Le plus simple serait de privilégier les élections législatives nationales et la présidentielle, qui ne posent pas problème tant pour les nouveaux majeurs « électeurs » que pour ceux désireux de briguer des mandats politiques. Tout le monde conviendra que laisser au bord de la route des millions de compatriotes ne serait pas la voie indiquée pour obtenir des élections transparentes, crédibles et apaisées.
Kimp
http://7sur7.cd/new/genocide-electoral-en-rd-congo/

samedi 18 avril 2015

Violences à Durban: l’Afrique du Sud présente des excuses aux Congolais


Violences à Durban: l’Afrique du Sud présente des excuses aux Congolais



L’ambassadeur de l’Afrique du Sud en RDC, N’tsiki Mashimbye, présente des excuses aux Congolais victimes des actes « barbares » à Durban, ville située à 615 km de Pretoria (Afrique du Sud). Le diplomate sud-africain l’a fait, vendredi 17 avril, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

«Au nom du gouvernement sud-africain, au nom de mon ambassade et en mon nom propre, j’aimerais présenter mes excuses à tous les Congolais à cause de ce qui s’est passé, provoqué par certains de nos concitoyens», a déclaré N’tsiki Mashimbye.

Il a condamné ces violences et a assuré que son gouvernement ne pourra jamais encourager une politique de haine envers d’autres Africains :

«Peu importe la frustration et la gravité des raisons qui ont poussé certains Sud-Africains à perpétrer ces attaques, ces raisons ne pourront jamais justifier des attaques sur nos frères africains ».

N’tsiki Mashimbye a indiqué que son gouvernement est constitué en majorité de personnes qui ont bénéficié de l’hospitalité africaine pendant l’apartheid.

«Nous sommes, parce que vous êtes. Nous ne pouvons jamais oublier d’où nous venons. Si nous en sommes là où nous sommes aujourd’hui, c’est grâce à vos sacrifices », a-t-il poursuivi.

Le diplomate sud-africain a par ailleurs invité tous les Congolais qui désirent voyager en Afrique du Sud de ne pas hésiter car la protection leur sera assurée.

Des étrangers vivant en Afrique du Sud sont victimes des actes xénophobes depuis deux semaines à Durban. Les nationaux accusent les immigrés d’être à la base du chômage et de la hausse du taux de criminalité.

Réagissant à cette préoccupation, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud vivant en RDC a annoncé la création d’une commission pour mener des enquêtes.

«Ce sont des questions réelles auxquelles il faut répondre. Nous avons hâte de collaborer avec tous nos frères africains pour résoudre le défi qui se pose à nous tous », a ajouté N’tsiki Mashymbye.​

De son côté, l’ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, Bene Poko, condamne les exactions contre les étrangers dans la ville de Durban. Dans une interview accordée jeudi 16 avril à Radio Okapi, il avait déploré la passivité de la police face à ces exactions, qui selon lui, n’ont pas leurs raisons d’être.

D’après des témoignages en provenance d’Afrique du Sud, des jeunes zoulous tabassent les ressortissants d’autres communautés africaines, saccagent leurs biens et leurs commerces.

Plusieurs Congolais restent terrés chez eux et ne savent plus vaquer à leurs occupations quotidiennes. Ils craignent d’être tabassés, brûlés vivants, sur des voies publiques par les jeunes zoulous, comme le témoigne un Congolais vivant à Durban, 

Toubie Kuketuka.

Un Congolais brûlé vif à Durban











Un homme originaire de la République Démocratique du Congo a été brûlé vif dans la ville de Durban, en Afrique du Sud, le lundi 16 mars 2015.Wikimedia
Un Congolais brûlé vif à Durban



En Afrique du Sud, la communauté congolaise s’inquiète pour la sécurité de ses ressortissants dans le pays. Tôt ce lundi matin, un homme originaire de la République démocratique du Congo a été brûlé vif dans la ville de Durban. Les causes ne sont pas encore connues, mais la montée de la xénophobie est significative dans le pays.


L’homme travaillait dans une boîte de nuit où il assurait la sécurité. Selon des témoins, un groupe d’environ quatre personnes l’aurait aspergé d’essence, puis aurait mis le feu. La victime est décédée quelques heures plus tard à l’hôpital. Les causes de l’agression ne sont pas encore connues, mais les associations de protection des ressortissants africains craignent une attaque xénophobe.



Le pays a connu une vague de violence contre les étrangers en 2009 durant laquelle près de 70 personnes ont été tuées. Et depuis le début de l’année, les attaques contre les commerçants étrangers sont en augmentation. En janvier, plusieurs centaines de commerçants, notamment somaliens, ont dû quitter le township de Soweto, après que leurs magasins ont été attaquéq et pillés.

Depuis les incidents sont récurrents. Les autorités se refusent toujours à parler de xénophobie, mais plutôt de criminalité. Pourtant, la xénophobie existe en Afrique du Sud. Elle est entretenue par la pauvreté et les inégalités. L’année dernière, par exemple, 70 commerçants somaliens sont décédés dans l’attaque de leurs boutiques.


CHRONOLOGIE ET CHIFFRES CLÉS



   




Situation géographique
Située à la pointe sud du continent africain, l’Afrique du Sud s’étend sur 1 221 040 km². Bordé par l'océan Atlantique et l'océan Indien, le pays est frontalier de la Namibie, du Botswana, du Zimbabwe, du Mozambique et du Swaziland. Le Lesotho est un Etat enclavé dans le territoire sud-africain.

Villes
Pretoria (capitale administrative), Le Cap (capitale législative), Bloemfontein (capitale judiciaire). Johannesburg, centre économique et industriel, est la plus grande ville.

Nature du régime : République
Démographie
Population totale : 53 millions d’habitants (2013)
Population urbaine : 61,6 %
Densité : 41,5 hab./km²
Indice de fécondité : 2,6
Espérance de vie : Femmes : 53 ans - Hommes : 51 ans

Société 
Ethnies : Bantous, Zoulous, Xhosas, communautés blanche (9,5 %) et indienne (2,5 %)
Langues : onze langues officielles dont anglais, afrikaans, zoulou, xhosa et sept autres du groupe bantou
Religions : protestants (60 %), catholiques (10 %), animistes (25 %)
Alphabétisation : 89 %
Développement humain : 121e / 186 pays (PNUD 2013)

Economie
Monnaie : rand
Croissance : 2,59 % (2012)
Inflation : 5 %
PIB par habitant : 7 352 $ (Banque mondiale 2012)
Chômage : près de 25 % de la population active, mais atteint jusqu'à 40 % en incluant toutes les personnes ayant renoncé à chercher du travail. 
Dette extérieure : 35 % du PIB

Chronologie
1948 : institution de l’apartheid.
1960 : massacre de Sharpeville : 69 morts lors d'une manifestation contre le laissez-passer imposé aux Noirs. L'état d'urgence est déclaré et l'ANC (Congrès national africain, anti-apartheid), interdit.
1961 : retrait du Commonwealth et proclamation de la république d’Afrique du Sud le 31 mai.
1976 : émeutes de Soweto contre l’enseignement obligatoire en afrikaans, qui marquent le réveil du mouvement de libération noir.
1989 : Frederik De Klerk succède à Pieter Botha à la présidence de la République et entame des négociations avec l’ANC.
1990 : libération de Nelson Mandela, leader de l'ANC emprisonné depuis 1962.
1991 : abolition des lois d’apartheid.
1994 : les premières élections multiraciales sont remportées par l’ANC et portent Mandela au pouvoir.
1997 : entrée en vigueur de la première Constitution post-apartheid. Thabo Mbeki succède à Mandela à la tête de l’ANC.
1999 : Thabo Mbeki devient président de la République.
2003 : rapport de la Commission Vérité et Réconciliation. L’amnistie est accordée aux auteurs des violations des droits de l’homme qui ont reconnu leurs crimes.
2004 : Thabo Mbeki est réélu à la présidence.
2007 : Jacob Zuma est élu à la tête de l’ANC.
2008 : Thabo Mbeki démissionne de la présidence de la République. Kgalema Motlanthe, vice-président de l'ANC, assure l'intérim.
2009 : l’ANC remporte les élections législatives le 22 avril. Jacob Zuma est élu à la présidence le 6 mai par le Parlement.
2011 : première économie du continent africain, l'Afrique du Sud intègre le groupe de pays émergents BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui devient BRICS.
2012 : en août, la police tire sur des mineurs grévistes de la mine de platine de Marikana, près de Johannesburg, faisant 34 morts et 78 blessés. Cet événement entraîne une crise sociale et politique pendant plusieurs mois.
2013 : Nelson Mandela meurt le 5 décembre à l'âge de 95 ans. Le 20 décembre, le syndicat de la métallurgie, un des plus puissants du pays, qui regroupe 300 000 ouvriers,  retire son soutien à l'ANC aux élections de mai.

2014
23 janvier : grèves généralisées dans les mines de platine qui dureront plusieurs mois.
3 février : ouverture du testament de Nelson Mandela : une fortune estimée à 3 millions d'euros.
3 mars : ouverture à Pretoria du procès d'Oscar Pistorius, icône sud-africaine du sport paralympique, accusé de l'assassinat de sa petite amie en février 2013.
8 mars : le gouvernement expulse le premier secrétaire de l'ambassade du Burundi à Pretoria. La veille, l'Afrique du Sud et le Rwanda avaient mutuellement expulsé plusieurs diplomates de leurs territoires respectifs, sur fond de tension après l'attaque menée contre l'opposant et ex-chef d'état-major rwandais réfugié à Johannesburg, Faustin Kayumba Nyamwasa.
19 mars : le président Jacob Zuma est vigoureusement prié de rembourser l'amphithéâtre, le poulailler et la piscine que les contribuables ont payés en même temps que les travaux de sécurité de sa résidence privée de Nkandla (est). Une commission parlementaire décide le 28 avril de renvoyer l'affaire après les élections législatives du 7 mai.
30 avril : les autorités autorisent une centaine d'imams à célébrer des mariages musulmans qui seront également reconnus par l'état-civil.
21 mai : le président Jacob Zuma est reconduit à la tête de l'Afrique du Sud par le Parlement. Investiture le 24 mai. Le lendemain, pour la première fois de son histoire, le pays a un ministre des Finances noir, Nhlanhla Nene.
24 juin : la signature d'un accord salarial de trois ans par les trois premiers producteurs de platine mondiaux et le syndicat radical Amcu met fin à la grève des mineurs sud-africains qui durait depuis cinq mois.
30 juin : le président Jacob Zuma donne un nouveau délai, jusqu'au 30 septembre, à la commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les événements de la mine de Marikana (nord), où la police avait abattu 34 grévistes en août 2012. Le gouvernement relance le processus permettant aux populations noires expropriées sous l'apartheid d'obtenir compensation.
29 juillet : les 200 000 métallurgistes reprennent le travail après quatre semaines de grève, acceptant une offre salariale des employeurs (10 % pour les plus bas salaires).
13 août : le premier avion militaire made in Africa effectue son premier vol d’essai public.
12 septembre : Oscar Pistorius, star du handisport mondial dont le procès a tenu l'Afrique du Sud en haleine, est reconnu coupable d'homicide involontaire sur sa petite amie en 2013.
6 octobre : Lesetja Kganyago, gouverneur adjoint de la banque centrale d'Afrique du Sud, est promu à la tête de cette institution pour succéder en novembre à Mme Gill Marcus, appréciée des marchés pour son orthodoxie et son indépendance.
21 octobre : la juge Thokozile Masipa condamne l'ancien champion paralympique Oscar Pistorius à cinq ans de prison ferme pour avoir tué sa petite amie Reeva Steekamp en février 2013. Quelques jours plus tard, le parquet fait appel, insatisfait du verdict d'"homicide involontaire" et de la condamnation.

2015
7 février : connu mondialement pour son best-seller paru en 1979 "Une saison blanche et sèche", Andre Brink, premier écrivain afrikaneer frappé par la censure en Afrique du Sud, est décédé à l'âge de 79 ans.
10 avril : Goodwill Zwelithin, le roi des Zoulous, et Edward Zuma, le fils du président sud-africain, appelent les étrangers à « faire leurs bagages et quitter » l'Afrique du Sud, provoquant une vague de violences xénophobes à Durban qui s'est répandue dans le sud-est du pays.

                                                 
Situation géographique
Pays d'Afrique centrale de 2 345 410 km², la République démocratique du Congo est frontalière de la Centrafrique et du Soudan au nord, de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie à l'est, de la Zambie au sud, de l'Angola au sud-ouest et du Congo à l'ouest. Ses ressources minières sont localisées au sud du pays, dans la région du Katanga 

Capitale : Kinshasa (10 millions d'habitants)


                 
Régime politique : République
Démographie
Population totale : 67,7 millions d'habitants
Densité : 28,90 hab./km²
Indice de fécondité : 6,1
Croissance démographique : 3 %
Espérance de vie : Femmes : 50 ans - Hommes : 47 ans
Société
Ethnies : Lubas, Kongos, Mongos, Zandés, Rundis…
Langues : français, lingala, swahili
Religions : catholiques (50 %), protestants (20 %), kimbanguistes (10 %), musulmans (10 %)
Alphabétisation : 67 %
Développement humain : 186e / 186 pays (PNUD, 2013)
Economie
Monnaie : franc congolais
Croissance : 7,11 % (2012)
Inflation : 1 %
PIB par habitant : 231 $
Dette publique : 32,9 $ du PIB
Chronologie
30 juin 1960 : indépendance de la République du Congo, ancien Congo belge, sous la présidence de Joseph Kasavubu. Patrice Lumumba, leader nationaliste devenu Premier ministre, est évincé en septembre par Joseph Mobutu. Il sera assassiné en janvier 1961.
1965 : Mobutu prend le pouvoir après la destitution du gouvernement de Moïse Tschombé. Il restera chef de l'Etat jusqu'en 1997.
1971 : le pays est rebaptisé Zaïre.
1997 : la rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila s'empare du pouvoir à Kinshasa. Le Zaïre devient République démocratique du Congo (RDC). Mobutu meurt en exil à Rabat.
1998 : la RDC, alliée à l’Angola et au Zimbabwe, affronte des rebelles venus du Kivu et soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Le conflit fera plus de trois millions de morts.
2001 : Laurent-Désiré Kabila est assassiné. Son fils Joseph Kabila lui succède à la tête de l’Etat.
2002 : accords de paix de Pretoria prévoyant un partage du pouvoir entre les différentes parties.
2003 : nomination d’un gouvernement d’union nationale.
2005 : référendum constitutionnel devant permettre la tenue d’élections, approuvé à 84 %.
2006 : Joseph Kabila est élu président au second tour avec 58 % des voix devant le vice-président Jean-Pierre Bemba.
2008 : Jean-Pierre Bemba est arrêté en Belgique à la suite d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis en République centrafricaine.
2009 : arrestation de Laurent Nkunda, chef du Congrès national du peuple (CNDP), mouvement rebelle au Kivu.
2010 : remaniement du gouvernement.
2011
28 novembre : élections présidentielle et législatives. Onze candidats, dont le président sortant Joseph Kabila, briguent la magistrature suprême.
9 décembre : Joseph Kabila est désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi se proclame immédiatement "président élu". Des incidents violents sont signalés à Kinshasa.
2012
Mai : début d'affrontements entre l'armée et le Mouvement du 23 mars (M23). L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de soutenir les rebelles.
13 juillet : la CPI émet un mandat d'arrêt contre Sylvestre Mudacumura, présumé commandant suprême des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
2013
12 décembre : Kinshasa et le M23 entérinent formellement la fin de leur conflit dans l'Est.
30 décembre : des attaques ciblent quasiment au même moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, avec la mort de plus de 70 assaillants.
2014
12 février : le président Joseph Kabila promulgue une loi d'amnistie qui concerne notamment des anciens combattants de la rébellion M23.
22 mars : 251 Congolais meurent dans le naufrage d'un bateau sur le lac Albert, entre l'Ouganda et la RDC.
9 avril : plus de 1 300 personnes originaires de RDC sont refoulées du Congo en quelques jours à l'occasion d'une vaste opération contre les étrangers en situation irrégulière dans le pays, débutée le 4. En quelques mois, plus de 130 000 Congolais sont rentrés au pays.
23 avril : accident de train dans le sud-est du pays, faisant au moins 74 morts.
11 mai : une bousculade au stade Tata Raphaël lors du match de foot opposant l'AS V. Club, équipe très populaire de Kinshasa, au Tout Puissant Mazembe, club plusieurs fois champion d'Afrique, fait 15 morts et plusieurs blessés.
23 mai : la CPI condamne l'ancien chef de milice congolais Germain Katanga à 12 ans de prison pour sa complicité dans la destruction en février 2003 d'un village du nord-est du pays.
6 juin : au moins trente civils de l'ethnie Bafulero, majoritairement des femmes et des enfants, sont assassinés dans le village de Mutarule, dans la province du Sud-Kivu.
1er juillet : les évêques, réunis dans une conférence épiscopale nationale, demandent au président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat en 2016.
9 juillet : le président Joseph Kabila nomme la députée Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi au poste de conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d'enfants.
15 août : création de la nouvelle compagnie aérienne nationale de la République démocratique du Congo, Congo Airways.
27 septembre : quelques milliers de personnes manifestent à Kinshasa contre l'intention prêtée au président Joseph Kabila de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.
17 octobre : les combattants ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) continuent de semer la terreur dans le nord de la province du Nord-Kivu. Leur dernier massacre fait 24 morts à Eringeti, une bourgade agricole de 2.000 habitants. En moins de deux semaines, ils ont tué environ 80 civils à l'arme blanche.
20 octobre : les grandes agglomérations du Nord-Kivu se transforment en "villes mortes" pour protester contre l'insécurité après une série de massacres commis par des rebelles ougandais dans cette province de l'Est.
21 octobre : le médecin Denis Mukwege, qui soigne dans sa clinique de Bukavu les femmes victimes de violences sexuelles, remporte le prix Sakharov 2014, attribué par le Parlement européen, qui récompense des personnalités ou des collectifs qui se sont illustrés dans la défense des droits de l'Homme.
2 novembre : 11 personnes sont massacrées à Beni, ville de l'est du pays, provoquant de violentes manifestations.
3 novembre : des centaines de magistrats entament une grève "illimitée" pour demander une hausse de salaire promise en 2011 par le président Joseph Kabila.
21 novembre : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays. Ce même jour, reddition du chef rebelle congolais Cobra Matata, à Bunia, dans le nord-est du pays, où il a semé la désolation pendant des années pour le contrôle notamment de ressources naturelles.
24 novembre : une centaine de personnes ont été tuées en fin de semaine dans la région de Beni, dans l'est du pays. Près de 200 civils ont été massacrés en moins de deux mois dans cette région explosive, où l'ONU appelle à "neutraliser" les "forces négatives".
15 décembre : le colonel Bedi Mobuli Engangela, alias "Colonel 106", est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour des crimes contre l'humanité commis entre 2005 et 2007 dans la province du Sud-Kivu.
2015
19 au 22 janvier : des manifestations violentes font entre 27 et 42 morts, principalement à Kinshasa. Les émeutiers dénonçaient un projet de loi électorale qui aurait pu permettre au chef de l'Etat de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, fin 2016.
4 mars : plus de 1 500 cas de choléra sont enregistrés en l'espace de sept semaines dans la province du Katanga, dans le sud-est du pays.
Documentation RFI, mars 2015

http://www.rfi.fr/afrique/20150316-afrique-sud-congolais-rdc-brule-vif-durban-xenophobie-attaque-racisme-criminalite/