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SACREBOPOL

lundi 29 juin 2015

La plainte de Kabila sent l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques







La plainte de Kabila sent l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques



Selon les Ongdh

Les dossiers relatifs au détournement de 30 millions USD de la Snel provenant du paiement de facture de consommation de l’électricité par la République du Congo-Brazzaville, à la fraude douanière à Kasumbalesa, à Matadi au Bas-Congo, dans la province du Nord-Kivu, aux secteurs pétrolier, minier et forestier… appelés à être également traités
Dans une déclaration conjointe faite samedi 27 juin 2015 à Kinshasa, les Organisations non gouvernementales des droits de l’homme (Ongdh) ont manifesté leur inquiétude sur l’indépendance de la justice congolaise.
Pour ces Ongdh, la plainte déposée par le conseiller spécial en matière de lutte contre la corruption, Luzolo Bambi, au Parquet général de la République, au nom du chef de l’Etat Joseph Kabila, est une action qui sent l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Un règlement des comptes pour compromettre l’avenir politique de ceux qui ont déjà soutenu publiquement être contre un troisième mandat de Joseph Kabila, et contre toute modification de la loi électorale donnant lieu à un glissement.
Le Collectif des organisations non gouvernementales des droits de l’homme et de bonne gouvernance qui saluent l’initiative prise par Joseph Kabila Kabange de passer à la phase décisive, bien que ce soit tard, dans la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, estiment que pareille démarche était attendue depuis longtemps pour éradiquer ce fléau durable ou tout au moins en diminuer sensiblement l’ampleur.
Ces Ongdh rappellent que la République démocratique du Congo est classée, depuis plusieurs décennies, dans la tranche variant entre 75 et 100 % de corruption étatique au monde, sans que le Parquet général de la République n’engage des enquêtes sérieuses et efficaces pouvant déboucher sur des poursuites judiciaires, et ce, malgré des multiples dénonciations des parlementaires et des Ong de la société civile nationales et internationales.

« Le Parquet général de la République s’est montré inerte, si pas complaisant ou limité, dans plusieurs dossiers relatifs à la corruption, au détournement des deniers publics et au blanchiment des capitaux lui soumis par le passé «, peut-on lire dans cette déclaration.
Et de poursuivre, « nos organisations relèvent que l’inféodation de la plupart de hauts magistrats, qui coiffent l’ordre judiciaire, au gouvernement, ne garantit pas d’enquête indépendante et impartiale.
Et le fait que des sources fiables aient évoqué notamment le nom de Monsieur Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur de la province du Katanga, qui s’était publiquement opposé, comme la majorité des Congolais, à la modification de la constitution pour donner un troisième mandat au président Joseph Kabila, nous pousse à craindre une éventuelle instrumentalisation de la justice à des fins purement politiques à la veille de l’élection présidentielle de 2016 «.
Ces Ong qui dénoncent toute démarche tendant à faire organiser des procès spectaculaires, dans le but déclaré de combattre la corruption, « mais qui, en réalité, viserait des opposants, concurrents ou adversaires politiques «, rappellent que plusieurs leaders de l’opposition et de la société civile croupissent déjà à la prison de Makala à cause de leurs opinions et n’ont pas droit au procès équitable.

Quid de 32 millions $US de la Snel ?

Pour rassurer l’opinion publique de son indépendance et impartialité, lit-on dans le communiqué conjoint, le Parquet général de la République devra étendre son enquête à tous les cas lui soumis antérieurement par les parlementaires et Ong des droits de l’homme et bonne gouvernance, impliquant des anciens collaborateurs du cabinet du président de la République, anciens premiers ministres et ministres, mandataires publics et sociétés publiques et privées des secteurs minier, forestier et pétrolier.
Le cas du détournement de 32 millions $US de la Snel, dénoncé il y a de cela quelques années à l’Assemblée nationale, en est un exemple éloquent.
D’ailleurs, ces organisations entendent soumettre, incessamment, au Parquet général de la République, des informations relatives à d’autres dossiers impliquant des personnes précitées, et considèrent qu’à quelques mois des élections législatives et présidentielle de 2016, le président de la République a la responsabilité principale faire libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion, et faire conclure un consensus national pour l’organisation des élections provinciales, législatives et présidentielle transparentes et équitables dans les délais constitutionnels pour une alternance démocratique.

De ce qui précède, le Collectif des organisations des droits de l’homme et bonne gouvernance, tout en insistant pour que le Parquet général de la République fasse preuve d’indépendance et d’impartialité, recommande au Président de la République de s’assurer que sa dénonciation ne viserait pas certaines personnalités politiques à cause notamment de leur opposition à un troisième mandat, et de faire libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion avant le dialogue politique.
Au procureur général de la République, il lui est demandé d’agir avec indépendance et impartialité, en prenant en compte tous les cas de corruption et blanchiment des capitaux notamment ceux relatifs au détournement de 30. 000.000 USD de la Snel provenant de paiement de facture de consommation de l’électricité faite par la République du Congo-Brazzaville, à la fraude douanière à Kasumbalesa, à Matadi au Bas-Congo, dans la province du Nord-Kivu, aux secteurs pétrolier, minier et forestier.
Il faut rappeler que parmi les signataires du communiqué conjoint, figurent l’Association congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), le Centre des droits de l’homme et du droit international humanitaire (CDH), Justitia Asbl, Humanisme et Droits Humains (HDH), la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBC), la Ligue contre la corruption (LICOF), la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), l’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ), l’Ordre des Mérites Sociaux (ORMES), Justice pour tous en RDC (JTR) et l’Union d’Afrique contre la Corruption et la Fraude (UACF)

De l’opportunité du dialogue national

Dans un autre communiqué conjoint daté du 18 juin dernier et lu le même samedi 27 juin courant, les Ongdh parlent de l’opportunité du dialogue national.
En effet, plusieurs années après la tenue de la Conférence Nationale Souveraine (1992), le Dialogue inter congolais de Sun City (2003), et les Concertations Nationales (2013), les organisations de la société civile des droits de l’homme, signataires du présent communiqué conjoint, se disent préoccupées par l’agitation au sein de l’opinion autour des consultations présidentielles « sélectives « en vue d’un dialogue national, et s’interrogent sur l’intérêt et la volonté politique réelle du gouvernement et de la classe politique congolaise à organiser les nouvelles discussions nationales franches et sincères sans violer la constitution de la République Démocratique du Congo (RDC).
Les organisations de la Société Civile des Droits de l’Homme expriment leurs vives craintes et inquiétudes que la tenue d’un dialogue national à la veille des échéances électorales voulues, cette fois-ci, libres et transparentes, ne débouche sur une transition susceptible d’éloigner toutes perspectives d’alternance démocratique en RD Congo.

Tout en réaffirmant leur attachement au dialogue permanent en démocratie, les Ongdh signataires de ce communiqué conjoint estiment qu’un dialogue réellement sincère ne peut nullement se tenir dans un environnement politique trop chargé. Aussi, invitent-elles le président de la République à décrisper au préalable ledit environnement sociopolitique en envoyant des signaux forts à ce sujet.
Par exemple, suggèrent-elles, en faisant une communication à la nation réitérant sa ferme volonté de respecter les délais constitutionnels d’organisation des élections présidentielle et législatives avant décembre 2016 ; en circonscrivant l’organisation du dialogue national dans le cadre des engagements pris par la RDC à travers l’Accord Cadre signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies; en faisant libérer tous les militants de la démocratie et des droits l’homme et les prisonniers d’opinion et politiques…
En attendant le dépôt de son aide-mémoire au président de la République à ce sujet, les Ongdh condamnent le comportement de certains acteurs politiques véreux et partisans du statu quo, infiltrés dans la société civile, qui s’arrogent le pouvoir de porte-parole de celle-ci, et sèment la confusion par leur prise de position.

A noter que les Ongdh signataires sont l’Association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), l’Association Congolaise d’Accès à la Justice (ACAJ), la Voix de Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), le Réseau Genre et Droits de la Femme (GEDROFE), le Forum pour les Droits des Jeunes et Enfants au Congo (FODJEC), la Ligues des Electeurs (LE), Toges Noires (TN), le Forum pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance (FDBG), Justice en Danger International (JDI), la Voix de l’Opprimé pour les Droits de l’Homme (VODH), le Centre des Droits de l’Homme et du droit humanitaire (CDH), l’Observatoire Congolais des Droits Humains (OCDH), le Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Éducation Civique d’Inspiration Chrétienne (RODHECIC) ainsi que la Solidarité pour le développement et la gouvernance locale (SDMGL)."

Par Stone



 http://latempete.info/la-plainte-de-kabila-sent-linstrumentalisation-de-la-justice-a-des-fins-politiques/

LA SOCIÉTÉ CIVILE PRÉPARE SA PLAINTE










LA SOCIÉTÉ CIVILE PRÉPARE SA PLAINTE


Corruption, détournements des deniers publics, blanchiment des capitaux…

La chronique est loin de tarir autour de la plainte déposée dernièrement au Parquet général de la République, au nom du chef de l’Etat, par le professeur Luzolo Bambi Lessa. Le Parquet général se prépare, pour la même cause, à en recevoir une autre. Celle-ci émane des organisations locales, poussées dans cette action par de grosses machines internationales, telles que Global Witness, Transparency international ou Human Rights Watch… Décidément, la plainte a ouvert une brèche qu’il ne sera pas facile de refermer de si tôt.


http://www.lepotentielonline.com/index.php?option=com_content&view=article&id=12683:la-societe-civile-prepare-sa-plainte&catid=85:a-la-une&Itemid=472

LES FUITES DU RAPPORT LUZOLO : Explosif sur la liste figurent kitebi, kalumba et autres(Documents en exclusivité)





LES FUITES DU RAPPORT LUZOLO : Explosif sur la liste figurent kitebi, kalumba et autres(Documents en exclusivité)




La Rédaction de C-NEWS a reçu une fuite du Rapport Luzolo Bambi, le conseiller anti-corruption de Kabila. Ce document qui a fait couler beaucoup d’encres et des salives, comprend une lettre de transmission au Procureur général de la République et une note technique qui donne des indications claires sur la nature des crimes économiques commis et les personnalités susceptibles d’en répondre devant la Justice. Les personnalités impliquées ne sont pas désignées nommément mais seulement par leurs titres et qualités ( adg de tel entreprise notamment). Plusieurs personnalités publiques de premier plan sont concernées par cette plainte de Luzolo. Il s’agit notamment de l’ancien ministre délégué aux finances( Patrice Kitebi), de l’actuel ministre de transport ( Justin Kalumba), et des mandataires publics des plusieurs entreprises publiques (ex Onatra, Dgi, Dgrad, Ofida, etc). Mais les banques commerciales sont aussi indexées et d’autres structures privées sont aussi dans le viseur de Luzolo. Mais à notre grande surprise, le document -parvenu à C-NEWS par les soins d’une source haut placée dans le régime-, ne contient pas les noms des gouverneurs de province cités déjà par l’AFP. Le populaire gouverneur du Katanga, Moise Katumbi n’y est pas. Et rien n’indique que les enquêtes mèneront à lui comme c’est le cas avec d’autres dossiers étayés dans la note Luzolo. Ci-dessous en exclusivité les fuites de la plainte de l’ancien ministre de la Justice devenu il y a peu conseiller de Kabila en matière de lutte contre la corruption.













http://7sur7.cd/new/les-fuites-du-rapport-luzolo-explosif-sur-la-liste-figurent-kitebi-kalumba-et-autresdocuments-en-exclusivite/



Un super-menteur nommé Julien Paluku



lol!  lol!  lol!  lol!  lol!  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing 

De qui veut encore se moquer ce monsieur; c'a été nommé gouverneur parce que docile au pouvoir et ça veut prendre les Congolais pour des gogos pour leur faire gober n'importe quoi ?
Ce n'est pas Kanambe lui-même qui a laissé filtrer l'information sur sa plainte ?
Et lorsque l'AFP, agence de presse sérieuse affirme avoir consulté les 20 pages et y avoir trouvé des noms de gouverneurs ça devient dans la bouche de notre djaléloliste de service une "rumeur...
Dans quel intérêt mentirait-elle sinon qu'elle fait son travail de journaliste ? 
N'importe quoi !

Paluku est incapable de se demander pourquoi tout un PR se mue en spectateur délateur en portant plainte au Parquet?
Un PR informé par ses services des crimes économiques n'a pas besoin de porter plainte mais de laisser faire le Parquet, diligenter les enquêtes et si besoin les inculpations ! Un Parquet n’a pas besoin que l’on dépose une plainte pour agir contre des actes délictueux. 
Quel est ce système judiciaire où l'on a besoin d'une intervention présidentielle pour agir; ce qui a tout l'air d'une diversion : "JK" veut faire pression sur Katumbi et nous invente tout un scénario...

Est-ce la première fois qu'il nous proclame sa lutte contre la corruption ?
Et lui qui est venu avec des bottes de pluie et qui se retrouve milliardaire avec toute sa fratrie, à quel Parquet va-t-il rendre des comptes ?
S'il était un modèle d’honnêteté, les autres ne seraient pas autant corrompus : l'exemple vient d'en haut, le poisson pourrit par la tête; qu'on se le dise...

Ndonzwau

Un super-menteur nommé Julien Paluku

Julien Paluku, gouverneur du Nord Kivu


Chargés de poursuivre les "consultations avec les forces vives de la nation" dans le Zaïre profond, pardon, dans l’arrière-pays de la République très très démocratique du Congo, les gouverneurs des provinces ont remis, jeudi 25 juin, un rapport enthousiaste au "président raïs", alias "papa roméo", alias commandant suprême des FARDC, de la police nationale et de la Garde républicaine. Laughing  Laughing 

Porte-flingue, pardon, porte-parole des "Gouv", Julien Paluku a déclaré après l’entrevue avec "raïs-président" que 99 % des populations des onze provinces de la République très très démocratique du Congo ont, à l’unanimité - vous avez bien entendu -, souhaité que le dialogue national soit organisé afin que "les élections qui profilent à l’horizon soient apaisées". 
Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien sur les potins de Kinshasa-lez-immondices, les responsables d’instituts de sondages et autres statisticiens ont dû tomber de leurs chaises. A en croire l’ami, depuis jeudi 25 juin, des "Bana Kin" ont affublé Kahonga (c’est le post-nom de Paluku) du surnom peu gracieux de "super-menteur". 

Mon ami qui aime tout expliquer sur un ton doctoral de lancer :"Paluku prétend que 99% des Kongomani des onze provinces sont favorables au dialogue cher au raïs-président". Il poursuit sur un ton familier :"Julien a oublié que pour convaincre, il doit donner des réponses à quelques questions élémentaires. Quel est le mécanisme qui lui a permis de percer l’opinion publique? Y a-t-il eu un sondage? Qui a organisé ce sondage? Quelles sont les questions qui ont été posées aux sondés? Quel était l’échantillonnage?" 
Pour mon ami, le "raïs", alias "papa roméo", aurait dû suivre l’exemple de "Seseskul", alias "Grand Léopard", lors des "consultations populaires" que celui-ci avait lancées en janvier 1990. "Seseskul avait contourné les hauts cadres du Mourir Pour Rien (MPR) en engageant un face-à-face d’anthologie avec la plèbe, dit-il. En passant par des "Gouv" qui ont tout à perdre en cas d’élections libres et transparentes, le raïs risque de passer à côté de la vérité".

Anti-kabiliste primaire, mon ami qui sait décidément tout sur rien de poursuivre : "Le dialogue préconisé par le raïs ne vise qu’à retarder l’alternance. En dehors de quelques jusquauboutistes du PPRD, qui est ce Congolais fait de chair et de sang qui souhaiterait retrouver le fils adoptif de Mzee à la tête du pays le 20 décembre 2016?" L’ami de répondre : "Personne!". "Julien Paluku est un minable flatteur, assène-t-il. Sait-il ce qu’endure une population incapable de satisfaire ses besoins les plus alcalines en eau courante, électricité, soins de santé et éducation de qualité dignes d’un grand peuple? Imagine-t-il la souffrance d’un père de famille incapable d’entretenir les siens comme des êtres chers?" 

L’ami de conclure nos discussions en m’informant que le "raïs-président" a eu à évoquer avec les "Gouv" - hormis naturellement "Moïse" le Katangais - les "plaintes" déposées auprès du PGR Pperdiste, "Flory", par le conseiller très spécial du "raïs" en matière de corruption. Selon l’ami, le "raïs" a demandé aux "Gouvs" qu’"en tant qu’homme politique et homme d’Etat, on ne peut pas se fier aux rumeurs". 

Polémiste, l’ami de conclure : " Avec de tels hommes d’Etat dont l’haleine pue le mensonge, la République très très démocratique du Congo n’a pas besoin d’ennemis...""




RDC : «La plainte contre les gouverneurs est une rumeur», selon Julien Paluku





RDC : «La plainte contre les gouverneurs est une rumeur», selon Julien Paluku

Le Président Joseph Kabila a reçu la délégation des gouverneurs
des provinces le 11/06/2015 dans son bureau officiel au palais
 de la nation à Kinshasa lors des consultations.
Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku a qualifié jeudi de « rumeur » la nouvelle faisant état d’une plainte du président Kabila qui viserait des gouverneurs des provinces actuelles. Il s’exprimait à la sortie d’une audience que Joseph Kabila a accordée aux gouverneurs présents à Kinshasa pour l’inauguration de la nouvelle aérogare de l’aéroport de N’djili. Selon la plainte d’une vingtaine de pages que l’AFP affirme avoir consulté, Moïse Katumbi est l’un des gouverneurs visés pour fraude douanière.  
«En tant qu’homme d’état et homme politique, il ne faut pas se fier à des rumeurs. Le chef de l’Etat a été clair là-dessus, les hommes d’Etat, les hommes politiques ne se fient jamais aux rumeurs. Et il est inopportun de faire des commentaires sur des rumeurs», a déclaré Julien Paluku.
La veille, l’AFP affirmait avoir lu la plainte déposée au nom du chef de l’Etat par Luzolo Bambi, son conseiller spécial en matière de bonne gouvernance, lutte contre la corruption, blanchiment des capitaux et financement du terrorisme auprès du procureur général. Sans citer les personnes visées, Luzolo Bambi avait indiqué que la plainte concernait les détournements des deniers publics et la corruption dans presque tous les secteurs de la vie nationale.
Selon l’AFP, quatre gouverneurs seraient visés dont celui du Katanga, Moïse Katumbi, pour fraude douanière. L’intéressé a répondu jeudi dans une conférence de presse à Lubumbashi:
« Je n’ai pas été saisi officiellement mais cela ne m’étonnerait pas parce que ce n’est pas la première fois. J’ai été traduit en justice en Belgique une année avant les élections présidentielles de 2011. C’était à l’époque le ministre de la Justice. On avait parlé de blanchiment d’argent et que j’étais en train de financer la rébellion à l’est de la RDC. Heureusement que c’était en Belgique et en Angleterre où il y a eu un non-lieu. J’attends que je puisse être saisi et là je prendrai mes responsabilités. De toutes les façons, je n’ai rien à cacher. C’est pour cela que je n’ai pas postulé en tant que député. Il y a eu plusieurs commissions. S’il y a fraude douanière au Katanga, on sait qui sont à la base de cette fraude douanière. Ma conscience est tranquille».