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SACREBOPOL

mardi 9 février 2016

Elections et respect de la Constitution – La Monusco attachée à la résolution 2211




Elections et respect de la Constitution – La Monusco attachée à la résolution 2211



























Le premier contact, samedi dernier au GHK, entre le tout nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Maman Sidikou, et la presse tant locale qu’internationale a répondu à toutes les attentes. Le Nigérien a cherché à imprimer sa marque, à la différence de son prédécesseur, l’Allemand Martin Köbler. Dans son cahier des charges, la Monusco restera attachée aux résolutions du Conseil de sécurité, particulièrement la 2211 qui indique que le schéma à suivre pour garantir la stabilité en RDC passe, entre autres, par l’organisation des élections dans les délais fixés par la Constitution.

Samedi dernier, les responsables des médias opérant en RDC, ont répondu, au Grand Hôtel Kinshasa (GHK), à l’appel de Maman Sidikou, chef de la Monusco. Toutes les questions d’actualité étaient abordées, même les plus sensibles telles que les relations tendues entre la mission onusienne et la RDC, à travers le gouvernement de la République. La question du processus électoral s’était également invitée dans les échanges. Sur ce point précis, Maman Sidikou a eu des réponses claires, limpides mais aussi fermes et diplomatiques.
Sans emboucher la langue de bois des diplomates habitués à enfumer les déclarations, le chef de la Monusco, Maman Sidikou, est allé droit au but : « La résolution 2211 du Conseil de sécurité définit comment le processus électoral doit se faire dans le respect de la Constitution ». Le représentant spécial de Ban Ki-moon en RDC s’est servi de la tribune pour livrer la position de l’Onu, à savoir éviter le retard dans la mise en œuvre du processus électoral.

Un processus « ouvert, consensuel et transparent »
Ce qui est crucial, selon Maman Sidikou à cette étape, est de pouvoir réaliser l’opération de révision du fichier électoral, sans laquelle aucune élection ne sera possible. « Il ne faut plus perdre du temps », a-t-il insisté avant de conseiller qu’ « Il y a des questions pour lesquelles il faut un minimum de consensus ». Pour ce qui est des rapports avec le gouvernement, il est exclu, pour M. Sidikou, que sous son mandat la Mission se comporte comme si « dans ce pays il n’y a pas de gouvernement ». Ajoutant qu’on ne peut pas tout se permettre.
Abordant la question des violences sexuelles, il a renouvelé l’engagement de la Monusco à accompagner le gouvernement congolais. Il propose jusqu’à « l’organisation des cours martiales » que la Monusco peut appuyer. Au passage, il a épinglé le rapport relatif aux incidents du 5 mai qui mettent en cause des militaires FARDC qui auraient tué deux casques bleus tanzaniens. Là aussi, M. Sidikou s’est montré transparent dans l’approche. « Notre enquête démontre que ce sont les ADF », a-t-il déclaré. Mais, étant donné qu’il y a de nouvelles « allégations », la Monusco se propose d’enquêter et se laver de tout soupçon, insistant sur la prudence en cette matière. « J’ai perdu des soldats, on ne doit pas insulter leur mémoire ».
Sur les incidents de Miriki au cours desquels 18 civils avaient été tués, et des dysfonctionnements enregistrés dans la réaction, Maman Sidikou a indiqué que la Monusco « sait de manière précise ce qu’elle cherchait ».

La résolution 2211 et les élections essentielles
Revenant à la résolution 2211, Maman Sidikou a rappelé l’option levée par le Conseil de sécurité des Nations unies. En effet, l’organe de décision des Nations unies indique la marche à suivre pour garantir la stabilité en RDC : « La stabilisation de la situation grâce à la mise en place d’institutions étatiques (y compris de sécurité) opérationnelles, professionnelles et responsables dans les zones touchées par le conflit, et au renforcement des pratiques démocratiques de façon à réduire les risques d’instabilité, notamment en offrant l’espace politique adéquat, en assurant la promotion et la protection des droits de l’homme et en mettant en œuvre un processus électoral crédible ».
Plus explicite, cette résolution estime qu’il y a lieu de respecter le calendrier prévu : « Demande au gouvernement de la RDC et à ses partenaires nationaux de veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral, étant donné qu’il leur incombe au premier chef de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections et notamment d’en faire une priorité, la présidentielle et les législatives étant prévues, conformément à la Constitution, pour novembre 2016, et exhorte le gouvernement et toutes les autres parties concernées à créer les conditions nécessaires pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conforme à la Constitution congolaise et au calendrier électoral, pour qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et pour que soient assurés la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de réunion, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’État, et la sécurité et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs et témoins, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la Société civile, notamment des femmes ».

En réaffirmant cet attachement aux résolutions de l’ONU, particulièrement la 2211, Maman Sidikou rassure qu’il ne vient pas pour transiger avec la Constitution du pays. Son style n’est pas « un chèque en blanc » offert à la majorité qui pourra profiter de cette posture pour un passage en force au nom de la souveraineté du pays. Maman Sidikou a donc refroidi les ardeurs, en même temps qu’il a démontré qu’il y a moyen d’être courtois et ferme dans les rapports entre partenaires.
Sans s’immiscer dans les affaires intérieures, il s’est dit disposé, au nom des Nations unies, d’accompagner la RDC à poursuivre son processus électoral. Dans tous les cas, selon lui, la Monusco ne va pas se substituer au gouvernement congolais. Toutefois, elle n’est pas prête à aider la RDC à sombrer dans un trou noir, qui pourrait hypothéquer tout le chemin déjà parcouru en termes de consolidation de la démocratie.

Toujours est-il que, dans ses actions en RDC, la Monusco, agissant pleinement sous le mandat des Nations unies, reste attachée à la ligne tracée dans la Résolution 2211 du Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci a l’avantage de fixer les balises pour un processus électoral apaisé. Lequel est toujours possible, même si le dialogue ne se tenait pas. Raison, l’indépendance de la Céni procède entre autres de ce qu’elle traite des matières purement techniques.
LP
http://7sur7.cd/new/elections-et-respect-de-la-constitution-la-monusco-attachee-a-la-resolution-2211/

lundi 8 février 2016

Le dialogue toujours en ballottage : Kodjo bloqué par Tshisekedi



Le dialogue toujours en ballottage : Kodjo bloqué par Tshisekedi


























Après avoir suscité beaucoup d’espoirs dans le sens de la relance du dialogue bloqué voici plus de six mois, la rencontre du jeudi 04 février 2016 à Bruxelles entre Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS (Union pour a Démocratie, et le Progrès Social) et Edem Kodjo, Envoyé spécial de la présidente de la Commission Africaine, Nkosana Dlamini Zuma, semble n‘avoir pas fait avancer les choses. Certains observateurs soutiennent même qu’elle a accouché d’une souris.

En dépit de la cordialité, des échanges entre les deux interlocuteurs, on laisse entendre qu’Edem Kodjo s’est trouvé bloqué par les préalables posés par Etienne Tshisekedi avant toute implication de son parti dans le dialogue. II s’avère, à la lumière du communiqué final transmis aux médias par Félix Tshisekedi, Secrétaire national aux Relations Extérieures de l’UDPS, que ce parti reste foncièrement attaché à sa « feuille de route », rendue publique en février 2015.
On note, en gros, qu’Etienne Tshisekedi et son parti rejettent le dialogue « version Kabila » ; exigent une médiation internationale sous le parrainage des Nations Unies; réaffirment leur respect de la Constitution; militent pour l’alternance démocratique au pouvoir en 20.16; restent fidèles au Pacte Républicain conclu en décembre 2002 à Sun City (Dialogue intercongolais) ; prennent l’engagement de ne pas, trahir le peuple congolais ; etc.
Le constat à faire, au regard ce cahier de charges, est qu’Edem Kodjo se trouve dans un terrible embarras. D’une part, il est incapable de faire modifier la position de l’UDPS d’un iota; et, d’autre part, il lui est pratiquement 1m possible de convaincre le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, d’adhérer au schéma de l’UDPS.

Bref, les deux principaux poids lourds du futur mais toujours improbable dialogue entre Congolais campent dans des positions qui rendent quasi impossible la mission du délégué de l’Union Africaine. D’où les incertitudes de la fin de 2015 quant a la relance du processus électoral, qui ne peut redécoller sans l’émergence d’un compromis politique entre la Majorité présidentielle de Joseph Kabila et l’Opposition d’Etienne. Tshisekedi, ne font que s’amplifier un mois après l’ouverture de l’année 2016. De quoi va être fait l’avenir politique des millions de Congolaises et Congolais ? L’angoissante question reste sans réponse.

Par KIMP
http://7sur7.cd/new/le-dialogue-toujours-en-ballottage-kodjo-bloque-par-tshisekedi/

CEUX QUI ISOLENT KABILA







CEUX QUI ISOLENT KABILA



Le PPRD a opté systématiquement pour les manières fortes pour rythmer la vie démocratique en République démocratique du Congo. La loi du plus fort est devenue un mode de gestion politique de tous les défis qui se posent à la marche du pays. Visiblement, la machine est contrôlée complètement par les durs, les faucons, qui ont juré de ne rien lâcher, ni céder. Ils se recrutent aussi bien dans le gouvernement que dans d’autres services de l’Etat. Croyant servir le chef de l’Etat, ils travaillent plutôt à son isolement, l’éloignant davantage du peuple et de la communauté internationale.

Parviendra-t-on à organiser les élections en cette année 2016 ? La population y croit. Au même moment, le PPRD multiplie des stratégies pour contourner le verrou constitutionnel qui empêche son autorité morale, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, à prétendre à un troisième mandat. Auprès des partisans du président Kabila, on ne fait plus mystère sur le schéma en cours d’exécution. Lorsque les opposants scandent en argot kinois « Kabila yebela, mandat esili » (Kabila sache-le, le mandat est à son terme) ; à la majorité on rétorque « Opposition yebela, élection ekozala te » (Opposition sache-le, il n’y aura pas d’élection).
A l’Opposition, on ne dort pas sur ses lauriers et on s’organise. Dans ses rangs, deux importantes plateformes se sont créées, avec pour seul objectif de bloquer la route à la majorité au pouvoir en cas de forcing pour imposer Kabila à la prochaine présidentielle. Le « Front citoyen 2016 » et la Dynamique de l’Opposition travaillent en synergie pour barrer la voie à cette volonté manifeste de violer la Constitution et le « pacte républicain » issu de Sun City.
L’année 2016 est éminemment politique et risque d’être très agitée. Tous les signaux corroborent ces prédictions.
Dans le souci de faire glisser le cycle électoral, le PPRD n’a pas renoncé à son projet. Il multiplie les stratégies de glissement. En 2013, toutes les tentatives se sont butées à une résistance farouche de la population. Sans désarmer, le PPRD tente de faire les choses différemment en se saisissant de la vielle proposition de dialogue de l’opposition. Ayant compris la manœuvre, c’est un refus catégorique qui est embouché. Les concertations nationales ont été convoquées à cette fin. Mais, boycottée par une frange importante de l’Opposition, les Concertations nationales n’ont finalement accouché que d’une souris – loin des attentes de la Majorité. Même le conseil de sécurité, qui avait apporté sa caution par la présence des ambassadeurs qui le compose, a déchanté.
Malgré tous les appels de pied, le projet de convocation d’un dialogue, censé baliser la voie pour des élections libres et apaisées, passe mal dans l’opinion. Les difficultés d’attirer plus de monde possible autour de ce forum ont fait perdre son sang- froid à la MP. Certains de ses ténors ont pété le plomb en promettant le chaos si jamais le dialogue n’avait pas lieu.
Une Majorité sans âme
Dans la Majorité présidentielle, la crise née de la fronde du G7 a été révélatrice de graves tensions qui couvaient déjà dans la famille politique du chef de l’Etat. Loin d’être une solution, l’exclusion de ces sept partis a plutôt plongé la MP dans le désarroi. A voir de plus près, celle-ci est aux abois. Comme le diable dans un bénitier, elle se bat, plus pour sauver les apparences que défendre son idéologie. Et même, en fait d’idéologie, la MP n’en a plus. Elle n’a pour seul rêve que celui de tirer son autorité morale des griffes constitutionnelles qui ferment la voie à un probable troisième mandat.
C’est ainsi qu’apparaît au sein de la MP une nouvelle race composée de bagarreurs. Alors que le navire tangue, autour de son capitaine, les durs des durs rassurent en multipliant des stratégies les plus invraisemblables afin de tenter le tout pour le tout.  Ils se recrutent aussi dans le gouvernement que dans diverses institutions de la République.
Le PPRD porte sur ses épaules la responsabilité des coups de semonce sur la Constitution et le bon fonctionnement de la démocratie. Baroudeur, il agit comme un tracteur qui voudrait percer les montagnes. Il n’hésite pas à affronter le danger, sans jamais se dédire. C’est avec lui, se rappelle-t-on, qu’a été lancé le projet de révision de la Constitution, sous les termes de l’inanition de la nation si l’on s’entêtait à emprunter cette voie. Quand il s’est agi de réviser quelques dispositions de la loi électorale en conditionnant la tenue des élections au recensement et à l’identification, c’est encore lui qui a été envoyé au front au Parlement.
Le PPRD apparaît comme le gardien du temple et le dernier rempart du pouvoir. C’est pourquoi il n’hésite pas à s’afficher chaque fois qu’il faut exhiber les moyens publics de répression. Il adule cet exercice, prêt à assumer jusqu’au bout sa loyauté envers l’autorité morale de la MP.
Si le PPRD quadrille le terrain, en reposant ses actes sur tous les services publics, il est appuyé directement par le porte-parole du gouvernement. Le rôle de ce dernier est de répondre au coup pour coup, lorsque la MP se sent en insécurité. Son terrain de prédilection est les médias.
Dans les coulisses, il est parmi les rares membres du gouvernement qui voient le chef de l’Etat à temps et à contretemps. Il n’a pas besoin d’une audience ou d’une autorisation de son chef hiérarchique pour voir le raïs, murmure-t-on. Au sein du gouvernement, il parait comme un électron libre qui n’a de comptes à rendre qu’à la plus haute hiérarchie.
En outre, la police nationale, l’armée et les services de renseignements sont tout autant au service du PPRD dans sa quête du glissement. Aussi ne lésine-t-il pas sur les moyens pour se mettre en branle. Sa marge d’action est certes énorme, mais sa stratégie semble l’éloigner davantage du peuple, seul détenteur du pouvoir.
En refusant toute contradiction dans ses rangs, la Majorité s’est recroquevillée sur elle-même, perdant le sens de compromis dans tout combat politique. En érigeant le dialogue comme l’unique solution à la crise, et en tenant absolument à le contrôler afin de faire passer son agenda caché de violation de la Constitution, elle est devenue un lion blessé dont les réactions sont imprévisibles parce qu’elle se trouve partagée entre la survie ou sa disparition.
Tous les observateurs de la scène politique sont convaincus que la fronde du G7 pouvait se régler autrement que par l’exclusion. La restriction des libertés individuelles ne profite pas non plus au pouvoir en place. Bien au contraire, elle l’isole davantage et dessert totalement le chef de l’Etat.
En pensant raffermir la forteresse (police, armée et services des renseignements) pour la sauvegarde de son pouvoir, le PPRD– son autorité morale avec lui – perd du terrain en termes d’assises populaires. Le peuple se reconnaît de moins en moins dans le pouvoir en place.  En refermant le chef de l’Etat dans une logique de confrontation, le PPRD a presque perdu les repères. Ainsi, lorsqu’il appelle de tous ses vœux à la tenue du dialogue, il se contredit en traquant systématiquement au même moment ses opposants. L’Opposition est privée du droit de s’exprimer, d’exister. Cette violation des droits humains ne cesse de provoquer la colère de la communauté internationale.
D’une pierre deux coups, les faucons sont en train de reléguer le président Kabila à la situation de Mobutu vers les années 1990 !
Le passé qui peut inspirer
En politique, dit-on, on ne ferme jamais la porte à ses détracteurs. Pendant le long règne de la 2ème République, l’ex-président Mobutu a su matérialiser cette maxime. Dans son règne, il a cherché par tous les moyens à approcher ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ne partageaient pas son discours. Et les exemples sont légion. Mulele, Nguz, Mungul Diaka, Tshisekedi, Kibasa, Lihau, Mbwankiem, et bien d’autres ont échangé directement avec Mobutu sans que son pouvoir ne s’en ressente. Bien au contraire, le pays a bénéficié d’un apaisement qui a profité au règne du maréchal du Zaïre.
La  politique de la pensée unique sur laquelle le PPRD a bâti toute sa stratégie de sauvegarde de « son » pouvoir ne lui sera pas profitable. Loin de là. Sans le savoir, il isole chaque jour qui passe son autorité morale. Il faut craindre que cet isolement visiblement perceptible à l’intérieur ne s’étende au-delà des frontières nationales.
Par ailleurs, le glissement que la MP appelle de tous ses vœux va créer un vide juridique dans lequel personne ne sortira vainqueur. Que vaudront alors les institutions issues d’élections de 2011 si la Constitution qui les sous-tend tombait caduque ? De quelle légitimité se prévaudront-elles face à d’éventuelles actions de désobéissance civile qui se profilent à l’horizon? C’est ce que le nouveau chef de la Monusco a invoqué le week-end passé en rappelant aux uns et aux autres que personne ne saurait maitriser la rue en cas de débordement.
Au PPRD, il n’est pas trop tard pour se ressaisir et changer de tactique. La meilleure façon de rendre service à Joseph Kabila est d’aller à l’écoute du peuple. Tout acte contraire serait périlleux.
LE POTENTIEL
http://7sur7.cd/new/ceux-qui-isolent-kabila/

«Les Léopards viennent de donner un troisième mandat à Kabila», les excuses de Mova Sakanyi



«Les Léopards viennent de donner un troisième mandat à Kabila», les excuses de Mova Sakanyi


La politique à tout de suite repris ses droits après le succès de l’équipe nationale de la RDC, pour la deuxième fois, en finale de la CHAN 2016 à Kigali. Les Léopards ont triomphé des Aigles maliens par 3 buts à zéro le dimanche 7 février au stade Amahoro pris d’assaut par des milliers des congolais. Vital Kamerhe et Moïse Katumbi étaient aussi présents, au plus près de leurs compatriotes pour communier avec eux. Côté gouvernement, la présence du ministre des sports Denis Kambayi.

Contexte politique tendu oblige, le régime de Kinshasa avait mis en place un dispositif sécuritaire dissuasif pour empêcher aux kinois de célébrer trop bruyamment leur liesse en cas de victoire de l’équipe nationale.
Il y avait aussi crainte de débordement en cas de défaite.

C’est pas tant le bruit de la foule qui dérange les autorités mais plutôt le message véhiculé. Depuis un certain temps, il est manifestement hostile au régime. Le fameux « KabilaYebela mandat esili….». Littéralement « Kabila prends tes dispositions tu es fin mandat ».

Cette chanson déplaît fortement au régime, soupçonné de concocter le Dialogue pour permettre au président de rester au pouvoir.

Mais le fait qui a embrasé la toile ce dimanche  c’est le tweet attribué à Henry Mova Sakania, le Secrétaire général du parti présidentiel(PPRD).
«Les léopards viennent de donner un troisième mandat à Kabila» écrit-il à 20h45 le 7 février. Aussitôt publié, Sonia Roley, journaliste à RFI l’a retweeté.
La toile s’est alors emballé. Et l’ex ministre du Transport sous Mzee a été sérieusement pris à partie.

Face au tollé général suscité, il (proprietaire du compte) a dans un premier temps effacé le tweet. Mais avec les captures d’écrans cette manœuvre est inutile. Dans un deuxième temps, l’ancien ambassadeur de la RDC au Benelux a trouvé la parade du piratage de son compte Twitter. Il déclare que ses comptes tweeter et Facebook ont été piratés de 19h à 21h. Il termine son message en présentant ses excuses.

Bien évidement, ni son alibi de piratage ni son pardon n’ont convaincu personne.
Pour l’Opposition, qui crie chaque jour au complot contre la Constitution, c’est là une preuve supplémentaire de ce qu’ils n’ont cesse de dénoncer.

La CHAN est devenue le nouveau théâtre d’affrontement entre la Majorité et l’Opposition. Les uns attribuent la victoire des Léopards au président de la République. Alors que les autres la dédient à Marie Misamu, artiste Gospel décédée récemment. Ou encore au peuple congolais.

Avantage tout de même à l’Opposition qui communie avec la rue. La récupération politicienne du trophée CHAN 2016 est moquée dans les réseaux sociaux. Moralité:l’ époque de la manipulation facile est révolue grâce aux TIC.

Mais si le menaçant commandant de la police de Kinshasa, Célestin Kanyama, a réussi à dissuader la.foule à exprimer son.euphoriedans.la rue grâce à son dispositif sécuritaire musclé. Rééditera-t-il son exploit quand la population ira accueillir ses champions?

http://7sur7.cd/new/les-leopards-viennent-de-donner-un-troisieme-mandat-a-kabila-les-excuses-de-mova-sakanyi/

vendredi 4 décembre 2015

Olivier Kamitatu: «La RDC est une République et non un royaume»


Olivier Kamitatu: «La RDC est une République et non un royaume»


«La République démocratique du Congo est une République et non un royaume, ni encore une monarchie constitutionnelle », a affirmé le président de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), Olivier Kamitatu. Il a fait cette déclaration samedi 14 novembre, lors du congrès de son parti politique à Kinshasa, sous le thème «ARC face aux enjeux politiques de l’heure.»

Pour cela, il faut lutter pour le respect strict de la constitution. La lutte qui n’est pas facile, a-t-il reconnu.
«Notre lutte s’inscrit dans la durée. Le chemin de victoire a un prix et nous sommes décidés à payer ce prix», a poursuivi Olivier Kamitatu.
Quant au dialogue envisagé par le président Joseph Kabila, il estime qu’il est tout simplement inutile.
« En tant qu’ARC, notre devoir est de garantir que notre peuple pourra choisir ses dirigeants à temps. L’ARC doit s’engager à combattre avec détermination et courage tout projet funeste de transition illégitime qui mette en péril la survie du pays qui est déjà fragile», a indiqué Olivier Kamitatu.
Pour sa part, le secrétaire général de l’ARC, Bruno Lapika a souligné que ce parti était indivisible et restait sous l’autorité morale d’Oliver Kamitatu.

À l’en croire, la crise actuelle autour de son label est artificielle et elle est « entretenue par des imposteurs».
Il faisait allusion aux dissidents de ce parti, qui avaient aussi tenu leur congrès la semaine dernière à Kinshasa. Cette rencontre avait pour objectif  «de créer un organe qui permettra au parti de jouer son rôle au sein de la Majorité présidentielle parce que ce parti n’a jamais quitté la MP», avait expliqué un des participants, le président interfédéral du Maniema, Jérôme Bikengo.
Le congrès de l’ARC placé sous le thème : « ARC face aux enjeux politiques de l’heure » vise à débattre sur la marche de leur parti, depuis sa création et de la restructuration de ses organes, mais aussi d’aborder la question du processus électoral, du dialogue en vue et de leur engagement dans la lutte pour le respect strict de la constitution.​
L’ARC fait partie du G7, le groupe constitué de sept partis politiques exclus de la Majorité présidentielle en septembre dernier pour avoir adressé une lettre ouverte au président Joseph Kabila exigeant le respect de la constitution."