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SACREBOPOL

lundi 3 octobre 2011

Agression du cameraman John Kinkendu:



France Télévision

A l'intention de Monsieur Evariste Boshab, Secrétaire Général du Pprd, Kinshasa, RD. Congo

Monsieur,

France Télévision condamne fermement l'agression dont a été victime notre correspondant à Kinshasa, Monsieur John Kinkendu, journaliste cameraman congolais. Notre collaborateur filmait, pour notre rédaction internationale Aitv la manifestation du l'Udps le jeudi 29 septembre.

Selon plusieurs sources, Monsieur Kinkendu a été violemment pris à parti par des membres de la Ligue des jeunes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie. John Kinkendu poursuivi et frappé a été hospitalisé pour plusieurs blessures et un traumatisme crânien.

Son matériel de reportage a été confisque et sérieusement endommage. La caméra détruite et plusieurs cassettes vierges ont été retrouvées au siège de la ligue du Pprd.

Je vous, demande de condamner à votre tour ces actes odieux. Nous comptons sur votre vigilance pour que de tels agissements ne se reproduisent pas.

Thierry Thuillier Directeur générall adjoint en charge des Rédactions

Communiqué

Le NSJ condamne l'agression dont a été victime jeudi 29 septembre à Kinshasa en République Démocratique du Congo John Kinkendu, journaliste correspondant de l'Aitv, Agence Internationale de France télévisions.

John Kinkendu a été frappé à coups de barre de fer et de pierres alors qu'il couvrait Une manifestation politique dans la capitale congolaise pour l'Aitv.

Il a été hospitalisé et doit subir des examens aujourd'hui pour évaluer l'étendue de ses blessures.

Selon ses confrères, les agresseurs de John appartiennent au parti des jeunes de la ligue du Pprd (parti présidentiel).

La SNJ exprime sa solidarité envers ce confrère qui collabore depuis plusieurs années avec France Télévisions et appelle la direction à lui prêter toute l'assistance que pourra nécessiter son état.
Paris, le 30 septembre 2011 

Il est honteux et scandaleux de voir le gouvernement s'attacher les services des délinquants voleurs et tueurs pour s'en prendre à des manifestants pacifiques. Francis Kalombo devrait être interpellé par la justice congolaise car c'est lui le Président de la ligue des jeunes du PPRD. Malheureusement ni la police, ni la justice ne peuvent s'interposer. Elles ont déjà choisi leur camp: celui du Pouvoir pour "garantir" leur pain quotidien au détriment du peuple congolais.

heureusement que nous sommes à la fin d'un cycle: dans deux mois, le PPRD et ses satellites PPPD et autres MP, PALU, PA, ... seront balayés avec la force de l'ouragan.
Sacrebopol

JOSEPH KABILA EST-IL L'HOMME DE LA SITUATION?

Joseph Kabila est Président de la République démocratique du Congo depuis l'assassinat de Laurent Désiré Kabila en 2001. Il a succédé a son père dans la controverse.
D'abord il n'avait pas l'âge requis par la constitution pour occuper ce poste. Il n'avait que 29 ans alors qu'il fallait avoir 35 ans pour être Président de la République. Ceux qui l'ont imposé ont marché sur la constitution pour arriver à leur fin.
Deuxièmement, il n'avait pas et ne connaissait pas la culture congolaise. Il ne parlait aucune langue congolaise et ne maîtrisait aucunement l'environnement politique congolais.
Troisièmement, son parcours laissé opaque à dessein ou pas n'aide pas sa cause. Il se raconte que Joseph Kabila a fait ses écoles primaire et secondaire en Tanzanie et en Ouganda mais personne ne peut certifier avec exactitude le niveau atteint.

D'autres personnes se rappellent que Joseph Kabila, alors qu'il était à Kisangani sous le sobriquet de "Commandant Hippo" pendant le massacre de cette ville, il aurait participé à des exactions et tueries contre la population de cette ville. Il aurait été aussi responsable de la débâcle de l'armée à Pweto.
Nonobstant tous ces faits, les "parrains" de l'illustre Président ont préféré aller de l'avant pour se faire un capital personnel pour eux en "profitant de l’ignorance du Président.

Plus tard, on a vu Monsieur Vital Kamerhe déclaré que Joseph Kabila était bachelier d'une université dans l'État de Washington et que son diplôme était signé par la Secrétaire d'État Condolezza Rice elle-même, qui n'était même pas membre du personnel de cette Université.

Il a aussi reçu une formation militaire basique. Il a participé au premier plan à la guerre ayant conduit à la chute de Mobutu. Il était l’un des assistants de James Kabarere, l’officier rwandais le plus en vue lors de cette « guerre ».  Il a joué un rôle important et souvent positif dans la gestion de la transition qui a permis de réunifier le pays. 
Il laisse cependant persister des zones d’ombre sur son passé et ses origines, ce qui le rend intriguant et renforce la méfiance à son égard. Malgré des discours pleins de bonnes intentions, il semble souvent dépassé par les lourdes charges de Chef d’État.
 
Il a pourtant pris goût en 10 ans, à l’exercice de l’autorité et aux avantages que cela peut apporter. Il s’est considérablement enrichi ainsi que ses proches, des biens qui sont plus importants que ceux qui devraient logiquement correspondre à la juste valeur de sa rémunération présidentielle plus autres avantages. 
Il semble souvent déconnecté de la réalité de la vie des populations congolaises mais utilise notamment son épouse, plus empathique, pour combler cette carence. Il semble ambivalent dans son amour pour le Congo et les congolais, comme une personne mal aimée ou une personne qui ne se sent pas vraiment du terroir.
 
Il n’a pas vraiment réussi en 10 ans, à se doter du prestige et de la considération dus à sa fonction et se laisse trop souvent « dominé » par certains de ses proches (sa sœur, son homme de confiance Katumba Mwanke alias AK 47, etc.). 
Souvent, plusieurs de ses collaborateurs gèrent des dossiers en abusant de leurs prérogatives sans avoir peur de sanctions car le Chef sanctionne peu et lorsqu’il le fait, il prend un temps fou à se décider. 
Sur le plan continental et international, la RDC est quasi inexistante en termes de leadership sur aucun dossier majeur même ceux qui concernent directement son avenir (développement durable et le Bassin du Congo, intégration régionale, lutte contre la criminalité internationale dont l’exploitation clandestines des richesses naturelles des pays pauvres et mal sécurisés, etc.). 

Le Président est peu présent sur la scène internationale et cela ne s’explique pas particulièrement par une présence plus grande sur la scène nationale. En effet, il peut passer des semaines sans être vu au pays, sans activités notables dans son agenda, même dans ses bureaux à la Présidence, etc. Après 10 ans d’exercice d’un pouvoir qu’il n’a pas cherché manifestement, on ne sent pas Joseph Kabila plus motivé que cela à l’idée de continuer à diriger le pays. Il semble agir machinalement, sans vision, comme pris dans une dynamique dont il n’est pas maître. Ses derniers discours sont encore plus ternes que les précédents.
 
Rien de fort n’y transpire. Ses proches et lui semblent effrayés par leur avenir si Joseph Kabila devait quitter le pouvoir. Ce fait explique plus qu’autre chose, sa volonté de rempiler en 2011. En effet, sur quel thème à part « laissez-nous encore 5 ans pour continuer et faire aboutir les 5 chantiers » Joseph Kabila et son équipe communiquent-ils dans cette pré-campagne ?
 
Mais, davantage tape à l’œil qu’autre chose, les 5 chantiers sont peu convaincants si l’on considère juste le fait que plusieurs éléments de base pour la vie de la population n’ont pas connus d’amélioration notable et pire, deux facteurs cruciaux ont même régressé : l’eau et l’électricité qui manquent même dans les grands centres urbains dont le quartier administratif de la capitale !
                       Pénurie d'eau à Kinshasa (photo Radio Okapi)




















Sur le plan intérieur, outre le fait que Joseph Kabila ne s'adresse jamais à son peuple, sinon très rarement, la population pense, à tord ou à raison que le Président est complice du Rwanda. Ses différentes prises de position selon qu'il s'agisse de l'Est (Nord et Sud Kivu) et du Rwanda ou du reste du pays, penchent toujours en faveur du Rwanda et dans la plupart de cas, en défaveur de notre pays. On a vu lorsqu'il a fait stoppé l'avancée de nos soldats qui pourchassaient des soldats rwandais dans les montagnes. On a vu comment il a intégré les soldats rwandais dans l'armée congolaise. On a vu sa fermeté lorsqu'il fallait combattre les adeptes de Bundu dia Kongo au Bas-Congo et de Dongo en Équateur. Que dire de la protection dont jouit Nkunda et Bosco Ntanganda pendant que les chefs rebelles de l'Équateur sont condamnés à mort.
Qui a oublié que Joseph Kabila avait exigé la rupture des relations diplomatiques avec le Congo-Brazza à la suite du refus des autorités de ce dernier pays d'extrader le Général Faustin Munene à Kinshasa alors qu'il ne s'offusque nullement de la présence du Général Nkunda au Rwanda.

D'autre part, il a permis l'arrestation du sénateur Jean-Pierre Bemba et son acheminement à la CPI alors qu'il protège délibérément Nkunda et Ntanganda, bien que des mandats soient émis contre eux.

La gestion opaque du gouvernement, l'impunité et l'enrichissement des cadres du PPRD et de la MP, l'injustice sociale, l’intolérance, le manque de communication, la mauvaise gouvernance, le manque de vision et de bilan, la complicité entre les cours et tribunaux, la CENI et le gouvernement font que Joseph Kabila se soit sorti dans la course au sommet.

Il serait donc juste que Joseph Kabila soit remplacé à la tête du pays. 

dimanche 2 octobre 2011

CAMPAGNE ELECTORALE :




Désormais, Etienne Tshisekedi ne prendra pas de vol régulier. Une capitale occidentale via des réseaux très puissants l’a doté d’un avion, lequel aéronef est mis à sa disposition pour tout le temps de la campagne électorale. Donc Tshisekedi et son UDPS ne passeront plus pour les parents pauvres de la classe politique congolaise lors de prochaines élections. D’autant plus qu’au-delà de cette dotation, des sources dignes de foi rapportent que des milieux politiques belges ont promis à Tshisekedi d’importants fonds par l’entremise de leurs relais qui brassent d’importants fonds -estimés même à des milliards de dollars- sur place en République démocratique du Congo. Les Belges ont fait plus avec l’accueil digne d’une visite d’Etat qu’ils ont réservé à Tshisekedi lors de son dernier séjour à Bruxelles. Plus dans le sens de montrer manifestement leur préférence parmi les candidats à la prochaine élection présidentielle. De toutes les façons, du côté de Joseph Kabila, il n’y avait plus rien à attendre de ces Belges qui lui avaient fait savoir leur ras-le-bol, le fils de Louis Michel allant jusqu’à déclarer que Kabila nous a déçu. Autre capitale assez favorable à, Tshisekedi, Londres où il a été reçu à chaque visite au plus haut niveau par le ministre des Affaires étrangères britanniques en personne. Lors du premier entretien entre les deux hommes auquel avaient pris part Valentin Mubake Numbi et Jacquemain Shabani, le jeune secrétaire général de l’UDSP, les discussions auraient porté clairement sur un éventuel soutien. Qui aurait même été acquis. Reste que Tshisekedi est le plus chouchouté à Stockholm, chez ses amis socialistes suédois qui ne cachent pas leur penchant pour l’UDPS. Il y a été reçu par le président de l’internationale socialiste qui est allé jusqu’à mettre un bureau à la disposition de son hôte pendent tout son séjour en Suède. Ci et là, Tshisekedi s’est entendu dire qu’il fallait fédérer avec les autres forces de l’opposition les plus représentatives comme l’UNC de Vital Kamerhe. Message très vite transformé avec un tête à tête inattendu entre Tshisekedi et Léon Kengo wa Dondo à Bruxelles. Inattendu puisque Tshisekedi avait déclaré avoir mis fin à des négociations lorsqu’il est allé déposer sa candidature à l’élection présidentielle à la CENI, sur le boulevard du 30 juin. Son fils Félix Tshisekedi a trouvé Une façon bien subtile de présenter les choses en affirmant qu’il avait mis un terme aux concertations avec les partis politiques et non les candidats à l’élection présidentielle. La veille, Tshisekedi avait rendu visite à Jean-Pierre Bemba Gombo à la Haye. Des sources recoupées entre la rue Pétunais à Limete et l’avenue Mwene-Ditu, dans le quartier Royal, ont fait, hier dans l’après-midi, d’un entretien téléphonique entre Tshisekedi en route pour le Canada et Vital Kamerhe qui avait quitté Addis-Abeba pour les Etats-Unis. Probable que les deux hommes improvisent une rencontre aux Amériques où chacun est allé chercher du soutien. Le retour de Tshisekedi à Kinshasa est prévu entre le 5 et 10 octobre prochain. Il viendra trouver le profil du candidat à voter pour la présidentielle que l’Eglise catholique s’apprête à publier la semaine prochaine. La rédaction de
CONGONEWS » en a déjà eu vent mais se réserve d’en dire un mot de crainte d’être accusé de prêcher pour telle ou telle autre chapelle.
 Matthieu KEPA

jeudi 29 septembre 2011

l'opposition se prépare à présenter une candidature commune


  • Deux candidats rivaux, mais "amis", à l'élection présidentielle du 28 novembre en République démocratique du Congo (RDC), le vieil opposant Etienne Tshisekedi et le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, ont plaidé, jeudi à Bruxelles, en faveur d'une candidature commune de l'opposition, mais sans accepter de se désister pour l'autre à ce stade.

    Ils se sont rencontrés jeudi après-midi - en terrain neutre - à l'occasion d'une tournée en Europe et au Canada de Etienne Tshisekedi, 78 ans. Léon Kengo wa Dondo a répondu à un appel de son "frère et ami Etienne" alors qu'il séjournait aux Etats-Unis.
    Les deux hommes se connaissent depuis des décennies après avoir toutefois connu des destins différents. Ils ont en commun d'avoir été, avec des succès divers, Premier ministre durant le règne du maréchal Mobutu Sese Seko (1965-1997).
    "Nous conjuguons nos efforts pour avoir une candidature commune", a affirmé Etienne Tshisekedi, le président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS, opposition) à quelques journalistes, à l'issue de cette rencontre dans un hôtel bruxellois.
    "Nous sommes à la recherche d'un candidat commun" face au chef de l'Etat sortant Joseph Kabila, a renchéri Léon Kengo, 76 ans, l'actuel président du Sénat congolais et qui se présente à la présidentielle du 28 novembre sous la bannière de l'Union des Forces du Changement (UFC), après avoir obtenu le soutien du groupe Sultani regroupant plusieurs partis d'opposition. Il a fait valoir qu'il avait été le premier, lors d'un meeting électoral le 24 juillet à Kinshasa, à avoir évoqué l'idée d'une candidature commune de l'opposition pour ce scrutin à un seul tour - contrairement à celui de 2006, qui s'était joué sur deux tours.
    Interrogés tous deux sur l'éventualité du retrait de leur candidature au profit de l'autre, tant Etienne Tshisekedi que Léon Kongo ont souligné que "nous n'en sommes pas encore là" - à moins de deux mois des élections présidentielle et législatives (pour les 500 sièges de l'Assemblée nationale).
    Vers un programme commun
    Léon Kengo a insisté sur la nécessité de s'accorder d'abord sur un "programme commun", alors que le président de l'UDPS affirmait que les négociations, "terminées entre partis", allaient désormais s'engager "entre candidats".
    Mais aucun des deux n'a explicitement mentionné la possibilité de se retirer en faveur de l'autre, même en échange, par exemple, de la promesse d'un poste de Premier en guise de compensation.
    Léon Kengo, deuxième personnage de l'Etat congolais dans l'ordre protocolaire après Joseph Kabila en tant que président du Sénat, a affirmé que Etienne Tshisekedi lui avait remis jeudi le programme de l'UDPS. "Il m'a demandé de le lire et de faire des remarques, ce que j'ai accepté", a-t-il dit, évoquant la recherche de "convergences" avec celui du groupe de Sultani afin d'établir un programme commun, avant de rechercher "le candidat idéal" de l'opposition.
    Léon Kengo a toutefois reconnu en Etienne Tshisekedi un "aîné" et en l'UDPS le fait qu'elle est aussi, conformément à son slogan, "la fille aînée de l'opposition" et jouit du soutien du groupe dit "de Fatima".
    Les deux hommes ont aussi admis avoir rencontré à La Haye, où il est emprisonné, un autre opposant de poids, le sénateur Jean-Pierre Bemba, à la recherche d'une alliance électorale.
    Jean-Pierre Bemba, qui dirige le Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-milice durant la guerre civile 1998-2003 mais qui s'est muée en parti politique), a été le rival malheureux de Joseph Kabila lors de la présidentielle de 2006. Jugé pour des crimes de guerre commis par ses hommes en Centrafrique en 2002-2003, cet ancien vice-président n'a pu déposer sa candidature pour l'élection de novembre.
    "L'enjeu (de cette rencontre), c'est la candidature commune" de l'opposition, a reconnu Etienne Tshisekedi, qui s'est entretenu mercredi avec Jean-Pierre Bemba au centre de détention de Scheveningue, près de La Haye, où il est détenu durant son procès devant la Cour pénale internationale (CPI).
    "J'ai déjà vu Bemba deux fois", a pour sa part dit laconiquement Léon Kengo.

    Léon Kengo et Etienne Tshisekedi
  • Léon Kengo et Etienne Tshisekedi

    BELGA PHOTO DRIES LUYTEN
    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_congo-l-opposition-se-prepare-a-presenter-une-candidature-commune?id=6833583








LA MARCHE DE L’OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE VIOLEMMENT DISPERSEE PAR LA POLICE :

LES DROITS CIVILS ET POLITIQUES PLUS QUE JAMAIS VIOLES EN R.D.CONGO



Plus de 3000 personne qui s’étaient donné rendez-vous à Limite – avec à leur tête le Secrétaire General de l’Udps, M. Shabani, M. Martin Fayulu, Président de l’Ecide et M. Eugène Diomi Ndongala, Président de la Démocratie Chrétienne et Coordonateur le l’USA – afin de manifester pacifiquement pour une gestion transparent et équitable du processus électoral en RDC, ont subi une première charge de la Police en proximité du Siège de L’Udps, à coup de gas lacrymogènes.

Malgré l’utilisation de la force de la part de la police, qui a provoqué plusieurs blessés parmi les manifestants, le cortège des sympathisants de l’opposition politique congolaise a continué inlassablement sa marche en scandant des slogans pour demander à la CENI de faire son travail dans l’impartialité et la transparence.

Arrivé au niveau du siège du PPRD, toujours dans le quartier de Limete, les manifestants ont été victimes de jets de pierres en provenance du bâtiment qui hébergé le siège du parti de la mouvance présidentielle. Ne voulant pas céder à la provocation évidente et étant bien encadrés par leurs leaders, les manifestants ont continué leur chemin en direction du Centre Ville de Kinshasa.

Le nombre des manifestants devenant de plus en plus importants, une troisième attaque a été ciblée encore par la Police au niveau de Bongolo, où des voitures de police ont complètement barré la route tout en jetant un grand nombre de grenades lacrymogènes à l’encontre des manifestants, ajoutant ainsi d’autres blessés a la liste des compatriotes touchés par la police dont le comportement partisan et anti-démocratique se manifeste chaque jour d’avantage, au détriment de la liberté de manifester des citoyens congolais.

Ne pouvant pas poursuivre leur chemin et voulant éviter un affrontement direct avec les forces armées de la police, les manifestants se sont dispersés.

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Face à la violation des droits civils et politiques des congolais, les leaders de l’opposition politique comptent maintenir encore plus la pression sur la Ceni afin d’obtenir les garanties de transparence et équité du processus électorale qui ont été revendiquées à plusieurs reprises :
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  • LES REVENDICATIONS DE L OPPOSITION POLITIQUE CONGOLAISE:


1. A à ce jour, bien qu’elle ait fini par reconnaître le bien-fondé des revendications de l’opposition politique – comme celle concernant le retrait des affiches de campagne de la mouvance présidentielle étalées avant les dates prescrite par la loi électorale – la CENI, institution chargée de l’organisation desdites élections, n’a cependant pas respecté ses engagements. En dehors de l’annonce de l’acceptation de l’audit du serveur central et de l’accès des experts mandatés par l’Opposition au Centre national de traitement, rien de concret n’a encore était ni fixé, ni encore moins, entrepris.




2. L’opposition revendique la publication de la liste et de la cartographie des bureaux de vote en vue de supprimer les bureaux fictifs et d’assurer une répartition équitable sur l’ensemble du pays.



3. En outre, la publication des listes des électeurs par bureau de vote, la publication et le monitoring des opérations liées à l’impression des bulletins de vote et à leur dispatching adéquat et équitable, et la vérification et la gestion correcte des stocks excédentaires des cartes d’électeur vierges et des bulletins de vote, la publication de la liste et de la cartographie des bureaux de vote en vue de supprimer les bureaux fictifs et d’assurer une répartition équitable sur l’ensemble du pays.

Face à ces revendications légitimes, seule garantie de transparence du processus électoral, les citoyens congolais ont droit aux matraquages de la police et l’intoxication aux gas lacrymogènes.



Fait à Kinshasa le 29/09/2011

Marc Mawete



Opposition-Politique-Congolaise.org