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SACREBOPOL

vendredi 6 avril 2012

JOYEUSES PÂQUES

À TOUS NOS AIMABLES LECTEURS,


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mardi 3 avril 2012

Bosco reprend-il le maquis ?

Bosco reprend-il le maquis ?

Marie-France Cros
Mis en ligne le 03/04/2012
Recherché par la Cour pénale internationale (CPI), il craint d’être livré.
Le général Bosco Ntaganda, de facto "numéro un" de l’armée congolaise au Kivu, est-il en train de reprendre le maquis ? C’est ce que l’on craignait, ce week-end, au Congo.
Ancien officier de divers mouvements armés congolais, dont le CNDP (le redoutable groupe armé tutsi congolais de Laurent Nkunda, aujourd’hui détenu au Rwanda voisin), Bosco Ntaganda est recherché depuis plusieurs années par la Cour pénale internationale (CPI) pour des exactions commises avec un précédent groupe armé, l’UPC de Thomas Lubanga, qui vient d’être jugé coupable de crimes de guerre. Kinshasa, qui l’a toutefois recyclé dans sa propre armée depuis 2009 avec le grade de général, a toujours refusé, jusqu’ici, de le livrer, au nom de la préservation de la paix.
Avant sa visite au Congo, la semaine dernière, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait indiqué qu’il demanderait au président Kabila de livrer Bosco Ntaganda à la CPI. Des ONG congolaises, après le jugement de Lubanga, avaient exigé la même chose. Enfin, les élections législatives ont été annulées dans les circonscriptions où le CNDP avait imposé par la force l’élection de ses candidats. Le général Ntaganda a-t-il jugé que cela devenait "chaud" pour lui ? A-t-il choisi de prendre les devants ?
C’est ce que l’on redoute au Kivu où, selon plusieurs sources de La Libre Belgique, l’on observe depuis la fin de la semaine dernière de nombreux mouvements militaires suspects - notamment un accroissement des déplacements de véhicules militaires, dont la plaque minéralogique a souvent été rendue illisible, sur les axes routiers allant de Goma à Rutshuru et de Goma à Masisi. Une source dans la région de Rutshuru indique que l’armée y est arrivée dimanche soir mais "divisée" entre rwandophones (CNDP et Pareco, une ex-milice formée essentiellement de Hutus congolais) d’une part, et lingalaphones (le noyau plus ancien de l’armée) de l’autre."Le CNDP s’est emparé des armes lourdes, les autres du reste", indique cette source.
On signale à Goma que Ntaganda y a quitté depuis quinze jours sa villa - pour retourner dans sa ferme au sud du Masisi. On sait qu’il a pris le contrôle direct de deux régiments (un régiment compte un millier d’hommes) et que des militaires d’autres régiments gagnent depuis quelques jours le Masisi, en provenance des Nord et Sud-Kivu. Près de Baraka, des ONG ont signalé que des militaires avaient réquisitionné leurs véhicules. Visiblement, les ex-rebelles du CNDP qui avaient été intégrés dans l’armée sont en train de se regrouper.
Le rapport des experts de l’Onu du 29 novembre 2011 indiquait que le général Ntaganda avait "détourné" la restructuration de l’armée "en plaçant ses officiers les plus loyaux dans des positions clés au Nord- et au Sud-Kivu", après s’être "réconcilié avec les officiers loyaux au général Laurent Nkunda".



Les rumeurs sur une éventuelle arrestation du général Bosco Ntaganda sont à la base de la panique justifiée ou pas qui a mis la ville de Goma sens dessus sens dessous. Voilà un rebondissement d’insécurité aux contours difficiles autant pour le présent que pour l’avenir. 25 jeeps blindées bondées d’hommes en uniforme ont sillonné les rues de Goma créant une psychose au sein de la population. A la tête de cet escadron, le général des FARDC Bosco Ntaganda recherché par la Cour pénale internationale. Serait-ce un signe avant-coureur d’un retournement de situation ?

Piqués par on ne sait quelle mouche, les hommes du général Bosco Ntaganda se sont déployés avec exhibition dans les rues de Goma, créant par là même une vive tension dans le chef-lieu de la province du Nord-Kivu, la ville de Goma au Nord-Kivu.

Ce nouveau feuilleton digne des scènes hollywoodiennes, procéderait d’un agenda caché. Les 25 jeeps, selon des témoins sur place, étaient conduites par des hommes lourdement armés de lance-roquettes et des mitraillettes.

Cette démonstration de force opérée par le «wanted» de la CPI en pleine ville de Goma a précédé une attaque attribuée aux mêmes hommes armés contre le régiment tenu par un autre général des FARDC, il y a une semaine. Selon les mêmes sources, des rumeurs sur l’imminence de l’arrestation suivie du transfèrement du général Bosco Ntaganda à la CPI seraient à la base de cet incident déplorable.

Tout serait parti du passage du vice-Premier ministre belge. Sa visite serait le déclencheur de ce regain de tension. L’homme d’Etat belge aurait déclaré aux médias belges que le transfèrement éventuel de Bosco Ntaganda à la CPI avait été abordé lors de ses discussions avec les autorités congolaises.

Pour le chef de la diplomatie belge, à en croire les médias, les autorités congolaises auraient promis d’examiner autrement la question. Serait-ce dans le sens de satisfaire à la demande de la CPI ? Répondre par l’affirmative ne mériterait pas de blâmes. Au même moment, des sources de la Société civile du Nord-Kivu font état des défections d’éléments de l’ex-rébellion du CNDP constatées dans les rangs des FARDC, particulièrement dans les localités de Kanyabayonga, Masisi et Rutshuru. Les «mutins» auraient décidé de quitter les positions indiquées par la hiérarchie militaire pour des destinations inconnues.

Le gouvernement de la RD Congo, qui a apporté sa collaboration à la CPI dans la répression des crimes relevant de sa compétence, ne s’est jamais montré enclin à livrer le général Bosco Ntaganda. Raison avancée : cet officier supérieur des FARDC était impliqué dans la préservation de la paix dans cette partie du pays. Ainsi, les impératifs de sécurité et de consolidation de la paix ont primé sur la collaboration avec la justice internationale.

Il semble que la communauté internationale, mise à rude épreuve, avait pris son mal en patience, attendant le bon moment pour rebondir. Est-ce que le moment tant attendu serait arrivé avec le dernier passage de Didier Reynders à Kinshasa ? Des sources indiquent que le général avait pris, depuis quelque temps, l’habitude de changer constamment de résidence. Aux dernières nouvelles, il nous revient que le général recherché par la CPI serait en cavale vers Rutshuru alors que ses hommes convergeraient vers Masisi.

Ironie du sort, au même moment, une source a affirmé que le général Bosco Ntaganda aurait «condamné ces défections». Informations non encore recoupées, car jusque-là, toutes les sources officielles sont restées injoignables. Même les sources onusiennes toujours promptes à livrer pareilles informations au public, ne sont pas empressées à commenter l’incident de Goma.

D’aucuns soutiennent que ce nouvel épisode ne serait pas isolé. Il aurait des liens avec ce qui s’est passé en son temps en Ituri. Alors que des Casques bleus avaient pris en sandwich Bosco Ntaganda et s’apprêtaient à donner le dernier assaut pour le neutraliser, un ordre venu de la hiérarchie onusienne à Kinshasa aurait stoppé net l’opération.

Selon des indiscrétions obtenues auprès des personnes qui l’ont côtoyé, cet ancien seigneur de guerre de l’Ituri aurait toujours juré qu’il préférerait mourir que d’être déféré à La Haye. Ses gardes auraient reçu des ordres clairs de sa part pour qu’ils lui évitent cette épreuve, en écourtant sa vie le cas échéant. Mythe ou réalité ? Nul ne le sait encore. En cavale ou à Goma, Bosco Ntaganda est une épine sous le pied de la République. Le gouvernement qui maîtrise ce dossier doit éviter à la Nation toute psychose d’une nouvelle déstabilisation du pays en remettant sur le tapis la question identitaire vécue en 2004 qui a conduit à la guerre de 1996 et ses conséquences dont les stigmates n’ont pas totalement disparu.

Une hypothèse est en train d’être montée par des observateurs avertis qui voient dans ces défections un retrait momentané avant la revendication des territoires devant abriter ces ethnies qui se sentiraient discriminées. Dans le cas d’espèce, il est cité de plus en plus les Tutsi congolais qui espèrent trouver une solution à cette question au regard du découpage territorial dont on voudrait voir la matérialisation au cours de la nouvelle législature.

Mais au-delà, une certaine opinion y verrait lancer quelques pavés visant la balkanisation de la RDC. Selon ces derniers, la non prise en compte de nouvelles revendications en perspective pourrait déboucher sur une nouvelle guerre. Ce qui ne serait pas acceptable en ce moment précis où le pays tente avec peine de redresser son front.

Raison pour laquelle, cette affaire doit être prise au sérieux à Kinshasa. Elle mérite une attention particulière de la part des autorités congolaises, dans la mesure où elle constitue un foyer potentiel de conflit à même d’embraser tout le pays.

Par conséquent, des mesures conservatoires devraient être prises pour sécuriser les populations et au besoin rassurer tous les protagonistes impliqués d’une manière ou d’une autre.

Selon les dernières informations, le feuilleton Bosco Ntaganda relèverait de la simple rumeur. Le gouvernement a donc l’obligation d’éclairer la religion des Congolais pour mettre un terme à ces informations assez contradictoires.

La capitolade de Fally Ipupa et Nathalie Makoma

Ingeta: La capitolade de Fally Ipupa à Anvers et Nathalie Makoma à Montréal, concerts ezali té !


La fatwa contre la musique et la danse pendant que le peuple meurt est toujours de vigueur. Les Congolais de l'Etranger se sont rendus compte que les politicailleurs qui sont à la mangeoire, au pouvoir à Kinshasa pendant qu'il pille le Congo, s'enrichissent illicitement, sont incapables de protéger les populations civiles sans défense...et ont décidé plus des conserts soporifiques pour endormir les Congolais alors que le pays est entrain de partir en vrille. Au compteur de la République démocratique du Congo, plus de 8 millions de morts sans sépulture, des journalistes et activistes des droits humains assassinés, le pays de Kimpa Vita est 187è pays à l'échelle du développement humain. Joseph Kabila a 15 milliards dans les îles vierges britannniques, Adolphe Muzito, le fameux Crésus congolais a plus de 100 immeubles à Kinshasa et Kikwit dans le Bandundu, une compagnie d'aviation qu'il a acquis en moins de trois ans comme Premier ministre, les députés et sénateurs godillots et corrompus ont des jeeps, des vrias d'installations et de santé. Alors que le commun de mortel congolais n'arrive même pas à se nourrir. Une oligarchie mafieuse et ventripotente a mis en coupé-décalé, la nation congolaise. Pour ne pas voir leurs méfaits, les politicailleurs s'arrangent pour envoyer des groupes musicaux pour distraire les Congolais de l'Etranger qui ont compris le manège et n'en veulent plus. Le Congo est en deuil et on n'a pas le droit de fêter clament-ils en choeur. Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais dans le monde entier veillent ! Ils se se privent de sommeil, patrouillent et empêchent ces distracteurs d'un mauvais goût de distraire les gens. Paris le 2 janvier 2010, Fally Ipupa ne s'était produit sur la scène du prestigieux Zénith devant 35 personnes. Les Résistants-Patriotes-Combattants s'étaient opposé à cette production, malgré une forte présence policière. Fally Ipupa pour narguer les Congolais avait brandi la communauté, depuis il vadrouille ! Pour tâter le terrain et tester la détermination des Résistants-Patriotes-Combattants, Il a voulu réapparaître à Anvers dans une boîte de nuit "Noxx" à Anvers, pour un play back. Fally Ipupa n'a même pas osé se présenter, la mobilisation contre sa distraction musicale était à son comble !
Fally Ipupa est dans l'oeil du cyclone des Résistants-Patriotes-Combattants Congolais !


Née le 24 février 1982 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Nathalie Makoma est la cadette d'une famille de six enfants. Elle a débuté sa carrière comme chanteuse principale du groupe Makoma, groupe de musique chrétien, avec ses frères et sœurs Duma, Tutala, Martin, Annie, Penganie et son cousin Patrick Badine. Le groupe "Makoma" devient de plus en plus célèbre, ils sortent leur premier album en 2000 intitulé Nzambe Na Bomoyi produit par Claude Blanchard Ngokoudi, ils voyagent et donnent des concerts à travers le monde. Ils remportent le prix du meilleur groupe de Gospel aux African Music Award. Due au succès du groupe, Nathalie arrête ses études. En 2003, les Makoma sortent leur deuxième album, Mokonzi Na Bakonzi, puis un troisième en 2006, intitulé No Jesus No Life. Nathalie s'installe et travaille en Angleterre puis en Irlande. En 2007, elle retourne aux Pays-Bas. En 2008, Nathalie Makoma participe à Idols, l'équivalent néerlandais de la Nouvelle Star où elle finit seconde, derrière Nikki Kerkhof. Elle sort en 2009 son premier single chez Sony Music intitulé I Won't Forget. En mai 2010, elle sort I Just Wanna Dance. Nathalie Makoma qui est une chanteuse de Gospel, Pop, R&B vit en Hollande. Elle n'a jamais participé à aucune marche "Kabila dégage !", ni eu le courage de composer une chanson contre le viol des femmes congolaises à l'est de la République démocratique du Congo. Pousée par le besoin de lucre par un producteur véreux, Nathalie Makoma a eu le toupet de vouloir représenter les femmes congolaises et se produire à Montréal. Eh bien, les Mamans congolaises n'ont pas voulu d'elle et ont réfusé qu'elle les répresente ni se produise au nom de celles qui sont violées ! Les Mamans Congolaises Résistantes-Patriotes-Combattants de Montréal sont descendues en masse dans la salle où elle devait se produire. La police craignant des émeutes a fermé la salle, le concert de Nathalie Makoma a été annulé. Si elle veut réconquerir les coeurs de Congolais comme à l'époque où elle chantait pour Dieu, Nathalie Makoma sait ce qu'il lui reste à faire. Elle doit battre les pavés en Hollande dans les marches "Kabila dégage !", composer une chanson contre le viol des femmes etc...Sinon malgré les gros bras engagés par son véreux de producteur, Nathalie Makoma ne se produira pas au nom du Congo devant des Congolais, qu'on se le dise !

Nathalie Makoma, soeur en Christ ou en crise ?

vendredi 30 mars 2012

RDC : 100 jours dans le brouillard


20 décembre 2011 – 30 mars 2012. Exactement 100 jours depuis la prestation de serment de Joseph Kabila Kabange en tant que président réélu au terme des élections du 28 novembre 2011. Le temps de la fin de la période de grâce. Le moment idéal de premières évaluations.
Le 20 décembre 2011, Joseph Kabila Kabange prêtait serment d’investiture, à la Cité de l’Union africaine, en qualité de président réélu. Ce, au terme de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. A ce jour, le 30 mars 2012, il vient de totaliser 100 jours en sa qualité de président de la République pour un second mandat.

100 jours,  le temps conventionnel pour une période de grâce. Elle vient donc de prendre fin. En fait, selon certains, on ne peut parler de «période de grâce » pour un président réélu. Aux affaires depuis son élection en 2006, il a la maîtrise de la situation. Mais qu’à cela ne tienne, ces 100 jours, disons conventionnels, doivent être interprétés comme le moment d’un nouvel élan à prendre pour la poursuite de la gestion des affaires de l’Etat.

Ceci dit, ces 100 jours imposent naturellement les premières évaluations. Le moment idéal de faire un état des lieux, d’apprécier les premiers pas avant de reprendre cette longue marche de ce nouveau quinquennat.

Brouillard

A la première lecture de ces 100 jours, les premiers signaux ne sont pas du tout encourageants. Tout se passe encore comme si l’on naviguait à vue, sans repères. Il y a ce fait que depuis le 1er janvier 2012, le gouvernement, même assumant les affaires courantes, ne dispose pas de budget. Certes,  la loi prévoit devant ces circonstances, que  le gouvernement s’appuie sur le 1/10 du budget précédent pour continuer à gérer l’Etat. Entre-temps, il s’organise à faire voter les crédits provisoires.

Dès lors que l’on ignore le niveau d’exécution du précédent budget, en plus de ce fait que l’Assemblée nationale, autorité budgétaire, a clos la précédente législature sans que le gouvernement ait déposé le projet de loi financière, l’on se demande comment l’Exécutif est en train de s’y prendre. Puisqu’on a évoqué les crédits provisoires, ceux-ci devraient être adoptés par le Sénat. Rien n’a été fait dans ce sens. L’Exécutif, du moins l’équipe qui continue à assumer les affaires courantes, gère dans le brouillard.

Brouillard en ce qui concerne l’Assemblée nationale. Certes, cette institution été mise en place. Malheureusement, la session extraordinaire est élastique à telle enseigne que la Constitution a été violée du fait de la non  convocation de la session ordinaire le 15 mars. Il faudra attendre que le Bureau définitif de cette institution soit élu et installé pour que cette session intervienne, avec déjà 15 jours de retard. Au 100ème jour de la prestation de serment du président Kabila, l’Assemblée nationale ne dispose pas de bureau définitif.

Comme si cela ne suffisait pas, on ne peut encore nommer un Premier ministre qui doit provenir de la majorité. Pas de n’importe quelle majorité : une nouvelle majorité parlementaire consécutive à la nomination d’un Informateur le 8 mars et qui a clôturé officiellement sa mission le 28 mars 2012. Une nomination, l’on conviendra avec nous, qui sort de l’ordinaire quelles que soient les bonnes intentions visant à assainir l’environnement politique. Car, en fait, au regard des résultats publiés par la CENI, la nomination d’un Informateur ne s’imposait pas du tout. Mais puisqu’il s’agissait certainement d’une majorité virtuelle, le chef de l’Etat a trouvé sage de nommer un Informateur pour dissiper le brouillard.

Brouillard, c’est cette crise politique qui s’affirme chaque jour. En témoigne justement cette nomination de l’Informateur comme si l’on évitait à reconnaître le mal et la vraie crise. Et pourtant, un problème se pose au niveau de l’Assemblée nationale avec la décision d’un parti politique, l’UDPS, intimant ordre à ses députés, au risque d’être exclus du parti, de ne plus siéger au sein de la Chambre basse. Bien plus, l’UDPS a refusé de s’entretenir avec le ministre belge des Affaires étrangères en séjour à Kinshasa. Car, pour l’ UDPS, le vrai vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, est Etienne Tshisekedi. La communauté internationale est partagée sur ce point. Et pour dissiper les nuages afin qu’il n’y ait plus de brouillard, Didier Reynders a invité les Congolais au dialogue. Le séjour laborieux du ministre belge des Affaires étrangères s’est déroulé donc dans le brouillard avec un résultat mitigé pour autant qu’il n’a rien dit d’officiel sur l’attitude de la Belgique vis-à-vis de la RDC à la suite des élections du 28 novembre 2011.

Le sort de la CENI est maintenant incertain. Critiquée par la communauté nationale et internationale avec les rapports des misions d’observations, notamment le Centre Carter et l’Union européenne, la CENI vient d’être désavouée par toute la clase politique congolaise. Affirmation de l’Informateur Mwando Nsimba. Comment va-t-elle continuer sa mission dès lors que les vrais protagonistes lui ont retiré la confiance ? Va-t-elle demeurer, par défi, dans ce brouillard et préparer les prochaines échéances électorales ? Ce serait une véritable catastrophe. Le bon sens recommande que le bureau de la CENI démissionne.

Trahison

Celui qui est perdu dans cet épais brouillard n’est d’autre personne que le peuple congolais. Trahi par une classe politique inconstante ; ignoré par une communauté internationale plus intéressée par des intérêts économiques en cette période de  crise financière sans précédent, le peuple congolais vit dans le brouillard le plus épais. Difficile de scruter l’avenir avec espoir dès lors qu’il n’a plus de repères.

Et pourtant, il s’est comporté dignement le 28 novembre 2011 en accomplissant son devoir  citoyen en toute responsabilité. Hélas ! Il ne doutait pas qu’un immense brouillard allait couvrir le ciel congolais. Rendant ainsi tout décollage et tout envol hypothétique. Tel est le constat atypique des 100 premiers jours de la présente législature

Rapport d’observation sur les élections du 28 novembre dernier


C’est ce qui ressort des conclusions tirées par la Mission d’observation de l’Union européenne (MOE-UE) conduite au Congo-Kinshasa par l’eurodéputé bulgare Mariya Nedelcheva. La MOE-UE recommande la mise sur pied de la Cour constitutionnelle, la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) par l’inclusion de la "société civile". Le Conseil supérieur pour l’audiovisuel et la communication (CSAC) est accusé de partialité.

«La mission considère que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées lors du processus électoral sur ces scrutins remportés par le chef de l’Etat sortant Joseph Kabila et l’alliance de partis qui l’ont soutenu.» C’est le message essentiel contenu dans ce document de 71 pages. Intervenant trois mois après le double vote du 28 novembre, ce rapport procède d’un travail minutieux - sur les 64.000 bureaux de vote - mené par des parlementaires européennes jouissant d’un certain "détachement psychologique" par rapport au système ainsi qu’aux acteurs politiques congolais. Sans tirer des conclusions hâtives, ce document pourrait se révéler une gifle assénée à «Joseph Kabila» et ses affidés ainsi qu’à la «communauté internationale» représentée par la Mission de l’Onu dite de «stabilisation» au Congo. La Cour suprême de justice n’en sort guère grandie.

Dès mercredi 28 mars, le chef de la mission d’observation électorale de l’UE, Mariya Nedelcheva, avait annoncé la publication, jeudi 29, au Grand Hôtel Kinshasa, des conclusions et les recommandations du rapport final sur le déroulement de l’ensemble du processus sur les élections législatives et présidentielle du 28 novembre dernier au Congo démocratique. Ce même mercredi, l’eurodéputé a été reçu par le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, à qui elle a remis le plus officiellement du monde ce document. Elle s’est rendue par la suite à l’Assemblée nationale où elle a accompli la même démarche auprès de Timothée Kombo Nkisi, le président du Bureau provisoire de cette institution. A ses deux interlocuteurs, l’eurodéputé a insisté sur "l’indépendance et la neutralité" qui a caractérisé lle Parlement européen "tout au long du processus électoral".

Quels sont les «anomalies» relevées par les observateurs de l’UE ?

«Les résultats des élections présidentielle et législatives de fin 2011» au Congo-Kinshasa «ne sont pas crédibles». Les rédacteurs dudit rapport avancent à l’appui de cette thèse «de nombreuses irrégularités et fraudes» qui ont été relevées. Ils citent notamment «l’absence d’audit du fichier électoral, le manque de transparence lors du nettoyage de ce fichier, le vote sur simple présentation de la carte d’électeur de 3,2 millions d’électeurs». Ajoutant : «de multiples incidents de fraude et de bourrages d’urnes lors du vote le 28 novembre, ou encore une publication des résultats caractérisée par un profond manque de transparence».

Pour étayer les dysfonctionnements constatés, les observateurs européens ont passé au crible les résultats de la présidentielle dans la province du Katanga. La Région est considérée, à tort ou à raison, comme étant le fief du président sortant «Joseph Kabila». Celui-ci y a été crédité d’un score de près de 90% des suffrages. Les résultats de la province de Bandundu ont été également scrutés à la loupe. Lors de la présidentielle de 2006, «Kabila» avait obtenu 39,4%. En 2011, il a fait un véritable bond avec 73,4%. Pour la MOE-EU, il s’agit là «des progressions fulgurantes que l’analyse politique rationnelle a quelque mal à expliquer». De même, souligne le rapport, l’écart de 3,6 millions de voix creusé par «Kabila» face à Tshisekedi, dans ces deux provinces, est d’une ampleur telle que la lisibilité politique des résultats devient malaisée. Cette situation, note le rapport, «vient accroître le doute concernant la crédibilité du scrutin présidentiel».

Que proposent les observateurs de l’UE ?

Hormis quelques «recommandations», la mission des observateurs UE ne formule aucune exigence. Il n’entrait nullement dans sa compétence d’identifier le «Winner» et le «looser». Aussi, s’est-elle contenté de faire des «recommandations». Elle recommande en premier lieu «la restructuration de la Céni». Une restructuration qui passe par l’inclusion de la «société civile». Pour la MOE-UE, cette réforme pourrait apporter à cette Commission électorale la «transparence», l’«indépendance» et la «fiabilité». La mission recommande également «un audit du fichier électoral et la mise en place de la Cour constitutionnelle». Elle égratigne au passage la Cour suprême de justice dont «l’indépendance a souvent été mise en cause». Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) en prend également pour son grade. Cette institution d’appui à la démocratie n’a tout simplement «pas joué son rôle de régulateur avec impartialité». Elle s’est illustrée par «des mesures arbitraires et discriminatoires contre les médias d’opposition».

Concluant la présentation de ce rapport, l’eurodéputé bulgare Mariya Nedelcheva a estimé qu’«un travail important attend désormais les autorités congolaises et la société civile afin d’améliorer le déroulement des élections pour garantir la transparence et la fiabilité de la démocratie congolaise».

Notons que les élections provinciales initialement fixées au 25 mars de l’année en cours ont été reportées sine die. L’annonce a été faite par le ministre de la Communication et des médias et non par la Céni. Celle-ci a annoncé sa volonté d’effectuer «une prochaine évaluation du processus électoral actuellement suspendu, avant la publication d’un nouveau calendrier pour les élections provinciales, sénatoriales et locales».

Que faire ?

C’est le 2 août dernier que l’Union européenne a annoncé le déploiement d’une mission d’observation électorale au Congo démocratique pour couvrir les élections présidentielles et législatives organisées le 28 novembre 2011. Dirigée par l’eurodéputé Mariya Nedelcheva, la mission été envoyée dans le pays une dizaine de semaines avant les consultations politiques. «Cette décision s’inscrit dans la continuité du soutien politique de l’Union européenne envers ce processus démocratique et s’ajoute au soutien financier pour le cycle électoral qui s’élève à 47,5 millions d’euros» déclarait Catherine Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission.

Le 19 août, des Ong anglophones, soutenues par des députés européens – notamment Charles Tannock, Nirj Deva, Peter Stastny - ont organisé à Bruxelles un "dîner de prise de contact" à l’occasion du lancement d’une «campagne apolitique» dénommée «Free Fair DRC». Objectif : sensibiliser les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union européenne sur la nécessité pour la RD Congo d’organiser, en cette année 2011, des «élections libres et non partisanes». Les organisateurs de cette soirée soulignaient à cette occasion "que les consultations politiques de 2006 n’ont apporté aucun changement démocratique". L’Histoire se répète donc. Que faire? Un opposant politique joint jeudi soir au téléphone à Kinshasa de dire : «La réponse à votre question dépendra de la capacité d’indignation des Congolais face au fait accompli que certaines officines diplomatiques tentent de leur imposer. Les observateurs européens ont fait leur part de travail. Aux Congolais de faire la leur. Il leur incombe de se libérer de la frilosité ambiante pour conjurer la fatalité. Le peuple sénégalais viennent de nous montrer que ce sont les peuples qui font l’Histoire...».

Baudouin Amba Wetshi



A travers cette conclusion, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne impute la responsabilité de nombreuses irrégularités ayant émaillé les scrutins du 28 novembre dernier à la Commission dirigée par Daniel Ngoy Mulunda. Mme Mariya Nedelcheva, chef de la mission d’observation électorale de l’Union Européenne en RDC a présenté hier jeudi 29 mars 2012 le rapport final de cette Mission sur l’ensemble du processus électoral en RDC. La présentation de ce rapport a eu lieu au Grand Hôtel de Kinshasa (GHK) à Gombo, en présence des Ambassadeurs de l’Ue accrédités en RDC, des acteurs de la société civile et représentants des partis politiques. Ce document important comprend les critiques formulées par la Moeue sur les élections organisées par la CENI le 28 novembre dernier et une série de recommandations.
Ce rapport présenté hier par Mme Nedelcheva Mariya est, à notre avis, un document creux qui, selon elle constitue un rapport technique de haute qualité pour tirer les leçons des élections à venir. Dans une série de recommandations formulées, la chef de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne en RDC plaide pour la restructuration de la  Commission électorale nationale Indépendante (CENI) en intégrant la société civile et en tenant compte de la configuration politique actuelle au niveau de l’Assemblée Nationale et de la parité.

Mme Mariya Nedelcheva a invité les acteurs politiques et de la société civile à lire attentivement ce rapport pour leur mise en application.
En effet, le rapport présenté hier par cette dame a soulevé le mécontentement au sein de l’assistance du fait de ce document semble être différent du rapport préliminaire présent par la MOEUE, attestant que les scrutins du 28 novembre dernier ont été entachés de graves irrégularités. Quel revirement pour cette dame et son institution qui, au lieu de présenter un rapport fiable et documenté, formulent une série de recommandations qui seront difficiles à appliquer, étant donné que le pouvoir actuel fait sourd d’oreilles aux critiques émanant de l’extérieur et de l’intérieur. Outre la restructuration de l’Administration électorale en RDC, Mme Mariya Nedelcheva recommande également la mise en place rapide de la Cour Constitutionnelle. En vue de prochaines élections, la MOEUE invite les autorités du Congo Kinshasa à ratifier la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance qui consacre la tenue régulière des scrutins transparents, libres et justes. Mme Mariya Nedelcheva qui a recommandé la restructuration de la Ceni afin de garantir la représentation de la société civile et la parité qui, selon elle, contribuerait à la transparence et la fiabilité pour le bon déroulement de prochaines élections. Pour ce faire, la MOEUE recommande aussi l’audit du fichier électoral par une structure indépendante et l’abolition des listes des omis ainsi que l’affichage des résultats au niveau des bureaux de vote dès le jour du scrutin. Concernant les droits humains, la MOEUE a recommandé la mise en place d’une commission d’enquête pour déterminer les responsabilités.

« En vue de prochaines élections, un travail important attend désormais les autorités congolaises et la société civile afin d’améliorer le déroulement des élections pour garantir la transparence et la fiabilité de la démocratie congolaise », dit-elle. « Seuls le dialogue et le consensus entre les différents acteurs du processus électoral permettront de faire avancer la démocratie en RDC, je souhaite que les recommandations de ce rapport puissent contribuer à la construction et au renforcement de la démocratie pour assurer la stabilité du pays, de la région et le respect des droits fondamentaux des citoyens congolais “, a-t-elle ajouté.
Aujourd’hui, la chef de la Mission d’observation électorale de L’UE en RDC distribue le matériel utilisé par les observateurs de la MOEUE à des organisations locales actives dans le processus démocratique.


GODE KALONJI MUKENDI