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SACREBOPOL

mercredi 12 février 2014

RD Congo – Amnistie : La honte du monde







RD Congo – Amnistie : La honte du monde

Au moment où le monde s’apprête à célébrer les 20 ans des massacres et du génocide au Rwanda, et que des suspects des crimes graves (génocidaires rwandais, cadres nazis) continuent d’être recherchés et traduits en justice, les autorités de Kinshasa ont fait le choix d’adopter une loi d’amnistie qui devrait se traduire par la totale impunité au profit des combattants du M23, responsables de massacres et de viols dans l’Est de la république Démocratique du Congo. En effet, à l’exception d’un petit groupe d’une centaine d’individus, les 1600 membres du M23, signalés en Ouganda, et des centaines d’autres ayant fui au Rwanda, selon les autorités des deux pays, devraient revenir sereinement au Congo et « parader » au milieu des populations qu’ils ont martyrisées 19 mois durant. 
L’adoption de la loi par les autorités de Kinshasa était toutefois assez prévisible. Elles se conformaient aux « ordres » du Président Kabila qui, à son tour, se conformait aux injonctions du Président ougandais Yoweri Museveni, à la fois médiateur international et parrain du M23. Les autorités de Kinshasa auront ainsi simplement traduit dans les textes les injonctions du président ougandais par Kabila interposé. Rien d’étonnant dans ce vote compte tenu de l’influence que les Présidents Museveni et Kagamé exercent sur Joseph Kabila. Le refus des parlementaires congolais aurait été vécu comme un insupportable affront à Kampala et à Kigali. Mais ce qui pose véritablement problème, c’est l’enthousiasme avec lequel cette loi (d’impunité) a été approuvée par la communauté internationale.
Le blanc-seing des grandes démocraties
Ainsi, dès le lendemain de l’adoption du projet de loi par l’assemblée nationale, les envoyés spéciaux de la communauté internationale se sont empressés de publier un communiqué conjoint dans lequel ils saluaient une « loi historique » qui va « dans la bonne direction » et qui apportera « une paix durable dans l’Est du Congo ». Le document qui, sous d’autres cieux, aurait pu passer pour un canular, a été signé par cinq personnalités tout à fait respectables[1].
Mary Robinson, envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Région des Grands Lacs ; Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC ; Boubacar Diarra, Représentant spécial de l’Union Africaine pour les Grands Lacs ; Russell Feingold, Envoyé spécial de Barack Obama pour les Grands Lacs et la RDC ; et Koen Vervaeke, Coordonnateur principal de l’Union européenne pour la Région des Grands Lacs.
Ce n’est pourtant pas la première fois que des personnalités de renommée internationale s’engagent sur des textes qui consacrent l’impunité au Congo. Les accords du 23 mars 2009[2], dont se prévaut le M23, avaient été parrainés par deux anciens présidents africains : le Nigérian Olusegun Obasanjo et le Tanzanien Benjamin Mkapa. Mais lorsque les combattants rwando-ougandais ont déclenché la guerre en avril 2012, les deux parrains des accords ont tout simplement choisi d’être discrets.
Ce qui, naturellement, donne à penser que lorsque le M23, dont on sait qu’il se réorganise[3] au Rwanda et en Ouganda redeviendra un problème au Congo, les cinq personnalités ne seront pas là pour assumer les conséquences de la loi d’amnistie. Ce sont, à nouveau, les populations congolaises qui feront les frais de la culture d’impunité consacrée par le texte que la communauté internationale s’est empressé d’acclamer en passant sous silence le sort des millions de victimes.
De la Shoah au Congo en passant par le Rwanda : deux poids deux mesures
En tout cas, cette même communauté internationale, pourtant intraitable vis-à-vis des génocidaires rwandais traqués[4] dans tous les pays sans relâche, et même des criminels nazis qu’on continue d’interpeller soixante-dix ans après la Shoah[5], vient de cautionner une loi qui assure la totale impunité aux individus impliqués dans la mort de plus de six millions de Congolais.
Impunité totale parce que cette loi d’amnistie se traduit par trois catégories des membres du M23, tous devant échapper à la justice. La première catégorie est celle des personnes qu’on estime ne pas être impliquées dans les « crimes graves ». Ces personnes, la majorité, vont revenir au Congo et, certainement, intégrer les institutions (armée, administration). La deuxième catégorie est celle des membres du M23 se trouvant en prison. Ils vont être libérés puisque les engagements de Nairobi prévoient la libération des membres du M23 (engagement n° 3).
La troisième catégorie est celle des personnes figurant sur différentes listes, de sanction notamment. On n’imagine pas ces personnes revenir au Congo. Elles vivent libres au Rwanda et en Ouganda et devraient y rester… libres. Kagamé et Museveni ont déjà prévenu qu’ils n’extraderont pas[6] ces personnes tandis que Joseph Kabila n’a jamais montré aux Congolais qu’il tient à l’extradition de ces individus. Une question de rapport des forces face à ses parrains et homologues (Museveni et Kagamé)
Résultat du calcul, tous les membres du M23 sont partis pour rester libres comme l’air malgré les atrocités qu’ils ont fait subir aux femmes et aux enfants dans l’Est du Congo (massacres[7], viols[8], pillages[9], assassinats[10]). Et ils doivent leur totale liberté à une loi votée par le parlement congolais et approuvée par la communauté internationale.
Une véritable honte qui pourrait rapidement se retourner contre tous ceux qui l’ont cautionnée.
Boniface MUSAVULI

parMUSAVULI










mardi 11 février 2014

Les Charges contre Bosco Ntaganda a la CPI

Les Charges contre 

Bosco Ntaganda a la CPI






L'homme que "Joseph Kabila" protégeait était en 

fait citoyen rwandais.

Mais pour la défense, la thèse d’un conflit ethnique ne tient pas. Me Desalliers en veut pour preuve le fait que le suspect n’est pas Hema, qu’il n’est pas originaire de l’Ituri mais qu’il est ¨( certes? ) né au Rwanda qu’il a grandi au Kivu et qu’il est tutsi.

Écoutez ici:







CPI : première audience de confirmation des charges dans l’affaire Bosco Ntaganda


http://radiookapi.net/actualite/2014/02/10/cpi-premiere-audience-de-confirmation-des-charges-dans-laffaire-bosco-ntaganda/


Bosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation
des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPI
La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert ce lundi 10 février les audiences de confirmation des charges dans l’affaire Bosco Ntaganda. Pendant ces audiences, qui doivent durer une semaine, la procureure Fatou Bensouda doit prouver aux juges qu’elle détient un dossier suffisamment solide pour que l’ex-chef rebelle soit renvoyé en procès. Bosco Ntaganda est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri par les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), milice accusée de plusieurs crimes et dont il était alors le chef militaire.

Invité à décliner son identité et sa profession,  Bosco Ntaganda a rappelé, dès l’ouverture de l’audience, que depuis son transfèrement à la prison de la CPI le 22 mars dernier, il n’était plus un militaire.
Pour la procureure Bensouda, il est un « commandant notoire », qui avec d’autres, a conduit une campagne de terreur visant des civils et des enfants. L’accusation assure que cette campagne de terreur visait à contrôler l’Ituri et purifier la région de tous ceux qui n’étaient pas d’ethnie Hema.
A la Cour, Fatou Bensouda a décrit les meurtres, les viols, les pillages commis sous les ordres de Bosco Ntaganda. Selon la magistrate, l’ex-chef milicien ne se serait pas contenter d’ordonner ses crimes mais y auraient participé.
Mais pour la défense, la thèse d’un conflit ethnique ne tient pas. Me Desalliers en veut pour preuve le fait que le suspect n’est pas Hema, qu’il n’est pas originaire de l’Ituri mais qu’il est certes né au Rwanda qu’il a grandi au Kivu et qu’il est tutsi.
Extrait de l’audience en vidéo avec l’intervention de Me Desalliers:






Kamerhe: « Nous demandons au président Kabila de terminer calmement son mandat le 19 décembre 2016 à minuit »






Le leader de l’Union pour la nationale congolaise (Unc) Vital Kamerhe a demandé jeudi 31 octobre 2013 au président de la RD Congo Joseph Kabila à « terminer calmement son deuxième mandat ».

Le président de l'UNC - Vital Kamerhe
Le président de l’UNC – Vital Kamerhe
« Nous demandons au président Kabila de terminer calmement son deuxième mandat le 19 décembre 2016 à minuit, et que nous organisions les élections 90 jours avant, pour qu’il y ait alternance au pouvoir », a-t-il déclaré à RFI.
Il a rejeté une participation de son parti au gouvernement de « cohésion nationale » annoncé par le chef de l’Etat. « Pour nous, il n’est pas question de faire partie d’un quelconque gouvernement de quelque nature que ce soit », a-t-il affirmé.
Devant  l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès le 23 octobre 2013 au Palais du peuple, Joseph Kabila a déclaré qu’un « Gouvernement de cohésion nationale sera bientôt mis en place ».
« Il comprendra aussi bien des représentants de la Majorité que ceux de l’Opposition et de la société civile et aura pour missions prioritaires le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections, et l’amélioration des conditions sociales des populations », a-t-il précisé.
« Contradiction »
« C’est une contradiction parce que Kabila a dit qu’il avait gagné les élections en 2011. Nous, on a dit qu’il n’avait pas gagné ces élections chaotiques. Mais, nous n’allons pas refaire l’histoire. Aujourd’hui, il ne sera pas question pour nous, la Coalition pour le vrai dialogue (CVD) et mon parti l’UNC, de faire partie d’un quelconque gouvernement de quelque nature que ce soit », a déclaré Vital Kamerhe.
Pour justifier son refus, il a dit qu’il voulait « éviter de donner la voie royale au président Kabila de jouer aux prolongations », affirmant avoir «senti » dans le discours du président Joseph Kabila « cette subtilité de dire : on va instaurer une transition ».
« Et on est en 2021 pour organiser les élections qui auraient pu l’être en 2016. Et Kabila va renaître de nouveau et dira : au nom de quoi je ne peux plus me représenter, nous remettons le compteur à zéro », a expliqué le président de l’UNC.
« Le Sénat congolais n’a plus de légitimité ni de légalité. Le président Kabila pourra dire : nous avons déjà un antécédent, pourquoi moi je ne resterai pas ? Et ça, nous disons non. Le 19 décembre 2016 à minuit, le mandat du président Kabila prend fin », a soutenu Kamerhe, évoquant « la prolongation du Sénat favorisée par Joseph Kabila ».
En rapport avec les propos de son successeur au perchoir de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, qui a dit récemment que le mandat du président Joseph Kabila  prendra « fin en 2016 », il a relevé que « c’est quelque chose que le président de la République n’a pas osé dire dans son discours ».
« Nous aurions voulu qu’à l’occasion de son discours devant le Congrès, qu’il puisse le dire à haute et intelligible voix. Ce faisant, on ne va pas lui prêter des intentions », a fait remarquer Vital Kamerhe.
« Pour nous, il n’est plus question de faire la chasse à la sorcière. Il pourra circuler dans le pays, comme le font d’autres anciens présidents africains. S’il veut être rassuré, nous pouvons imaginer une loi portant statut d’anciens présidents de la République », a-t-il indiqué.
Félicitations aux FARDC
Vital Kamerhe a aussi salué les prouesses des Forces armées congolaises (FARDC). « Nos forces armées ont démontré que, quand elles sont prises en charge correctement, elles sont capables de victoires », a-t-il souligné.
Il a cependant déploré « la faiblesse du leadership à la tête de l’Etat », notant que « le dernier discours du président de la République devant le Congrès est un aveu d’échec ».
« Il a reconnu qu’il faut combattre la corruption, qu’il faut mettre en place l’armée, la justice et dédoubler les institutions. Là, j’ai entendu le discours d’un président de la République qui venait d’être élu pour la première fois, et qui prononçait son discours d’investiture. Alors qu’il est là depuis douze ans », a-t-il constaté.
« De la poudre aux yeux »
Interrogé sur les pourparlers en cours dans la capitale ougandaise entre le gouvernement de la RDC et la rébellion du M23, Vital Kamarhe a estimé que  « les négociations de Kampala choquent le peuple congolais ».
« Nous avons notre manière de voir les choses et je suis d’accord avec l’envoyé américain sur le fait que la solution militaire à elle seule ne suffit pas. Mais, demander encore au gouvernement d’aller s’assoir dans une sorte de rencontre bilatérale avec le M23, ce serait un non sens et aucun Congolais l’acceptera », a-t-il observé.
A propos de la mesure collective de grâce annoncée par le président Joseph Kabila devant le Congrès, Vital Kamerhe pense que « c’est de la poudre aux yeux ».
« On devrait voir les Diomi Ndongala, Edy Kapend, Chalupa…, tout ce monde là sortir. Un chef ne doit pas rester en permanence en colère. Il faut savoir pardonner et sans nous diaboliser, comme cela est devenu une coutume dans notre pays », a-t-il recommandé.
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Kamerhe: un opposant stratège


Lisimo 11-02-2014 10:44
Panique sans nom dans la kabilie!!! BOKOMELA MPEMA!!! Un 3è mandat de 'kabila' plus difficile que faire passer sa tete dans le trou d'une aiguille!!! CA NE PASSE PAS ET CA NE CASSE PAS!!! Nani akotya libaya? je ne vois personne du PPRD & alliés qui pourra faire le poids contre VK...voila pourquoi il lui en veulent. Kalombo francis: "a life failure" diront les anglophones (un echec de la vie) malgré les classes qu'il a fait...


Kamerhe: un opposant stratège






















Les exégètes de Vital Kamerhe sont très bien servis ces derniers jours. Il ne se passe plus un jour sans que les médias ne leurs fournissent matière à décryptage sur le mode opératoire kamerhiste.
En fait, Kamerhe accapare l’actualité, depuis des semaines, pour le bien de ceux qui trouvent en lui le cheval de l’alternance en 2016. Que des attaques médiatiques dirigées contre sa personne qui se sont cristallisées avec le rebondissement d’une persécution judicaire sous le couvert d’un procès pour “imputations dommageables” à l’initiative de Wivine Moleka. La page n’est pas encore tournée que l’avion de Kamerhe en route pour Goma a été interdit de décoller de l’aérodrome de Ndolo et le voyage annulé.
Scénario analogue à l’aéroport de N’djili, 48 heures plus tard, dans la matinée dominicale du 9 février. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’un aéronef affrêté comme à Ndolo mais d’un régulier de la compagnie CAA à bord duquel Kamerhe allait embarquer avec une délégation d’une quarantaine de personnes pour la même destination. A huit heures, l’embarquement était terminé. Le pilote n’attendait plus que son passager VIP prenne place en business. C’est alors que des bruits ont traversé le fuselage pour pousser les passagers à regarder par les hublots. A l’extérieur, Kamerhe était bloqué au pied de l’avion par une escouade des agents de la DGM -Direction générale de migration- déterminés à l’empêcher d’emprunter la passerelle. ça faisait trop pour le même Kamerhe déjà donné, en début de la semaine dernière, pour condamné à trois ans de prison ferme avec arrestation immédiate.
Trop pour entendre ses détracteurs l’accuser de chercher à faire le “one man show” en rivalité avec Etienne Tshisekedi wa Mulumba lorsque des mauvaises langues n’ont pas carrément fait allusion à une mise en scène convenue avec le pouvoir. Ni l’un, ni l’autre pour quiconque observe d’un oeil averti. Ce sont plutôt des manifestations d’un régime apeuré par la perspective sans issue de 2016 et ne faites surtout pas le reproche à celui qui en constitue la cible -donc la victime- de savoir en tirer parti. Des manifestations qui se muent en maledresses répétées de la part d’un pouvoir en panne de schéma à la suite du cuisant échec des Concertations nationales convoquées pour opérer une prolongation dérobée. D’où l’irritation chez les tenants du pouvoir à chaque fois qu’ils sentent chez un challenger une intuition pour 2016. En réponse à ces incertitudes, la stratégie de couper toutes les têtes susceptibles de troubler le plan post-concertations encore en laboratoire.  Quand Kamerhe projette d’aller haranguer foule à Goma, il ne recherche pas l’effet d’annonce d’autant qu’il sait que c’est là-bas qu’il fera le plus mal. 
Néanmoins, il ne s’attend pas à ce que le pouvoir lui facilite la tâche. En fin stratège, il anticipe. Nuit et jour, il travaille avec ses hommes -une équipe des gens rodés- sur les différentes hypothèses.
Chaque détail est étudié soigneusement. Comme à la dernière occasion quand Richard Muyej a sollicité de Kamerhe de post-poser son voyage pour Goma dans l’attente d’une concertation projetée 48 heures plus tard. Le oui de VK n’a pas attendu mais à condition que le ministre de l’Intérieur publie, dans l’entre-temps, un communiqué officiel dans lequel il assume le report. Jusque samedi 8 février tard dans la soirée, Muyej n’avait toujours pas donné de suite à cette demande pourtant légitime. Kamerhe a pris acte de sa mauvaise foi et lendemain, il s’est présenté à N’Djili. Il a été empêché de voyager mais il n’a rien perdu. En tout cas, les gens à Goma savent qu’il a été empêché. Ils continueront à l’attendre. S’ils ne communient pas avec eux d’ici là, ça servira à quelque chose en 2016.
A contrario, s’en remettre à la proposition de Muyej aurait causé d’énormes dégâts politiques dans le Nord- Kivu où l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala charrie encore une importante charge émotive pour que le pouvoir concède à Kamerhe d’en parler dans un meeting populaire. Sûrement que les mêmes qui ont pensé à la proposition allait retourner la situation contre Kamerhe. Donc, stratégie contre stratégie pourvu de savoir faire la course de fond jusqu’en 2016. A l’avantage des hommes en place, la possibilité qu’ils ont d’utiliser les moyens de l’Etat contre les adversaires.
Pour le reste, Kamerhe en connaît le secret pour continuer à donner des sueurs froides à Joseph Kabila. Il a déjà surpris ses railleurs -notamment Francis Kalombo- qui se gaussaient qu’ils n’avaient plus le moindre sou avec sa caravane de paix à l’Est à la tête d’une délégation de plus de 60 personnes, à considérer les équipes d’avance déjà présentes à Goma et Bukavu. Faites le compte pour une prise en charge de cette importance,  -et pour un séjour d’une dizaine des jours -billets d’avion, hôtels, restauration, commodités et déplacements motorisés de la délégation d’une localité à une autre compris.

A la demande des Etats-Unis : Bientôt un tribunal spécial pour la RDC !


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A la demande des Etats-Unis : Bientôt un tribunal spécial pour la RDC !






L’ambassadeur des Etats-Unis en charge de la politique américaine contre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité plaide pour la mise en place d’un tribunal mixte et spécialisé pour la RDC pour juger les auteurs des crimes graves commis particulièrement dans l’Est de la RDC.
Il l’a déclaré vendredi 7 février à Goma. Le diplomate américain était en tournée de travail dans la région des Grands Lacs.
Il explique comment il a eu à travailler pour une cour similaire en Afrique : « J’étais autrefois le Procureur du tribunal spécial pour la Sierra Leone. C’était une cour mixte. Je suis américain et mon adjoint était de la Sierra Leone. Il y avait des juges internationaux et nationaux. Nous avons obtenu un acte d’accusation contre le président du pays voisin, Charles Taylor. Il était en fuite et établi en exil au Nigeria. Le Nigeria a eu l’obligation d’envoyer Taylor à la cour de Sierra Leone. Nous étions dans une cour spécialisée et mixte avec des juges internationaux. Nous avons obtenu l’arrestation et le transfert de Charles Taylor”
Le diplomate américain indique qu’après la guerre contre le M23 et les autres groupes armés qui ont commis des crimes dans l’Est de la RDC, la création d’une cour de justice est nécessaire pour assurer une justice indépendante et pour appuyer les efforts d’extradition des criminels réfugiés dans les pays voisins.
Il estime qu’il faut chercher les moyens pour mettre sur pied un système judiciaire efficace qui permette d’obtenir l’extradition et le jugement des présumés criminels.
Par ailleurs. Stephen Rapp estime que si ce tribunal est créé, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi ne devraient pas en faire partie.
L’Est de la RDC est déchiré par des conflits armés depuis de nombreuses années. Des milices et rébellions insécurisent les populations civiles. L’armée congolaise, appuyée par les forces de la mission de l’ONU en RDC, a réussi à défaire les rebelles du M23 au Nord-Kivu en novembre dernier. Leurs actions communes s’orientent depuis vers d’autres groupes armés nationaux et étrangers.
L’idée de la mise en place d’un tribunal spécialisé pour juger les criminels de guerre en RDC a été défendue en août dernier par cinquante-deux personnalités féminines qui ont signé une déclaration sur les viols comme arme de guerre et l’instauration d’un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo.
Parmi les signataires de cette déclaration, il y avait notamment les ex-ministres françaises Rama Yade et Roselyne Bachelot ainsi qu’Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne détenue en otage pendant plusieurs années par les rebelles des FARC.