Jean-jacques Mbungani's post.
L'ancien SG avait juste MENTI à Kabila (le Yesman) que Le Président BEMBA était d'accord pour la participation du MLC au gouvernement kabiliste...
Actualités politique, musicale, sportive et bien d'autres encore de la République démocratique du Congo en particulier et de l'Afrique/Moyen-Orient en général
dimanche 14 décembre 2014
Lettre ouverte à Adolphe Muzito, ancien Premier ministre
Monsieur,
J’ai suivi, avec une très profonde indignation, votre intervention sur l’évaluation de l’économie congolaise, 54 ans après son Indépendance, à Béatrice Hôtel, ce samedi 29 novembre 2014 à Kinshasa. Cet événement s’est tenu, dans le cadre du jubilé d’or, concernant les 50 ans d’existence du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) votre parti politique, devenu un allié principal de la Majorité Présidentielle. Ce qui est pourtant légitime pour vous, ainsi que pour tous les autres membres de votre parti. Seul regret, le nom sacré de Lumumba est mêlé dans des combines maffieuses et malsaines, avec des partis politiques d’oppression, dont la vision et l’idéologie n’ont rien de commun, avec le passé glorieux de Patrice Emery Lumumba, notre héros national. Il s’agit là, d’une escroquerie politique monumentale à l’endroit des vrais Lumumbistes.
Loin de moi l’idée de m’attaquer à votre alliance contre nature, bien qu’à mon sens, celle-ci ait largement contribué à pulvériser le socle, le fondement, la dignité et l’espoir de votre parti, PALU en sigle, dont le Chef Antoine Gizenga était considéré au sommet de sa gloire, comme un mythe, craint presque de tout le monde, est redevenu depuis son alliance avec Joseph Kabila, l’ombre de lui-même. Un oublié de l’histoire contemporaine du Congo.
Enfin, j’ai tenu, pour l’essentiel, de vous faire remarquer que votre discours sur l’évaluation de l’économie congolaise contient des contre-vérités flagrantes, qui ne vous honorent point. Vous qui vous dites économiste, homme de terrain, et disposant d’une expérience suffisante en économie, et dans la gestion des finances publiques. Vous ayant entendu, je constate malheureusement que vous avez préféré vous mettre au service du mensonge plutôt que de vous taire.
Ceci explique qu’on est tous surpris par votre déclaration mensongère, expliquant que, « sous Joseph Kabila, le PIB (produit intérieur brut) est passé de 4 milliards de dollars à 40 milliards sur 15 ans ». « Le Raïs a donc multiplié la richesse du pays par dix. » Ce qui revient à dire que si le Congolais moyen qui devait vivre avec 1 dollar par jour, aujourd’hui, on pourrait donc estimer qu’il dispose de 10 dollars ? Ce qui est totalement faux et aberrant. Une simple affirmation donc, utile simplement pour amuser la galerie.
En réalité, comme on le sait, sous le règne de Joseph Kabila, la RDC est descendue au bas de l’échelle et est considérée parmi les pays les plus pauvres au monde. Et, selon le rapport 2014 publié par l’organisation non gouvernementale « Transparency International », le Congo démocratique du duo Kabila-Matata n’a pas fait un grand pas en avant sur le chemin de la lutte contre la corruption. Le pays occupe la même place qu’en 2013 dans le peloton de queue des Etats les plus corrompus du monde.
Et ce, malgré les immenses potentialités du sol et sous-sol, dont dispose le pays, le Congo peine à recouvrer son équilibre alimentaire. N’est-il pas évident que les familles congolaises, pour la grande majorité mangent par un système, dit de « délestage » ?
S’il est vrai que le Congo connaît une croissance réelle et absolue, sous le régime de Joseph Kabila, pourriez-vous en toute honnêteté m’avancer combien touche un fonctionnaire de l’Etat, y compris les enseignants ? Dans la même perspective, pourquoi les magistrats congolais sont-ils en grève illimitée ? Par ailleurs, combien d’écoles le gouvernement congolais a-t-il pu construire à travers le pays en dix ans ? De même, pourquoi le niveau de l’enseignement congolais, au lieu l d’aller dans le sens du progrès, marche-il à reculons ? Pour quelle raison majeure, le diplôme d’Etat congolais est-il rabaissé au niveau de 4 ans du secondaire, par le Service des Equivalences, en Belgique ?
Et que dire des diplomates, qui sont restés impayés pendant plusieurs années, et dont certains sont devenus des clochards, sans domicile fixe, et d’autres qui sont morts dans le froid sur des bancs publics, en Europe ? Enfin, que dire des Agents et cadres d’Air-Congo (ex Air-Zaïre), également restés impayés et dont certains sont devenus des fous, par le poids d’anxiété ?
Ensuite le Congo dispose-t-il d’un Bureau national de la main d’œuvre pour contrôler les mouvements des travailleurs en activité, et ceux livrés au chômage technique ? Connaissez-vous du moins, le salaire d’un général de l’armée ou de la police ? Connaissez-vous également la solde d’un soldat ou d’un policier congolais ? Par contre, connaissez-vous, du moins, le salaire et le train de vie que mène, un simple soldat rwandais, tanzanien, ougandais ou zimbabwéen, affecté à la Présidence de la République, pour assurer la garde rapprochée de Joseph Kabila ?
De qui se moque-t-on alors ?
Enfin, combien d’hôpitaux ou de centres de santé que le gouvernement a-t-il pu construire ou réhabiliter en dix ans ? Combien de routes de dessertes agricoles votre gouvernement a-t-il pu réhabiliter expressément dans votre Bandundu natal ? Et combien d’écoles votre gouvernement a-t-il construit ou réhabilité au Bandundu ? Quelle est finalement la politique sociale que votre Gouvernement a-t-il mis en place au bénéfice des Congolais ?
Toutes ces questions posées exigent des moyens financiers importants et des ressources humaines disponibles pour monter un vaste programme de développement du pays basé prioritairement sur l’économie des besoins et qui devra entraîner l’émergence autocentré de l’économie nationale ?
Dommage que l’on perçoive dans votre discours, irrationnel et peu pragmatique, que le Congo, notre pays, va dans une autre direction. Celle de la défense des intérêts partisans, c’est-à-dire, ne faisant le bonheur que des prédateurs et à une poignée de « collabos » dont vous-même, Adolphe Muzito qui êtes la véritable incarnation du mal.
In fine, comment avez-vous pu accumuler des richesses si colossales, avec votre modique salaire de fonctionnaire de l’Etat, durant votre piètre et triste mandat de deux ans, comme Premier ministre, en remplacement de votre oncle Antoine Gizenga, fatigué par le poids de l’âge et de trahisons ? Reconnaissez-vous du moins, avoir engagé à la Primature, plus de 600 agents, issus presque tous, de votre tribu et dont certains parmi eux, n’étaient que de simples figurants et donc, sans aucune profondeur pour un fonctionnement raisonnable ?
Si Joseph Kabila a, selon vous, multiplié le PIB par dix en quinze ans, au lieu de 13 ans d’exercice reconnu, pourriez-vous m’indiquer, à l’usage de l’opinion, le tableau récapitulatif reprenant les statistiques de la production de nos produits agricoles, leur consommation intérieure, et la quantité exportée en dix ans ? Etes-vous apte à me reproduire le prix de revenu de chaque produit et quelle en est l’incidence sur le pouvoir d’achat des Congolais ? Pourriez-vous également, me fournir, pour l’opinion, les mêmes explications, en ce qui concerne les activités minières et celles de l’or noir ?
A ma connaissance, je puis affirmer, sans crainte d’être démenti, que la République démocratique du Congo n’a rien produit dans le temps, sauf le pillage sauvage et scandaleux, du bois du Mayombe dans le Bas-Congo, de l’Equateur et dans la Province Orientale, - des minerais du Katanga ainsi que des matières précieuses, diamant dans le « Grand Kasaï », le Coltan, l’or et le pétrole dans la partie Est et Ouest du Congo, que l’Etat congolais a cédé, sans l’aval, ni le contrôle du Parlement, à des prédateurs venus de tout bord, pour le compte de Joseph Kabila, qui, à lui seul, est parvenu à réaliser un placement de 15 milliards de dollars américains dans des paradis fiscaux, à l’étranger, argent qui appartient pourtant au contribuable congolais, qui broie du noir au quotidien !
Monsieur,
Je ne pourrais terminer cette lettre ouverte, sans vous rappeler, cher Adolphe, que vous avez été fort habile pour multiplier vos propres richesses par dix, lors de votre défaillante prestation en tant que Premier ministre dans l’Exécutif précédent, et celui actuellement en exercice. La suite est connue, vous êtes devenu, en si peu de temps, l’un des riches parmi les riches au Congo Kinshasa, grâce à votre allégeance à Joseph Kabila qui ferme les yeux, face à l’opulence insolente de vos avoirs, obtenus par miracle, de la corruption institutionnalisée.
Par conséquent, je considère votre déclaration sur l’évaluation de l’économie congolaise, 54 ans après son indépendance, comme un clin d’œil enchanteur, lancé à Joseph Kabila pour qu’il vous soit clément en tant que chômeur, et que ce dernier vous trouve rapidement un job au sein de son entourage, où trônent déjà, des thuriféraires comme Gaspard Mugaruka Bin-Mubibi, Lambert Mende Omalanga, et Tryphon Kin- Kiey Mulumba, en vue de faire face, aux nombreuses critiques formulées savamment par des patriotes congolais en éveil, contre Joseph Kabila et son système politique anachronique, et qui mettent en déroute sans coup férir, les kleptomanes qui nous gouvernent, et qui se transforment pour les besoins de la cause, en prédicateurs illuminés d’une croissance abstraite, et pourtant fondamentalement nulle, et intolérable !
Bamba di Lelo
Docteur en Sciences politiques de l’UCL
Analyste des Questions politiques du Congo
jbadil@hotmail.be
J’ai suivi, avec une très profonde indignation, votre intervention sur l’évaluation de l’économie congolaise, 54 ans après son Indépendance, à Béatrice Hôtel, ce samedi 29 novembre 2014 à Kinshasa. Cet événement s’est tenu, dans le cadre du jubilé d’or, concernant les 50 ans d’existence du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) votre parti politique, devenu un allié principal de la Majorité Présidentielle. Ce qui est pourtant légitime pour vous, ainsi que pour tous les autres membres de votre parti. Seul regret, le nom sacré de Lumumba est mêlé dans des combines maffieuses et malsaines, avec des partis politiques d’oppression, dont la vision et l’idéologie n’ont rien de commun, avec le passé glorieux de Patrice Emery Lumumba, notre héros national. Il s’agit là, d’une escroquerie politique monumentale à l’endroit des vrais Lumumbistes.
Loin de moi l’idée de m’attaquer à votre alliance contre nature, bien qu’à mon sens, celle-ci ait largement contribué à pulvériser le socle, le fondement, la dignité et l’espoir de votre parti, PALU en sigle, dont le Chef Antoine Gizenga était considéré au sommet de sa gloire, comme un mythe, craint presque de tout le monde, est redevenu depuis son alliance avec Joseph Kabila, l’ombre de lui-même. Un oublié de l’histoire contemporaine du Congo.
Enfin, j’ai tenu, pour l’essentiel, de vous faire remarquer que votre discours sur l’évaluation de l’économie congolaise contient des contre-vérités flagrantes, qui ne vous honorent point. Vous qui vous dites économiste, homme de terrain, et disposant d’une expérience suffisante en économie, et dans la gestion des finances publiques. Vous ayant entendu, je constate malheureusement que vous avez préféré vous mettre au service du mensonge plutôt que de vous taire.
Ceci explique qu’on est tous surpris par votre déclaration mensongère, expliquant que, « sous Joseph Kabila, le PIB (produit intérieur brut) est passé de 4 milliards de dollars à 40 milliards sur 15 ans ». « Le Raïs a donc multiplié la richesse du pays par dix. » Ce qui revient à dire que si le Congolais moyen qui devait vivre avec 1 dollar par jour, aujourd’hui, on pourrait donc estimer qu’il dispose de 10 dollars ? Ce qui est totalement faux et aberrant. Une simple affirmation donc, utile simplement pour amuser la galerie.
En réalité, comme on le sait, sous le règne de Joseph Kabila, la RDC est descendue au bas de l’échelle et est considérée parmi les pays les plus pauvres au monde. Et, selon le rapport 2014 publié par l’organisation non gouvernementale « Transparency International », le Congo démocratique du duo Kabila-Matata n’a pas fait un grand pas en avant sur le chemin de la lutte contre la corruption. Le pays occupe la même place qu’en 2013 dans le peloton de queue des Etats les plus corrompus du monde.
Et ce, malgré les immenses potentialités du sol et sous-sol, dont dispose le pays, le Congo peine à recouvrer son équilibre alimentaire. N’est-il pas évident que les familles congolaises, pour la grande majorité mangent par un système, dit de « délestage » ?
S’il est vrai que le Congo connaît une croissance réelle et absolue, sous le régime de Joseph Kabila, pourriez-vous en toute honnêteté m’avancer combien touche un fonctionnaire de l’Etat, y compris les enseignants ? Dans la même perspective, pourquoi les magistrats congolais sont-ils en grève illimitée ? Par ailleurs, combien d’écoles le gouvernement congolais a-t-il pu construire à travers le pays en dix ans ? De même, pourquoi le niveau de l’enseignement congolais, au lieu l d’aller dans le sens du progrès, marche-il à reculons ? Pour quelle raison majeure, le diplôme d’Etat congolais est-il rabaissé au niveau de 4 ans du secondaire, par le Service des Equivalences, en Belgique ?
Et que dire des diplomates, qui sont restés impayés pendant plusieurs années, et dont certains sont devenus des clochards, sans domicile fixe, et d’autres qui sont morts dans le froid sur des bancs publics, en Europe ? Enfin, que dire des Agents et cadres d’Air-Congo (ex Air-Zaïre), également restés impayés et dont certains sont devenus des fous, par le poids d’anxiété ?
Ensuite le Congo dispose-t-il d’un Bureau national de la main d’œuvre pour contrôler les mouvements des travailleurs en activité, et ceux livrés au chômage technique ? Connaissez-vous du moins, le salaire d’un général de l’armée ou de la police ? Connaissez-vous également la solde d’un soldat ou d’un policier congolais ? Par contre, connaissez-vous, du moins, le salaire et le train de vie que mène, un simple soldat rwandais, tanzanien, ougandais ou zimbabwéen, affecté à la Présidence de la République, pour assurer la garde rapprochée de Joseph Kabila ?
De qui se moque-t-on alors ?
Enfin, combien d’hôpitaux ou de centres de santé que le gouvernement a-t-il pu construire ou réhabiliter en dix ans ? Combien de routes de dessertes agricoles votre gouvernement a-t-il pu réhabiliter expressément dans votre Bandundu natal ? Et combien d’écoles votre gouvernement a-t-il construit ou réhabilité au Bandundu ? Quelle est finalement la politique sociale que votre Gouvernement a-t-il mis en place au bénéfice des Congolais ?
Toutes ces questions posées exigent des moyens financiers importants et des ressources humaines disponibles pour monter un vaste programme de développement du pays basé prioritairement sur l’économie des besoins et qui devra entraîner l’émergence autocentré de l’économie nationale ?
Dommage que l’on perçoive dans votre discours, irrationnel et peu pragmatique, que le Congo, notre pays, va dans une autre direction. Celle de la défense des intérêts partisans, c’est-à-dire, ne faisant le bonheur que des prédateurs et à une poignée de « collabos » dont vous-même, Adolphe Muzito qui êtes la véritable incarnation du mal.
In fine, comment avez-vous pu accumuler des richesses si colossales, avec votre modique salaire de fonctionnaire de l’Etat, durant votre piètre et triste mandat de deux ans, comme Premier ministre, en remplacement de votre oncle Antoine Gizenga, fatigué par le poids de l’âge et de trahisons ? Reconnaissez-vous du moins, avoir engagé à la Primature, plus de 600 agents, issus presque tous, de votre tribu et dont certains parmi eux, n’étaient que de simples figurants et donc, sans aucune profondeur pour un fonctionnement raisonnable ?
Si Joseph Kabila a, selon vous, multiplié le PIB par dix en quinze ans, au lieu de 13 ans d’exercice reconnu, pourriez-vous m’indiquer, à l’usage de l’opinion, le tableau récapitulatif reprenant les statistiques de la production de nos produits agricoles, leur consommation intérieure, et la quantité exportée en dix ans ? Etes-vous apte à me reproduire le prix de revenu de chaque produit et quelle en est l’incidence sur le pouvoir d’achat des Congolais ? Pourriez-vous également, me fournir, pour l’opinion, les mêmes explications, en ce qui concerne les activités minières et celles de l’or noir ?
A ma connaissance, je puis affirmer, sans crainte d’être démenti, que la République démocratique du Congo n’a rien produit dans le temps, sauf le pillage sauvage et scandaleux, du bois du Mayombe dans le Bas-Congo, de l’Equateur et dans la Province Orientale, - des minerais du Katanga ainsi que des matières précieuses, diamant dans le « Grand Kasaï », le Coltan, l’or et le pétrole dans la partie Est et Ouest du Congo, que l’Etat congolais a cédé, sans l’aval, ni le contrôle du Parlement, à des prédateurs venus de tout bord, pour le compte de Joseph Kabila, qui, à lui seul, est parvenu à réaliser un placement de 15 milliards de dollars américains dans des paradis fiscaux, à l’étranger, argent qui appartient pourtant au contribuable congolais, qui broie du noir au quotidien !
Monsieur,
Je ne pourrais terminer cette lettre ouverte, sans vous rappeler, cher Adolphe, que vous avez été fort habile pour multiplier vos propres richesses par dix, lors de votre défaillante prestation en tant que Premier ministre dans l’Exécutif précédent, et celui actuellement en exercice. La suite est connue, vous êtes devenu, en si peu de temps, l’un des riches parmi les riches au Congo Kinshasa, grâce à votre allégeance à Joseph Kabila qui ferme les yeux, face à l’opulence insolente de vos avoirs, obtenus par miracle, de la corruption institutionnalisée.
Par conséquent, je considère votre déclaration sur l’évaluation de l’économie congolaise, 54 ans après son indépendance, comme un clin d’œil enchanteur, lancé à Joseph Kabila pour qu’il vous soit clément en tant que chômeur, et que ce dernier vous trouve rapidement un job au sein de son entourage, où trônent déjà, des thuriféraires comme Gaspard Mugaruka Bin-Mubibi, Lambert Mende Omalanga, et Tryphon Kin- Kiey Mulumba, en vue de faire face, aux nombreuses critiques formulées savamment par des patriotes congolais en éveil, contre Joseph Kabila et son système politique anachronique, et qui mettent en déroute sans coup férir, les kleptomanes qui nous gouvernent, et qui se transforment pour les besoins de la cause, en prédicateurs illuminés d’une croissance abstraite, et pourtant fondamentalement nulle, et intolérable !
Bamba di Lelo
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© Congoindépendant 2003-2014
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vendredi 28 novembre 2014
Hollande met Kabila en garde:
«On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»
Le président français François Hollande a mis en garde jeudi, à deux jours d’un sommet de la Francophonie à Dakar, les dirigeants africains qui seraient tentés de modifier la Constitution de leur pays pour rester au pouvoir, prenant l’exemple de la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso.
Le départ forcé du pouvoir de Blaise Compaoré, « peut servir de leçon à beaucoup de chefs d’Etat, pas seulement en Afrique », a déclaré M. Hollande aux chaînes de télévision France 24 et TV5 Monde et à Radio France Internationale (RFI). « On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel », a-t-il lancé. Le président était interrogé notamment sur la situation de la République démocratique du Congo (RDC), du Congo (Brazzaville) ou du Rwanda.
« Quand on fait voter des peuples pour des Constitutions à travers des référendums, on ne peut pas les modifier impunément. Quand un chef d’Etat reste plusieurs mandats de suite, et qu’à un moment il est fixé une limite d’âge ou il est fixé un nombre de mandats qui ne peut pas être dépassé, il ne peut pas en être décidé autrement. C’est ce qui s’est passé au Burkina », a-t-il insisté.
« La France n’est pas en tutelle des pays africains »
Des manifestations populaires ont provoqué le 31 octobre la démission de M. Compaoré qui avait l’intention de réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir, après 27 années de règne. M. Hollande a rappelé qu’il avait mis en garde M. Compaoré, et lui avait écrit pour lui proposer son soutien pour qu’il puisse prendre des responsabilités internationales en quittant le pouvoir dans son pays.
Interrogé sur les pays où les dirigeants peuvent rester en place sans limitation de temps, tels que le Tchad, le Cameroun, le Gabon ou le Togo, M. Hollande a estimé que dans ce cas, il fallait s’assurer que les élections soient « libres, plurielles et démocratiques ».
« La France n’est pas en tutelle des pays africains », a-t-il dit, citant comme exemple de bonne gouvernance la Tunisie, qui élit actuellement un nouveau président
jeudi 27 novembre 2014
Violences électorales du 26 novembre 2011 à Kinshasa :
L’Opposition demande à la CPI de se saisir du dossier
26 novembre 2011- 26 novembre 2014 : il y a trois ans depuis que la ville de Kinshasa était plongée dans l’horreur, avec les violences électorales qui avaient émaillé la fin de la campagne de la présidentielle du 28 novembre 2014 en RDC.
Pour commémorer le troisième anniversaire de cette tragédie, qui a assené un coup dur à la jeune démocratie congolaise, les membres des Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Actions se sont retrouvés avec leurs militants hier mercredi 26 novembre 2014 dans la commune de Kinshasa, à l’espace « Stadium », sur la route du cimetière de cette municipalité.
A cette occasion, le Secrétaire Général de I’UDPS, Bruno Mavungu, a demandé au nom de ses pairs de’ l’Opposition, à la CPI (Cour Pénale Internationale), dont les délégués étaient à Kinshasa à l’époque des faits, d’ouvrir un dossier judiciaire à charge des commanditaires et auteurs de ces tueries et violences physiques sur des militants sortis pour faire la fête à leurs candidats.
Tirant les leçons de cet épisode triste de l’histoire politique de la RDC, le Secrétaire Général de I’UDPS a exigé la convocation d’un dialogue national inclusif, conformément à l’Accord- cadre d’Addis-Abeba et à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations — Unies, pour que les élections à venir soient apaisées et se passent selon un calendrier global concerté.
Dans sa déclaration de circonstance, Bruno Mavungu a rappelé que le 26 novembre 2011, le pouvoir avait donné l’ordre aux services de sécurité d’empêcher les candidats présidents de la République, Tshisekedi et Kamerhe, de clôturer leur campagne en beauté.
Le Secrétaire Général de I’UDPS a précisé que les militants de I’UDPS qui avaient fait le déplacement de l’aéroport de Ndjili pour accueillir le sphinx de Limete avaient été froidement abattus.
«Ces massacres se poursuivirent pendant les élections, même après la publication des résultats », a-t-il souligné, avant de déplorer le fait que les marches organisées par l’église catholique pour réclamer la vérité des urnes furent sévèrement réprimées, des églises vandalisées, des prêtres battus en plein culte, des lieux saints saccagés avec des pertes en vies humaines.
Mavungu a rappelé que la MONUSCO, Human Rights Watch ainsi que les ONG congolaises de défense des droits de l’homme avaient fait état de Congolais décapités, éventrés et jetés dans lé fleuve Congo ou dans des égouts, tandis que d’autres sont portés, disparus jusqu’à ce jour.
Ce haut cadre de ‘UDPS a martelé qu’en mémoire de toutes ces victimes, les Forces Politiques et Sociales pour l’Unité d’Actions ont décidé de décréter la date du 26 novembre de chaque année « Journée Nationale du Souvenir ».
Bruno Mavungu a saisi l’occasion pour dresser un tableau sombre de la situation sécuritaire de la RDC, gravement menacée à l’Est par des forces négatives venues des pays voisins, et au Katanga par des Bakata Katanga, un groupe armé instrumentalisé par des leaders de cette province.
Tout en dénonçant les manœuvres de la Majorité, qui cherche à s’éterniser au pouvoir à travers la proposition de la loi de Sessanga et la création de l’ONIP (Office National d’identification de la Population), Bruno Mavungu a mis en garde contre toute tentative d’opérer un glissement dans le calendrier électoral.
Le précité a condamné le musèlement de l’Opposition et de la presse à travers la répression des manifestations publiques pacifiques, des arrestations arbitraires des politiciens, des journalistes, des défenseurs des droits humains, et la fermeture des médias privés, dont récemment la radio Watanshi à Lubumbashi.
Il faut noter que la marche de l’Opposition initialement prévue pour le samedi 29 novembre2014, a été reportée à une date ultérieure.
Eric WEMBA
http://7sur7.cd/new/violences-electorales-du-26-novembre-2011-kinshasa-lopposition-demande-la-cpi-de-se-saisir-du-dossier/
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