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mardi 3 novembre 2015

LA RÉVOLUTION DE LA MODERNITÉ!

LA RÉVOLUTION DE LA MODERNITÉ!













SANS COMMENTAIRE


Comment faut-il lire le dernier communiqué de G7 ? : Comme une invitation à l’auto-prise en charge




























Manifestement la Majorité au pouvoir est déterminée à conduire le pays à l’impasse pour s’éterniser au pouvoir en empêchant la tenue des élections démocratiques…
Depuis son départ avec fracas de la Majorité présidentielle, le Groupe de Sept formations politiques, G7 en sigle, ne cesse de marquer l’actualité immédiate par ses déclarations, mises en gardes et prises de position en rapport avec l’évolution de la situation politique désastreuse du pays.
La dernière déclaration en date du G7 en rapport avec l’évolution de cette situation remonte au samedi 31 octobre dernier lorsque ce regroupement politique s’est insurgé contre les fortes pressions que la Majorité présidentielle ne cesse d’exercer sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et ses dirigeants dont le vice-président, André Mpungwe, qui vient de démissionner après le départ de l’Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu !
Visiblement révolté par les initiatives de la Majorité présidentielle qui s’évertue à violer intentionnellement la constitution et les lois de la République pour légitimer dérives dictatoriales (cas de la récente nomination de politiciens à la place des élus à la tête de certaines provinces), le G7 a déclaré que cette famille politique à laquelle appartient Joseph Kabila, est déterminée à conduire le pays à l’impasse pour s’éterniser au pouvoir en empêchant par tous les voies et moyens la tenue des élections libres, transparentes et véritablement démocratiques.
Respect au peuple congolais !
Mais comment faut-il lire le long communiqué de presse publié samedi dernier à ce sujet par le G7 ?
Ce groupement politique qui continue encore à semer la doute dans les esprits notamment au sein des forces politiques et sociales acquises au changement, suggère de lire entre les lignes de son communiqué un message, mieux une invitation au peuple congolais à se prendre en charge parce qu’il considère que la nation est réellement en danger !

En effet, le G7 indique que la Majorité présidentielle ne croit pas qu’il doit du respect au peuple lorsque, dans sa stratégie de défi permanent (à ce même peuple) et du fait accompli (lire les publications de janvier 2015 de ce journal) celle-ci s’ingénie à imposer ses propres solutions aux problèmes qui sont du ressort (constitutionnel) de la CENI bénéficiant du concours matériel du gouvernement.
En concluant son communiqué rendu public samedi, le 31 octobre dernier, le G7 n’a pas cru avoir si bien dit les choses notamment en invitant le peuple congolais a ne pas se tromper de cible (la Majorité présidentielle) et à se rassembler autour d’un même idéal pour la réussite de sa lutte contre les ennemis de la démocratie et de leurs valets !
Le message du G7 continue à circuler au sein des masses populaires. On pense généralement qu’il a désormais deux missions immédiates à accomplir : dissiper le doute qui persiste au sein de l’opposition quant à son passage réel et définitif à l’opposition et assurer son rôle pédagogique aux côtés des organisations de la société civile où il est encore mal coté.
Par Kambale Mutogherwa
http://7sur7.cd/new/comment-faut-il-lire-le-dernier-communique-de-g7-comme-une-invitation-a-lauto-prise-en-charge/

mercredi 28 octobre 2015

La Tribune Libre De Martin Fayulu – Le Dialogue Est Une Diversion Et Une Distraction


La Tribune Libre De Martin Fayulu – Le Dialogue Est Une Diversion Et Une Distraction


Au mois de juin dernier, nous avons publié un article intitulé ‘’ le calendrier global de la CENI du 12 février 2015 est totalement obsolète’’ et dans lequel nous affirmions, en définitive, que Monsieur Kabila jouait sur deux tableaux politiques : la CENI et le dialogue.
Nous soutenions qu’en décidant d’ignorer la contre-proposition de calendrier faite par la Dynamique de l’opposition congolaise dans sa déclaration du 27 février 2015, il apparaissait clairement que la finalité de la démarche de la CENI était de bloquer la machine pour obtenir un glissement au-delà de décembre 2016 en faveur de Monsieur Kabila via le dialogue.
Dans le même article, nous fustigions la défiance inutile de la CENI à travers la déclaration irresponsable de Monsieur MaluMalu du 16 avril 2015 qui, revenu précipitamment au pays après trois mois d’absence, avait déclaré : ‘’Ce n’est plus le moment de penser que la CENI va encore changer son calendrier. Nous allons tenir le calendrier. Il ne faut pas croire qu’il y aura une élection sacrifiée. Il n’y en aura pas. Nous allons organiser toutes les élections. S’il y a encore des personnes qui ne savent pas que le train des élections est en marche, et bien des signes avant-coureurs sont là.
Nous avons tenu le pari qu’il n’y aura pas de changement de dates pour les candidatures ».
Monsieur Malumalu a aujourd’hui démissionné pour des raisons de santé, sans avoir organisé ses élections provinciales qui devraient avoir lieu hier 25 octobre 2015, conformément au calendrier global de la CENI du 12 février 2015. Dommage, il aurait dû déposer sa démission après la campagne de ‘’Sauvons la RDC‘’ ‘’MaluMalu Dégage’’ qui avait réuni plus de 60.000 signatures. Aujourd’hui, après avoir menti au peuple congolais, il laisse délibérément tout le processus dans l’impasse avec toutes les conséquences que l‘on peut imaginer!
S’agissant du dialogue, nous avions décelé la supercherie au travers de la déclaration faite par le rapporteur de la CENI, Monsieur Jean-Pierre Kalamba, lors de sa conférence de presse du mardi 02 juin 2015 lorsqu’il avait notamment affirmé que ‘’la CENI ne pourrait revoir son calendrier que si les acteurs politiques de toutes les tendances se mettaient d’accord sur un document juridiquement valable et opposable à tous. Elle verra dans ce cas-là comment concilier son calendrier et celui que pourraient proposer les acteurs politiques’’ ! Il pensait certainement au dialogue que Monsieur Kabila avait en tête, ce qui traduit la complicité entre la CENI et le régime. Cela rappelle étrangement, la proposition de Monsieur MaluMalu d’organiser les élections provinciales au suffrage indirect comme Monsieur Kabila, avant lui, l’avait suggéré dans son allocution lors de la clôture des concertations nationales de triste mémoire.
Et voilà, Monsieur Kabila a sciemment bloqué la CENI pour obtenir son dialogue qui, en fait, n’est qu’une énième initiative sur la longue série des manœuvres dilatoires initiées par lui et qui violent la Constitution dans le sombre dessein d’éviter la tenue des élections nationales prévues en novembre Parmi ces initiatives à la fois subtiles et frontales, il faut rappeler la publication du livre contesté de Monsieur Evariste Boshab, ‘’Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la Nation’’, l’Office National d’Identification de la Population de triste mémoire, la révision de la loi électorale en janvier 2015, la publication d’un calendrier électoral indigeste et intentionnellement surchargé, le dépôt au Bureau de l’Assemblée nationale du projet de loi portant révision constitutionnelle, puis retiré en catimini, la mise en place irréfléchie et précipitée des nouvelles provinces, l’instrumentalisation de la Cour Constitutionnelle, la proposition de nommer les Commissaires spéciaux en lieu et place des gouverneurs élus en violation de la Constitution, la proposition de loi portant organisation du référendum par deux députés de la mouvance Kabiliste, la création des zones de défenses gérées par des militaires sous son contrôle, le refus d’organiser un dialogue au sein de sa famille politique, la confiscation des médias publics, l’instrumentalisation de la CENI pour ne pas organiser l’enrôlement des électeurs et d’amender le calendrier électoral , le harcèlement et les arrestations des opposants, les violations répétées des droits fondamentaux et des libertés publiques, la répression du meeting de l’opposition du 15 septembre dernier ainsi que d’autres manifestations de l’opposition etc….
Nous affirmons ici que le dialogue initié par Monsieur Kabila vise qu’une chose : neutraliser la Constitution de la République et ainsi réaliser un coup d’Etat constitutionnel.
Nous affirmons aussi que le dialogue prôné par Monsieur Kabila n’est pas le même que celui réclamé
De part et d’autre, la subtilité réside dans la présentation officielle de la question.
En effet, dans le communiqué de l’UDPS du 19 octobre courant, on peut lire ce qui suit :
‘’L’UDPS rappelle à l’opinion que les objectifs recherchés au travers du dialogue demeurent :
1. L’élaboration d’un calendrier électoral réaliste et consensuel, qui tient compte des délais constitutionnels ;
2. L’organisation d’un processus électoral crédible et dans un climat apaisé ;
3. Le transfert pacifique du pouvoir, dans le respect de l’expression de notre peuple’’.
A première vue, ces objectifs sont nobles mais, en réalité, l’UDPS ne s’est pas départie de sa feuille de route du 14 février 2015, dans laquelle elle pose dans ses termes de référence la problématique de crise de légitimité ainsi que celle de la réforme de la CENI. Sauf que la formulation a cette fois-ci:
En fait, pour l’UDPS, le ‘’transfert pacifique du pouvoir, dans le respect de l’expression de notre peuple’’ n’est rien d’autre que sa conception de la résolution de la crise de légitimité née du hold-up électoral de novembre 2011. Il s’agira pour Monsieur Kabila de céder pacifiquement le pouvoir usurpé à son détenteur légitime et élu, le président Etienne Tshisekedi. Ce qui, assurément, n’est pas l’entendement de Monsieur Kabila.
S’agissant de la CENI, l’UDPS veut obtenir sa réforme lors du dialogue, c’est à dire en dehors du cadre institutionnel, donc en ignorant complètement la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI. Il ne pouvait en être autrement pour l’UDPS, car elle ne reconnaît aucune institution de la République. Pour l’UDPS :
1. Monsieur Kabila a réalisé un hold-up électoral en novembre 2011, ce que nous soutenons du reste;
2. Le 20 janvier 2012, le Président Tshisekedi avait dissout l’Assemblée nationale actuelle.
La question que l’on peut se poser est celle-ci : Comment l’UDPS, qui ne reconnaît aucune institution de la République, concilie-t-elle le point 1 de son communiqué 19 octobre dernier en rapport avec ‘’l’élaboration d’un calendrier électoral qui tient compte des délais constitutionnels avec le point 3 du même communiqué sur le ‘’transfert pacifique du pouvoir, dans le respect de l’expression de notre peuple’’ ? S’agirait-il d’un engagement de l’UDPS à organiser les élections dans les délais constitutionnels après que Monsieur Kabila lui aurait pacifiquement transféré le pouvoir ?
Ou, en lui accordant le bénéfice du doute, l’UDPS serait-elle en train de nous dire qu’elle a finalement vidé la question de crise de légitimité et qu’elle voudrait que les prochaines élections de 2016 se tiennent dans les délais constitutionnels ? Cela mérite une clarification, car en réalité il y a un flou!
Objectivement, on peut aussi observer que vouloir obtenir la réforme de la CENI en dehors du cadre institutionnel, dans un cadre informel non prévu par la Constitution, le dialogue, c’est aussi bousculer l’ordre constitutionnel.
Par contre, pour Monsieur Kabila, le dialogue doit porter sur :
1. Le calendrier électoral global des élections
2. Le budget des élections
3. L’enrôlement des ‘’anciens mineurs’’
4. La sécurisation des élections
Rien que sur les termes de références, on peut aisément se rendre compte que Monsieur Kabila et l’UDPS n’émettent pas sur la même longueur d’ondes.
Il est sincèrement malheureux de voir Monsieur Kabila se démener comme un diable dans un bénitier pour créer inutilement une diversion alors que les choses seraient plus simples pour lui s’il respectait les dispositions de l’alinéa premier de l’article 70, l’article 73 ainsi que l’article 220 de la Au demeurant, il est facile de repérer que Monsieur Kabila lui-même ne veut pas d’un dialogue. Ne trouve-t-on pas que s’il voulait réellement de l’apaisement au travers d’un dialogue sincère, sa mouvance ne se serait pas précipitée dans la désignation de manière cavalière de Monsieur Corneille Nangaa, après la démission de Monsieur MaluMalu ? N’est-ce pas que Monsieur Kabila aurait pu saisir cette opportunité pour libérer la CENI en laissant notamment les catholiques désigner son Non, trêve de plaisanterie ! Le dialogue de Sun-City, le dernier parmi tant d’autres, au-delà de ses faiblesses, a au moins le mérite d’avoir non seulement identifié les causes profondes des différentes crises que notre pays a connues, mais aussi proposé la solution qui est reprise dans la Constitution actuelle adoptée par notre peuple lors du référendum de 2005 : La démocratie. Et les préoccupations qui ont présidé à l’organisation des institutions actuelles sont également connues.
Il s’agit notamment d’éviter les conflits, d’instaurer un Etat de droit, de contrer toute tentative de dérive dictatoriale, de garantir la bonne gouvernance et d’assurer l’alternance démocratique.
Un dialogue de plus, dans le sens de reprendre à zéro et de toujours recommencer nous paraît irresponsable. Il est plus que temps aujourd’hui pour nous de consolider notre jeune démocratie par le respect par tous de la Constitution de la République afin de nous consacrer désormais à la tâche la plus noble qui vaille la peine en politique, à savoir le développement de notre pays et le bien-être du peuple congolais. Les questions du comment on accède au pouvoir politique et de sa dévolution ayant déjà été réglées par la même Constitution.
Voilà pourquoi, après avoir rencontré le Président Etienne Tshisekedi récemment à Bruxelles, nous exprimons notre réserve que ce dernier ait donné un quelconque quitus à tous ceux qui, à lo’UDPS, agitent l’éventail du dialogue.
Nous demeurons convaincus qu’il y a des gens dans l’entourage du Président Tshisekedi qui veulent profiter de sa convalescence pour négocier, derrière son dos, le partage de pouvoir avec Monsieur Kabila en embouchant la trompette du dialogue afin de permettre à Monsieur Kabila de réaliser un glissement de mandat.
Et même, dans l’absurde hypothèse de la convocation de ce dialogue, qui va-t-on inviter et pour le compte de quel ‘’camp’’ ?
Dans quel ‘’camp’’ mettrait-on les ‘’Partisans des Négociations Républicaines’’ de Monsieur Kengo, Monsieur Thomas Luhaka qui est aujourd’hui Vice-Premier Ministre ainsi que d’autres acteurs politiques qui, hier étaient dans l’opposition et qui chancèlent aujourd’hui ?
Par ailleurs, supposons, qu’il faille assurer ‘’l’inclusivité’’ de ce dialogue en l’élargissant jusqu’à la société civile dans sa pluralité, comment s’y prendrait-on?
Quelle est finalement cette crise majeure que l’on vit dans notre pays et qui nécessite que toutes les forces vives de la Nation se mettent une fois de plus autour d’une table pour reconsidérer l’ordre Pourtant, au lendemain des élections chaotiques du 28 novembre 2011, nous avions exigé un dialogue mais la mouvance Kabiliste nous avait rétorqués que les institutions de la République fonctionnaient normalement et qu’il n’y avait pas une crise qui pouvait justifier un dialogue.
L’opinion nationale et internationale se rappellera aussi de la réunion organisée par le National Democratic Institute, NDI, en mars 2012 entre l’opposition et la mouvance Kabiliste au grand Hôtel de Kinshasa afin de jeter les bases d’un dialogue devant résoudre les problèmes nés de ces élections.
L’on se souviendra aussi de l’attitude négative de Monsieur Kabila après les tables rondes organisées par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur Martin Kobler, entre la mouvance Kabiliste et l’Opposition, tables rondes auxquelles Monsieur MaluMalu avait également pris part. C’est Monsieur Kabila qui avait arrêté cet élan au motif qu’il n’y avait pas crise en RDC qui pouvait justifier un dialogue.
Aujourd’hui, pour nous, la Constitution de la République doit être respectée. Le dialogue de Monsieur Kabila est inopportun et toutes les questions en rapport avec les élections doivent être discutées au niveau de la CENI recomposée et dans le cadre de la tripartite CENI-POUVOIR-OPPOSITION où nous allons aborder la problématique de la neutralité de la CENI, de l’élaboration d’un calendrier électoral consensuel, de l’enrôlement de tous les électeurs ainsi que de l’organisation des élections présidentielle et législatives dans les délais constitutionnels.
S’agissant de la recomposition de la CENI, il sied simplement de laisser à l’église catholique le soin de désigner le Président de la CENI ; aux partis et organisations qui ont des membres au Bureau et à la plénière de la CENI la possibilité de les changer et à la Communauté internationale de pouvoir aider la CENI en apportant une expertise africaine et internationale afin de crédibiliser le processus. Dans ce cadre, Messieurs ATTAHURI JEGA du Nigeria (INEC) et le Général SIAKA SANGARE sont des références que l’on peut approcher.
Autrement, tout n’est que diversion et distraction qui, à termes, risquent de rattraper leurs initiateurs. Car, le peuple congolais est vigilant et n’a pas encore dit son dernier mot!
En attendant, nous continuerons à mobiliser la population pour qu’il n’y ait pas de coup d’Etat constitutionnel dans notre pays et que le 20 décembre 2016, à l’issue des élections nationales du 27 novembre 2016, le Président élu puisse prêter serment devant Dieu et devant la Nation. Ainsi la Que Dieu bénisse la RDC et son peuple.
Fait à Kinshasa, le 26 octobre 2015
MARTIN FAYULU
Président de l’ECiDé et Coordonnateur des FAC


http://www.lecongolais.cd/la-tribune-libre-de-martin-fayulu-le-dialogue-est-une-diversion-et-une-distraction-2/

jeudi 22 octobre 2015

Les USA persistent et signent : Un nouveau Président pour la RDC en 2016






Les USA persistent et signent : Un nouveau Président pour la RDC en 2016





















Sarah Sewall, Sous-Secrétaire d’Etat américaine à la Sécurité Civile, la Démocratie et les Droits de l’Homme, séjourne en RDC du 18 au 24 octobre courant. Son agenda de travail comprend des contacts avec des représentants du gouvernement, de l’Opposition, de la Société civile, de la jeunesse, des confessions religieuses, des fonctionnaires des Nations Unies … sur des questions liées au processus électorale, aux violences sexuelles, à l’Etat de droit, à la suspension des visas en faveur des enfants adoptés par des couples étrangers, etc.
Cette visite serait passée inaperçue n’eut été la forte tonalité du message qu’elle a délivré, le mardi 20 octobre 2015, au cours d’une conférence de presse tenue au CEPAS, dans la commune de Gombe, en direction du peuple congolais et de ses gouvernants.
A l’instar de l’inoubliable Russ Feingold et de Tom Perriello, ancien et nouvel Envoyé Spécial du président Obama dans les Grands Lacs, Sarah Sewall a rappelé à tous que les Etats-Unis d’Amérique attendent impatiemment le « premier transfert pacifique de pouvoir » au sommet de l’Etat de l’histoire de la République Démocratique du Congo. En termes clairs un nouveau Président de la République devrait être élu dans les délais constitutionnels (27 novembre 2016).
L’événement devrait avoir pour sou bassement des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées. Selon elle, le pays de l’Oncle Sam insiste particulièrement sur la tenue des élections présidentielle et législatives nationales en novembre 2016, en raison d folles spéculations en circulation au sujet des intentions des dirigeants en place de provoquer, à tout prix, le glissement de leurs mandats: A ce sujet, elle a recommandé la tenue d’un forum inclusif, au cours duquel le gouvernement, l’Opposition et la Société civile devraient dégager des solutions consensuelles autour du financement des élections, du réaménagement du calendrier électoral, de l’enrôlement de tous les citoyens éligibles au vote, etc.
Dans un pays où les deux premiers Chefs d’Etat avaient été chassés du pouvoir à la suite des coups de force (le général Joseph Désiré Mobutu contre Joseph Kasa-Vubu le 24 novembre 1965 ; Laurent Désiré Kabila contre Mobutu le 17 mai 1997) et un troisième, Laurent Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001, l’alternance démocratique au pouvoir est fiévreusement attendue à l’horizon 2016.
Sarah Sewall a épinglé, à dessein, le triste feuilleton de Biaise Compaoré au Burkina Faso, chassé du pouvoir après 27 ans de règne sans partage, pour n’avoir pas voulu respecter la volonté du peuple et tenté de tripatouiller la Constitution, afin de se maintenir éternellement au pouvoir. Elle a fait également état de la situation chaotique que connaît le Burundi, suite à l’entêtement de Pierre Nkurunziza d’exercer un troisième mandat anti-constitutionnel par défi.
Elle a pris aussi en grippe les présidents Paul Kagame du Rwanda et Denis Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, engagés présentement dans la course à un troisième mandat, en s’appuyant sur des mascarades de référendums constitutionnels.
Afin de convaincre l’opinion congolaise qu’elle parlait sous le contrôle de Barack Obama en personne, elle a rafraîchi la mémoire des uns et des autres avec cette pensée que ce dernier avait partagé avec ses pairs de la planète à la tribun de la dernière Assemblée générale des Nations Unies : « Les dirigeants qui modifient leurs constitutions pour rester au pouvoir, ne font que reconnaître qu’ils ont ‘échoué à bâtir un pays prospère pour leurs concitoyens ».
Il n’est point besoin de souligner qu’aux yeux du président américain, l’Afrique devrait tourner la page d’hommes forts pour passer à celle d’institutions fortes. Il faut comprendre par là son souci de voir ses frères Africains intérioriser la culture démocratique, qui devrait obliger ceux qui aspirent à accéder au pouvoir d’Etat de gagner loyalement leurs tickets dans les urnes et de rendre élégamment le tablier une fois le nombre et la durée de leurs mandats épuisés.
Pour clarifier davantage la position américaine face aux processus électoraux en Afrique, Sarah Sewall a souligné que « les vrais, leaders ne définissent pas leur, héritage en raison de la durée de leur pouvoir, mais plutôt par rapport à ce qu’ils réalisent durant leurs mandats, afin de poser un fondement sûr pour des progrès durables ».
Les analystes politiques notent que les messages de Washington sur la passation civilisée du pouvoir entre les présidents congolais sortant et entrant ne cessent de s’accumuler, au point de paraître comme une série d’avertissements aux hommes au pouvoir, afin qu’ils tirent les conséquences d’un «glissement» en gestation contre la volonté du peuple congolais. Le décor de fin de règne du maréchal Mobutu était marqué aussi par un défilé d’envoyés spéciaux de Bill Clinton à Kinshasa.
Pour n’avoir pas su lire les signes du temps, il avait fini de la manière que l’on sait.
Par KIMP

mardi 20 octobre 2015

Congo : « La vie est normale à Brazzaville », assure le gouvernement


Congo : « La vie est normale à Brazzaville », assure le gouvernement

Congo : Manifestation anti-référendum : Scènes de guerre dans plusieurs villes du pays, des morts et des blessés signalés, l’armée tire à balles réelles sur des manifestants



















L’ultimatum de l’opposition a expiré. Mardi 20 octobre au matin, des manifestants hostiles au pouvoir du président Denis Sassou Nguesso ont commencé à brûler des pneus et à se rassembler dans les quartiers sud de Brazzaville, la capitale congolaise. Ils réclament l’annulation du référendum sur une nouvelle Constitution qui permettrait au chef de l’Etat de se maintenir au pouvoir. Denis Sassou Nguesso, 72 ans dont une trentaine à la tête du Congo, ne peut pas briguer de troisième mandat en l’état. Si le texte soumis à consultation le 25 octobre était adopté, il pourrait conserver son poste quinze ans de plus.


Lire aussi : Congo : Sassou-Nguesso veut s’accrocher au pouvoir


Tensions à Brazzaville

De la fumée noire s’élevait de plusieurs points de la capitale dans la matinée. Des jeunes gens ont été vus en train de brûler des pneus. Un déploiement inhabituel de forces de l’ordre (police et gendarmerie) a pu être observé dans le sud de la ville, considéré comme un des bastions de l’opposition. Partout, magasins, écoles et administrations sont restés fermés.
D’après Paul Marie M’Pouele, responsable du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), contacté par Le Monde Afrique, trois commissariats ont été incendiés dans les quartiers de Diata, Makélékélé et Kinsoundi. « Les forces de l’ordre tirent en l’air à balle réelle, lancent des gaz lacrymogènes, et un hélicoptère survole les manifestants au moment où je vous parle », témoignait l’opposant depuis Brazzaville. La foule, qui convergeait vers le stade de Bacongo, a été dispersée.


La contestation bat son plein choses, la résistance s'organise, #Brazaville #Congo #Sassoufit #iwiri @afpfr @RFIhttps://t.co/GUP1QpZeBA
— blackosiris242 (@Perfect 242)


Difficile pour le moment d’établir un bilan précis des heurts. Selon des sources médicales sur place citées par l’AFP, l’hôpital de Makélékélé a reçu 7 blessés, dont cinq par balles et dans un état grave. Deux autres ont été atteints par des éclats de grenades lacrymogènes. Le correspondant de l’agence dit avoir assisté en début d’après-midi à l’admission d’un autre blessé, touché à l’abdomen.
Au moins trois personnes ont été tuées, affirme de son côté un journaliste de Reuters, assurant avoir vu les corps à la morgue. L’ancien ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat Guy Brice Parfait Kolélas, interrogé par Le Monde Afrique, a évoqué pour sa part « un mort par balle au quartier Château-d’eau ».
Lieu de ralliement prévu des protestataires, le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale, était désert dans la matinée.

Le gouvernement dément tout affrontement

« L’appel à la désobéissance civile de l’opposition a échoué, dit pour sa part le ministre de l’éducation, Anatole Collinet Makosso, joint au téléphone à Pointe-Noire. Nous assistons à une guerre des communiqués. Le climat de psychose créé par l’opposition a sans doute incité la population à adopter une attitude attentiste dans les premières heures de la journée mais les gens se sont ensuite rendus normalement sur leur lieux de travail quand ils ont vu qu’il ne se passait rien d’anormal ».
Quid des violences relatées par les membres de l’opposition ? « Les échauffourées de Brazzaville sont le fait de jeunes désoeuvrés qui ont cru pouvoir profiter de la situation pour piller des épiceries. On verra, lorsque ceux qui ont été arrêtés pour ces faits seront présentés à la population, si l’opposition les reconnait comme ses militants ».
Même constat du côté du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla :


« La vie est normale à Brazzaville, de même que la campagne pour le référendum se déroule normalement. Si l’oposition veut organiser des meetings dans ce cadre, elle le peut. En revanche, si elle décide de marcher sur la présidence, la police réagira en conséquence. »


La présidence appelle au calme

Dans un communiqué diffusé lundi 19 octobre, la présidence a appelé « tous les Congolais et tous ceux qui ont choisi le Congo comme deuxième patrie à vaquer normalement à leurs occupations ». Le message, émis par le cabinet de Denis Sassou Nguesso, met en garde contre les « déclarations de certains hommes politiques et des écrits anonymes incitant à la sédition et à la violence » pour créer « une psychose au sein de la population ».

RFI et Internet mobile coupés

L’Internet mobile, les services SMS et le signal de la radio française RFI ont été coupés dans la matinée à Brazzaville à quelques heures de la manifestation de l’opposition.

#CongoB Etat d'#alerte. Ce 20/10 Manifs réprimées, tél, électricité, Internet coupés, signal RFI interrompu. Référendum de tous les dangers.
— FrancisLaloupo (@Francis Laloupo)

Quelques habitants de #Brazzaville utilisent le signal de #Kinshasa pour avoir l'internet mobil #Sassoufit
— Bensum_2012 (@The Voice)


Le ministre de l’information, Thierry Lézin Moungalla, dément une interruption volontaire du signal de RFI par le gouvernement, et évoque un éventuel problème de maintenance.




° http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/20/brazzaville-internet-mobile-et-signal-rfi-coupes-avant-un-meeting-de-l-opposition_4793082_3212.html

"Heurts à Brazzaville : les anti-Sassou bravent l’interdiction de manifester"
° http://www.france24.com/fr/20151020-brazzaville-anti-sassou-interdiction-manifester-referendum-congo
Des heurts ont éclaté, mardi, dans la capitale du Congo entre forces de l'ordre et opposants au référendum. Un scrutin qui pourrait permettre au président Nguesso de se maintenir au pouvoir. Analyse de la situation avec un responsable de la FIDH.

La situation se tend à Brazzaville, où le pouvoir semble décidé à museler l’opposition au président Sassou Nguesso. Bien qu’interdits par les autorités, des rassemblements ont bien eu lieu, mardi 20 octobre, dans la capitale, avant de rapidement dégénérer. Il y a plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, selon des témoins contactés par France 24. Des sources hospitalières, citées par les agences Reuters et AFP, font état de blessés par balles, laissant entendre que les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles.Contacté par France 24, le ministre congolais de la Communication, Thierry Moungalla, a démenti tout incident : "À ce stade, il n’y a aucun événement qui matérialiserait une insurrection ou de manifestation de grande ampleur. Nous n’avons aucune connaissance de décès consécutifs aux échauffourées du matin."

Entretien avec Florent Geel, responsable du bureau Afrique de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme).

France 24 : Quelle est actuellement la situation au Congo-Brazzaville ?

Florent Geel : La situation est grave. Les mails que j’ai pu envoyer ces dernières heures sont restés sans réponses. Le signal radio de RFI a été coupé et, selon certaines sources que j’ai tout de même pu contacter, des grenades lacrymogènes ont été tirées pour disperser les rassemblements. Certains témoins ont également vu des policiers tirer à balles réelles pour disperser les manifestants.

Le pouvoir est-il train de changer ?

Les Congolais sont au bout d’un cycle, ils veulent changer d’ère. Le peuple congolais voit des transitions démocratiques s’opérer avec succès dans d’autres pays africains. Alors il se dit légitimement, "pourquoi pas nous ?" Le président Denis Sassou Nguesso pensait certainement que le choix du référendum [prévu le 25 octobre, NDLR] lui permettrait de conserver le pouvoir par la voie démocratique. Les manifestations de l’opposition de ces derniers jours ont certainement dû le surprendre car il ne devait pas penser qu’après 30 années passées à la tête de l’État, un tel rapport de force ce serait mis en place. La répression des manifestants et les diverses restrictions des communications montrent bien que Sassou Nguesso a choisi de passer en force. Le pays s’apprête donc à vivre des temps extrêmement durs.
Reste que le changement proposé par l’opposition n’est pas forcément non plus rassurant. Celle qui s’est constituée ne semble pas toujours plus porteuse d’espoir pour la démocratie.

La communauté internationale peut elle agir ?

Florent Geel : Il faut à tout prix que la communauté internationale se saisisse dès maintenant de ce dossier. Trop souvent, les instances internationales réagissent au lieu d’anticiper. L’ONU doit rappeler au président Denis Sassou Nguesso qu’il ne peut pas modifier les règles du jeu électoral au risque de plonger son pays dans le chaos. L’organisation onusienne doit se mobiliser en aval pour éviter d’avoir à envoyer dans quelques mois des missions de la paix. Car il y a un vrai risque d’embrasement du pays et un risque de contamination dans toute la région. L’Union africaine doit elle aussi se mobiliser. Pour l’heure, on ne sait pas ce qu’elle va faire face à la manœuvre de l’actuel président. Il est à craindre que ses membres attentent un mouvement plus large pour se prononcer. L’Union africaine doit se positionner en fonction de sa charte de bonne gouvernance. Elle y est parvenue au Burkina Faso, cela peut également se faire au Congo-Brazzaville."

"Congo : « Nous allons marcher sur le palais présidentiel »"
° http://www.lemonde.fr/afrique/video/2015/10/20/marcel-makome-nous-allons-marcher-sur-le-palais-presidentiel_4793329_3212.html#g4OTuFxhjQTDUQV5.99

"Congo-Brazzaville: l'opposition dans la rue contre le référendum"
° http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151020-congo-brazzaville-opposition-rue-contre-referendum-reforme-constitution-troisi

° http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151020-congo-brazzaville-observateurs-inquiets-montee-violence-referendum-denis-sasso
° http://www.bbc.com/afrique/region/2015/10/151020_brazza
° http://information.tv5monde.com/en-continu/brazzaville-internet-mobile-et-signal-rfi-coupes-avant-un-meeting-d-opposition-61362