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jeudi 27 février 2014

Mende appelle les ONG réclamant l’arrestation d’Omar El-Bechir à la compréhension







Mende appelle les ONG réclamant l’arrestation d’Omar El-Bechir à la compréhension

Le président soudanais Omar el-Béchir le
 26/o2/2014 à Kinshasa, lors de l’ouverture  du 17e
 sommet de la conférence des chefs d’Etat et  de
 gouvernement du Marché Commun de l’Afrique
 Orientale et Australe (Comesa).
Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a appelé mercredi 26 février les ONG réclamant l’arrestation et le transfert à la Cour pénale internationale (CPI) du président soudanais Omar El-Bechir, à la compréhension. Près de quatre-vingt-dix ONG avaient demandé quelques heures plus tôt au gouvernement congolais de livrer à la cour le chef d’État soudanais présent à Kinshasa pour le sommet du Comesa. Il est visé par un mandat d’arrêt international pour plusieurs crimes. Pour le porte-parole du gouvernement, les obligations internationales prises par la RDC sont aussi contraignantes que ses engagements en tant que membre du statut de Rome, fondateur de la CPI.
«Tout ce que nous demandons à ces ONG, c’est de prendre acte que la République démocratique du Congo, leur pays, a des obligations vis-à-vis de l’organisation régionale, Comesa, qui a invité le président El-Bechir à venir participer à un sommet à Kinshasa», a-t-il expliqué.
Lambert Mende a aussi rappelé les obligations de la RDC envers l’Union africaine, «qui a pris une position très claire vis-à-vis des mandats émis contre les chefs d’État africains en exercice».
«Donc, nous sommes là face à une contrariété majeure déjà suffisamment difficile. Je pense que ce n’est pas le lieu de provoquer des polémiques. Nous demandons la compréhension des uns et des autres», a plaidé le porte-parole.
Omar El-Bechir est recherché par la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. La cour l’accuse d’avoir commis ces crimes en 2003 au Darfour, région soudanaise alors en rébellion contre Khartoum.
Mercredi matin, près de 90 ONG de défense des droits de l’homme avaient déposé une plainte au Parquet général de la République, désapprouvant l’invitation de M. El-Bechir à participer au sommet du Comesa qui se tient à Kinshasa.
Écoutez Sylvain Lumu, le secrétaire exécutif de la Ligue des électeurs. Son organisation réclame aussi l’arrestation d’Omar El-Bechir:
Ces ONG invitaient le gouvernement congolais à arrêter le Soudanais et à le transférer à la CPI pour qu’il répondre des crimes dont il est accusé.
Même appel du côté de la CPI qui réclame l’arrestation immédiate du président soudanais Omar el-Béchir.
La CPI demande à la République démocratique du Congo (RDC) d’arrêter immédiatement Omar Hassan Ahmad Al-Bashir et de le remettre à la Cour, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

CPI: la RDC n’arrêtera pas le président soudanais Omar el-Béchir






CPI: la RDC n’arrêtera pas le président soudanais Omar el-Béchir

Le président soudanais Omar el-Béchir ne sera pas interpellé à Kinshasa


Omar el-Béchir est à Kinshasa pour un sommet du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe. Une présence fortement scrutée puisqu’il fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Depuis ces deux mandats, il s’est déjà rendu dans plusieurs pays sans jamais avoir été inquiété.
C’est vêtu d’un costume beige et d’une cravate marron qu’Omar el-Béchir est entré dans la salle avec la dizaine d’autres chefs d’Etat attendus à ce sommet. A l’appel de son nom, juste après ceux des présidents ougandais et zimbabwéen, il s’est levé, apparemment détendu. Il a salué la salle qui n’a pas manqué de l’applaudir exactement comme pour les autres chefs d’Etat.
Aucune allusion aux mandats d'arrêt
Du côté des autorités congolaises, aucune allusion non plus à ces mandats d’arrêt. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a justifié ce mercredi matin le choix de ne pas arrêter le président soudanais malgré la ratification par le Congo du Traité de Rome. Lambert Mende a fait état en fait d’une exception, le Congo a choisi de « suivre » la position de l’Union africaine, a-t-il dit, à savoir « refuser » de livrer à la justice internationale un président toujours en exercice.
Pas d'interpellation
Il n’y aura donc pas d’interpellation d’Omar el-Béchir à Kinshasa, et ce même si 90 associations de défense des droits de l’homme ont lancé mardi soir un appel pour que le Congo respecte ses engagements près de la Cour pénale internationale (CPI). Le sommet du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe va poursuivre ses travaux comme prévu.


° http://www.rfi.fr/afrique/20140226-cpi-rdc-arretera-pas-le-president-soudanais-omar-el-bechir/

Le président du Soudan en RD Congo


Le gouvernement congolais qui a livré Fidèle Babala récemment, avait dit qu’en tant que Etat signataire de la CPI, la RDC avait l’obligation d’exécuter ce mandat quand bien même, Mr Babala était couvert par son immunité parlementaire.
Maintenant que El-Beshir est à Kinshasa … Pourquoi la RDC ne procède pas à son arrestation et son transfèrement ?

« En tant qu’État membre de la CPI, la RD Congo a l’obligation d’arrêter le président el-Béchir et de le transférer à La Haye, où il est recherché pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre », a déclaré Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice, basée à Kinshasa.

HRW et la Société Civile Congolaise sont dans leur rôle en alertant le Gouvernement Congolais et le monde sur la présence au Congo d'El Bechir inculpé par la CPI mais en même temps ils ne doivent pas se faire beaucoup d'illusions sur la volonté et la capacité d'un Congo si faible à l'arrêter et le transférer à la Haye... Déjà il est fort probable que si le Congo s'est fait accepter sa venue c'est sûrement en contrepartie d'espèces sonnantes et trébuchantes pour son immunité alors on ne peut s'attendre à un miracle !

Dernièrement les Ong nigérianes ont réussi à le faire repartir dare-dare alors qu'il était sur leur sol; je ne crois pas les Ong Congolaises capables d'un tel exploit...
Le ridicule pour le Congo, comme vous le soulignez, Admin, c'est sa schizophrénie qui montre son incohérence, sa perversité et son impuissance : il se précipite à livrer son député Babala soit-disant pour être en conformité avec le droit international qui reconnait la prééminence de la CPI mais ne peut-être conséquent en inquiétant El Béchir...
Pas la moindre honte de voir que les autres pays comme la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Soudan et même la Lybie pourtant fort affaiblie n'obéissent pas au doigt et à l'oeil aux oukases de la CPI !
Pauvre pays !

Omar el-Béchir doit répondre devant la CPI de chefs d’accusation pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Le président soudanais Omar el-Béchir est arrivé aujourd’hui en République démocratique
Sudan's President Omar al-Bashir waves to supporters at the
 NCP Headquarters in Khartoum on April 26, 2010.
du Congo pour participer à une conférence du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), selon les médias congolais. Béchir fait l’objet de chefs d’accusation émis par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis au Darfour, au Soudan.

« En tant qu’État membre de la CPI, la RD Congo a l’obligation d’arrêter le président el-Béchir et de le transférer à La Haye, où il est recherché pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre », a déclaré Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice, basée à Kinshasa.

En vertu du Statut de Rome de la CPI, tous les pays membres, notamment la RD Congo, ont une obligation de coopérer avec l’arrestation de Béchir. Les appels à la non-coopération avec son arrestation lancés par le passé par l’Union africaine n’annulent pas cette obligation légale.

D’autres pays membres africains de la CPI ont évité les visites d’el-Béchir en annulant des voyages proposés, invitant d’autres autorités soudanaises à se rendre dans leurs pays ou bien déplaçant les sites de conférences. Parmi ces pays figurent l’Afrique du Sud, le Malawi, la Zambie et le Kenya.

« Après avoir travaillé étroitement et depuis longtemps avec la CPI, la RD Congo devrait démontrer qu’elle se tient aux côtés des victimes du Darfour et arrêter el-Béchir », a déclaré Descartes Mpongo, secrétaire exécutif de l’ONG Action des chrétiens activistes des droits de l'homme de Shabunda,en République démocratique du Congo.

Les visites annoncées d’el-Béchir ont provoqué un tollé de la part des organisations de défense des droits humains dans toute l’Afrique. Récemment, en juillet 2013, el-Béchir a quitté précipitamment leNigeria moins de 24 heures après être arrivé pour participer à une conférence de l’Union africaine qui se tenait dans ce pays, et sans même faire la présentation qui était programmée, face aux protestations publiques des groupes nigérians de défense des droits humains et d’une action en justice pour exiger l’arrestation d’el-Béchir.

« El-Béchir est un fugitif recherché par la justice qui devrait se trouver à un seul endroit : La Haye », a conclu Elise Keppler, directrice associée du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « Puisque la RD Congo n’a pas empêché la visite d’el-Béchir, ce pays devrait passer à l’étape suivante et l’arrêter. »

Un communiqué de presse de la société civile congolaise sur la question est disponible ici.


Pourquoi Kinshasa ne peut pas arrêter Omar el-Béchir sur son sol

Profitant de la présence d'Omar el-Béchir à Kinshasa du 26 au 27 février, 88 ONG congolaises des droits humains exigent "l'arrestation immédiate du président soudanais", poursuivi pour crimes contre l'humanité. Une démarche qui met les autorités de la RDC dans une "situation bien délicate" dans sa coopération avec la CPI.

Omar el-Béchir a-t-il pris un risque en se rendant à Kinshasa ? Depuis l'annonce de l'arrivée du président soudanais dans la capitale congolaise pour participer au XVIIe sommet du Comesa (Marché commun de l'Afrique orientale et australe, NDRL) du 26 au 27 février, les ONG congolaises des droits humains se mobilisent pour demander "l'arrestation immédiate" de celui qui est poursuivi depuis 2009 pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide.

La Cour pénale internationale (CPI) a en effet déjà émis deux mandats d'arrêts internationaux – en 2009 et en 2010 - contre Omar el-Béchir pour sa responsabilité "en tant que coauteur ou auteur indirect" des crimes graves commis notamment au Darfour, dans l'ouest du Soudan. La procureure Fatou Bensouda l'a rappelé, le 25 février, en demandant à la chambre de la Cour de rappeler à la RDC son "obligation permanente" de coopérer en vue de l'arrestation des personnes poursuivies par l'institution pénale internationale.

"Une situation bien délicate" pour la RDC

Souvent classée parmi les "bons élèves" de la CPI, la RDC – qui a arrêté et remis à la Cour encore récemment un député poursuivi pour "subornation des témoins" – va-t-elle exécuter les deux mandats émis contre Omar el-Béchir ?
La RDC est tenue à respecter la position de l'UA sur les mandats d'arrêt émis contre les chefs d'États en exercice.

Lambert Mendeporte-parole du gouvernement congolais

"C'est une situation bien délicate", admet Lambert Mende. Contacté par Jeune Afrique, le porte-parole du gouvernement congolais demande aux ONG qui réclament l'arrestation d'Omar el-Béchir de "comprendre que la RDC a non seulement des obligations auprès de la CPI, mais également auprès du Comesa qui a invité le président soudanais dans la capitale congolaise".

 Décodage : Kinshasa ne va pas arrêter Omar el-Béchir. Mais "cela ne veut pas dire que les autorités congolaises refusent de coopérer avec la CPI", tente de nuancer Lambert Mende. La RDC s'aligne seulement derrière "une position claire de l'Union africaine par rapport aux mandats d'arrêts émis contre les chefs d'État en exercice". "C'est un cas spécifique", insiste-t-il.
La Monusco appelée à "intervenir"
Une position qui ne surprend pas les ONG. Elles s'y attendaient même."Nous avons prévu de rencontrer Martin Kobler, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, pour lui demander d'intervenir, en cas du refus des autorités congolaises", explique Me Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice. Et de rappeler :

 "En vertu de la résolution 2098 du Conseil de sécurité, la Monusco (Mission de l'Onu pour la stabilisation de la RDC) se doit d'appuyer les initiatives qui visent à arrêter et à traduire en justice les personnes responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, notamment en coopération avec la CPI". Pour l'instant, silence radio du côté de la Monusco.

En attendant, "une grande banderole sera déroulée pour appeler à l'arrestation immédiate d'Omar el-Béchir à Kinshasa", annonce Germain Kapiamba. Les ONG, elles, comptent également déposer une plainte devant le parquet général de la république pour demander au procureur congolais d'exécuter les mandats de la Cour. Pas gagné.
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