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SACREBOPOL

mercredi 17 octobre 2012

Kinshasa conteste un témoignage incriminant le président Kabila dans l'affaire Chebeya


Meurtre du militant Chebeya: le président Kabila mis en cause

Militant respecté et connu, Floribert Chebeya, 47 ans,... (PHOTO GIANLUIGI GUERCIA, ARCHIVES AFP)
Militant respecté et connu, Floribert Chebeya, 47 ans, secrétaire exécutif de l'ONG La Voix des sans-voix, s'était rendu le 1er juin 2010à l'Inspection générale de la police à Kinshasa pour un rendez-vous avec le général Numbi, chef de la police. Son corps avait été retrouvé, le lendemain, dans sa voiture.
PHOTO GIANLUIGI GUERCIA, ARCHIVES AFP


Un policier congolais, Paul Mwilambwe, condamné à mort pour sa participation à l'assassinat du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya, a affirmé mercredi que ce meurtre avait été exécuté « sur ordre » du président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

Interrogé sur la radio RFI, Mwilambwe, qui était responsable de la sécurité des locaux où Chebeya a été assassiné, a affirmé qu'il avait été témoin, via une caméra de surveillance, du meurtre en juin 2010. S'en étant inquiété auprès d'un de ses chefs, celui-ci lui aurait répondu : « J'ai reçu l'ordre du président de la République par (le) canal du général John Numbi ».

Cet ordre, selon ce major cité par Milambwe, était également que « toute personne qui accompagnerait Chebeya, que ce soit son fils, que ce soit son collègue, que ce soit son épouse doit subir le même sort que Chebeya ».

Paul Mwilambwe, qui dit avoir pris la fuite après avoir été enlevé à plusieurs reprises et menacé par ses pairs, avait déjà témoigné dans le film du cinéaste belge Thierry Michel intitulé L'affaire Chebeya un crime d'État? ».

Sur l'écran de la caméra de surveillance, explique-t-il également sur RFI, il aurait vu les policiers étouffer Chebeya avec un sac plastique et du scotch, après qu'ils soient venus le chercher dans son bureau où il avait attendu une heure.

Militant respecté et connu, Floribert Chebeya, 47 ans, secrétaire exécutif de l'ONG La Voix des sans-voix, s'était rendu le 1er juin 2010 avec son chauffeur à l'Inspection générale de la police à Kinshasa pour un rendez-vous avec le général Numbi, chef de la police.

Le corps de Floribert Chebeya avait été retrouvé dans sa voiture le 2 juin 2010, les poignets portant des marques de menottes. Celui de son chauffeur n'a jamais été retrouvé.

Le général Numbi, personnage important de la RDC qui a notamment participé à plusieurs cycles de négociations avec les autorités rwandaises, a été suspendu de ses fonctions. Il affirme n'avoir jamais donné rendez-vous à Floribert Chebeya.

À la suite de l'enquête, huit policiers ont été mis en cause, dont l'adjoint de Numbi, et trois ont pris la fuite, parmi lesquels Paul Mwilambwe. Le 23 juin 2011, la cour militaire de Kinshasa a condamné à mort le principal suspect, le colonel Daniel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que les trois policiers en fuite, jugés par contumace. Un autre policier a été condamné à la prison à perpétuité et trois acquittés.

Tous sont rejugés en appel depuis le 19 juin. La prochaine audience est prévue le 23 octobre. Les parties civiles, nombreuses à ce procès, considèrent le général Numbi comme le « suspect numéro un » et demandent qu'il soit de nouveau interrogé. La Cour devrait alors rendre un avis lors de la reprise des débats, interrompus depuis le 4 septembre.

Kinshasa dénonce « un témoignage très peu crédible »


Le gouvernement congolais a déploré mercredi « un témoignage visant à détruire la crédibilité de son président », après les accusations d'un policier affirmant que Floribert Chebeya avait été exécuté « sur ordre » du président Joseph Kabila.

« Nous contestons et déplorons cette façon d'utiliser un témoignage très peu crédible pour détruire la crédibilité, l'honorabilité d'un chef d'État et des institutions d'un pays », a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement de République démocratique du Congo (RDC), Lambert Mende.

http://www.lapresse.ca/international/afrique/201210/17/01-4584218-meurtre-du-militant-chebeya-le-president-kabila-mis-en-cause.php









Kinshasa conteste un témoignage incriminant le président Kabila dans l'affaire Chebeya

Le gouvernement congolais a déploré mercredi "un témoignage visant à détruire la crédibilité de son président", après les accusations d'un policier affirmant que Floribert Chebeya avait été exécuté "sur ordre" du président Joseph Kabila. 

"Nous contestons et déplorons cette façon d'utiliser un témoignage très peu crédible pour détruire la crédibilité, l'honorabilité d'un chef d'Etat et des institutions d'un pays", a affirmé le porte-parole du gouvernement de République démocratique du Congo (RDC). Dans un témoignage diffusé mercredi sur Radio France internationale (RFI), Paul Mwilambwe, condamné à mort par contumace pour sa participation à l'assassinat du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya, a expliqué qu'il avait été témoin, via une caméra de surveillance, du meurtre en juin 2010. S'en étant inquiété auprès d'un de ses chefs, celui-ci lui aurait répondu: "J'ai reçu l'ordre du président de la République par (le) canal du général John Numbi". Pour Kinshasa, il n'y a rien dans ces propos qui puisse "impliquer" le président congolais Joseph Kabila. "Il (Paul Mwilambwe) dit simplement avoir entendu son collègue en question lui dire que le général Numbi aurait dit à ce collègue que le président Kabila aurait dit au général Numbi... Vous comprenez, on est là devant une corde trop grosse", a affirmé le porte-parole. Le procès en appel, débuté le 19 juin et interrompu depuis le 4 septembre, devrait reprendre le 23 octobre avec la réponse très attendue des juges sur la demande de comparution du général John Numbi, considéré par les parties civiles comme principal suspect dans l'assassinat de l'activiste. Lors de sa rencontre à l'occasion du sommet de la Francophonie, avec Joseph Kabila, le président français François Hollande aurait exigé la reprise de ce procès. (MUA) 

http://www.rtl.be/info/monde/france/914868/kinshasa-conteste-un-temoignage-incriminant-le-president-kabila-dans-l-affaire-chebeya

Aucun officiel pour accueillir Benguigui à Goma





Mardi, 16 Octobre 2012 14:48









Joseph Kabila a trouvé une façon à lui de rendre à François Hollande. Il dira peut-être que ce n'est pas lui qui a donné la consigne mais la froide bouderie que la ministre française déléguée à la Fraconphonie, Yamina Benguigui, a essuyé, le 15 octobre, à Goma, ne pourra être mise qu'à son compte. Arrivée à l'aéroport international de Goma dans l'après-midi, l'émissaire de François Hollande n'a trouvé aucun officiel pour l'accueillir. 

Elle a dû garder son siège pendant des longues minutes -une trentaine- avant que le responsable de la Monusco, Yrute Gebre Selassié, ne la fasse descendre de l'avion. Elle a effectué une première visite à l'OMS -Organisation mondiale de la santé- où elle a signé un contrat entre la France et l'organisme onusien pour un million de dollars à verser en aide aux réfugiés, puis une deuxième à Heal Africa et enfin au camp de réfugiés de Kanyaruchinya. Pas un seul officiel au niveau de toutes ses deux escales.

Seule Yrute de la Monusco l'a accompagné. A considérer le froid qui a prévalu entre Kabila et Hollande au 14ème sommet de la Francophonie, nul que ce geste sera interprété comme un acte de représailles à Paris. Ce qui n'est pas pour conduire à la normalisation au moment où Hollande a promis aux opposants de maintenir une surveillance accrue sur la poursuite du processus électoral et démocratique à Kinshasa. A Kinshasa, l'excuse à cette déconvenue est que le gouverneur, Julien Paluku et son vice-gouverneur étaient dans la capitale. Une excuse qui ne passe pas puisque qu'en pareille circonstance, le ministre préséant qui assume l'intérim reçoit ou délègue pour recevoir. Encore que la visite de Benguigui était annoncée à son départ de Kinshasa. Ici, l'intérimaire, le ministre de l'Intérieur s'est contenté de recevoir Benguigui au gouvernorat pour quelques dix minutes protocolaires sans lui donner des officiels pour l'accompagner dans ses visites pourtant officielles. 

PAUL MULAND