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mardi 24 septembre 2013

Prolongation ouverte désormais pour J. Kabila



Début août, “CONGONEWS” prévenait, dans une analyse très pointilleuse sur l’intention de Joseph Kabila de prolonger son mandat par une voie autre que la révision de la Constitution. Entre autres hypothèses avancées, il y avait le prétexte à prendre comme quoi qu’il faille attendre les conclusions du recensement de la population pour obtenir un materiau susceptible de garantir des élections transparentes. Comme le recensement ne donnera ses résultats qu’en 2015, la RD-Congo est partie pour un report de toutes les échéances électorales, présidentielle et législatives de 2016 comprises. Ce qui n’était qu’une prospective est entrain de se matérialiser dangereusement aujourd’hui au niveau de la Commission Gouvernance, réformes institutionnelles et démocratie des Concertations nationales. Selon les premières conclusions de cette commission présentées à sa plénière, il a été établi que le recensement est le seul gage pour des élections crédibles. En conséquence: pas d’élection à organiser avant la conclusion de cette opération. Le paradoxal est que la proposition est venue de la délégation de l’opposition valablement représentée par le MLC Germain Kambinga Katomba et Gérard Kamanda wa Kamanda. Comme si elle avait été circonvenue pour faire le sale boulot à la place de la majorité, question de crédibiliser la démarche. Reste à soumettre la proposition à la grande plénière des concertations qui ne fera qu’avaliser comme elle l’a fait de manière éhontée à propos du règlement intérieur adopté par plébiscite sans la moindre discussion, façon démocratie à la soviétique. (Lire ci-dessous la prospective de “CONGONEWS début août 2013)

L’agenda caché de Joseph Kabila pour 2016 a été percé à partir de certaines chancelleries, notamment à l’ambassade US. Il tient, sel¬on des recoupements d’une précision mathématique, à un schéma à faire passer aux Concertations nationales qui consiste à obtenir que son second mandat ne com¬mence à courrir qu’à l’issue des prochaines négociations. De la sorte, l’éventualité à hauts risques d’une révision constitutionnelle se trouve contournée au profit d’un compromis politique suscep¬tible de maintenir Kabila au pouvoir jusqu’en 2018. Com¬promis politique qui verra sa légitimation tirée dans la guerre du M-23, déclarée quatre mois après l’investiture du “Président réélu” avec la conséquence que la situation de belligérance a empêché à Joseph Kabila d’exercer la plénitude de la fonction prési¬dentielle. Puisque la caution de l’opposition ou d’une cer¬taine opposition est néces¬saire pour crédibiliser la dé¬marche, l’intriguant patenté Léon Kengo wa Dondo a été mis à contribution. Un pacte a été passé avec lui pour qu’il se charge d’amener des op¬posants -en tout cas, ceux qui le voudront bien- à faire le jeu pour aboutir à la con¬stitution d’une “Nouvelle ma¬jorité présidentielle” -NMP. En contre-partie, promesse lui a été faite de prendre, grâce à la majorité à constituer, la place d’Augustin Matata Ponyo, à l’Hôtel du gouverne¬ment, sur l’avenue ex-Trois Z. Ce qui paraissait paradoxal à considérer la position de ses hommes, notamment le se¬crétaire exécutif de son parti UFC, Michel Bongongo et son gendre, en même temps son missi dominici, Franck Apenela, signataires tous les deux de la déclaration finale du Conclave de l’opposition, réuni en juillet dernier, à la 15ème rue Limete industriel. En réalité, il n’y a aucun paradoxe pour quiconque sait que Kengo a laissé faire les opposants dans le but de faire chanter Joseph Kabila. Il n’avait pas été d’accord que l’ordonnance de convocation des Concertations nationales ne reflète pas ce qui avait été convenu dans le plus grand secret lorsque Kabila a passé deux heures, entre quatre yeux, avec lui, à sa résidence, au croisement Batetela et de la Gombe, attenante au cabinet du ministre des Affaires foncières. Il a alors pris son avion pour la Suisse à la veille même de la convocation du Conclave, quitte à laisser la voie libre au triomphe de la thèse pro-Kamerhe favorable à ce que le Chef de l’Etat reconsidère son ordonnance. Au finish, l’homme de la troisième voie qui l’avait conduit à la Prima¬ture, en 1994, avec l’appui d’alors président du bureau du HCR-PT, le Parlement sui generis issu de la Conférence nationale pro-démocratie, Mgr Laurent Monsengwo et au détriment d’Etienne Tshisekedi, a capitalisé. Des émissaires du régime, au plus haut niveau, ont dû faire le déplacement de Montreux, en Suisse, pour aller discuter avec lui.
La nouvelle offre proposée en terre helvétique ouvre la voie pour règler à travers le Réglement intérieur des Concertations nationales, ce qui ne l’a pas été dans l’ordonnance présidentielle. Aquièscement de la part de Kengo qui a procédé, le 6 août, avec Aubin Minaku à la mise en place du Secrétariat technique des Concertations nationales, sitôt revenu au pays quarante-huit heures auparavant. Preuve, si besoin en était encore, qu’il ne se sent pas lié par les préalables avancés par ses pairs opposants conclavistes. En toile de fond, le plan Kabila-Kengo repose sur la quasi incertitude -délibérée ou fortuite- d’organiser la présidentielle combinée aux législatives en 2016. Il s’agit d’une conclusion à laquelle sont parvenus les stratèges du régime après avoir constaté que la RD-Congo ne pourra pas organiser cinq échéances électorales majeures (provinciales, sénatoriales, lo¬cales-municipales-urbaines, législatives et présidentielle) d’ici le délai-butoir du 19 décembre 2016.
Le moment venu, il reviendra à l’abbé Apollinaire Malumalu d’en donner la justification vis-à-vis de la communauté internationale si regardante sur le respect du calendrier électoral.
En appui à ce subterfuge, il y a le recensement général de la population qui ne livrera ses résultats qu’en 2015. L’argument -déjà imaginé pour le besoin de la cause- est d’alléguer qu’il vaut mieux attendre que le recensement fournisse des données fi¬ables pour organiser les prochaines élections avec plus d’exactitude.
Pas mal joué d’avoir laissé les Congolais fantasmer sur un éventuel troisième mandat via une modification constitutionnelle avec un Boshab qui a poussé le bouchon jusqu’au bout sans se rendre compte que le “Chef” l’a amené à sa mort politique, pas mal donc pendant qu’un autre schéma plus pernicieux mais indolore se tramait dramatiquement en douce, derrière les rideaux à la manière d’une pièce de théâtre écrite par un excel¬lent dramaturge. Du génie digne d’un orfèvre non! Mais au service du mal et avec, à la clé, de très gros risques d’un embrasement général.
(In “CONGONEWS” n°578 du jeudi 8 août 2013)

H.M. MUKEBAYI NKOSO

L’ASADHO dénonce l’absence des débats démocratiques aux concertations nationales Non au gouvernement d’union nationale

L’ASADHO dénonce l’absence des débats démocratiques aux concertations nationales Non au gouvernement d’union nationale


L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, dénonce l’absence des débats démocratiques aux Concertations Nationales, en violation de l’ordonnance du Président de la République n°13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des Concertations Nationales.

En effet, l’article 2 de ladite ordonnance dispose que « les Concertations nationales ont pour objet : la réunion de toutes les couches sociopolitiques de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale … ».



Depuis le lancement des travaux des concertations nationales, par le Président Joseph KABILA en date du 07 septembre 2013, l’ASADHO constate que dans toutes les cinq commissions thématiques, particulièrement dans la commission thématique «Gouvernance, Démocratie et Réformes institutionnelles » tout a été mis en œuvre pour éviter tout débat démocratique profond sur les toutes questions d’intérêt général.

Plusieurs stratégies ont été mises en place pour éviter tout débat au sein même de ladite Commission Il s’agit de la mise en place de trois commissions comprenant chacune trois à cinq personnes venant de la Société civile, de la Majorité Présidentielle et de l’Opposition politique qui sont habilités à harmoniser les points de vue des uns et des autres avec la co modération de la Commission, des interventions très limitées lors de la plénière de la commission et de l’infiltration du groupe de la société civile par des individus connus comme membres des partis et ou proches de la Majorité Présidentielle. Ces stratégies ont pour finalité, de faire passer la quasi-totalité des propositions des recommandations faites par la Majorité Présidentielle.

L’ASADHO relève qu’au lieu de réfléchir sur les vrais problèmes nationaux, les membres de cette commission sont plus préoccupés par le partage du pouvoir au sein des institutions nationales et provinciales.

L’ASADHO reste opposée à la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale, car il n’est pas la solution à l’absence de cohésion et au déficit de gouvernance qui se pose dans tous les secteurs de la vie nationale (politique, économique et social).

Au regard de ce qui précède, elle estime que les Concertations nationales sont une occasion, que le peuple congolais et ses dirigeants viennent de rater pour réfléchir et débattre démocratiquement de vrais problèmes qui freinent le développement démocratique, économique et social de la République Démocratique du Congo.

Face à ce qui précède, elle recommande :



* Au Président de la République :

- D’examiner avec le plus grand discernement politique toutes les recommandations qui lui seront adressées par les participants aux concertations nationales pour ne prendre que des décisions qui vont dans le sens de la protection du peuple congolais ;

- De ne pas entériner la recommandation sollicitant la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.



* Présidium des concertations nationales:

- De prendre des mesures urgentes appelant les co modérations de différentes commissions thématiques à favoriser les débats démocratiques au sein de leurs commissions.

- D’organiser de vrais débats démocratiques lors de la plénière des concertations nationales afin que les participants s’expriment librement sur toutes les questions soumises à la plénière.



* Au peuple congolais:

- D’assurer le contrôle citoyen des concertations nationales pour que ses intérêts soient pris en compte dans les recommandations qui seront issues desdites concertations nationales.



Fait à Kinshasa, le 23 septembre 2013  

ASADHO

Gouvernement d’union nationale Les raisons qui s’opposent à sa mise en place

Gouvernement d’union nationale Les raisons qui s’opposent à sa mise en place


A quelques jours de la clôture des travaux des concertations nationales, les supputations vont bon train sur les principales recommandations qui sortiront de ces assises. Si les uns annoncent depuis plusieurs semaines la mise en place d’un gouvernement d’union nationale à l’issue de ce forum, la coalition des partis politiques de l’opposition opposés à ce forum a jeté le pavé dans la marre le week-end dernier. Elle a fait échos d’un schéma 1+2 (un président de la République et deux vice-présidents), schéma qui aurait été concocté au cours d’une réunion de haut niveau tenue la semaine dernière non loin de la ville de Kinshasa.

Comme d’habitude en pareille occasion, des noms des premiers ministrables et des ministrables circulent déjà sous le manteau dans les couloirs du Palais du peuple. Dans cette course folle au partage équitable et équilibré du pouvoir, certains esprits malins parmi les vrais ou les faux délégués à ce forum auraient tenté d’arnaquer certains gestionnaires des entreprises publiques et autres candidats au poste de mandataire public, a dénoncé la presse. La spéculation bat son plein aussi s’agissant du sort de certaines institutions hors mandat à l’instar du sénat, des assemblées provinciales, et des gouverneurs de provinces élus par ces assemblées provinciales.

Alors que l’agitation gagne les chasseurs des postes politiques, l’on peut s‘interroger sur l’opportunité ou non de .constituer un gouvernement d’union nationale. Cinq questions méritent d’être posées. Primo, quelle nécessité répondrait ce gouvernement d’union nationale qui n’est prévue nulle part dans la constitution? Secundo, faut-il un gouvernement d’union nationale pour aiguiser le sens patriotique des Congolais face à la guerre de l’Est? Tertio, le président Joseph Kabila peut-il se tirer la balle dans les pieds en se séparant d’un premier ministre qui donne de la visibilité à son mandat et à sari programme de la révolution de la modernité? Quarto, que gagnerait la majorité présidentielle en limogeant une équipé gouvernementale qui aligne des performances dont elle tirerait d’énormes dividendes politiques aux élections municipales et provinciales qui pointent à l’horizon ? Sexto, les “concertateurs” du Palais du peuple peuvent-ils se substituer au peuple souverain pour imposer un tel gouvernement rejeté par la grande majorité de nos populations (76% des Kinois selon un récent sondage de Les Points) et des partis politiques ?

A l’art8lyse, il parait peu probable qu’un gouvernement d’union nationale soit constitué à l’issue de ces assises. D’abord parce qu’elle ne profite ni au Chef de l’Etat, ni à sa majorité présidentielle, ni à l’opposition, la vraie, soucieuse de préparer l’alternance en 2016 et encore moins à notre population qui garde un douloureux souvenir de cette expérience sous la longue transition avec Mobutu. En effet, le pays avait connu une demi-dizaine de gouvernement d’union nationale, de large union nationale, de combat, de salut national sans aucun résultat palpable pour nos populations. D’où la réticence et même l’hostilité de bon nombre- de nos compatriotes à cette formule et à l’évocation des noms de certains animateurs de ces gouvernements improductifs aujourd’hui aux manœuvres pour piloter ce fameux cabinet gouvernemental. Alors qu’une tension latente couve au pays sur la question de la révision ou non de la constitution, il serai hasardeux d’envisager un chambardement des institutions qui entrainerait la retouche de la loi fondamentale.



Renforcer une équipe qui gagne



Outre ces considérations évoquées ci-haut, c’est principalement son bilan à mi-parcours qui plaide en faveur de l’actuelle équipe gouvernementale. Nous en voulons pour preuve l’image actuelle de l’économie congolaise à comparer avec celle des années 1990. Quelques chiffres puisés dans le discours du ministre délégué aux finances, Patrick Kitebi Nvul et son collègue du Plan, Célestin Vunabandi aux travaux de là 3ème édition du Forum économique congolais dans l’Union européenne tenus du 24 au 25juin dernier, suffisent pour s’en rendre compte.

En effet parlant de l’économie congolaise dans les années 90, le ministre des finances note que la RDC a enregistré une situation économique caractérisée, notamment, par une politique budgétaire laxiste ayant conduit aux déficits chroniques du Trésor Public; et une politique monétaire accommodante ayant conduit à la monétisation systématique du déficit du secteur public (Trésor Public et Banque Centrale). Entre 1994 et 1995, ajoute-t-il, la planche- à billet a contribué à l’augmentation de la masse monétaire à raison de 2284%” De même, poursuit-il, on a enregistré à la même période une accumulation d’arriérés des paiements sur le service de la dette; l’accumulation d’arriérés des salaires des agents et fonctionnaires de l’Erat ; la dépréciation continue de la monnaie nationale sur le marché des changes, avec, à titre d’exemple, une dépréciation de 602% du franc congolais en 1999 ; l’hyperinflation avec des taux d’inflation de près de 10 000% en 1994; la crise de confiance en la monnaie nationale et Dollarisation prononcée de l’économie; la faillite du système bancaire et des institutions financières non bancaires ayant conduit à la-liquidation de 9 banques (BCA, BCCE, NBK, etc); l’effondrement de la production de la Gécamines (Chute de la production du cuivre partant de plus 400 000 tonnes à autour de 10 000 tonnes) ; la baisse continue de l’activité économique ayant culminé en 1993 avec taux de croissance de -13; et la rupture de la coopération avec les institutions de BrettonWoods.



De la croissance négative à celle à  deux chiffres



Pour sa part, Célestin Vunabandi a aligné d’autres indicateurs de l’économie congolaise vers es années 1990. Il a épinglé entre autres un tissu industriel délabré, des infrastructures socio-économiques de base totalement détruites, une inflation galopante avoisinant les 4.000% l’an, un taux de croissance en net recul de -6, 14% en moyenne par an sur la décade 90, un revenu per tête d’habitant de l’ordre de 80 USD par an, une monnaie nationale chancelante ayant perdu nombre de ses attributs et un différentiel entre le faux de change officiel et parallèle de l’ordre de 150%”.

Le tableau actuel de l’économie congolaise n’est certes pas reluisant mais il génère tout de même beaucoup d’espoirs sur la capacité de notre pays à sortir de l’abime. Célestin Vunabandi l’a rappelé à ce forum en relevant qu’en mai 2013, grâce aux efforts intensifs et cumulés des réformes engagées, la revue des principaux indicateurs montre une remarquable stabilisation du cadre macroéconomique du pays : le taux de croissance du PIB de 8,2 %, le PIB par tête d’habitant a progressé de plus de 300% en 10 ans; le taux d’inflation cumulée se situe à 0,421% pour la 5remière moitié de l’année 2013; les réserves de change représentent 1,730 milliards de dollars américains, soit neuf semaines d’importation contre à peine 3 jours autrefois, avec une monnaie nationale stabilisée; un stock de la dette de 4,68 milliards de dollars américains après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en juin 2010.

Bien plus, a ajouté le ministre du plan, la RDC a retrouvé  sa viabilité économique et financière et sa crédibilité  vis-à-vis des partenaires avec un budget annuel multiplié par 20, représentant actuellement l’équivalent de 6 milliards de dollars américains (avec des excédents budgétaires) ; des investissements directs étrangers multipliés par 167 et se situant à 15 milliards de dollars américains ; ainsi qu’une production minière qui a atteint des sommets jamais égalés, soit plus de 600 mille tonnes de cuivre en -2012.

Ces résultats encourageants ont permis au gouvernement de lancer plusieurs travaux de reconstruction et de modernisation du pays sur l’ensemble du territoire national. Avec ces réalisations reconnues par tous les observateurs de bonne foi, le gouvernement mérite d’être renforcé pour faire plus et non limogé.

FKB

Katanga : les commissions catholiques «Justice et Paix » s’opposent à la révision constitutionnelle


Katanga : les commissions catholiques «Justice et Paix » s’opposent à la révision constitutionnelle




Katanga : les commissions catholiques «Justice et Paix » s’opposent 
Le réseau des commissions « Justice et Paix » de l’Eglise catholiques du Katanga s’oppose à « une possible révision constitutionnelle » en République démocratique du Congo (RDC). Dans son message du 4 août dernier à Kasenga, et rendu public samedi 21 septembre à Kalemmie, le secrétaire exécutif de cette structure, l’Abbé David Luhaka rappelle que la loi ne doit pas être violée pour servir des intérêts privés.

« Le regard rétrospectif démontre que certaines dispositions de la constitution du 18 février 2006 ont déjà fait l’objet des modifications, nonobstant les débats que cette question avait soulevé. C’est notamment les articles 71, 110, 126, 149, 197, 198 et 218. Cet état de choses a montré et continue à révéler au pays la volonté d’orienter la constitution à des fins individuelles (…) », a affirmé l’Abbé David Luhaka.

Il a indiqué que « nul ne peut détourner les attributs du pouvoir et de la puissance politique à des fins personnelles pour la réalisation des intérêts partisans ».

"Joseph Kabila, survivre ou mourir!

"Joseph Kabila, survivre ou mourir!





Le Président et ses proches collaborateurs ne peuvent pas être aussi myopes au point d'enclencher, au même moment, deux débats, sur deux fonts, à Kinshasa et à Kampala, sans avoir mis les verrous nécessaires pour l'emporter. Reste à trouver les artifices pour éviter de faire cadeau aux opportunistes embusqués. La RD-Congo remplit peu à peu les critères susceptibles de lui permettre de prendre la bonne direction sur la voie de l'émergence : le dernier rapport de l'agence d'évaluation financière Moody's lui a décerné la note B, expliquant qu'aux faiblesses constatées dont la précarité des institutions se collent des perspectives positives, notamment la croissance soutenue, la maitrise de l'inflation et du taux de change. Le pays a donc pris la bonne voie. Pourtant, les artisans de cette embellie, le Président de la République et son camp politique doivent négocier leur avenir face aux fronts politique interne et militaire et dans un contexte sous-régional explosif. Décodage. A Kinshasa comme à Kampala, le temps va s'arrêter. Les deux Dialogues doivent pouvoir livrer leurs secrets cette semaine. Kabila et sa Majorité jouent leur avenir dans les deux capitales. Qui peut honnêtement croire que Kengo et ses amis participent aux Concertations nationales pour les beaux yeux du Président ? Erreur ! En lançant l'idée d'un gouvernement d'union nationale, Kengo s'est adressé directement et simultanément à Kabila, aux partenaires extérieures, à l'Opposition et à la rue. Fidèle à lui-même, le speaker du Sénat et membre du présidium des Concertations nationales, en même temps caution morale de ces assises, s'est présenté comme un dirigeant capable de jouer la carte du compromis.

C'est là-dessus qu'il a réussi à prendre Tshisekedi de vitesse en 1994, redevenant Premier ministre de Mobutu alors qu'il roulait déjà pour la chapelle Opposition. Aujourd'hui encore, c'est là-dessus qu'il espère retourner à la Primature. Mais pour beaucoup, cette démarche de Kengo desservirait les intérêts de Kabila dans ce sens qu'elle favoriserait le retour en force définitif du clan mobutiste. « Cette démarche restera peu efficace tant que l'UDPS et l'UNC, ces deux partis qui passent pour l'irréductible opposition à Kabila seraient en dehors du processus », commente un observateur. Si Kengo et les siens envisagent de tout changer après près de deux décennies de règne des tombeurs de Mobutu, Kabila affiche la volonté de composer pour éviter le chao, tout en se montrant préparé au réfus des Tshisekedistes et des Kamerhistes. A l'évidence, tout esprit lucide ne saurait croire que le Raïs a approché Kengo et son groupe pour leur offrir le pouvoir sur un plateau. Un compromis politique gagnant-gagnant aiderait les parties à s'accorder et apaiserait le front politique interne comme à l'issue du Dialogue de Sun-City, avec cette différence que, pour certains, la Primature ne serait peut-être jamais accordée à l'Opposition. Une alliance avec Kengo ne devrait pas occulter pas la vérité selon laquelle la légion de Kengo est un groupe hétéroclite sur le quel tout stratège averti doit s'interroger ouvertement. Dans un sondage publié pour la troisième fois consécutive, l'opinion continue d'afficher sa méfiance vis-à-vis de l'homme de la rigueur et de son idée. Les verrous Ce serait mauvais calcul de la part de Kabila d'abattre ses cartes, de gaspiller les énergies pour initier un processus pour le perdre. Ce serait à l'évidence, mal connaître Kabila que de croire, un seul instant, qu'il est de nature à perdre un coup qu'il a personnellement initié et conduit.Mais cela suffirait-pour s'assurer le passage en 2016 ? 
C'est une autre partie. Elle se joue sur le front militaire. Ici, le contexte est particulier : la sous-région des Grandes Lacs est minée par la guerre. Un conflit armé dans les frontières de la RD-Congo mais qui profite au Rwanda et à l'Ouganda, accusés d'alimenter des groupes armés en vue d'anéantir leurs rebellions respectives et d'empêcher Kabila de stabiliser la RD-Congo. Si l'Ouest de la RD-Congo, Sassou a pu réduire l'Opposition au silence en fumant le calumet de la paix avec Pasteur Ntumi et Bernard Kolelas, depuis une décennie, Paul Kagame et Yoweri travaillent à leur pérennisation au pouvoir à la tête de leurs Etats respectifs. L'un et l'autre ont su géré leurs fronts internes. Kagame a fait plus à ouvrant largement les portes du Parlement aux femmes espérant minimiser la contestation due à la présence massive des hommes dans l'appareil législatif. Tous les trois peuvent contourner l'obstacle constitutionnel sans anicroche, à l'opposé de Kabila, contraient de vider l'équation de l'Est et rentrer dans la légende. Le Président Rd-congolais doit avoir approfondi la question. Preuve : il est à la fois à Kampala via des délégués du gouvernement qui prennent part aux discussions avec le M23, il a fait le déplacement des Etats-Unis pour évaluer le niveau d'exécution de l'accord-cadre d'Addis-Abeba en même temps qu'il encourage la poursuite de l'offensive contre les rebelles par la Brigade spéciale de l'ONU et les FARDC. Excellent tacticien, le Président a toujours su sortir la tête de l'eau au moment où tout le monde le pense affaibli. Ses proches et lui ne peuvent pas être aussi myopes au point d'enclencher, au même moment, deux débats, sur deux fronts, à Kinshasa et à Kampala, sans avoir mis es verrous nécessaires pour l'emporter. Ils savent que leur avenir politique dépend de l'issue des Concertations et du Dialogue de Kampala. Tout un challenge ! Quelles sont les meilleures opportunités et les meilleures stratégies pour relever le défi ? Les experts y ont travaillé, confie une source, évoquant la reprise, par les FARDC, le week-end dernier, de quatre villages jadis occupés par les rebelles rwandais des FDLR.

Natine K.
Source: Africa News

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/joseph-kabila-survivre-ou-mourir



Un « coup d’Etat constitutionnel » en gestation


Un « coup d’Etat constitutionnel » en gestation
(KongoTimes 23/09/2013 - 15:16)

Vital Kamerhe



Après l’expérience, heureuse ou malheureuse c’est selon, du schéma «1+4» issu du dialogue inter congolais tenu à Sun City en Afrique du Sud, on parle déjà de la formule «1+2». Ce n’est pas du tout une invention de la presse congolaise. C’est plutôt la «Coalition pour le vrai dialogue» qui, à travers un communiqué tendant à tirer la sonnette d’alarme, fait état de cette formule. Plusieurs partis politiques membres de cette plate-forme politique ont apposé leur signature au bas dudit communiqué. Ce schéma, indique-t-on, répondrait au besoin d’instaurer une nouvelle transition en RDC. La «Coalition pour le vrai dialogue» invite le peuple congolais à barrer la route à ce qu’elle qualifie de «coup d’Etat constitutionnel» en gestation. Car, pour les partis membres de cette plate forme, la mise en œuvre de ce schéma risque de plonger le pays dans une situation dramatique.

«1+2»? La formule est vite lâchée dans le camp de la «CVD, la «Coalition pour le vrai dialogue» où l’on compte, entre autres, l’Union pour la nation congolaise (UNC) chère à Vital Kamerhe. Dans son communiqué de presse, cette plate forme conçue pour le besoin de la cause, la défense du vrai dialogue, dénonce une formule déjà en chantier au terme des travaux des Concertations nationales. Il s’agirait de la formule «1+2», un président de la République et deux vice-présidents. Ce qui rappelle le schéma «1+4» issu des assises du dialogue inter congolais tenu à Sun City, en Afrique, c’est-à-dire un président de la République et quatre vice-présidents. Et ce, au nom d’une nouvelle transition politique en RDC.


LA «CVD» DENONCE AUSSI LA DISSOLUTION DES INSTITUTIONS

Pour la «CVD», la formule en gestation, au cas où elle serait appliquée, pourrait rompre le consensus national déjà fragile et entraîner aussi la remise à zéro du compteur des institutions avec plusieurs conséquences. Au nombre desquelles, la dissolution de l’Assemblée nationale, du Sénat et des assemblées provinciales. Dans le même communiqué, on indiqu’à Kampala, le Gouvernement et le mouvement rebelle M23 se seraient mis d’accord sur dix points qui intégreraient les cinq thématiques qui sont en discussion aux Concertations nationales dont les assises se déroulent encore à Kinshasa.


«Face à ces manœuvres machiavéliques du pouvoir qui refuse de s’inscrire dans le cadre constitutionnel et le schéma de la convocation d’un dialogue inclusif, la Coordination de la Coalition pour le vrai dialogue exige la clôture immédiate des pourparlers de Kampala et le renversement de tous les dossiers dans le vrai dialogue, seul cadre habilité à résoudre définitivement la question de la guerre, la suspension sans délai de la tragi-comédie du Palais du peuple et la convocation immédiate du vrai dialogue conformément à la volonté du peuple congolais et aux instruments juridiques internationaux», indiquent les signataires du communiqué.

LA CVD INVITE LE PEUPLE CONGOLAIS A BARRER LA ROUTE AU «COUP D’ETAT»


La «Coalition pour le vrai dialogue» invite le peuple congolais à barrer la route à ce qu’elle qualifie de «coup d’Etat constitutionnel» en gestation. Car, pour les partis membres de cette plate forme, la mise en œuvre de ce schéma risque de plonger le pays dans une situation dramatique. Au nombre des formations politiques réunies au sein de cette coalition, on retrouve l’UNC, PT, FIS, PDP, PUNA, PCDL, RPDR, RADIF, UDECF, FDCD et le MLDC
.
[M. M. & Dorian KISIMBA]

° http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/rdc-un-coup-detat-constitutionnel-en-gestation