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SACREBOPOL

mardi 3 janvier 2012

Edito : Fiasco au Congo


Mis en ligne le 03/01/2012

L'édito du jour par Marie-France Cros


L’agression à Paris d’un septuagénaire, le président du sénat congolais Kengo wa Dondo, par des anti-Kabila qui veulent apparemment sanctionner son rapprochement avec Joseph Kabila, vient rappeler l’incroyable gâchis des élections congolaises.
L’abjection de l’attaque - se mettre à plusieurs contre un seul; des jeunes frappant un vieux - rappelle les abjections qui l’ont précédée : la garde de Joseph Kabila tirant sur des manifestants désarmés; le rapt des cadavres des victimes par les forces de l’ordre pour cacher les traces de leur crime; la Cour suprême "confirmant" les chiffres de la Commission électorale sans y changer un iota malgré les fraudes massives notoires et proclamant Joseph Kabila président; les "amis du Congo" faisant semblant de ne rien voir du hold-up électoral...

Les élections de 2011 au Congo entreront dans l’histoire comme un des plus grands fiascos de ce début de siècle. Fiasco évident pour la démocratie. Fiasco pour la Commission électorale, dont les manœuvres frauduleuses ont été exposées aux yeux du monde entier, décrédibilisant celui qu’elle voulait promouvoir. Fiasco pour Joseph Kabila, qui s’accroche au pouvoir que lui conteste - il le sait - la majorité des Congolais. Et enfin, fiasco pour les "amis du Congo" qui - sauf Washington - font semblant de croire que tenus le même jour, le scrutin présidentiel serait crédible (la fraude n’aurait pas changé l’ordre d’arrivée des candidats) quand le législatif a besoin d’experts pour crédibiliser son dépouillement.

http://www.lalibre.be/actu/international/article/710743/edito-fiasco-au-congo.html

Ivre-mort, le fils d'Évariste Boshab fait tout un carnage sur la route: 5 morts

Kinshasa: Ivre mort le fils d'Evariste Boshab a tué 5 personnes sur le boulevard du 30 juin devant l'Agence South African Airways (SAA)

La radio Okapi a donné partiellement l'info à ses auditeurs sur l'accident. Revenant d'une boite de nuit de la capitale congolaise, vers 6 heures locales du matin ce lundi 2 janvier, roulant à vive allure comme dans une course rallye sur le boulevard du 30 juin, le fils d'Evariste Boshab au volant d’une jeep noire a perdu le contrôle de son véhicule. Ivre mort le chauffard a heurté de plein fouet un taxi. Il a tué 5 personnes et a renversé 3 personnes blessées grièvement. Il n'était pas seul dans la jeep noire il était accompagné par le fils d'Adolphe Muzito. Deux fils d'apparatchiks-mammouths du Joséphisme usurpateurs du pouvoir à Kinshasa. Dans cette république bananière, les chauffards-fils des Joséphistes ivres morts ont été escortés en toute quiétude par la police chez eux. Aucun constat de l'accident n'a été fait. Pour empêcher toute enquête, leur jeep objet de l'infraction, se trouve au camp Lufungula chez le Général Kanyama, esprit de mort !
Kinshasa, lundi 2 janvier, vers 6 heures du matin, le fils d'Evariste Boshab heurte de plein fouet un taxi sur le boulevard du 30 juin. Photo Réveil-FM

Kinshasa, lundi 2 janvier, le chauffard, fils d'Evariste Boshab a tué 5 personnes et blessé 3 autres. Photo Réveil-FM

Kinshasa, lundi 2 janvier, la police a ramené les fils d'Evariste Boshab et d'Adolphe Muzito, chez eux à la maison, abandonnant les corps des victimes sur la chaussée. Photo Réveil-FM
Signalons qu'Evariste Boshab est président honoraire de l'Assemblée nationale et Adolphe Muzito, Premier ministre de Joseph Kabila. Leurs bambins conduisent dans la ville comme leurs parents dirigent la République démocratique du Congo, c'est-à-dire avec pertes et fracas. Un pilotage à vue. Les millionnaires du dimanche n'ont que faire des Congolais. Les victimes ont été abandonnées sur la chaussé, ne méritent-elles pas du respect ? Sont-ils aussi congolais comme eux ?
Dossier à suivre !

Yann Boshab, le conducteur et assassin de 5 citoyens congolais.