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vendredi 8 août 2014

Lettre ouverte à Flory Kabange Numbi, procureur général de la République





Lettre ouverte à Flory Kabange Numbi, procureur général de la République
Bamba-di-Lelo 

Monsieur,

André Malraux, ancien Ministre d’Etat chargé des affaires Culturelles de Charles de Gaule, disait : mieux vaut un imbécile débout, qu’un intellectuel assis.

L’anecdote, citée ci-dessus, s’applique, à mon humble avis, à vous, Flory Kabange Numbi, soit disant intellectuel, Procureur Général de la République, et néanmoins hypocrite, fourbe et partisan du régime décadent de Joseph Kabila. Opportuniste à souhait, vous êtes incapable de désigner des facteurs de blocage de nos institutions pour trouver des solutions idoines aux problèmes immenses du Congo-Kinshasa.

Ainsi, vous ne vous rendez pas compte que la situation est aussi grave et l’avenir du pays est plus compromis, que jamais depuis que vous et certains membres de votre clan politique, tentent de maintenir de force le pouvoir, sans l’ultime volonté du peuple congolais, consterné !

Je n’ai pas peur des mots quand il s’agit de vous qualifier de corrompu, d’opportuniste, de mercenaire qui, par mauvaise conscience, semble plus soucieux de se dédouaner vis-à-vis de Joseph Kabila, un véritable mécréant, au lieu de vous engager résolument dans des actions concrètes pour sauver le pays ! Vous vous limitez donc, à la routine, à des réactions d’indignation et des prises de position mal élaborées, voire téméraires et vexatoires.

Nuisible et incompétent, oui, vous l’êtes aussi, car comment pouvez-vous arrêter, Bertrand Ewanga, Député National et respectable opposant, pour offense au Chef de l’Etat, alors que ce denier nie en bloc, toute la formulation de votre accusation à son encontre ? On est tous témoins de ce que Bertrand Ewanga a dit. Vous estimez que celui qui défend sa patrie, sa population et qui donne une direction nouvelle pour préserver l’ordre public, prononce pour vous des injures, contre le Président de la république ? Pour connaître la vérité, a-t-on posé des questions aux témoins, et aux éventuels intervenants du meeting populaire ? Il est malheureux de constater qu’à votre niveau, vous ne soyez pas capable de distinguer la procédure de flagrance et la notion de résidence surveillée ? Il a fallu, pour cela, une pression de l’Ambassadeur de l’Union Européenne et des Députés nationaux de l’Opposition auprès de Aubin Minaku, Président de l’Assemblée Nationale, pour fléchir votre arrogance?

Enfin, que disent les prescrits de la Constitution congolaise sur les modalités d’arrestation d’un élu du peuple ? A-t-on consulté le Parlement pour lever l’immunité de Bertrand Ewanga ? La notion de « parjure » est-elle insérée dans notre Constitution ? Si oui pourquoi, la justice congolaise a-t-elle pu être hypertrophiée, la Constitution détournée, la démocratie oubliée et avoir appliqué aux textes des droits, une vision parfaitement falsifiée ?

Eugène Diomi Ndongala, Fernando Kutino, Eddy Kapend, et aujourd’hui Bertrand Ewanga, ne sont que des prisonniers personnels de Joseph Kabila. A travers leur autonomie de pensée, ils dérangeaient la quiétude de Joseph Kabila, qui s’accroche, malgré ses faibles connaissances, à gérer un pays qui dépasse son niveau d’intelligence !

Homme du passé, controversé, Joseph Kabila a horreur de l’existence d’une justice indépendante ! C’est ce qui justifie, le comportement ridicule de Flory Kabange Numbi, devenu homme de paille et pilier du régime de Joseph Kabila, nommé Procureur général de la République, non pour sa compétence, mais par simple appartenance régionale avec Joseph Kabila, Muluba du Katanga comme lui.

Bref, je tiens à rappeler à tous les combattants congolais, que la paix ne se fait pas en regardant la guerre de loin !

L’arrestation de Bertrand Ewanga a fait déborder le vase et devra nous inciter à mener, aujourd’hui des actions de désobéissance civile de grande envergure, des sit-in pour obtenir sa libération immédiate, ainsi que celles d’Eugène Diomi Ndongala, Fernando Kutino, Eddy Kapend et de tant d’autres compatriotes, qui croupissent dans les mouroirs de la mort, à l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Pour nous, le vrai combat ne fait que commencer : l’ennemi partira et son système va bientôt s’écrouler, et avec lui, ses valets dont Flory Kabange Numbi particulièrement. Ce n’est plus qu’une question des jours. Notre détermination reste inchangée, et nous en appelons à Flory Kabange Numbi, Procureur Général de la République, pour changer son fusil d’épaule et de revenir à la raison avant qu’il ne soit trop tard !

Joseph Kabila est rwandais, sans nul doute, et il est tenu de rentrer chez lui, au Rwanda, d’où il est venu ! Mais quel sera votre sort à vous, Flory Kabange Numbi ?

Vous serez jugé sévèrement par l’Histoire.

Bamba – di – Lelo

Docteur en sciences Politiques de l’UCL
Analyste des questions politiques du Congo
E-mail : jbdil@hotmail.be

© Congoindépendant 2003-2014


Un manifestant congolais tabassé par des gardes du corps de Joseph Kabila









Un manifestant congolais tabassé par des gardes du corps de Joseph Kabila

En marge du sommet Afrique-États-Unis qui s’est clôturé mercredi à Washington, un vidéaste amateur a été témoin d’une bastonnade : des gardes du corps de Joseph Kabila, ont roué de coups un manifestant venu manifester contre le président de la RD-Congo.
La scène se déroule près de l’hôtel Capella où la délégation congolaise résidait le temps du forum Afrique-États-Unis entre le 4 et le 6 août. Au début de la vidéo de 3 minutes 30, un homme en treillis militaire étendu sur le sol prend un coup de pied d’un garde du corps de la présidence. Après plusieurs secondes à terre, l’homme tente tant bien que mal de se relever et de quitter les lieux, mais il est retenu par des policiers américains venus sécuriser la zone. Des traces de sang sont visibles sur le sol.



Le manifestant tabassé est membre des "combattants", des opposants congolais à Joseph Kabila en exil et qui organisent fréquemment des manifestations lors des visites internationales du président congolais. Ils avaient notamment manifesté le 21 mai dernier à Paris en marge de la visite de Joseph Kabila en France.

"C’est très choquant de voir des manifestants dans leur droit de s’exprimer librement se faire tabasser ainsi sur le sol américain"
Noah Landay habite à côté de l’hôtel Capella. Il a filmé la scène alors qu’il rentrait chez lui mercredi soir. Il raconte le début, la partie qu’il n’a pas pu filmer.

Un barrage de policier bloquait la route pour permettre à la délégation congolaise d’accéder à l’hôtel. La voiture du président congolais s’est arrêtée dans une allée, puis il est sorti du véhicule pour rentrer dans l’hôtel. Des gardes du corps l’ont accompagné et une poignée est restée en dehors de l’hôtel.

Il y avait trois manifestants le long des barrières avec des pancartes qui chantaient des slogans. Les gardes du corps ont commencé à leur hurler dessus et les manifestants également. Sans crier gare, les gardes du corps ont couru vers eux et ont voulu leur confisquer leurs pancartes. L’un d’eux a balancé un coup de poing à l’homme en treillis qui est tombé à la renverse, puis les gardes se sont rués sur lui pour lui donner des coups de pied sur le corps et à la tête. Il a fallu l’intervention de membres des services secrets américains pour repousser les gardes du corps.
 
"Le manifestant avait plusieurs dents cassées"

J’ai pris mon téléphone à partir de ce moment là pour essayer de filmer le visage des gardes du corps et dénoncer cet abus. A ce moment, l’un d’eux est venu remettre un coup de pied à l’homme à terre en contournant les policiers. Puis il est parti se réfugier dans l’hôtel.

Mon voisin, qui est étudiant en médecine, est allé porter secours à l’homme qui avait plusieurs dents cassées. Pour moi, en tant qu’Américain, c’est très choquant de voir des manifestants dans leur droit de s’exprimer librement se faire tabasser ainsi sur le sol américain.

Affaire Jean-Bertrand Ewanga : L’Union européenne formule trois recommandations











Affaire Jean-Bertrand Ewanga : L’Union européenne formule trois recommandations

« La construction d’un Etat de droit et la défense des droits de l’homme sont des éléments essentiels qui fondent le partenariat de l’Union Européenne et de la RDC », a déclaré le Chargé d’affaires intérimaire de l’Union Européenne,
Bruno Hanses, à l’issue d’un entretien hier jeudi 7 août 014 au Palais du peuple entre la délégation de l’Union Européenne, composée des Ambassadeurs de France, de Belgique et de Grande-Bretagne avec le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku.

Ce face à face Minaku- diplomates occidentaux a tourné autour de l’arrestation du député national et Secrétaire Général de l’UNC (Union pour la Nation), Jean-Bertrand Ewanga, au lendemain du meeting de l’opposition à Ndjili.
Bruno Hanses a réaffirmé l’importance que l’Union Européenne attache aux droits de l’homme et aux libertés publiques. Tout en se félicitant du déroulement de la manifestation de l’opposition le lundi 5Août 2014 sur le terrain Sainte Thérèse à Ndjili et de son encadrement correct des forces de l’ordre, les diplomates occidentaux en poste à Kinshasa estiment que cette arrestation ne contribue pas à l’apaisement du climat politique en RDC.
«C’est dans cet esprit que nous avons appelés les autorités congolaises à répondre toutes les dispositions nécessaires pour permettre l’exercice d’expression à assurer un espace politique ouvert au débat », ont martelés les hôtes de Minaku.
Ils ont également invité tous les acteurs politiques à s’exprimer dans respect mutuel et à s’engager résolument dans un dialogue ouvert.
Le chef de la délégation de l’Union Européenne, Bruno Hanses, a laissé entendre que le speaker de la chambre basse du Parlement, qui tient à ouvrir la prochaine session parlementaire en toute sérénité, a été très attentif à leurs préoccupations.
Minaku pas d’accord avec le PGR
Répondant aux préoccupations des émissaires de l’Union Européenne, le président de l’Assemblée Nationale a décidé de s’impliquer pour que le député national Ewanga soit placé en résidence surveillée, en fonction de l’interprétation restrictive des principes de base en matière pénale.
A en croire son conseiller juridique, Tupa Kamango, Aubin Minaku, en sa qualité de président de l’Assemblée nationale, procédera à un contact épistolaire avec le Procureur Général de la République pour que ce dernier, en tant qu’organe de la loi et officier du ministère public, se replace dans l’esprit de l’Arrêt prononcé r la Cour Suprême de Justice sur le point précis de la sanction relative à l’assignation à résidence de Jean-Bertrand Ewanga.
Tupa Kamango a assuré que le président de l’Assemblée nationale adressera incessamment une correspondance au Procureur Général de la République pour une exécution fidèle des termes de l’Arrêt prononcé par la Cour Suprême de Justice.
« Ces termes sont dégagés dans les dispositions légales qui disent qu’en matière de détention préventive, pour les députés nationaux, la présente mesure est remplacée par l’assignation à la résidence surveillée », a lâché le porte-parole de Minaku.
Eric Wemba


Affaire Ewanga : Le partenariat RDC - UE menacé; Minaku pas d’accord avec le PGR






Affaire Ewanga : Le partenariat RDC - UE menacé; Minaku pas d’accord avec le PGR




« La construction d’un Etat de droit et la défense des droits de l’homme sont des éléments essentiels qui fondent le partenariat de l’Union Européenne et de la RDC », a déclaré le Chargé d’affaires intérimaire de l’Union Européenne,
Bruno Hanses, à l’issue d’un entretien hier jeudi 7 août 014 au Palais du peuple entre la délégation de l’Union Européenne, composée des Ambassadeurs de France, de Belgique et de Grande-Bretagne avec le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku.
 
Ce face à face Minaku- diplomates occidentaux a tourné autour de l’arrestation du député national et Secrétaire Général de l’UNC (Union pour la Nation), Jean-Bertrand Ewanga, au lendemain du meeting de l’opposition à Ndjili.

Bruno Hanses a réaffirmé l’importance que l’Union Européenne attache aux droits de l’homme et aux libertés publiques. Tout en se félicitant du déroulement de la manifestation de l’opposition le lundi 5Août 2014 sur le terrain Sainte Thérèse à Ndjili et de son encadrement correct des forces de l’ordre, les diplomates occidentaux en poste à Kinshasa estiment que cette arrestation ne contribue pas à l’apaisement du climat politique en RDC.
«C’est dans cet esprit que nous avons appelés les autorités congolaises à répondre toutes les dispositions nécessaires pour permettre l’exercice d’expression à assurer un espace politique ouvert au débat », ont martelés les hôtes de Minaku.

Ils ont également invité tous les acteurs politiques à s’exprimer dans respect mutuel et à s’engager résolument dans un dialogue ouvert.
Le chef de la délégation de l’Union Européenne, Bruno Hanses, a laissé entendre que le speaker de la chambre basse du Parlement, qui tient à ouvrir la prochaine session parlementaire en toute sérénité, a été très attentif à leurs préoccupations.
Minaku pas d’accord avec le PGR

Répondant aux préoccupations des émissaires de l’Union Européenne, le président de l’Assemblée Nationale a décidé de s’impliquer pour que le député national Ewanga soit placé en résidence surveillée, en fonction de l’interprétation restrictive des principes de base en matière pénale.

A en croire son conseiller juridique, Tupa Kamango, Aubin Minaku, en sa qualité de président de l’Assemblée nationale, procédera à un contact épistolaire avec le Procureur Général de la République pour que ce dernier, en tant qu’organe de la loi et officier du ministère public, se replace dans l’esprit de l’Arrêt prononcé r la Cour Suprême de Justice sur le point précis de la sanction relative à l’assignation à résidence de Jean-Bertrand Ewanga.

Tupa Kamango a assuré que le président de l’Assemblée nationale adressera incessamment une correspondance au Procureur Général de la République pour une exécution fidèle des termes de l’Arrêt prononcé par la Cour Suprême de Justice.

« Ces termes sont dégagés dans les dispositions légales qui disent qu’en matière de détention préventive, pour les députés nationaux, la présente mesure est remplacée par l’assignation à la résidence surveillée », a lâché le porte-parole de Minaku.

Eric Wemba



Ewanga quitte l’ex-prison de Makala pour l’hôtel Invest



Ewanga quitte l’ex-prison de Makala pour l’hôtel Invest

















 (KINSHASA)- L’opposant Jean Bertrand Ewanga, écroué depuis trois jours  à l’ex-prison de Makala après un procès éclair pour outrage au  chef de l’état et incitation à la haine tribale et ethnique- en  attendant l’avis de la cour constitutionnelle sur l’exception
  d’inconstitutionnalité soulevée par ses avocats, a été transféré ce vendredi matin à 10h30  à l’Hôtel Invest à côte de la télévision publique congolaise-RTNC. Le  procureur général de la république a été soumis à de très fortes
 pressions pour qu'il change d’avis. Lui qui prétendait d’ailleurs  mercredi devant les journalistes que la résidence surveillée supposait  la détention à l’ex-prison de Makala parce que l’état congolais, selon  lui, n’avait pas de résidence pour placer les prévenus à surveiller.
 Tout s’est décanté jeudi après la rencontre entre le président de  l’assemblée nationale et les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne en poste à Kinshasa. Aubin Minaku leur a annoncé avoir saisi le procureur général de la république pour qu’il applique selon l’esprit de la loi, l’arrêt rendu par la cour suprême de justice assignant en résidence surveillée l’élu Unc, Jean Bertrand Ewanga.

De l’intérieur comme de l’extérieur : Front renforcé contre la révision constitutionnelle





De l’intérieur comme de l’extérieur : Front renforcé contre la révision constitutionnelle


Russ Feingold a été clair
 
Dans un entretien à la Voix de l’Amérique, l’émissaire américain pour la région des Grands Lacs est revenu sur” les débats qui agitent la RD Congo dans la perspective des prochaines élections présidentielles “.

Concernant l’éventuelle candidature de Joseph Kabila à l’élection présidentielle de 2016, Russ Feingold a indiqué “Il n’y a pas de débat. La Constitution est claire le président ne peut faire que deux mandats. Cela doit être respecté. La Constitution ne doit pas être changée par quiconque... Je pense que c’est une mauvaise pratique. C’est important que les élections locales, provinciales et présidentielle soient achevées d’ici 2016 dans le respect de la Constitution.”











Le meeting de l’opposition politique annoncé pour ce lundi et le mémorandum qu’une autre frange de la même famille politique compte déposer à l’ambassade des USA à Kinshasa laissent perplexe l’opinion également intéressée par le Sommet afro-américain qui s’ouvre à Washington.
La journée de ce lundi 4 août suscite une particulière attention au sein de l’opinion en République Démocratique du Congo. Certains observateurs craignent le risque de perturbation des activités quotidiennes à travers le pays et surtout dans la ville de Kinshasa.
 
Trois événements majeurs sont à la base de ce climat malsain. Le meeting populaire annoncé pour ce jour sur la place Sainte Thérèse dans la commune de N’Djili par certains partis de l’opposition politique constitue à cet égard l’élément le plus inquiétant, quand on sait que l’autorité urbaine se montre généralement intolérante face à pareille initiative.
 
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecidé) dirigé par le député national Martin Fayulu Madidi et l’Union pour la Nation congolaise (UNC) de Vital Kamhere sans oublier d’autres membres du regroupement des forces politiques et sociales ont invité les Congolaises et Congolais à cette place publique pour leur parler en long et en large de la révision de la Constitution du 28 février 2006, telle qu’envisagée par la Majorité président (MP), famille politique chère au Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange.
 
Une autre aile de l’opposition politique congolaise dénommée” Front populaire contre la révision constitutionnelle “ projette, quant à elle, de se rendre à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Kinshasa. L’objectif est de déposer un mémorandum auprès de l’ambassadeur du pays de l’oncle Sam. Dans ce document, les leaders de cette branche de l’opposition politique expriment leur soutien aux efforts que le Président américain Barack Obama entreprend en vue de la consolidation de la démocratie au Congo Démocratique. Ce mémorandum sera également déposé à la Mission de l’ONU pour la stabilisation au Congo (MONUSCO).
 
Informé officiellement par écrit de cette descente, le gouverneur de la ville André Kim buta a demandé au Front populaire contre la révision constitutionnelle de constituer une délégation de 5 personnes à cette fin. Des débordements sont tout de même à craindre, étant donné le comportement imprévisible des agents des services de sécurité déployés sur le terrain pour soi-disant encadrer les porteurs du mémorandum. Cette inquiétude reste plutôt maximale en ce qui concerne les foules qui pourraient faire le déplacement de la place Sainte Thérèse à N’Djili pour le meeting populaire.
 
Quoiqu’il en soit, les démarches amorcées par les deux ailes de l’opposition convergent sur un seul et même, à savoir le respect de la démocratie, avec son corolaire incontournable l’alternance au pouvoir, conformément aux dispositions de la Constitution du 28 février 2006. Sur ce point précis, le monde retiendra que le peuple congolais est farouchement opposé à toute forme de révision tendant à pérenniser un individu, de quelque famille politique qu’il soit au pouvoir. Même les faucons du régime Kabila sont conscients de cette réalité. Ils savent aussi que le peuple a raison.
 
Russ Feingold a été clair
 
Dans un entretien à la Voix de l’Amérique, l’émissaire américain pour la région des Grands Lacs est revenu sur” les débats qui agitent la RD Congo dans la perspective des prochaines élections présidentielles “.
Concernant l’éventuelle candidature de Joseph Kabila à l’élection présidentielle de 2016, Russ Feingold a indiqué “Il n’y a pas de débat. La Constitution est claire le président ne peut faire que deux mandats. Cela doit être respecté. La Constitution ne doit pas être changée par quiconque... Je pense que c’est une mauvaise pratique. C’est important que les élections locales, provinciales et présidentielle soient achevées d’ici 2016 dans le respect de la Constitution.”
 
Au cours de son séjour dans la ville de Kinshasa où il a rencontré Joseph Kabila en mai dernier, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a affirmé que Joseph Kabila devait respecter la Constitution et ne pas briguer un nouveau mandat en 2016.
 
En dehors des frontières de la RD Congo, le Sommet afro-américain s’ouvre aujourd’hui à Washington. Cette rencontre portera, entre autres, sur le renforcement de la démocratie et de l’investissement des entreprises en Afrique. Selon toute vraisemblance, elle pourrait être une occasion d’aborder de fond en comble la question des élections en RDC, en mettant un accent particulier sur la position de Joseph Kabila et sa famille politique à réviser les dispositions verrouillées de la loi fondamentale. L’attention des Congolais reste focalisée sur les résultats de ce sommet. Des politiciens et des acteurs de la société sont associés à cette rencontre en faisant le déplacement de Washington où ils ne manqueront pas de mieux informer sur divers milieux sur la situation réelle des Congolais déterminés à aspirer au mieux être comme les peuples d’autres nations.

ASIYESHINDWA

Sommet USA-Afrique: Comment les opposants ont démoli Boshab à Washington

Boshab comment les opposants l’ont démoli à Washington sommet Usa-Afrique; (Mike Mukebayi envoyé spécial à Washington)






Le débat sur la révision de la Constitution s’est déplacé à Washington. Et là-bas comme ici, Evariste Boshab a été laminé par les opposants avec à leur tête Vital Kamerhe.

Son raisonnement spécieux pour la modification de la constitution a été tourné en dérision par les Kamerhe, Fayulu, Badibanga et Lwakabwanga. Les propos de Boshab cachent mal un culte de la personnalité. Le face à face entre pro-révision et anti-révision a été organisé le 4 août par NED (National Endowment For Democracy), une Ong américaine, en marge du sommet USA-Afrique. Du coté de l’Opposition, il y avait Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Medard Lwakabwanga, Samy Badibanga, Clément Kanku, Thomas Luhaka. Pour la Majorité, Evariste Boshab, Lambert Memde et Ramazani Shadary.

Au nom de la Majorité, Boshab a soutenu le bien-fondé de la révision. Ses arguments les mêmes on été balayé d’un revers de la main par les opposants. Selon Boshab, la Constitution actuelle est le fruit de la bélligérance des années 2000. Faux ont retorqué les opposants en démontrant que la constitution actuelle est la résultante du referendum de 2005. Autre argument spécieux de Boshab, il faut une constitution pour permettre à la RDC d’atteindre l’Emergence.
 Les opposants ont fait voir à la Majorité l’absurdité d’un tel argument en posant une question toute simple : quelles sont les dispositions constitutionnelles qui font obstacle à l’Emergence. En fait derrière les arguments de Boshab, il n’y a rien de noble ont soutenu les opposants. Il n’y a que la volonté de pérenniser Joseph Kabila au pouvoir ont-ils indiqué. 
Choqué par les thèses d’Evariste Boshab pour réviser la constitution, un activiste de droits de l’homme présent dans la salle a pris à partie le secrétaire général du Pprd. Il l’a poursuivi dans les couloirs et lui a dit qu’il ne faisait pas honneur à la science et que s’il était son professeur, il lui aurait retiré le diplôme.

Boshab a dévalorisé le corps professoral en voulant défendre l’indéfendable, à savoir donner des arguments juridiques pour modifier la Constitution au seul bénéfice d’un individu. En affirmant que la Majorité n’allait pas se saborder pour l’alternance, Boshab s’est une nouvelle fois trahie. Car l’alternance n’est pas seulement une question de l’opposition, elle concerne aussi la Majorité. Personne ne dénie à la majorité de s’organiser pour conserver le pouvoir, c’est leur droit le plus légitime. Mais il doit s’exercer dans le cadre constitutionnel actuel ont fait savoir les opposants.
A la majorité de désigner un dauphin à Kabila dans la perspective de la présidentielle a lâché un autre opposant.

En marge de ce débat constitutionnel, d’autres voix fortes se sont exprimées. Le président du Sénégal, Macky Sall, s’est dit favorable comme le président Barack Obama au respect des constitutions en Afrique.

La Sous-Sécretaire d’Etat, chargé des affaires africaines, Jendayi Frazer a dit que les USA vont se donner les opportunités pour faire respecter les Constitutions. En langage diplomatique cela veut dire ne modifier pas la Constitution sinon vous aurez à faire à nous. Russ Feingold, l’envoyé spécial de Barack Obama dans les Grands lacs, y est aussi allé de sa pression. Ce qui a fait bondir Lambert Mende qui a demandé des excuses qu’il ne recevra jamais. Car la légitimité dont il se prévaut n’est reconnue que par lui-même et sa famille politique. Il faut dire que la Majorité présidentielle, aux abois dans sa quête de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, multiplie les bourdes.

Et la dernière en date est l’arrestation éhontée du bras de Vital Kamerhe, Bertand Ewanga (SG UNC) pour ses propos au meeting sur la non révision de la constitution tenue le lundi 4 à la place Sainte-Thérèse dans la Comme de Ndjili.

La nouvelle a fait rapidement le tour de Washington car vite relayée à l’Administration américaine par NED et NDI notamment. Loin de décourager les opposants, cette arrestation les a surmotivé à combattre la dictature de Kabila. Ils se sont réunis dans un chic hôtel de Washington pour affiner leurs stratégies sur l’unité de l’opposition ainsi l’approche commune face aux élections futures.

La première journée avait été consacrée à la question des révisions constitutionnelles, la deuxième était essentiellement économique avec l’annonce par Barack Obama de la disponibilisation d’une enveloppe de 33 milliards USD pour le développement de l’Afrique. Hier la grande session dirigée par Barack Obama en personne, à laquelle ont pris part tous les chefs d’Etats, s’est penchée sur les thématiques de la paix et la sécurité, de la démocratie et des droits de l’homme ainsi que des investissements.

Auparavant John Kerry avait reçu les différents présidents à son cabinet ? il a été ferme sur la révision constitutionnelle car pour Washington, prospérité rime avec stabilité et stabilité rime avec respect de la constitution. La Rédaction de CONGONEWS vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une édition spéciale Sommet USA-Afrique.

Mike Mukebayi, envoyé spécial depuis Washington





2 août 1998 : Ces obscurs membres de la MP, naguère apprentis SS au service de la Croix gammée de Kigali









 bin05 08-08-2014 12:59
Oh ces congolais qui font tuer , violer ...leurs freres pour l'interet de rwanda.

Stephano kindu 08-08-2014 13:11
Si j'etais Kin Kiey Mulumba, je devrais mourir sur le chant avec la exhumation de mes propos; combien ridicule et contradictoire, donnons le temps au temps et chacun se rendre ridicule comme Mende, Kin kiey; Ruberwa, Nyarugabo,Bosha b, Tambwe alexis...

Nkoyi Mobali 08-08-2014 13:24
Il est bon que les journalistes rappellent aux uns et aux autres ce qu'ils ont dit ou fait il y a 5 ou 10 ans. Cela nous permettra de juger leur constance.
Que ce même exercice soit fait à la veille de la campagne électorale. C'est cela votre contribution aussi à notre démocratie.

Elombe 08-08-2014 13:56
Une bande d'arrivistes qui n'ont ni honneur ni dignité. Ils étaient tous au Rwanda d'où ils s'amusaient à affubler Kabila de tous les Noms, aujourd'hui, ils sont le plus zélés du système Kabila. le cas le plus emblématique voire même pathologique, c'est celui de Kin Key, le dernier porte parole de Mobutu qui a fui à Kigali avec sa feuille de chou sur internet " le Soft". Il bavait, il éructait à longueur de page pour tailler un costard à Kabila qui ne trouvait aucun mérite à ses yeux. Comme un bon caméléon qu'il est, il veut faire croire aux congolais que comme par miracle, Kabila est devenu indispensable pour notre pays. Il existe des courtisans avec un peu de dignité, mais dans le cas de Kin Kye; c'est pathétique.

 Voyant 08-08-2014 14:23
Comme j'aime l'article! Merci, Merci, Merci Mr le Journaliste.
Les obscurs qui nous avaient coupé l'eau et l'électricité, tuaient des femme à Kakobola.
Ces anciens portes parole et chef de guerrier aujourd'hui donneur des leçons, amoureux du congo et de Kabila... 
Commençons la liste des obscurs:
Mende Omalanga RCD Goma
Kin Kiey Mulumba RCD Goma

Jean-Michel Alisema 08-08-2014 14:30
Nous citons..."Obscu r membre de la majorité. L’expression est de Mende Omalanga, ministre des Médias et porte-parole du gouvernement. Il parlait, qualifiait ainsi, le plus officiellement du monde, son collègue des PT&NTIC, Kin Kiey Mulumba.

Un obscur, se dit, généralement en politique, d’un personnage ténébreux, caméléon et renard à la fois, lunatique, opportuniste au passé sulfureux, méphistophéliqu e. ..."

Non seulement Mende definit son compere ex-RCD-Goma KinKiey et autres vagabonds dont Thambwe, mais il se defint lui meme ici...!


2 août 1998 : Ces obscurs membres de la MP, naguère apprentis SS au service de la Croix gammée de Kigali



















Obscur membre de la majorité. L’expression est de Mende Omalanga, ministre des Médias et porte-parole du gouvernement. Il parlait, qualifiait ainsi, le plus officiellement du monde,  son collègue des PT&NTIC,  Kin Kiey Mulumba.
Un  obscur, se dit, généralement en politique, d’un personnage ténébreux, caméléon et renard à la fois, lunatique, opportuniste au passé sulfureux, méphistophélique. Comme on démasquait, démystifiait, les Nazis croyant se refaire une virginité dans l’Allemagne de l’après-guerre…la MP, Majorité présidentielle, devrait s’exorciser, se javelliser face à l’histoire. Pour l’amour du Congo.

 C’est une évidence, la MP regorge des obscurs de plus ténébreux. Il en est qui sont aussi répréhensibles que les Sultani Makenga, Runiga et autres. Plus que Bertrand Ewanga, il en est qui ont dépeint le Chef de l’Etat moins qu’un Bonania, ce personnage bouffonesque, émotif et ébloui de tout dont on illustrait le Noir dans l’Europe colonialiste des années 20. «J’ai des exemplaires du Soft du temps de la guerre et du Dialogue à Sun City, fonce ce cadre de l’ARPTC. Dites-moi combien il faut pour que 7sur7 les reproduise? Je vais payer, je veux… » 

7sur7 a mis une semaine à attendre une manif, une messe de requiem, en fait quelque chose d’officiel sinon une initiative personnelle d’un officiel r-dcongolais par rapport à la date du 2 août 1998. En vain. Mende a cependant tenu une matinée politique, le 2août 2014, pour la révision de la constitution. Ç’aurait été  pour lui l’occasion de faire part de ses regrets pour son adhésion dans la rébellion, hélas. Le  2 août 1998 marque, en effet, le début d’une sanglante guerre d’agression du Rwanda  puis de l’Ouganda peu après, camouflée dans une rébellion interne. 
Le RCD (Goma) qui ne commémore plus sa création à cette date. S’ensuivra un pogrom de plus de 5 millions des morts. Des villages entiers décimés à l’image d’Oradour-sur-Glane, cette petite bourgade française où les Nazis n’épargnèrent aucune vie. Kakobola ne veut sans doute plus rien dire…à nos officiels. Pourtant, ici des femmes ont été enterrées vivantes après avoir été dénudées et  sauvagement violées. Même durant les conflagrations des années 60, au lendemain de l’indépendance, du temps des affreux et des chiens de guerre, jamais le viol n’avait aussi servi d’arme de terreur, comme il l’a été dans l’Est, dans les Kivu, sous contrôle des collabos de Kigali, les Vichystes du Kivu. 
Le viol fait  l’effet d’une débandade, d’un déchirement familial, comme les Stukas, ces bombardiers nazis qui annonçaient leur venue par une sirène. Hélas, Kakobola, c’est devenu de l’histoire ancienne, qui ne mérite même pas d’être archivée...dans la mémoire collective. Le rond-point au croisement du boulevard du 30 juin et l’ex-avenue du 24 novembre a d’ailleurs derechef été rebaptisé Mandela. Même le lobbying de l’Etat pour la création d’un tribunal pénal international pour la RDC- comme celui du Rwanda- a perdu de son ardeur.
 Ça ne contribuerait pas aux intérêts politiques actuels. Qui résument à la pérennisation du pouvoir actuel, enfer ou ciel peu importe ! violer la constitution, s’il faut, expédier dans le goulag de Makala ceux qui s’y opposent. La MP veut du monde, des politiques, des leaders d’opinion, des historiens, des scientifiques, têtes pensantes qui troqueraient leurs savoirs et crédibilité contre quelques avantages, pour battre campagne pour l’inamovibilité du régime. 
Le passé c‘est dépassé! «Ces mort-là ne comptent plus…Rien ne pourra les ressusciter», avait sèchement rétorqué, en 1945, Churchill face à la demande pressante des autorités polonaises aux Alliés d’ouvrir une enquête sur le rôle des Soviétiques dans la massacre des officiers polonais à Katyn. L’URSS venait d’accepter de composer avec les Alliés dans la guerre. Le 2  août ne compte plus. Que oui ! que si ! l’opinion publique-selon un sondage réalisé par 7sur7 dans les grandes places de la capitale, gare centrale, Magasin Kintambo, Marché de la Liberté, Avenue du Commerce au sortir de Zando, le grand marché de Kinshasa- reconnaît nommément  ces obscurs membres de la majorité, naguère «apprentis SS au service de la Croix gammée de Kigali», pour emprunter l’expression à un journal satirique de la place. 
Voici quelques réactions recueillies par notre équipe de sondage. «Au service de Kigali, ils ont rivalisé de zèle, de soumission, des diatribes à la Goebbels, crachant des propos orduriers sur la RDC et sur le Chef de l’Etat Joseph Kabila. L’un d’eux se vantait d’avoir désigné comme cible militaire, un avion qui évacuait des civils à Kindu, au Maniema, sa province d’origine ».
 « Feignant d’ignorer l’holocauste de leurs compatriotes, la rafle des enfants aussitôt embrigadés dans des rébellions et milices manipulés par le Rwanda, ils ont entonné  en chœur le  «Djalelo Mulopwe kagame ». «Lors de l’assaut raté sur Kinshasa en août 1998, c’est un politicien katangais qui disait : nous ne marchons pas vers Kinshasa mais sur Kinshasa!». 
Puis ce confrère de rebondir, «l’Afrique qui gagne, c’est le Rwanda, celle qui se déclasse, c’est la RDC. C’est comme ça que le Soft humiliait le pays de Kabila fils…comme dit l’Ecclésiaste de la femme prostituée, elle mange puis s’essuie les lèvres et dit : je n’ai rien fait.  Aujourd’hui «c’est Kabila, posa nayo esili te (on te veut encore pour longtemps)» et de poursuivre « comment ne pas aimer Kabila quand on rassemble la presse pour dire comment on a acheté une télé hihg-tech à dix mille dollars!». Et ces deux réactions pour conclure. «L’histoire nous jugera!», dit ce fonctionnaire, puis ce pasteur «Le temps appartient à Dieu. Il ne laisse pas impunis les crimes. Qui peut prétendre se tenir debout demain, par sa propre volonté…

A plus forte raison en 2016!»

Tryphon-Lambert Atandele Angenga