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SACREBOPOL

vendredi 28 décembre 2012

Kinshasa, d’où viennent ces tueurs en tenue « hybride » ?


Kinshasa, d’où viennent ces tueurs en tenue « hybride » ?




Le gouvernement appelé à mettre un terme aux ordres de mission accordés à des agents armés en tenue civile.



En effet, depuis plus d’une décennie, l’industrie du crime en RDC s’est enrichie d’impressionnantes quantités d’armes de guerre de provenances diverses.

Point n’est besoin de rappeler ici qu’un certain nombre de ces armes a servi ou sert encore à renforcer les mouvements insurrectionnels, des groupes isolés de voleurs à main armée ou de tueurs individuels engagés avec pour mission de régler des comptes à des tiers !

A un moment donné, des efforts sporadiques avaient été faits dans le but de réduire au minimum le nombre d’armes de guerre détenues illégalement par le public. C’est ainsi que des opérations d’échange d’armes contre de l’argent comptant furent menées tambour battant dans la capitale (1 arme de guerre contre 100 dollars américains) et à travers les provinces (1 arme de guerre contre 50 dollars américains) !

Mais d’après des sources concordantes, aucune statistique sur le nombre d’armes et de munitions récupérées grâce aux dites opérations n’est disponible jusqu’à ce jour. Selon les mêmes sources, aucune indiction n’a été donnée non plus sur la destination finale des armes et munitions de guerre ainsi récupérées !


Une question au gouvernement


Comme on peut le constater, le mystère sur la provenance d’armes et de munitions de guerre détenues illégalement en RDC reste entier en l’absence d’une enquête indépendante susceptible d’éclairer l’opinion sur cette question d’intérêt national et international.

Mais quelle est la provenance de ces hommes puissamment armés qui tuent facilement aussi bien à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays et dont la tenue moitié militaire, moitié policière ou totalement civile déroute si souvent les enquêteurs d’élite ont dispose le pays ?

La dernière victime en date de ces tueurs en tenue hydride se trouve être un Général formateur d’élites militaires congolaises !
Il s’agit bien du Général Bikweto Ntuyenabo. Commandant du prestigieux centre d’instruction de Kotakoli (Equateur) il a été assassiné par balles lundi dernier entre 22 heures et 23 heures par des inconnus en tenue civile curieusement doublée de pardessus militaires et de la police nationale !
Depuis un certain temps les autorités du pays ne cessent de proclamer que le maintien de la sécurité est du ressort de la collectivité nationale, une oeuvre à laquelle tous les citoyens doivent apporter leur concours soutenu.

Mais comment tout en encourageant l’ensemble de la population du pays à prendre part à la lutte contre l’insécurité, le gouvernement autorisé-t-il des patrouilles effectuées par des militaires ou des policiers armés mais en tenue civile et donc susceptibles d’être confondus facilement avec les nombreux malfaiteurs qui écument actuellement les villes et campagnes du pays?

KAMBALE MUTOGHERWA

Le Lac Albert La poule aux oeufs d’or

Le Lac Albert La poule aux oeufs d’or
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«Pour comprendre une partie de la guerre de l’Est de la RDC, il faut s’arrêter sur le lac Albert».
Anciennement appeler Lac Mobutu Sese Seko, le lac Albert est l’un des plus grands lac d’Afrique, il se trouve dans la région dite des Grands Lacs, sur la chaine des lacs de la vallée du grand rift, à la frontière entre l’Ouganda et la république Démocratique du Congo. Le lac Albert est bordé au nord ouest par les montagnes bleus qui forment la ligne de partage entre les eaux du bassin du Nil et celle du bassin du Congo. Au Sud-Est, il est limité par le lac Victoria, l’une de ses sources provenant du Nil, et au Sud-ouest par la rivière Semliki en provenance du lac Edouard. A l’extrémité nord, il y a le Nil Albert, connu sous le nom de Nil des montagnes, lorsqu’il pénètre au Soudan.

L’Ouganda possède 57% du lac Albert, alors que la RDC n’en possède que 43%, il est l’un des lacs les plus poissonneux au monde, du côté ougandais par exemple, les captures de poissons sont évaluées à 22 000 tonnes/an dont 60% sont des tilapias (le lac Albert a un nombre important d’espèces de poissons, mais 50% sont en voie de disparition), la flotte de pêche sur le lac est passée de 760 bateaux au milieu des années 1960 à près de 6 000 en 2011.

Le lac Albert est une poule aux oeufs d’or noir, puisque se trouvant sur le bassin sédimentaire du Graben Albertine qui contient près de 2 milliards de barils d’hydrocarbures et de gaz naturels qui de ce fait, se trouve au centre d’une grande querelle entre la RDC et l’Ouganda à cause de la limite maritime des deux états . Cette querelle est l’un des grands enjeux de la situation dans la région des grands lacs, l’une des épines dorsales de la guerre de l’Est de la RDC. La présence de pétrole sur le lac Albert a été décelée depuis longtemps. Le côté ougandais a été exploré, dès 1938 par Shell et entre 1952 et 1954 du côté congolais.

Il a fallu attendre 1997 et la signature d’un premier contrat d’exploration entre le gouvernement ougandais et Heritage Oil et ensuite avec le gouvernement congolais, le 02 juin 2002 portant sur l’exploration d’un immense périmètre de 30 000 km2, allant de la ville de Rutshuru au sud du lac Edouard jusqu’à Mahagi à la pointe nord du lac Albert.

L’Ouganda étant très avancé dans la phase d’exploration, le gouvernement congolais accuse les sociétés travaillant en Ouganda de forer dans la nappe pétrolière congolaise, donc de voler le pétrole congolais, de son côté Kampala accuse Kinshasa de violer son territoire, les autorités ougandaises reprochent, à Kinshasa d’avoir établi un poste sur la rive transfrontalière du lac Albert. GOLI par exemple, dans le territoire de Mahagi (en Ituri, RDC) limitrophe du district ougandais de Nebri, fait l’objet d’un contentieux entre les deux pays, car la RDC y a établi un poste frontière. Les deux pays convoitent également l’île de Rukwanzi à la pointe sud du lac, une véritable éponge saturée de pétrole.

Selon un expert ougandais, les inquiétudes émises par le gouvernement congolais qui accuse l’Ouganda de forer sur sa nappe pétrolière ne sont pas techniquement fondées, car le pétrole du Graben Albertine n’est pas une nappe souterraine unique sur un champ, mais plutôt plusieurs blocs qui regorgent chacun une quantité bien évaluée, l’exploration et l’exploitation des blocs qui se trouvent sur la zone de démarcation font toujours l’objet d’un accord entre les deux Etats concernés, selon une législation internationale bien connue de tous les opérateurs pétroliers. Malgré ces affirmations, des intellectuels congolais parlent de pompage criminel du brut congolais sur le bassin commun du Graben Albertine par l’Ouganda.

Tant bien et malgré, un face à face officieux à exister et existe entre les armées des deux pays. Début août 2007, un ingénieur Britannique qui prospectait pour Heritage Oil, sur la partie ougandaise du lac a été retrouvé mort, Kampala avait accusé l’armée congolaise d’être l’auteur, du meurtre et quelques temps après, les forces armées congolaises (Fardc) ont fait prisonniers 4 soldats des forces de défense patriotique ougandaise (UPDF), deux jours plus tard, les deux armées, se sont affrontées autour d’une embarcation de la compagnie pétrolière Heritage Oil. Le 08 septembre 2007 Joseph Kabila Kabangue et Yoweri Kaguta Museveni signent un accord «Les Accords De Ngordoto (Tanzanie) «pour le respect des frontières hérités de la colonisation et prévoir, l’exploitation commune des nappes pétrolières du lac Albert. Le 25 Septembre, 17 jours seulement après les accords, un accrochage mortel entre Fardc et UPDF à eu lieu, un véritable échec pour le dialogue Ougando-congolais, mise en scène ou oiseau de mauvais augure pour les deux Etats, En tous cas, le président Joseph Kabila est accusé de haute trahison par l’opposition en étant de mèche avec le Rwanda et l’Ouganda (avec une main noire occidentale derrière) dans la déstabilisation de l’Est de la RDC, une déclaration de l’opposition existe et parle de preuve de complicité. L’ancien ministre de la justice de Laurent Désiré Kabila Père : Mwenze Kongolo dans son point de presse du 13 aout 2012 à corroborer cette accusation. A côté de cela, il y a une attitude commune au niveau des deux gouvernements, c’est celle d’écarter systématiquement la société civile, des activités liées au domaine pétrolier, les deux gouvernements ont, par le passé, été accusés de secrets et de mise en oeuvre des politiques d’exclusions de la société civile. En 2007, des membres de la société civile ont été exclus des commissions mixtes de sécurité entre les deux pays et des négociations des accords de pétrole. Pour preuve, un groupe de journalistes et d’activistes de la société civile de l’Afrique de l’Est qui ont accompagné des membres de l’Assemblée législative dans la visite des puits de pétrole dans le comté de Tonya Kaiso du côté ougandais furent impitoyablement refoulés, ce qui a fait croire que le gouvernement ougandais avait quelque chose à cacher dans l’exploitation des sites. Il faut noter aussi que ces sites sont gardés par Saracen Uganda une compagnie de sécurité proche du général Salim Saleh, le frère de Museveni.

Les territoires de Rutshuru et Lubero, autour du lac Albert côté RDC sont les zones à forte densité miliciennes où les groupes armées se battent régulièrement entre eux. C’est un véritable sanctuaire de milices. Déjà en mars 2003 Amnesty International avait accusé l’Ouganda d’instrumentaliser le conflit ethnique dans cette zone et que tous les groupes armés présents étaient, d’une manière ou d’une autre, des protégés du gouvernement ougandais et rwandais pour des raisons liées à l’exploitation des richesses. Certains observateurs pensent également que le président ougandais c’est immensément enrichi dans le pillage de l’or, autres minéraux précieux et l’exploitation du bois rares et précieux de cette zone de la RDC. Le 08 juillet 2012, la rébellion du M23 s’était emparé de la ville de Rutshuru et y a établi sa base. Le nouveau rapport de l’ONU sur la guerre de l’Est de la RDC, qui été publié en novembre 2012 et dont les principaux points ont été commentés par l’agence Reuters, accuse l’Ouganda et le Rwanda de soutenir la milice M23 depuis avril 2012, l’armée ougandaise aide ce mouvement à étendre son contrôle sur ce riche territoire, elle aurait également appuyé le M23 dans une série d’attaques autours desquelles un casque bleu a été tué en juillet 2012. Le gâteau du lac Albert, côté ougandais est subdivisé en 5 blocs, évalués autour de 1,1 milliards de barils. Les blocs 1, 2, 3 et 4 réputés potentiellement rentables sont partagés entre 3 grandes compagnies à savoir : Tullow Oil, Cnooc et Total. C’est Tullow Oil qui a signé le contrat de partage de la production avec le gouvernement ougandais et a cédé pour 2,9 milliards de dollar américain, un tiers de ses actifs à Cnooc et Total. Un oléoduc passera par le nord du Kenya pour atteindre la côte Est (Port de Mombassa), Les travaux sont estimés entre 2,5 et 5 milliards de dollars, Tullow Oil, Cnooc et Total joignent leurs forces sur un projet de développement composés de 3 centres pétro-gaziers : Buliisa, Kaiso Tonya et Kingfisher. La production visée, totalise 200 000 barils /jours sur 700 puits, pendant 30 ans. Le coût de développement sera compris entre 8 et 12 millions de dollars.

Le côté congolais du lac est subdivisé en 5 blocs, les données sismiques, évaluent les réserves pétrolières dans les entrailles du côté RDC, à 800 millions de barils soit 150 000 barils/jours et le gouvernement congolais envisage de construire un oléoduc de plus de 6500 km reliant l’Est du pays à la côte Atlantique «hydrocarbures du coeur de l’Afrique à l’Atlantique», un projet irréaliste.

Les blocs 1 et 2 qui couvrent la rive ouest du lac sont les plus convoités, d’abord par Tullow Oil en 2006, mais le Président Joseph Kabila a refusé de donner à Tullow Oil l’autorisation d’exploration et le 18 juin 2010, il avait approuvé le contrat de partage de production en faveur de Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd contrôlé par le très influent et jeune homme d’affaire Israélien Dan Gertler (il est née en 1973), également présent dans le diamond et le cuivre en RDC, président de DGI (Dan Gertler International) l’un des plus grands vendeurs de diamants au monde.

Lors de la signature du contrat, Caprikat Ltd a été représenté par l’un de ses actionnaires Clive Zuma Khulubuse, neveu du Président Sud Africain Jacob Zuma et Foxwhelp Ltd par Michael Hulley, l’avocat privé de Jacob Zuma qui d’ailleurs a été accusé d’avoir été très actif dans la signature du dit contrat.

Les bonus versés par Caprikat Ltd et Foxwhelp s’élève à 3 millions de dollars US par blocs, alors qu’une estimation de la valeur du seul bloc II est de 20 millions de dollars. Le 21 Septembre 2010, la Haute Cour de Justice des Îles Vierges, dans une décision temporaire, a opté pour le gel des activités de Capriktat Ltd et de Foxwhelp Ltd qui sont domiciliés aux Îles Vièrges, suite à une plainte de Tullow Oil, domicilié également aux Îles Vierges. La même année Capriptat Ltd et Foxwhelp Ltd avaient dépensé 50 millions de dollar pour des études sismiques 2D. Cette année, les 2 sociétés ont conduit à des études sismiques 3D et foré 2 forages d’exploration pour un coût de 50 millions de dollars et négocié un partenariat avec Total et Cnooc. Le bloc III a été accordé à Total et ce dernier est en partenariat avec la société Sud Africaine Sac Oil. Le bloc IV a été accordé fin 2011 à Albatros Oil DRC filiale congolaise d’un consortium canado-américain basé à Houston (USA). Cette société a injecté pour les deux premières années pour la phase de prospection un peu plus de 700 millions d’USD, y compris pour le permis octroyé sur le Graben Tanganyka au nord de la Ruzizi et Kigoma. Le bloc V a été attribué le 05 Décembre 2007 à Dominion Petroleum Congo, une société sud africaine, SOCO PLC et Cohydro, le bloc couvre 50% de la superficie du Parc National des VIRunga, le plus vieux parc d’Afrique, patrimoine mondial de l’humanité. En octobre 2011, SOCO a été autorisée à mener des activités d’exploration dans le Parc National des Virunga, se confrontant à deux logiques contradictoires, celle du profit généré par l’Or noir et celle de la conservation de la nature.

En somme, un minimum de 5 années séparent,l’Ouganda et la RDC en matières de recherches et d’exploitation proprement dite, l’Ouganda compte débuter sa production d’ici 2014. La situation de sanctuaire de plusieurs groupes armés et de jungle politique du côté de la RDC, organisé de main de maître par l’Ouganda qui deviendra bientôt un producteur de «pétrole du sang» pour prendre l’expression d’Edward Zwick, le réalisateur du film «le Diamond de sang», la fait traîner. Georges Clemenceau, n’avait-il pas dit «qu’une goutte de pétrole vaut une goutte de sang». Quand au pétrole congolais du Lac Albert,il sera produit aux prix des larmes et du risque de la disparition de 200 espèces de mammifères dont plus d’un quart de la population mondiale des gorilles, 700 espèces d’oiseaux, près de 2000 plantes dont 10% sont endémiques à cette zone, donc la perte du statut de patrimoine mondial de l’Humanité du Parc National des Virunga.

Enfin, en ouvrant grand mon oeil sur l’Est de la RDC, nous constatons que les Etats Unis entretiennent une très importante ambassade à Goma dans le KIVU (comme à l’époque, le Camp Bondsteel à l’Est du Kosovo avec sa «Task Force East»). Serontils, comme pour le Kosovo, les premiers à reconnaître 2 nouveaux états, à savoir le Kivu et l’Ituri ? Nous nous souviendrons que dans une brève histoire de l’avenir, édition Fayard 2006, Jacques Attali avait parlé de la disparition de la RDC d’ici 2020, en d’autres termes, la balkanisation de la RDC, par les puissances occidentales via l’Ouganda et le Rwanda qui tiennent cette zone avec des tenailles pour s’assurer l’accès illimité de ses immenses richesses minières pour les prochaines décennies avec la complicité des multinationales anglo-américaines.

La récente offensive militaire du M23, qui s’est soldée par la prise de Goma, en dit long sur la complexité de la crise et des enjeux géostratégiques de la région des Grands Lacs, où se développe, au grand dam des Nations Unies qui dispose de l’une des plus importantes missions militaire, soit 19000 hommes, un courtage militaro-minier et politique dont le peuple de la RDC paie le plus lourd tribut. Devrons-nous comprendre, malgré les appels et la réaffirmation l’intangibilité des frontières, que l’avenir de la RDC est entrain d’être une fois de plus scellée par les firmes occidentales qui profitent du chaos permanent entretenu par les groupes armées à la solde du Rwanda pour mettre en exergue le plan de la balkanisation de la RDC ?

En se rappel, lors de l’avancée du mouvement de Laurent Désiré Kabila, encadré par le Rwanda et l’Ouganda, avait révélé au grand jour l’ambition démesuré du Rwanda d’envahir une partie du Congo pour les cause d’espace vitale. Et on s’en souvient en son temps que le président Kagamé avait demandé clairement la révision des tracés frontaliers hérité de la colonisation. Plus tard, il demande à Nicolas Sarkozy de demander la gestion régionale des richesses de la RDC. Face a toutes ces pistes, si les congolais n’y prennent garde, cette situation conduira lentement mais sûrement le pays vers le morcellement, planifié par les puissances du mal qui opèrent dans l’Est de la RDC. Le président Kabila devrait revoir son positionnement diplomatique dans la région et consulté l’ensemble des forces vives de la RDC pour éviter au pays un psychodrame car le pays de Lumumba ne mérite pas cette humiliation. Ce dernier l’avait perçu au lendemain des indépendances, c’est ce qui l’avait emmené à opter pour l’Etat unitaire au détriment de l’Etat fédéral souhaité par les belges et les occidentaux qui n’avaient pas hésité un seul instant de soutenir la sécession de Moise Tchombé. La RDC devrait se rappeler du message de Henri Kissinger au sujet du Soudan. Ce dernier déclarait en 1960 que «tôt ou tard le Soudan du sud se détachera du Soudan du nord et nous nous y emploierons». Quelque 50 ans plus tard ce voeux machiavélique de l’axe qui imposa au monde le nouvel ordre mondial actuel se réalisa.

C’est dans ce contexte qu’il est impérieux d’instaurer un dialogue régional entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC avec l’implication de la Belgique, des Etats Unis, de la Grande Bretagne, de la France, en vue de trouver une issue a la crise qui secoue l’Est de la RDC.

Les groupes armées, qui opèrent dans à l’Est de la RDC, ne sont que des marionnettes téléguidés par le Rwanda qui met en exergue sa politique de la légitime défense préventive dans laquelle elle se camouffle pour continuer à maintenir son influence dans une partie de la RDC dont il dispose de puissantes ramifications à travers les congolais d’origine rwandophones connu sous le vocable de Banian Mulengué, qui constituent l’ossature du M23.


Dossier réalisé par :


Arsene Frankeur Nganga et Rodrigue Fénelon Massala

Voir Aussi :

La présence des troupes de la RDC en Centrafrique n'a pas de lien avec le conflit, dit Kinshasa


La présence des troupes de la RDC en Centrafrique n'a pas de lien avec le conflit, dit Kinshasa

( Xinhua )

28.12.2012 à 13h21


La présence des troupes de la RDC en République centrafricaine n'a pas de lien avec le conflit dans ce pays, a indiqué jeudi le ministre congolais des Médias et le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

Le ministre congolais a fait cette déclaration en réaction aux accusations de la rébellion centrafricaine selon laquelle la RDC aurait envoyé des troupes en République centrafricaine pour soutenir le régime du président François Bozize.

"Les troupes congolaises sont à Bangui depuis près de trois ans dans le cadre de la force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC) ", a rappelé le ministre Mende.

Le ministre Mende a ajouté que la RDC subit déjà les conséquences de la crise centrafricaine en accueillant près de 4. 000 réfugiés centrafricains, à Zongo, dans le district du Sud- Ubangi, province de l'Equateur.

"Nous sommes déjà très préoccupés pour apporter assistance à ces populations qui fuient les hostilités dans leur pays", a-t-il affirmé.

La rébellion centrafricaine Séléka, qui menace de renverser le régime de Bozize, a accusé Kinshasa d'avoir envoyé des soldats à Bangui, via Zongo, dans le cadre de la FOMAC, pour soutenir le président Bozize.

Selon la rébellion centrafricaine, des soldats congolais auraient été installés au camp Beya, le quartier général de l'armée centrafricaine, et pourraient être rejoints par les militaires d'autres pays.


Le député de l’opposition Martin Fayulu réclame un «dialogue politique intercongolais»


Le député de l’opposition Martin Fayulu réclame un «dialogue politique intercongolais»



Martin Fayulu, coordonnateur des Forces acquises au Changement (FAC), une plate-forme de l’opposition congolaise, a réclamé, jeudi 27 décembre au cours d’une conférence de presse, «un dialogue politique intercongolais pour mettre fin à la guerre qui sévit dans l’Est de la RDC». Il a estimé que les pourparlers engagés entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 vont échouer. Les rebelles du M23 occupent plusieurs localités de la province du Nord-Kivu a obtenu ces négociations en contrepartie de son retrait de la ville de Goma qu’il a occupé pendant une dizaine de jours à la fin du mois de novembre dernier.
« Point n’est besoin de rappeler que les négociations de Kampala sont une chronique d’un échec annoncé et nous ne pouvons rien en attendre », a déclaré Martin Fayulu.

Pour ce député de l’opposition, le dialogue intercongolais qu’il préconise porterait également sur les questions de:

- la mise en place d’une armée républicaine et la réforme des services de sécurité

- le respect des droits humains

- la correction et la poursuite du processus électoral

- la mauvaise gouvernance, la corruption et l’impunité

- pillage des ressources naturelles

- relations entre la RDC et ses voisins

Par ailleurs, Martin Fayulu a salué les initiatives prises par quinze ONG qui ont interpellé le président Américain Barack Obama sur la guerre dans l’Est ainsi que celle des certaines personnalités internationales qui ont plaidé, dans une tribune publiée dans le journal français Le Monde, une résolution des Nations unies permettant aux casques bleus de la Monusco « d’appliquer réellement leur mandat » en RDC.

Réagissant à la déclaration de Martin Fayulu, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a estimé que le député de l’opposition « fait des amalgames ».

Il a affirmé que le gouvernement discute ou se bat contre « ceux qui nous font la guerre ».

« Nous avons une guerre d’agression qui nous a été imposée et qui est définie par le monde entier comme une agression extérieure. Monsieur Fayulu croit que c’est lui qui nous fait la guerre. Je ne pense pas que c’est l’opposition qui fait la guerre à ce pays », a-t-il indiqué.

Le gouvernement congolais, l’Onu ainsi que plusieurs organisations accusent le Rwanda de soutenir la rébellion du M23.

Au sujet de la bonne gouvernance, il a reconnu que la RDC connaissait des problèmes dans le domaine.

« Que monsieur Fayulu se renseigne un peu, je ne pense pas qu’il trouvera un seul pays au monde où il n’y a pas de problème », a ajouté Lambert Mende.

« S’agissant du processus électoral, a poursuivi le porte-parole du gouvernement, il faut lui [Martin Fayulu] rappeler qu’il vient de participer comme parlementaire à une négociation qui s’est très bien terminée sur la réforme de la Commission électorale nationale indépendante qui est coulée maintenant dans la loi ».

http://radiookapi.net/actualite/2012/12/28/rdc-le-depute-de-lopposition-martin-fayulu-reclame-dialogue-politique-intercongolais/