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lundi 22 septembre 2014



Crash Air Algérie: pas de piste privilégiée


Le 24 juillet dernier, un avion d'Air Algérie s'écrasait dans le nord du Mali, faisant 116 morts. Près de deux mois plus tard, le Bureau français d'enquêtes et d'analyses a présenté un premier rapport à Bamako, ce samedi. Pour l'instant, il n'y a «toujours pas de piste privilégiée» a indiqué Bernard Boudaille, l'un des responsables du BEA.
   Près de deux mois après le crash du vol affrété par la compagnie Air Algérie, pour les enquêteurs, il y a une seule certitude : l’avion n’a pas explosé en plein vol. Au sol, quand l’appareil est tombé comme une pierre, le cratère d’impact était d’un mètre de profondeur.
Quid de la thèse du mauvais temps ? Les enquêteurs expliquent que certes le ciel n’était pas radieux, mais le temps n’était pas si mauvais. La piste d’un attentat ? Pour le moment, on ne peut ni infirmer, ni confirmer cette thèse, ajoutent les mêmes enquêteurs. Mais ce 24 juillet à 1h45 du matin, pourquoi l’auto-manette et le pilotage automatique se sont-ils subitement déconnectés, entraînant la chute de l’appareil ?
Deux hypothèses : soit c’est un acte humain (donc peut-être les pilotes), soit par automatisme. Aucune piste n’est privilégiée pour le moment. Il faut selon les enquêteurs au moins six mois encore, voir un an d’enquête, pour espérer connaître la vérité.
En attendant, une partie des familles des victimes africaines du crash qui assistaient à la présentation du rapport d'étape s’impatientent. « Ce qu’on attendait véritablement, ce sont les causes qui ont conduit à ce crash. Or, après deux mois, on nous tient pratiquement le même discours. Nous demandons un peu d’efforts aux enquêteurs pour une meilleure diligence de ce dossier », lâche ainsi Mamadou Diallo, le frère du seul Malien qui a péri dans l'accident. Sans les corps des victimes, elles n’arrivent toujours pas à faire leur deuil, explique par ailleurs Me Mamadou Savadogo du Burkina Faso qui défend leurs intérêts.

Crash du vol Air Algérie: l'enquête sur le site est achevée

Le site du crash du vol d'Air Algérie, près de la ville malienne de Gossi, le 24 juillet 2014. L'enquête sur place et la collecte des restes humains sont terminées depuis ce samedi 2 août, selon la gendarmerie française.

dimanche 21 septembre 2014

RDC: l'inquiétude des proches d'Emmanuel Muhima Abbas disparu en juin







RDC: l'inquiétude des proches d'Emmanuel Muhima Abbas disparu en juin

Emmanuel Muhima a disparu le jour où des affrontements ont opposé les armées rwandaise
 et congolaise à la frontière

Trois mois après leur disparition, les corps de deux officiers de l'armée congolaise ont été retrouvés cette semaine à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Une troisième personne avait disparu ce jour-là, il s'agit d'Emmanuel Muhima, coordonnateur de l'ONG Racid. Sa femme, Asia Muhima, plaide pour sa libération.
Les corps des deux officiers ont été retrouvés il y a une semaine, l'un était réduit à un tas d'ossement, l'autre en état décomposition. Une enquête est en cours, a expliqué Lambert Mendé. Le porte-parole du gouvernement congolais estime que cette affaire est extrêmement grave.
Ces officiers avaient disparu le 11 juin lors d'affrontements entre les armées congolaise et rwandaise à la frontière entre les deux pays, mais du côté des autorités comme de la société civile du Nord-Kivu, on assure que ces corps ne se trouvaient pas à l'endroit où ils ont été trouvés il y a encore quelques semaines.
Grande inquiétude sur le sort d'Emmanuel Muhima
Emmanuel -, coordonnateur de l'ONG Racid (Réseau d’Actions Citoyennes pour la Démocratie), a également disparu le 11 juin. Il s'était rendu sur les lieux de l'affrontement.Ses collaborateurs avaient ensuite fait, sans succès, le tour des morgues de Goma et appellé le Congo, le Rwanda et les organisations internationales déployées sur le terrain a faire la lumière sur ce qui lui est arrivé.
Sa femme, Asia Muhima reste persuadée qu'il est quelque part détenu au Rwanda. « Emmanuel était parti pour son travail », il travaille « dans les droits de l’homme » explique sa femme. Depuis le 11 juin, la famille est sans nouvelles mais « son numéro continue à passer » poursuit sa femme. Tantôt la communication passe, « mais personne ne décroche » tantôt le téléphone est fermé. « Emmanuel était tout dans notre famille » ajoute sa femme qui «demande de le laisser vivant, il est le père d’une grande famille ».

Les « infidèles » du Canada doivent aussi mourir, selon l'État islamique


Les « infidèles » du Canada doivent aussi mourir, selon l'État islamique


Un combattant de l'État islamique en Irak et au Levant  Photo :  Reuters


Le porte-parole de l'État islamique Abu Muhammad Al-Adnani appelle les musulmans du monde entier à s'en prendre aux civils dans les pays qui lui ont déclaré la guerre, dont le Canada.
Dans un fichier audio d'environ 42 minutes distribué sur Twitter dimanche, Al-Adnani s'adresse aux djihadistes et déclare que l'intervention dirigée par les États-Unis en Irak et en Syrie sera « la campagne finale contre les croisés ».
Les Américains, selon lui, ont déclaré la guerre à l'islam. Il appelle ainsi les musulmans du monde entier à afficher leur support envers l'État islamique à travers la violence.
« Si vous pouvez tuer un infidèle américain ou européen - surtout un méchant et dégoûtant Français - ou un Australien ou un Canadien, ou n'importe quel autre infidèle parmi les infidèles qui nous font la guerre, incluant les citoyens des pays qui font partie de la coalition contre l'État islamique, fiez-vous à Allah et tuez-le d'une façon ou d'une autre ».
Le cabinet du premier ministre Stephen Harper a pris connaissance du message et fait savoir que le Canada continuerait de travailler avec ses alliés afin de repousser la menace que représente l'État islamique « non pas sur la seule stabilité du Moyen-Orient, mais sur celle du monde entier ».
« Tout comme nos alliés, nous ne nous laisserons pas intimider par des menaces alors que des enfants, des femmes, des hommes et des minorités religieuses vivent dans la crainte de ces terroristes », a-t-on indiqué par voie de communiqué.
La montée de l'État islamique sera d'ailleurs à l'ordre du jour à l'Assemblée générale de l'ONU cette semaine, à New York.
Avec les informations de Manon Globensky






















Procès Ewanga : « Les Députés Nationaux ne sont pas protégés » en RDC, selon Jean Claude VUEMBA





Procès Ewanga : « Les Députés Nationaux ne sont pas protégés » en RDC, selon Jean Claude VUEMBA




Écrit par Angelo Mobateli



Le député national Jean-Claude Vuemba a stigmatisé samedi 13 septembre 2014 à Kinshasa le fait que « les députés nationaux ne sont pas protégés » en République démocratique du Congo (RDC), à la suite de la condamnation à « 12 mois de prison ferme » du député Jean-Bertrand Ewanga pour « offense à un chef de l’Etat ».

Le secrétaire général de l'Union pour la nation congolaise (UNC), troisième force de l'opposition à l’Assemblée nationale, a été condamné dans la nuit du jeudi 11 septembre par la Cour suprême de justice siégeant en qualité de Cour de cassation pour « offense au chef de l'Etat, au président du Sénat, au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre ».

« Les députés nationaux ne sont pas protégés et c’est grave ! Et ne soyez pas surpris que le président de l’Assemblée nationale soit lui-même inquiété », a réagi devant la presse Vuemba, élu de Kasangulu (Bas-Congo) et président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR, opposition).

Affirmant que « M. Ewanga a déjà été condamné politiquement et il y a la main mise des politiques à ce procès », il a estimé qu’« il ne pouvait que s’attendre à ça ».

« Ewanga n’a pas voulu que la dictature marche sur lui. Il a tout refusé et a préféré aller purger ses 12 mois à Makala. Il est parti rencontrer l’archi bishop Kutino, Eugène Diomi Ndangala et tant d’autres combattants qui sont là et qui n’ont pas eu la chance d’être amnistiés », a insisté le président du MPCR qui a salué « la bravoure » de Jean-Bertrand Ewanga.

Dans son verdict, la Cour suprême de justice a acquitté Jean-Bertrand Ewanga, qui a été « arrêté et jugé sous régime de flagrance », de l’infraction de « discrimination tribale et raciale ».

« Offense à un chef de l’Etat, incitation à la haine tribale et raciale »
Le 6 août 2014, le procureur général de la République (PGR), Flory Kabange Numbi a expliqué à la presse que « M. Ewanga est poursuivi pour « offense à un chef de l’Etat, incitation à la haine tribale et raciale ».

« Nous poursuivons M. Bertrand Ewanga sur base de l’ordonnance loi n°78/001 du 28 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes pour offense à un chef de l’Etat. Ces faits sont définis et punis par l’article 1er de l’ordonnance loi n°300 du 16 décembre 1963. Nous poursuivons Ewanga aussi pour incitation à la haine tribale et raciale. Cela tel que défini et puni par l’article 1er de l’ordonnance loi n°66/342 du 7 juin 1966 », a-t-il déclaré.

Le PGR a circonscrit le dossier le dossier Ewanga en ces termes :

« Au cours d’un meeting organisé par l’Opposition, le lundi 4 août à la Place Sainte Thérèse à N’Djili, meeting du reste autorisé par l’autorité urbaine, beaucoup d’interventions ont été faites dans un sens ou dans un autre. Prenant la parole à son tour, M. Bertrand Ewanga a versé dans des propos outrageants à l’endroit du chef de l’Etat : « Kabila doit rentrer au Rwanda. Sa place est à la CPI (Ndlr : Cour pénale internationale). Sans m’immiscer dans les considérations politiciennes, ces propos ne pouvaient pas me laisser indifférent».

Déclaration de l’UNC/Belgique

Dns une « déclaration politique » signée le 12 septembre 2014 à Bruxelles par Christian Buhenqwa (1er secrétaire fédéral adjoint) et Michel Moto (2e secrétaire fédéral adjoint et porte-parole), l’UNC/Belgique qualifie de « politique » le procès du député Jean-Bertrand Ewanga.

« Par son arrêt avant-dire droit, la Cour a sursis à statuer face à l’exception d’inconstitutionnalité de l’Ordonnance-Loi n° 78-001 du 24 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes. Il sied de signaler qu’avant que la Cour n’en arrive là, elle avait dû, par un autre arrêt avant-dire droit, répondre elle-même à l’exception d’irrégularité de sa composition par rapport à la Loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire », rappelle-t-elle.

Elle soutient que « cette disposition légale n’a pas été respectée dans la composition qui a jugé l’honorable Ewanga en ce que, d’abord, le Premier Président de la Cour suprême de justice, qui avait convoqué et composé les chambres réunies, ne les avait pas présidées pendant qu’il était présent dans son bureau et donc non empêché ; ensuite, un seul Président au lieu de tous les présidents comme dit la loi avait siégé ».

« Ces deux raisons suffisent pour attester de l’irrégularité de la composition. Mais curieusement, la Cour a balayé d’un revers de la main cette exception fondée. La Cour de cassation dans sa composition qui juge l’Honorable Ewanga n’a pas d’assises légales et est donc irrégulière. Et c’est dans ces conditions qu’elle procède », fait-elle remarquer.

Et de préciser : « Appelé à l’audience du 08 septembre 2014, l’Honorable Ewanga, par ses Conseils, a présenté les moyens imparables d’inconstitutionnalité de l’Ordonnance-Loi attaquée.  Il a indiqué, preuve à l’appui (exhibition de tous les Moniteurs congolais de 1963 et 1964) que :

- l’Ordonnance 227 du 29 septembre 1963 du Président Joseph KASA-VUBU n’a jamais été publiée ; donc inopposable à EWANGA ;

- Il n’y a jamais eu une loi autorisant le Président KASA-VUBU à prendre son Ordonnance-Loi n° 300 du 16 décembre 1963. Car, aucune trace d’elle n’existe dans le Moniteur congolais ;

- Il n’y a jamais eu comme le voulait la Constitution de l’époque une loi d’approbation de cette Ordonnance-Loi dans les 6 mois qui ont suivi sa mise en vigueur. Elle était donc devenue caduque à la date du 17 juin 1964 ».

L’UNC/Belgique fait remarquer que « cette Cour composée des Hauts magistrats n’est pas celle à laquelle on doit apprendre qu’en droit procédural congolais, les exceptions d’ordre public, telle l’exception d’inconstitutionnalité, sont soulevées ad nutum, c’est-à-dire, à tout moment de l’instance, dès lors que le jugement sur le fond de l’affaire n’est pas rendu ».







Lambert Mende invite la CENCO à se transformer en parti politique



le malade Mende , et prostitué politique a peur, la vague arrive,

Michelx
Reply
Je crois que ce pauvre monsieur doit être adepte de : « Misu makasi ndoki te ».

Mende est malade! Il est dégoûtant dans ses analyses!
Mende connaît bien la mission prophétique de l’Eglise Catholique, que le Pape connaît aussi et défend. Mende serait la première personne à reconnaître que la libeté de pensée et de parole existe bien en RDC, du moins selon la Constitution. Lorsque les evêques l’utilisent pour dire ce qu’ils pensent être le bien, Mende n’est plus d’accord. Qu’il apprenne un peu à cesser de dire une chose et son contraire à la fois. Cela le ferait grandir, car il est descendu bien bas. Lorsqu’on est un « Monsieur », on a une retenue de langage, surtout devant une institution aussi respectable que l’Eglise Catholique, de laquelle il tient eput-être sa formation.
Le sr Mende oublie que tout leader d’opinion a droit à la parole. Et que le rôle de l’église est plus complexe qu’il ne le pense. Qu’il ne se fatigue pas sitôt…car les bombes arrivent…ils seront coincés.









Au lieu de se cacher derrière le manteau ecclésiastique pour poser des actes politiques, le porte-parole du Gouvernement congolais invite la CENCO à se transformer en parti politique. Désormais, elle devra s‟affirmer comme tel pour ne pas se substituer à la représentation nationale pour juger et trancher des questions qui relèvent de la compétence des institutions politiques de la République.
C‟est sur ce ton que le patron des médias congolais est monté au créneau pour fustiger la prise de position des Evêques dans leur lettre épiscopale du 14 septembre 2014, qui s‟insurge et prête intention aux institutions politiques quant à la révision de la Constitution. Ceci, pendant que la lettre du Saint Père, le Pape François adressée aux Evêques du Congo du 12 septembre 2014 souligne que les prélats catholiques doivent observer ce qui suit : « Alors que votre pays va connaître des rendez vous politiques importantsz pour son avenir, il est nécessaire que l‟Eglise apporte sa contribution, tout en évitant de se substituer aux institutions politiques et aux réalités temporelles qui conservent leur autonomie. En particulier, les pasteurs doivent se garder de prendre la place qui revient de plein droit aux fidèles laïcs, qui ont justement pour mission de témoigner du Christ et de l‟Evangile en politique et dans tous les autres domaines de leurs activités », a affirmé le Pape. Puisque la CENCO n‟a pas tenu compte de l‟exhortation du Pape, le porte- parole du Gouvernement attend combattre tout groupe apolitique qui veut saboter les efforts du gouvernement et de trancher sur des questions qui relèvent des institutions politiques.
A en croire le patron des médias, la tendance observée dans certains discours récents (Ndlr sénat-CENCO) à vouloir donner une réponse institutionnelle à la problématique de la révision de l‟article 220 de la Constitution que jamais encore personne n‟a posé à une institution politique (Ndlr Assemblée nationale et le Sénat) de notre pays procède de cette hostilité invaincue qui constitue en elle-même une sérieuse hypothèque à l‟émergence de la nation congolaise. Et de renchérir que le mélange délibéré des genres sur une question aussi sensible n‟est pas fortuit. Evoquant la lettre du Pape François, Lambert Mende souligne que les pasteurs de l‟Eglise catholique romaine avaient certainement de bonnes raisons de lancer un message à leurs brebis à partir de ce pays étranger où ils séjournent dans le cadre d‟une visite protocolaire qui intervient une fois tous les cinq ans. « Toutefois, nombre de congolais ne cachent pas leur perplexité devant ce qui prend les allures d‟une véritable extraversion de la pensée que l‟on croyait jusque-là exclusivement réservée à une certaine jeunesse déboussolée, candidate à l‟exil économique en Occident mais qui semble être aussi le fait de membres de l‟élite », a dit le porte-parole du Gouvernement
Le complot contre la RD Congo envisagé
Cette bouche autorisée de l‟exécutif central a rafraîchi la mémoire des uns et des autres lorsqu‟il insiste pour dire que 54 ans après l‟accession de la RD Congo à la souveraineté nationale et internationale, la Rdc veut se libérer mentalement de l‟emprise étrangère sur des questions de la souveraineté nationale. Pour lui, l‟exhortation des membres de la CENCO sonne aux yeux de beaucoup de Congolais comme un nouveau gage offert à des maîtres à penser Occidentaux. « D‟aucuns évoquent déjà une reproduction de la collusion entre les intérêts épiscopaux congolais (Ndlr : Affaire Agetraf) et de milieux néocolonialistes, comme en 1960 ».
Donc, il apparait assez clairement qu‟aujourd‟hui, comme en 1960, la RDC est mise à l‟encan par certaines de ses élites au service de puissants groupes d‟intérêts étrangers qui n‟ont d‟autres objectifs que de préserver leurs privilèges. A travers cette prise de position des Evêques congolais face aux questions d‟enjeux de l‟heure, le Gouvernement note que les Evêques ont affiché des positions variées et parfois contradictoires depuis leur dernière lettre pastorale de juin 2014. Mende rappelle que les mêmes Evêques, au mois de juin, vitupéraient sans nuances contre toute révision de la Constitution, y compris les dispositions non verrouillées.
C‟est dans cet esprit que les évêques avaient écrit : « Tout mode de scrutin, qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité…, allusion faite à un projet déposé au parlement par le gouvernement pour l‟élection au suffrage universel indirect des députés provinciaux pour laquelle un coûteux scrutin direct est prévu dans la Constitution. Les évêques affirmaient à ce propos qu‟ils soutenaient “les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct”.
Les intentions imaginaires des évêques
« Ils donnent l‟impression d‟avoir fait le deuil de leurs obsessions politiciennes antérieures relatives aux modes de scrutins et aux élections des députés provinciaux », souligne Mende, qui affirme que hier matin sur les antennes de la RFI devenue une véritable caisse de résonnance de la CENCO, un des signataires de la lettre pastorale a prétendu pince-sans-rire que la révision de l‟article 197 de la constitution sur les élections des députés provinciaux « vidait de sa substance l‟article 220 parce que le scrutin indirect est contraire au suffrage universel qui est verrouillé dans l‟article mentionné ». Compte tenu de ce manquement, le ministre pense que ce prélat devrait mieux maîtriser les concepts avant de les brandir à tort et à travers pour intoxiquer les congolais. En réalité, le suffrage universel dont il est question effectivement à l‟article 220, peut être direct et/ou indirect. Pour le Gouvernement de la RD Congo, dans une société démocratique, nul ne peut s‟arroger le pouvoir d‟empêcher le choc des idées qui reste un atout pour le progrès. La prétention des Congolais auteurs de la lettre pastorale du 14 septembre à museler par des menaces à peine voilées toute opinion contraire à celle des évêques, donne quelque substance qui inquiète le gouvernement face à une école de procès d‟intention. Ce faisant, les évêques sont bel et bien tombés dans le piège de la substitution car, ni plus ni moins, ils ne font que prendre carrément la place du peuple congolais, ce souverain primaire dont ils prétendent défendre les droits inaliénables.