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lundi 26 novembre 2012

JT en lingala facile:Kabila crée une alliance avec sa milice du CNDP pour l'élection de 2011


JT en lingala facile:Kabila crée une alliance avec sa milice du CNDP pour l'élection de 2011



Le CNDP est l'actuel M23 qui terrorise nos compatriotes dans l'EST du pays. Joseph Kabila doit sa victoire électorale grâce au soutien de ces criminels. Qui se ressemble, s'assemble.
Remarquez la joie et la satisfaction du public acquis à leur cause. Même le journaliste-reporter n'a pas pu cacher sa joie et son délire.

DECLARATION DE LA DIASPORA CONGOLAISE REUNI A BRUXELLES


DECLARATION DE LA DIASPORA CONGOLAISE REUNI A BRUXELLES LE 25 DECEMBRE (NOVEMBRE Ndlr) 2012 EN RAPPORT AVEC LA SITUATION SECURITAIRE ET HUMANITAIRE A L’EST DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Nous, Membres de la diaspora congolaise de Belgique, résolument opposés au processus d’occupation et de balkanisation de la République Démocratique du Congo, dénonçant avec la dernière énergie les violations massives des droits de l’Homme, et défendant la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de notre pays, avons analysé et examiné les conséquences politiques, humanitaires et sécuritaires incalculables découlant de la chute de la ville de Goma entre les mains du M23 et de ses alliés rwandais et ougandais. 

La chute de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu confirme l’impuissance, l’incapacité et l’incompétence de Joseph Kabila et de son Gouvernement à assumer la première de leurs missions régaliennes, à savoir, assurer l’intégrité du territoire, la protection et la sécurité du peuple congolais. 

L’abandon de la ville de Goma aux mains du M23 et de ses alliés rwandais et ougandais est un acte de haute trahison et une violation flagrante du serment constitutionnel par le Chef de l’Etat. Ce dernier ayant scellé en 2010 une scandaleuse alliance politique avec le CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntanganda, dont le M23 en est l’émanation, pour se faire réélire frauduleusement le 28 novembre 2011.

Face à cette inacceptable situation de démission et d’abandon du pouvoir, et devant l’attitude ambigüe de la Communauté Internationale, nous, Membres de la diaspora congolaise:

1. Compatissons à la douleur de nos frères et sœurs ainsi que de toutes les familles endeuillées du Nord-Kivu qui n’en finissent pas d’être martyrisées et de payer un lourd tribut dans cette guerre qui leur est injustement imposée ; 

2. Exigeons le retrait sans condition et sans délai des troupes rebelles de Goma et de Saké. Les rebelles se doivent de déposer les armes et de se constituer en interlocuteurs politiques comme l’exige tout dialogue démocratique et ce, conformément à la Constitution. 

http://www.7sur7.cd/index.php?option=com_content&view=article&id=39660:declaration-de-la-diaspora-congolaise-reuni-a-bruxelles-le-25-decembre-2012-en-rapport-avec-la-situation-securitaire-et-humanitaire-a-lest-de-la-republique-democratique-du-congo&catid=1:7sur7

Jean-Paul Epenge, le fameux "Mukusu"


Jean-Paul Epenge, le fameux "Mukusu", porte-parole du M23 dans les mauvais draps !

Comédien de théâtre dans les années 70-80 du Groupe Nzoï du brillant acteur-comédien Koko dia Zombo, Jean-Paul Epenge, le "Mukusu de Saint-Denis" a cru qu'il peut continuer à faire de la comédie de la vie des autres, sans conséquences dans sa vie. Avant sa médiatisation à outrance entant que porte-parole du M23, alors que le Congo vit plusieurs drames: humanitaires, sociales, sécuritaires, écologiques... il résidait paisiblement avec sa petite famille au 7 allée du moulin de la trinité 93200 Saint-Denis. Cela fait une vingtaine d'années qu'il vit dans la région parisienne en France. Fieffé menteur dans l'interview qu'il a accordé à nos confrères de France 24, il a prétendu qu'il venait d'arrivée de Londres, qu'il irait à Bruxelles le lendemain et qu'il se préparait d'aller aux fronts à Goma.

 Depuis son interview, Jean-Paul Epenge se terre ! Celui qui a été nommé "Colonel" par decrét présidentiel de Joseph Kabila, sur la liste du CNDP de Laurent Nkundabatwaré, mais sans aucune formation militaire, a le trouillomètre à zéro. La vie de Jean-Paul Epenge a basculé. Lui qui cautionne et justifie le drame humanitaire que vivent ses compatriotes à Goma à plus de 8.000 km de Paris, s'est rendu bien vite compte qu'il peut vivre à Goma dans son appartement de Saint-Denis. Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais savent où il réside et patrouillent jour et nuit.

Jean-Paul Epenge, le "Mukusu de Saint-Denis", porte-parole du M23, sa vie a basculé depuis son interview sur France 24.

Prétextant que cela fait des jours qu'ils n'avaient plus les nouvelles de la famille Epenge, les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais de France ont appelé les Sapeurs Pompiers. Ces derniers sont arrivés avec leurs matériels, ce n'est que lorsqu'ils ont failli casser la porte, qu'ils ont entendu des cris à l'intérieur de l'appartement. Comme les Sapeurs-Pompiers sont toujours accompagnés de la police. Les policiers ont sécurisé Jean-Paul Epenge et sa famille.

Son épouse est la fille du Général Gabriel Amisi dit "Tango Fort", ami de Joseph Kabila. Le Général Gabriel Amisi, est le chef d’état-major des forces terrestres des Forces Armées de la République démocratique du Congo. Le Général-Major Gabriel Amisi Kumba alias Tango Fort est le numéro deux dans la chaine de commande militaire des forces congolaises. Et à chaque fois que nos vaillants soldats progressent sur terrain, c'est lui qui instruit les soldats Congolais d'abandonner armes et munitions au profit des rebelles. L'ordre venant de la haute hierarchie, c'est-à-dire Joseph Kabila.

Le Général d'operette et commerçant, Gabriel Amisi Kumba alias Tango Fort, ami de Joseph Kabila et beau-père de Jean-Paul Epenge, porte-parole du M23.

Ancien commandant rebelle au sein du RCD-Goma, Gabriel Amisi Kumba alias Tango Fort avait notamment été accusé par des organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme d’avoir été directement impliqué dans des crimes de guerre. Le Général Amisi Tango Fort ne se contente pas de sa casquette militaire ; il est notamment le président du célèbre V-Club de Kinshasa. Selon plusieurs sources, il aurait passé un accord avec la compagnie minière Geminaco pour prendre le contrôle de la mine d’or d’Omate, dans le territoire de Walikale au Nord Kivu.

Dans une lettre datant de février dernier, et dont nos confrères de la BBC ont obtenu copie, le Général Amisi ordonne l’éviction d’une compagnie rivale – elle-même exploitant la mine sans en avoir les droits – et l’installation de Geminaco dans les chantiers d’Omate. De sources concordantes, le Général Tango Fort s’était vu promettre un pourcentage d’au moins 25% sur l’or extrait de la mine chaque mois. Le directeur de Geminaco, René Mwinyi, a nié l’existence d’un tel accord avec le Général, admettant simplement avoir eu recours à ses services pour, a-t-il indiqué, chasser la compagnie rivale et les militaires alors présents à Omate.

Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais de France sont allés faire du vacarme dans l'immeuble où habite Jean-Paul Epenge informant les habitants sur les activités politico-militaires de leur voisin, Jean-Paul Epenge. Outrés, les Français de l'immeuble, qui ont la résistance dans l'âme et qui ont vu les images du M23 à Goma n'acceptent plus d'avoir comme voisin, un "terroriste". Les Français qui se souviennent de l'occupation allemande sont choqués par des images de massacres, tueries, viols qui caractérisent le passage des miliciens du M23 au Congo.

Des milliers de Congolais fuient la ville de Sake, le 22 novembre 2012.
Des familles déplacées reviennent chez elles après la fin des combats dans les alentours de Goma, le 22 novembre 2012.
Des déplacés congolais dans leur propre pays.
Deux jeunes filles amènent des bidons d'eau à un camp de personnes déplacées de Mugunga, à 8km de Goma, le 22 novembre 2012.
Un enfant Congolais se promène dans un camp de personnes déplacées abandonné à Nyaruchinga, près de Goma, le 22 novembre 2012.

Jean-Paul Epenge est convoqué au Tribunal de Bobigny par la police judiciaire pour une confrontation avec les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais. Il est accusé d'être un Seigneur de guerre résidant en France. Par sa caution du M23, il aurait contribué aux 8.000.000 de morts Congolais, d'après les Congolais.

Dossier à suivre !
http://reveil-fm.com/index.php/2012/11/26/3064-region-parisienne-jean-paul-epenge-le-fameux-porte-parole-du-m23-contraint-au-denenagement

L'interview de Jeune Afrique à Sultani Makenga.




NORD-KIVU
Exclusif RDC - Sultani Makenga : "Le M23 pourrait accepter de quitter Goma"
Par Pierre Boisselet, envoyé spécial


Sultani Makenga : "Au départ, nous ne voulions même pas prendre Goma."

Le chef militaire de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), le général Sultani Makenga, a accordé à "Jeune Afrique" sa première interview depuis la prise de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, le 20 novembre. Cet entretien exclusif a été réalisé dimanche 25 novembre. Depuis, Makenga a quitté la RDC et s’est rendu, ce lundi, dans la capitale ougandaise Kampala pour des pourparlers.
Jeune Afrique : À l’heure où nous parlons, quelle est l’avancée du M23 ?

Sultani Makenga : Nous sommes à Mushaki sur la route du Masisi et nous sommes à la limite du Nord et du Sud-Kivu. La ville de Minova est toujours aux mains des FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo, armée régulière, NDLR].
Quel est votre objectif ?

Notre but est d’arriver à la paix totale. Le gouvernement de Kinshasa divise et discrimine, surtout les rwandophones, et depuis longtemps. Il ne travaille pas à la réconciliation. Lorsque, en tant que militaires, nous servions le gouvernement, nous étions déconsidérés et harcelés. Nous sommes sortis du rang pour dénoncer ce qui n’allait pas. Plutôt que d’écouter, le gouvernement nous a poursuivis pour nous exterminer.

Est-ce qu’une solution peut-être trouvée ?
Si la communauté internationale pouvait vraiment comprendre la situation de ce pays, peut-être que les choses pourraient changer. Mais une solution ne peut pas être trouvée avec le gouvernement de Kinshasa comme seul interlocuteur.
Pensez-vous que le président congolais Joseph Kabila doit quitter le pouvoir ?
Je ne sais pas. S’il se décide à devenir le président de tous les Congolais, nous n’aurions plus de problèmes avec lui. Cela pourrait fonctionner.
Vous avez pris part à toutes les rébellions de l’Est de la RDC. Elles ont toutes fini par reprendre les armes après des négociations. Est-ce que vous croyez vraiment à une solution négociée ?

C’est presque un génocide qui se préparait ici au Congo.
Nous voulons la paix. Nous n’avons pas pris les armes pour prendre les armes. Nous l’avons fait parce que nous avons vu que les autres solutions avaient échoué. Vous pouvez continuer à dialoguer, mais quand vous êtes harcelés, que l’on vous arrête et que l’on vous tue, vous vous réfugiez là où vous pouvez survivre. C’est presque un génocide qui se préparait ici au Congo. Maintenant que nous en sommes arrivés à la situation actuelle, peut-être que nous allons enfin pouvoir trouver une solution.
Êtes-vous toujours proche de Laurent Nkunda ?

J’étais son chef d’état-major adjoint dans le CNDP [Congrès national pour la défense du peuple, rébellion menée par Laurent Nkunda, NDLR]. Il est aujourd’hui au Rwanda. Tout le monde disait qu’il était la cause de l’insécurité dans l’Est du Congo et qu’il fallait donc l’écarter pour permettre un changement. Je pense que tout le monde voit les choses autrement aujourd’hui.
Êtes-vous toujours en contact avec lui ?

Non.
Bosco Ntaganda, l’ancien général devenu rebelle, continue-t-il de jouer un rôle au sein du M23 ?

Le M23 n’est pas avec le général Bosco. C’est un mensonge que d’affirmer le contraire. Il est recherché par la Cour pénale internationale (CPI). Nos revendications ne sont pas liées à lui. La question du général Bosco ne fait pas partie de nos revendications.

Savez-vous où il se trouve aujourd’hui ?
Je n’en suis pas sûr, mais je crois qu’il se trouve dans les montagnes du Masisi [Nord-Kivu, NDLR]. Je ne suis pas en contact avec lui.

Le M23 pourrait-il décider de l’arrêter ?
Nous ne sommes pas la police de la CPI ! Encore que si on nous le demandait…
Le Rwanda soutient-il le M23 ?

Le Rwanda soutient le gouvernement de Kinshasa.
[Rires] Non, le Rwanda soutient le gouvernement de Kinshasa. La preuve : lorsque nous avons pris Rutshuru, nous sommes tombés sur un bataillon des Forces spéciales rwandaises qui étaient avec les FARDC. Lorsqu’un rwandophone fait quelque chose, on l’associe toujours au Rwanda. Mais le gouvernement congolais sait que c’est faux.
Avez-reçu le soutien de Congolais réfugiés au Rwanda ?

Oui. Notre guerre est faite pour eux, pour leur permettre de rentrer au pays. Nos petits frères qui sont dans les camps de réfugiés, pourquoi ne viendraient-ils pas nous appuyer ?

Combien sont-ils ?

Beaucoup, parce que c’est leur guerre ! Vous croyez qu’ils sont contents d’être mendiants dans des camps de réfugiés ?
Au cours de vos opérations, des hommes du M23 ont-ils pénétré au Rwanda ?
Non.

Et vous ?
Non. C’est encore un mensonge de Kinshasa. Lorsque j’ai quitté les FARDC en mai, j’ai quitté Bukavu en bateau. Je suis passé à Nzulu, à 20 kilomètres de Goma. Puis je suis monté vers Nyagongo, Kibumba et enfin Runyoni, en passant par Mikeno.
Le M23 est accusé de recruter de manière forcée, notamment des enfants soldats. Que répondez-vous ?

Ces accusations (de recrutement d’enfants soldats) sont fausses. L’enquêtrice de HRW a été corrompue par Kinshasa.
Ces accusations sont fausses. C’est l’ONG Human rights watch (HRW) qui le prétend. Nous avons demandé à une commission mixte de procéder à des vérifications, parce que nous savons que l’enquêtrice de HRW a été corrompue par Kinshasa. À ce jour, cette commission n’a pas été mise en place.
Les États-Unis vous ont placé sur liste noire, en vous accusant d’exactions et de non-respect de l’embargo sur les armes…
Alors il faut mettre Kabila sur liste noire parce que, d’une certaine manière, c’est lui qui me ravitaille !
Vous avez vu les armes dans le port de Goma ? À chaque fois qu’ils nous attaquent, nous récupérons leurs armes et leurs munitions.

Combien d’hommes avez-vous à votre disposition aujourd’hui ?
C’est un secret militaire mais ils sont nombreux.

Plusieurs milliers ?
Beaucoup.

Joseph Kabila a-t-il essayé de vous dissuader de lancer le M23 ?
Kabila est habitué à corrompre les gens. Il m'a proposé de l’argent, des maisons, des véhicules, des grades, des postes de haut-niveau.
Oui, lorsque j’étais encore du côté de son gouvernement. Il est habitué à corrompre les gens, donc il a essayé. Peut-être voulait-il m’acheter pour me faire oublier les accords du 23 mars [2009, qui a débouché sur l’intégration à l’armée nationale des anciens rebelles du CNDP, NDLR].

Que vous a-t-il proposé ?
De l’argent, des maisons, des véhicules, des grades, des postes de haut-niveau.
Quelle solution voyez-vous à long terme ? Est-ce que vous réclamez l’autonomie ?
Pas l’autonomie. Mais davantage de fédéralisme peut aider à résoudre les problèmes du Nord-Kivu.

Est-ce que vous accepteriez de réintégrer l’armée congolaise ?
Le Congo n’a pas de véritable armée !

Pourriez-vous réintégrer les FARDC ?
Encore une fois, les FARDC ne sont pas une armée. Tout est à reconstruire.
Pourriez-vous y contribuer ?
Oui, à tous les postes où on me sollicitera.
Le président ougandais, Yoweri Museveni, a dit qu’il voulait mener une médiation entre le M23 et Kinshasa. Y êtes-vous favorable ?

Museveni a l’avantage de connaître la réalité du Congo. S’il est médiateur, cela ne nous pose pas de problème.
Samedi, le sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), à Kampala, a redemandé au M23 de quitter Goma avant l’ouverture des négociations. Allez-vous quitter Goma ?

Quitter Goma n’est pas un problème. Au départ, nous ne voulions même pas prendre la ville. Nous sommes ici parce que le gouvernement nous a cherchés. Si c’est ce qui peut amener la paix au Congo, le M23 pourrait accepter de quitter Goma.
Mais l’ultimatum expire ce lundi 26 novembre...
Cette date ne nous engage pas : notre représentant [le pasteur Runiga] n’était pas présent lors des négociations.
________
Propos recueillis par Pierre Boisselet, envoyé spécial à Goma (@PierreBoisselet)

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20121126110456/rwanda-paul-kagame-joseph-kabila-yoweri-museveniexclusif-rdc-sultani-makenga-le-m23-pourrait-accepter-de-quitter-goma.html

l’auditorat militaire est incapable de se saisir du dossier du général Amisi, selon un haut magistrat

QUEL PAYS? BIZZARE , BIZZARE



L’auditorat militaire ne peut pas se saisir du dossier du général Amisi Kumba « Tango Fort » pour l’auditionner, après sa suspension de ses fonctions jeudi 22 novembre par le chef de l’Etat. Selon la justice militaire, aucun magistrat n’a le grade du général suspendu pour une instruction judiciaire. Un haut magistrat qui a requis l’anonymat a expliqué lundi 26 novembre à Radio Okapi que la justice militaire n’a aucun magistrat qui a le grade du général-major comme le chef des forces terrestres suspendu.

Il a ajouté qu’à l’étape actuelle il n’y a que le chef de l’Etat qui a la latitude de le mettre en accusation mais qu’il se posera toujours le problème de la compétence des magistrats militaires devant l’auditionner.

Certains experts en matières militaires considèrent que les accusations qui pèsent sur le chef d’Etat-major général des forces terrestres, le général Amisi Kumba de haute trahison et qu’il mérite la servitude pénale au regard du code pénale militaire.

L’article 128 du code disciplinaire militaire stipule ce qui suit : « En temps de guerre, tout congolais qui se rend coupable de haute trahison est puni de mort » ; précisant dans son alinéa 2 que par haute trahison, il faut entendre « le fait de livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous-contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations, appareils ou autres matériels affectés à la défense nationale ».

Un rapport des Nations unies rendu public mercredi 21 novembre accuse le général Amisi Kumba de vendre des armes aux groupes armés opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Des sources de la justice militaire indiquent que si la justice militaire est incompétente pour juger le général Amisi suspendu, il devra être entendu par le Conseil de discipline constitué des généraux de même grade que lui ou plus.

Les Forces novatrices pour l’unité et la solidarité (Fonus), un parti de l’opposition, estiment que les charges qui pèsent sur « Tango Fort » sont « graves » et exigent son arrestation pour un procès public

http://radiookapi.net/actualite/2012/11/26/rdc-lauditorat-militaire-est-incapable-de-se-saisir-du-dossier-du-general-amisi-selon-haut-magistrat/

un arsenal abandonné à Goma



L'armée a abandonné 24 containers d'armes et de munitions lorsqu'elle a fui Goma, ville stratégique de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), tombée le 20 novembre aux mains des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), a déclaré aujourd'hui un porte-parole de la rébellion.

"Cet arsenal d'armes et munitions a été abandonné (...) après la débandade des FARDC (Forces armées congolaises) lors de la prise" de la capitale de la province du Nord-Kivu (est), a affirmé le colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23.

Ces armes sont stockées à l'aéroport et au port de Goma, ainsi qu'au camp militaire de Katindo, a-t-il précisé. Selon lui, l'armée a notamment laissé trois canons d'une portée de 80 kilomètres et quatre lance-roquettes multiples (LRM) dont les projectiles peuvent être lancés à une distance de 120 kilomètres.

"On s'interroge sur les objectifs du gouvernement de (Joseph) Kabila", le président de la RDC, a expliqué le porte-parole. "C'est le genre d'armes utilisées pour engager une guerre contre un pays, pas pour chasser un simple groupe d'hommes armés qui revendiquent leurs droits", a-t-il estimé.

"La vérité est que les FARDC (forces armées congolaises) ont un équipement complet capable d'embraser toute la sous-région des Grands Lacs", si bien que les rebelles "ne parviennent pas à comprendre comment" les soldats loyalistes "ont pu les perdre et les lâcher", a-t-il soutenu.

Kinshasa et le M23 enjoints d'appliquer les décisions du sommet de Kampala








Les présidents Kagame et Sassou "invitent le gouvernement de la RDC et le M23 à mettre en oeuvre les conclusions de Kampala qui représentent une bonne base pour le réglement de ce conflit", selon les termes d'un communiqué publié par le gouvernement de Kigali.Les présidents Kagame et Sassou 
"invitent gouvernement de la RDC
et le M23 à mettre en oeuvre les
conclusions de Kampala qui
représentent une bonne base pour 
le règlement de ce conflit", selon
les termes d'un communiqué
publié par le gouvernement de Kigali.




Le président rwandais Paul Kagame et son homologue du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso ont appelé dimanche le gouvernement de Kinshasa (RD Congo) et les rebelles du M23 à appliquer les décisions prises la veille lors d'un sommet extraordinaire à Kampala en Ouganda, consacré au conflit dans l'est de la RDC.
Les présidents Kagame et Sassou "invitent le gouvernement de la RDC et le M23 à mettre en oeuvre les conclusions de Kampala qui représentent une bonne base pour le réglement de ce conflit", selon les termes d'un communiqué publié par le gouvernement de Kigali.
"Ils ont noté l'importance d'évaluer et de comprendre correctement la véritable nature des nombreux groupes armés en RDC afin que des solutions appropriées soient trouvées pour chacun d'eux", poursuit le communiqué.
Le président de la RDC, Joseph Kabila a participé samedi dans la capitale ougandaise, à un sommet extraordinaire avec son hôte et ses homologues Mwai Kibaki (Kenya) et Jakaya Kikwete (Tanzanie).
Dans leur déclaration finale, les quatre dirigeants ont demandé aux rebelles d'arrêter la guerre dans l'est de la RDC et de se retirer de la ville de Goma (est) qu'ils avaient prise mardi, mais ont aussi enjoint Kinshasa de prendre en compte leurs revendications.
Un retrait de Goma est exigé d"ici 48 heures", a indiqué samedi le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa, lisant un texte légèrement différent des conclusions finales remises à la presse.
M. Kutesa a déclaré que le M23 devait se retirer à "au moins 20 kilomètres au nord de Goma", ce qui correspond aux positions que tenaient les rebelles près de Kibumba avant de s'emparer de Goma.
Les dirigeants africains ont aussi déclaré que le M23 devrait arrêter de "déclarer qu'il faut renverser le gouvernement élu" en RDC.
De son côté, Kinshasa doit "écouter, évaluer et prendre en compte les revendications légitimes" des rebelles, ont-ils écrit en tête de leur communiqué.
Les rebelles avaient posé comme "préalable" à tout retrait de Goma de "dialoguer" avec M. Kabila. "Se retirer de Goma ne peut être que le fruit des négociations", a répété samedi leur chef politique, avertissant que le M23 se défendrait en cas d'attaque de l'armée congolaise sur ses positions.
L'est de la RDC (ex-Congo belge, ex-Zaïre) est depuis une vingtaine d'années le théâtre de conflits quasiment ininterrompus en raison de ses richesses minières et agricoles que se disputent le gouvernement congolais, des mouvements rebelles et les pays voisins
A la question de savoir s'il était satisfait de la réunion, M. Kabila a simplement répondu qu'il serait satisfait "quand la paix reviendrait" dans l'est de son pays.
Son homologue rwandais, Paul Kagame, n'avait pas fait le déplacement. Des responsables ougandais avaient pourtant assuré que le sommet serait "dénué de sens" si MM. Kagame et Kabila n'étaient pas tous les deux présents.
Le rôle du Rwanda dans la rébellion suscite la controverse: Kigali est accusé par des experts de l'ONU d'"apporter un soutien militaire direct" au M23 dans l'est de la RDC, région aux ressources minières et agricoles très convoitées, frontalière avec le Rwanda.
Le M23, Mouvement du 23 mars, est surtout composé d'anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l'armée, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l'armée régulière dans la région du Kivu. Le Rwanda et l'Ouganda sont accusés par l'ONU de soutenir les rebelles, ce qu'ils démentent.



- Publié le




Le chef militaire des rebelles du M23, qui affrontent l'armée de République démocratique du Congo dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, s'est rendu lundi dans la capitale ougandaise Kampala pour des pourparler.Le chef militaire des rebelles du M23, qui affrontent l'armée de 
République démocratique du Congo dans la province du Nord-Kivu,
 dans l'est de la RDC, s'est rendu lundi dans la capitale ougandaise 
Kampala pour des pourparlers.


Le chef militaire de la rébellion congolaise du M23, Sultani Makenga, affirme que "le M23 pourrait accepter de quitter Goma" mais rejette l'exigence du sommet de Kampala donnant aux rebelles jusqu'à mardi pour se retirer, dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique.

"Quitter Goma n'est pas un problème. Au départ, nous ne voulions même pas prendre la ville. Nous sommes ici parce que le gouvernement nous a cherchés. Si c'est ce qui peut amener la paix au Congo, le M23 pourrait accepter de quitter Goma", déclare le général Makenga, dans cet entretien exclusif réalisé dimanche à Goma.

Dans une interview publiée lundi par le quotidien français Le Figaro, le chef politique du M23, Jean-Marie Runiga, a toutefois démenti toute intention de quitter Goma avant l'ouverture de négociations.
"Nous ne quitterons pas Goma. Au contraire, nous allons restaurer la sécurité et l'autorité sur la ville et sa région. Nous ne lachons rien et nous attendons de voir si Joseph Kabila entend nos revendications", a-t-il déclaré.

Ce week-end, un sommet extraordinaire à Kampala, qui a réuni les présidents Yoweri Museveni (Ouganda), Joseph Kabila (RDC), Mwai Kibaki (Kenya) et Jakaya Kikwete (Tanzanie), a exigé le départ des rebelles de Goma avant mardi et leur retrait à une vingtaine de km au nord de la ville.
"Cette date ne nous engage pas", affirme le chef militaire du M23, soulignant que le représentant du mouvement, le pasteur Runiga, "n'était pas présent".

Lundi, Sultani Makenga se trouvait à Kampala pour "des pourparlers militaires" avec des chefs d'état-major de la région, selon un porte-parole du M23. Dans l'interview, le chef militaire de la rébellion se déclare favorable à une médiation du président ougandais Yoweri Museveni, qui, dit-il, "a l'avantage de connaître la réalité du Congo. S'il est médiateur, cela ne nous pose pas de problème", assure-t-il.
Selon lui, "une solution ne peut pas être trouvée avec le gouvernement de Kinshasa comme seul interlocuteur". "Le gouvernement de Kinshasa divise et discrimine, surtout les rwandophones et depuis longtemps. Il ne travaille pas à la réconciliation", accuse-t-il.

Le M23 est composé d'anciens rebelles ayant intégré l'armée en 2009. Ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n'avait pas pleinement appliqué les accords de paix du 23 mars 2009 et ils combattent depuis l'armée régulière dans l'est du pays, avec le soutien, selon des experts de l'Onu, du Rwanda et de l'Ouganda voisins. Kigali et Kampala nient aider la rébellion.

http://www.lepoint.fr/monde/rdc-le-m23-pourrait-accepter-de-quitter-goma-selon-son-chef-militaire-26-11-2012-1533777_24.php

les rebelles du M23 sous pression diplomatique pour quitter Goma




Les rebelles du M23 sous pression diplomatique pour quitter Goma


Nkosazana Dlamini Zuma a réitéré la "profonde inquiétude" de l'Union africaine quant à "l'aggravation de la situation humanitaire sur le terrain et aux exactions commises contre les populations civiles", indique le communiqué sde l'UA.
Nkosazana Dlamini Zuma a réitéré la "profonde inquiétude" de l'Union africaine quant à "l'aggravation de la situation humanitaire sur le terrain et aux exactions commises contre les populations civiles", indique le communiqué sde l'UA.


Les efforts diplomatiques s'accentuent pour une sortie de crise en RD Congo, où les rebelles du M23 sont pressés par l'Union africaine de quitter Goma, principale ville de l'est, alors que le chef du M23 espérait dimanche une nouvelle rencontre avec le président congolais Joseph Kabila.

Le chef politique du Mouvement du 23 mars (M23), Jean-Marie Runiga, a expliqué que de nouveaux pourparlers avec M. Kabila étaient prévus dimanche à Kampala, après une première entrevue samedi, en marge d'un sommet régional de chefs d'Etats africains dans la capitale ougandaise. La tenue de ces pourparlers n'a pas pu être confirmée.

Dimanche, l'Union africaine (UA) a appelé le M23 à se conformer aux décisions du sommet de Kampala d'arrêter les hostilités et de se retirer avant mardi de Goma, la capitale de la riche province minière du Nord-Kivu (est).

Le M23 doit prendre "instamment les mesures appropriées, en accord avec les décision de Kampala", a déclaré dans un communiqué la présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini Zuma.
Elle a également salué "l'engagement du gouvernement de la RDC à écouter, évaluer et prendre en compte toute revendication légitime du M23".

"Le sommet (...) a dressé un plan en dix points qui prévoit le retrait immédiat des éléments du M23 de tous les endroits qu'ils ont récemment occupés ainsi que l'établisssement d'arrangements de sécurité pour suivre la situation sur le terrain", ajoute le communiqué de l'UA.

La déclaration finale du sommet demande aux rebelles de se retirer au moins à 20 km au nord de Goma - soit un retour à leurs positions d'avant la prise de la capitale du Nord-Kivu.

Les chefs d'Etats de la région - membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qui compte 11 pays - ont laissé samedi deux jours aux rebelles pour quitter Goma.
Mais le chef du M23 Jean-Marie Runiga a bien spécifié que leur retrait conditionné par des négociations "directes" avec Joseph Kabila. Il a ajouté que la rébellion se défendrait en cas d'attaque de l'armée régulière congolaise.

Dimanche à Goma, les rebelles étaient toujours présents et la présence des soldats de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) - qui appuie l'armée congolaise contre les rebelles - était plus importante dans les rues que les jours précédents, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Un diplomate occidental dans la région a déclaré que le président ougandais Yoweri Museveni  avait accepté de rencontrer directement le chef militaire du M23 Sultani Makenga. Cette information n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat par la présidence ougandaise ou le M23.

Le président du Congo Denis Sassou Nguesso, arrivé samedi à Kigali pour une visite de deux jours, a rencontré son homologue Paul Kagame, qui n'a pas assisté au sommet de Kampala de samedi.

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso ont appelé dimanche le gouvernement de Kinshasa et les rebelles du M23 à appliquer les décisions prises la veille lors du sommet de Kampala.

Les présidents Kagame et Sassou "invitent le gouvernement de la RDC et le M23 à mettre en oeuvre les conclusions de Kampala qui représentent une bonne base pour le réglement de ce conflit", selon les termes d'un communiqué publié par le gouvernement de Kigali.

Paul Kagame a toujours rejeté les accusations de Kinshasa et aussi d'experts de l'ONU affirmant que son pays soutient -- et dirige -- le M23, qui compte dans ses rangs principalement des Congolais d'ethnie tutsi, au pouvoir au Rwanda.

Bien que Yoweri Museveni joue un rôle de médiateur depuis ces derniers jours et qu'il ait accueilli le sommet de samedi, les experts de l'ONU ont également accusé son pays de soutenir les rebelles, ce que Kampala dément.

Nkosazana Dlamini Zuma a réitéré la "profonde inquiétude" de l'Union africaine quant à "l'aggravation de la situation humanitaire sur le terrain et aux exactions commises contre les populations civiles", indique le communiqué sde l'UA.

Les agences humanitaires craignent que ce dernier développement donne le coup d'envoi d'un autre conflit régional, après de précédents qui ont éclaté en 1996 et 2002.

Le M23 est composé d'anciens rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l'armée, se sont mutinés en avril dernier et combattent depuis l'armée régulière dans la région du Kivu. Ils estiment que Kinshasa n'a pas pleinement appliqué l'accord, ce que dément le gouvernement congolais.

http://www.lepoint.fr/monde/rdc-les-rebelles-du-m23-sous-pression-diplomatique-pour-quitter-goma-25-11-2012-1533359_24.php

Jean-Marie Runiga: «Nous ne quitterons pas Goma»





  • Jean-Marie Runiga: «Notre révolution est congolaise, menée par des Congolais, pour le peuple congolais. Les pays voisins n'ont rien à voir dans tout ça.»
    Jean-Marie Runiga: «Notre révolution est congolaise, menée par des Congolais, pour le peuple congolais. Les pays voisins n'ont rien à voir dans tout ça.»Crédits photo : Junior D. Kannah/AFP


    • INTERVIEW - Le pasteur Jean-Marie Runiga, 52 ans, préside, depuis sa création, le mouvement rebelle M23, qui vient de s'emparer de Goma, à l'Est du Congo . Il a rencontré le président de RDC, Joseph Kabila, samedi 24 novembre à Kampala, pour entamer des discussions.

      Propos recueillis à Kampala

      LE FIGARO.
      - Quelles sont vos revendications?
      Jean-Marie RUNIGA.- Le M23 est composé principalement d'anciens militaires congolais qui ont fait défection pour protester contre le non-respect des accords du 23 mars 2009. Le pouvoir accuse les militaires du M23 de profiter des richesses minières de la zone, affirmant que les soldats ne voudraient pas renoncer à cette manne et refuseraient donc de se rendre dans d'autres régions du pays. Sur le fond, je pense qu'un soldat ne doit pas rester attaché à sa communauté. Mais ceux qui ont obéi et qui sont partis, par exemple dans l'ouest du pays, ont été massacrés. Kabila n'a rien fait pour chercher les coupables de ces violences, c'est intolérable. C'est ce qui a mis le feu aux poudres, mais ce n'est pas notre seule revendication. La RDC a un véritable problème de gouvernance et de lutte contre la corruption. Les Congolais en ont marre de voir l'argent des caisses de l'État disparaître dans les poches du gouvernement alors qu'il y aurait tant à faire pour améliorer leurs conditions de vie.

      Vous pensez donc que le conflit, pour le moment concentré à l'est du Congo, peut s'étendre au pays tout entier?
      C'est ce qui est déjà en train de se produire. Dans de nombreuses régions du pays, notamment au Kasaï (centre de la RDC) et dans l'ouest, les mouvements rebelles longtemps réprimés par Kabila se lèvent pour poursuivre notre démarche. Nous sommes très satisfaits d'avoir commencé ce week-end à négocier avec le président. Cependant, nous ne quitterons pas Goma. Au contraire, nous allons restaurer la sécurité et l'autorité sur la ville et sa région. Nous ne lâchons rien et nous attendons de voir si Joseph Kabila entend nos revendications et respecte sa parole.

      Quels sont les liens de votre mouvement avec le Rwanda?
      On nous accuse partout de n'être qu'une émanation du Rwanda, mais c'est oublier toutes nos revendications. La seule aide que nous apporte Kigali, c'est qu'elle nous laisse exister, elle ne met pas fin à notre mouvement. Mais le président rwandais, Paul Kagamé, ne nous fournit aucune arme, nous n'en avons pas besoin. Les soldats du M23 sont des déserteurs de l'armée régulière, ils ont quitté le régime leurs armes à la main. Récemment, nous avons récupéré beaucoup de matériel dans une base militaire à Bunagana. Cela nous permet pour le moment de gagner chaque jour du terrain et de repousser tous les assauts de l'armée congolaise. Nous ne sommes d'ailleurs pas davantage soutenus par l'Ouganda. Notre révolution est congolaise, menée par des Congolais, pour le peuple congolais. Les pays voisins n'ont rien à voir dans tout ça. Ils n'œuvrent pas en sous-main comme l'a prétendu un rapport de l'ONU.

      Que répondez-vous aux accusations selon lesquelles de nombreux actes de violence contre la population civile auraient été commis par vos hommes?
      Lors de chacun de mes meetings, j'ai appelé les populations à venir me dénoncer toutes les violences commises par mes hommes. Je leur demande à chaque fois de me dire s'ils ont constaté ou s'ils ont été victimes de pillages, de vandalisme ou de viols. Si un membre du M23 commet de tels actes, il doit être sévèrement puni. Pour l'instant, aucun fait ne m'a été rapporté. Pour preuve de ma bonne foi, j'ai créé une commission d'enquête sur ces crimes. J'invite l'ONU et les associations à venir constater par eux-mêmes. Nous n'avons aucun intérêt à ce que notre mouvement soit décrédibilisé par de tels actes et violences.