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mercredi 18 janvier 2012

Emile Kalema, M17-Europe: Joseph Kabila a aussi fraudé par peur de la vérité sur la mort de Laurent D. Kabila .....


Emile Kalema, M17-Europe: Joseph Kabila a aussi fraudé par peur de la vérité sur la mort de Laurent D. Kabila, des enquêtes sur le plan de renverser le Congo-Brazza infiltré par ses extrémistes tutsi et de la justice sur des assassinats dont celui du général Mabila qui arrêta plusieurs fois Joseph Kabila, libéré par Robert Mugabe .

EUROPE. LE REPRÉSENTANT DE M17 DANS LES PAYS DE L'UNION EUROPÉENNE,EMILE KALEMA CHARGE DE NOUVEAU.

(Ière partie de cet entretien qui a eu lieu à Paris).

L'ancien rebelle Joseph Kabila Hyppolite Kanambe, obsédé par la peur d'un jugement devant le peuple et les médias et alors, en accord avec des extrémistes militaires tutsi de Paul Kagame, qui contrôle la République Démocratique du Congo occupée, il a fraudé et triché à propos de ces élections du 28 novembre 2011 que son gouvernement sortant ne voulait pas organiser au départ.
Que dit Mr le représentant du M17, Mr. Emile Kalema ? 
Pourquoi la justice militaire a fait arrêter plusieurs fois Joseph Kabila qui a failli même être abattu par arme par Laurent Désiré Kabila, un jour de décembre 2000, vers 3H du matin? Pourquoi cette manipulation de la prophétie de Simon Kimbangu pour la propagande de l'ancien rebelle Joseph Kabila ?Pourquoi ni Joseph ni ses gens ne méritent pas d'être appelés des Kabilistes?Pourquoi l'infiltration des extrémistes tutsi rwandais de Joseph Kabila a réussi au Congo-Brazzaville grâce à la famille biologique du président Denis Sassou N'guesso? Comment sont morts des hauts officiers congolais dont Mabila à la suite à l'occupation de la République Démocratique du Congo par les renseignements militaires rwandais?
"Emile Kalema, ntoma ya lisanga M17 na poto,apesi ndimbola na ye na ntina ya ekolo Congo mpe na ntina ya kimoyibi ekota na boponi ya 28/11/2011".
"Tina nini bakangaki mbala ebele Joseph Kabila, ntango Laurent Désiré Kabila azalaki mokonzi."( en langue Lingala: "Pourquoi Joseph Kabila a-t-il été arrêté plusieurs fois par la justice sous l'ère Laurent Désiré Kabila?).

Monsieur Emile Kalema, représentant du M17(NB: parti politique crée après la victoire en RDC contre les envahisseurs militaires et politiques tutsi rwandais de Paul Kagame): "Je dois éclaircir que trois jours avant Noêl de l'année 2000, avant d'entrer en 2001, c'est-à-dire 19 jours avant l'assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila, des informations sur un mouvement appélé FRONT NATIONAL CONTRE DE L'OCCUPATION TUTSI, basé en Tanzanie. Le sommet de l'Etat congolais voulait savoir qui était le chef de ce mouvement ? Et comment ce mouvement au lieu de lutter contre les extrémistes tutsi rwandais de Kagame à Kinshasa , va s'installer en Tanzanie pour se livrer à certaines activités contre les intérêts supérieurs de la République Démocratique du Congo (RDC).
"Mzee" Laurent Désiré Kabila, en sa qualité de président de la République et chef des armées avait instruit le général congolais Luetsha( NDLR: il est mort) de mener des investigations . Le général Luetsha avait envoyé une mission en Tanzanie. Cet agent est encore en vie. Et au moment opportun, il se découvrira pour témoigner lui-même. Il est parti en tanzanie, Dar-El Salam et dans la ville de Kigoma. en infiltration. Il a découvert ce mouvement et a réussi à y adhérer en tant que membre pour mener sa mission. Lors de séances de travail et des autres activités, les responsables lui ont dit que le président de ce mouvement est Joseph Kabila qui est à Kinshasa.
Cet agent rentré à Kinshasa vers la fin de l'année 2000. C'était une nuit.Et cette même nuit, il est parti remettre son rapport au général Luetsha. C'étai 3 jours avant la fin de l'année 2000. Le rapport était " somo"( qui fait peur et donne des frissons terribles). Sur le champ, le général a téléphone au président laurent Désiré Kabila. Il est parti le voir immédiatement au palais de Marbre, la résidence présidentielle. Et Mzee kabila a ordonné une réunion dans la même nuit à la résidence du général Luetsha, située près de la Clinique Ngaliema. Cette réunion a commencé à 5 heures du matin. A cette rencontre pour la connaissance de ce rapport, il y avait le président de la Républque Laurent Désiré Kabila, le général Luetsha, le doyen Mukalayi, le général François Olenga, Mr Masengezi et Mr.Obenga.

Joseph Kabila a été appelé à y assister. Et "Mzee" Laurent Désiré Kabila lui pose la question de savoir. Quelle heure fait-il?Joseph répond: "5H du matin". Et Mzee Laurent Désiré Kabila demande à l'agent de présenter le rapport à l'assemblée qui était là. Il a lu le compte rendu de son rapport qui révélait que Joseph Kabila était bel et bien le chef de ce mouvement;Laurent désiré Kabila dit à Joseph." il est 5 H du matin .est ce que cet agent a bu ou est entrain de mentir.Joseph répondu que tout ce qu'il dit est vrai et qu'il na pas bu.Le président lui pose la question où se trouve à Kinshasa le bureau de son mouvement. Josph avoue que ce bureau est à l'hôtel intercontinental (Grand Hôtel). On fait venir en toute urgence le responsable de l'hôtel, monsieur Mundabi.
Et Laurent Désiré Kabila se retourne et dit au général Luetsha: "tu as vu ce serpent que l'on a elevé à Hewa Bora. Tu vois la gravité du problème qu'il nous a cherché ?" Et brusquement Mzee Laurent désiré kabila sort une armé et veut achever Joseph. Et le colonel Mulanga qui était là, a réussi à toucher le bras du président de la République laurent Désiré kabila. Et les balles sot parti en l'air et ont atteint le plafond. Des ordres ont été alors donné au général mabila. il est venu et a pour procéder à l'arrestation de Joseph Kabila. Il a été arrêté et remis aux mains de Myrha NDjoku (qui deviendra plus tard ambassadeur à Paris où il mourra) qui l'amena au CNS ( Conseil national de Sécurité). Là , il a été mis dans un cachot. Le président Robert Mugabe a alors téléphoné au président congolais laurent Désiré Kabila. Le président zimbabwéen l'a imploré pour que l'on lâche Joseph Kabila. Personnellement, je ne comprenais pas pourquoi le chef d'Etat du Zimbabwe Mugabe intervenait à chaque arrestation de Joseph Kabila. Au fur et à mesure des événements, on peut essayer de comprendre les mobiles.
Et quelques jours après sa libération, Joseph Kabila dans sa jeep en provenance du quartier de l'ISP (Institut Supérieur Pédagogique de la ville de Kinshasa) et est venu de lui-même sans RDV pour voir Mzee Laurent Désiré Kabila. Le chef d'Etat avait instruit le protocole de fouiller tous les visiteurs demanda aux gardes de le fouiller.Ce qui fait que Joseph arrivé à la barrière des gardes, il a été fouillé. Ils ont découvert en bas de son pantalon une arme minuscule "bactériologique". Et un soldat "Kadogo" en voulant décharger et désamorcer et ouvrir cette arme. Des bactéries ont attaqué sa main. On l'a amena à la clinique Ngaliema pour que les médecins amputent sa main. Dans la foulée de cet incident, on l'amena devant Mzee Laurent Désiré Kabila qui lui demande la raison de sa visite brusque.Joseph ne dira pas rien de particulier juste :"je tenais seulement à vous voir, comme ça".
Vu cet incident très grave avec une arme bactériologique,il a été mis en arrestation au cachot. Et voilà, comme toujours le président Mugabe qui fait encore une intervention pour que l'on relâche Joseph. Et on le libère. Toujours en fin décembre 2000 et début janvier 2001, le même Joseph Kabila vient au camp militaire Tshatshi et ordonne que l'on désarme les militaires.C'est la veille de la mort de "Mzee" Laurent Désiré Kabila.C'est pas clair".
Déjà la veille, Joseph avait fait exécuter des soldats d'une unité spéciale de la garde présidentielle .Il les remplace par ceux qui viennent des Forces Terrestres qu'il coiffait. Quand ils ont crée cette nouvelle unité avec des forces venues des forces terrestres armées qu'il coiffait.; ils ont cassé la sécurité, les services de sécurité du pays. Lui-même Joseph et les Masasu connaissaient cela. Il connait la mort de Masasu. Et quand il est parti dans la ville de Pueto pour achever Masasu, avec le concours d'Alamba (NDLR:un officier supérieur mis en prison plus tard). Ces gardes commis à la protection de "Mzee" Kabila , sont ceux qui ont été formés et recrutés par Masasu. Il fallait qu'on change ces gardes car ce sont des gens de Masasu. Et Masasu venait d'être tué.
Joseph et les siens ont laissé ces gardes fidèles à Masasu et ont fait pourrir les choses par ce qu'il savait quelque chose qu'il préparait .

Tenez, je soulève le problème de Rachidi. Des gens ne le savent pas. Rachidi était un chauffeur de camions poids lours.au Burundi. Rachidi est venu au Congo après la prise du pouvoir par l'AFDL. Et quand il est venu, donc après, il est devenu le chauffeur de Joseph (entendez Joseph Kabila). Après Joseph l'a imposé à la garde présidentielle.Cet élément n'existe pas dans l'enquête sur l'assassinat de Laurent Désiré kabila.Pourquoi a-t-on liquidé sur le champ Rachidi, le chauffeur de Joseph, que Joseph avait imposé à la garde présidentielle; et qui est celui qui avait tiré sur "Mzee" Laurent Désiré Kabila. Est-ce que c'est clair ! 

Tous ces gens... Je dois vous dire avant la mort de "Mzee" Kabila, avant son voyage programmé pour le Sommet du Cameroun... Il avait 14 noms de gens.Dès son retour de ce voyage, il a été statué qu'ils devaient être arrêtés. J'ai certains éléments que je vous communique pour ces 14 noms. il y avait les noms de l'officier Eddy Kapend, Bangasa, major Ebe, commandant Tabumbuka,Joseph Kabila, le directeur des opérations du CNS Lumbu et le colonel Mutindo. Ils étaient sur la liste des gens à arrêter dès le retour du Cameroun de "Mzee" Laurent Désiré Kabila. Réfléchissons donc. Dans la liste de ces gens comme on dit qu'il a été abattu dans le bureau, il a le nom d'Eddy Kapend.Mais que faisait le nom Joseph Kabila de la famille de Mzee Kabila dans cette liste des arrestations".

Assassinat du président Laurent Désiré Kabila et exécution des Libanais.

" Je vous parle aussi de l'affaire du général Yav qui est parti faire exécuter les Libanais. C'est sa cupidité. C'est une histoire de cupidité d'argent. La mort de ces Libanais est le résultat de cette cupidité. Leur mort n'a rien avoir avec cette tragédie politique de l'assassinat du Président de la République.
Tenez une chronologie de cette cupidité. Quand la présidence de la République de "Mzee" Laurent Désiré Kabila avait accordé exclusivité l'exploitation des diamants aux Israéliens d'une société; des Libanais étaient gênés.

A Kinshasa, il y avait un Libanais qui résidait à l'Hôtel Intercontinental. Il avait son comptoir en face de l'hôtel Memling.Son nom est Shaudi Abad. Il s'est réuni avec les autres Libanais.Ils ont cotisé un montant de 20 millions de dollars pour remettre au président Laurent Désiré Kabila afin qu'il allége cette mesure d'exclusivité des diamants accordée à ces Israéliens.

Mais "Mzee" Kabila avait déjà modifié cette loi vu son esprit patriotique et les intérêts du pays.Or, ces Libanais avaient cru que c'est grâce à leur 20 millions de dollars que le Président de la République "Mzee" Kabila Laurent Désiré avait modifié cette loi. Et ils avaient demandé alors une audience à la Présidence.
Reçus , ces Libanais se sont mis à remercier "Mzee" Laurent Désiré Kabila. Le président, très étonné, leur a dit qu'il avait changé cette réglémentation à cause uniquement de son esprit et sa vision politique du chef d'Etat pour la patrie Congo ; pour que tout le monde participe au développement du Congo. Et qu'il ne savait rien de cette histoire de leur argent. Il leur posa la question de savoir à qui ils avaient remis ces 20 millions de dollars.Les Libanais ont donné le nom du général Yav. 

Entretemps, je tiens à vous préciser que le nom de Yav, le général, était dans la liste des gens à arrêter après le sommet prévu au Cameroun.En ce moment-là, la priorité était de préparer ce sommet vu la guerre en RDC et non de procéder à ces arrestations. Et entretemps, " Mzee" Laurent Désiré Kabila a été assassiné.
Et Yav pris de panique pour empêcher que cette affaire de cupidité sorte en public dans cette atmosphère de l'assassinat du président, procéda à l'arrestation et à faire exécuter ces Libanais.

Les Congolais qui ont mené cette opération pour achever ces Libanais, sont connus. Il y avait un major chef des opérations au DEMIAP*, le major Lukombo (en prison actuellement), le colonel Papi Lukobeka qui est un des hommes de confiance de Joseph (NDLR: Joseph Kabila). Il est toujours en fonction dans un service de sécurité de l'Etat congolais. Il y a aussi le soldat Molimbi qui doit être encore à DEMIAP*( NDLR: DEMIAP, c'est le service de Renseignements militaires de la RDC). Tous ces officiers étaient sous tutelle du général Yav; ils avaient mené cette opération pour exécuter ces Libanais pour couvrir cette histoire de l'argent. Il se fait que l'on va se saisir d'eux, après la mort de ces Libanais.Cela n'a rien avoir l'assassinat politique du chef d'Etat.

Joseph Kabila a peur et a activé ; et a participé à cette tricherie et fraude des élections car il redoute d'être entendu par une justice issue du vote sanction contre lui. Ne perdez pas de vue par rapport à ces élections que notre pays est sous occupation des renseignements militaires rwandais de Paul Kagame".

Entendre Joseph Kabila en justice.

" Comment se fait-il qu'il avait fait enlever des gardes fidèles à Mzee pour mettre des gardes de Masasu qui venait d'être condamné et d'être tué.Pourquoi est-il allé au camp Tshatshi pour désarmer les militaires, la veille de la mort de "Mzee". Ce jour-là, il y avait des affrontements armés à partir de cet acte de Joseph.

" Mzee" Laurent Désiré Kabila, mis au courant de ces troubles, était même venu à ce camp. Il était très furieux de voir ce qui se passait comme trouble et désordre. Des balles ont tué des soldats congolais à cause de ce désarmement ordonné par Joseph. Celui-ci avait amené des gens armés, des militaires inconnus, à partir de la ville de Lubumbashi. Donc, c'est pour dire que la mort de "Mzee" se préparait aussi en Zambie.Le président zambien Chiluba, l'homme d'affaires belge Georges Forrest, Paul Kagame le Rwandais ,Katumba Mwanke, Museveni l'Ougandais en savaient des choses". 

"Que personne ne se voile la face. Il faut entendre Joseph dans un tribunal où des juges sont indépendants. Il doit parler. Le peuple congolais a le droit de savoir la vérité.Que la justice soit rendue. Que Joseph dise comment son chauffeur Rashidi qui allait avec lui chez une dame dans le quartier Righini de la ville de Kinshasa, Maman Tshatshi, femme du colonel Tshatshi. Olive Lembe (son actuelle épouse) habitait là-bas. Et dans cette maison, l'homme de confiance de Joseph Kabila, Rashidi avait aussi une amante, Onokoko qui avait été aussi jugée". 

" Vous voyez ces pistes. Il faut entendre Joseph. On connait qui est Laurent Désiré Kabila par rapport à Joseph Kabila. Il doit s'expliquer sur le comment de son chauffeur Rashidi et homme de confiance a pu tirer et assassiner le père Laurent Désiré Kabila, chef de l'Etat de la RDC. C'est Joseph qui avait imposé Rashidi à la garde présidentielle. Pourquoi l'avait-il imposé? Ouvrons les yeux sur la vraie version de l'assassinat de "Mzee" Kabila Laurent Désiré. Ces élections du 28 novembre 2011 devaient donner une suite à ce procès et à ces questions, si ces élections n'étaient pas transformées en fraude et tricherie".

Propos recueillis par Lilo Miango (rédaction de Paris) et Nkumu (rédaction de France). Photos à Paris/janvier 2012:Magazine Ngambo Na Ngambo.
( Note de la rédaction centrale Europe : nous diffusons la deuxième partie de cet entretien dans un autre article vu les impératifs techniques d'espace imposés par le secrétariat de rédaction).



18/01/12/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

La presse se réveille après le super-week-end des héros nationaux, et l’on a un peu 
l’impression qu’elle se réveille avec la gueule de bois. Un seul sujet domine l’actualité ce 
mercredi : le climat toujours plus délétère après les élections. Deux questions dominent : 
le départ des experts internationaux invités par la CENI afin de lui apporter leur 
assistance dans le cadre de l’opération de compilation des résultats des élections 
législatives et les interrogations quant à savoir ce que sera la suite : comment gérer la 
situation ? Faut-il annuler les élections ? Les corriger ? Et comment gérer pendant le 
temps que prendront l’annulation et/ou la correction? 
L’affaire des experts 
 Le 13 janvier, les experts US en affaires électorales des organisations NDI et IFES ont 
arrêté leur mission et quitté la RDC.  La vrai question est: qu'est ce qu'ils étaient venu
faire? 
Sachant que la CENI ne voulait pas de leur présence et qu'ils avaient un mandat ni de 
revue ni de vérification... Dans le meilleurs des cas ils pouvaient servir de caution a la 
CENI en restant dans une chambre d'hôtel a Kinshasa, comme l'avaient fait les 
observateurs africains de l’UA avant eux. Bref, ceci est la conclusion naturelle d'une 
mission mort-née et inutile.  
Ces experts se sont sentis pris au piège dans les deux sens ...  Sans entrer dans les 
détails techniques, l'explication de l'échec de la mission des experts est très simple: 
- Ils n'avaient pas mandat de recompter les bulletins, 
- Ils n'avaient pas mandat d'accompagner le décompte des derniers résultats non publiés 
- Ils n'avaient pas mandat d'auditer les procédures de la CENI. 
En un mot, ils étaient là pour ne rien voir et ne rien faire.  Ils avaient le choix entre 
cautionner la CENI ... et "la passivité" de la Monusco présente (3 personnes !) au sein du 
comité ad hoc de la CENI ou confirmer la position des missions d'observations les plus 
critiques (MOE-UE, Carter. RENOSEC, etc .), sans avoir de preuves pour cela, faute 
d’avoir accès aux données qui ne sont "plus disponibles ..." ? Ils ont décidé que dans ces 
conditions ils n’avaient "plus de raisons de rester" ...  
 Ces experts US étaient des membres d’ONG américaines sans mandat officiel précis et 
n’ont donc fait aucune déclaration ou rapport avant leur départ. Ils feront certainement 
rapport au Département d’Etat et l’on peut prévoir qu’ils feront entre autres part de leur 
grand étonnement devant les procédures électorale et judiciaires des congolais. On ne 
peut s’empêcher d'apprécier l'ironie de la situation. 
Deux journaux kinois consacrent à cette affaire des commentaires étendus. 
« Compilation des résultats des législatives: Ceni-Experts américains : le divorce », titre 
Le Phare. « Arrivés à Kinshasa juste après la fête de nouvel an, à la demande de la 
Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les experts américains 
appartenant à l’Ong Ndi (National democratic Institute) sont rentrés précipitamment dans 
leur pays d’origine ».  
A en croire diverses sources, les violons ne se sont pas accordés entre les parties 
congolaises et américaines au sujet des termes de référence en rapport avec le travail de 
compilation des élections législatives nationales qu’elles étaient censés réaliser, explique 
Le Phare. Les experts américains cherchaient à obtenir des  données physiques et 
techniques pouvant leur permettre d’émettre des avis autorisés sur le caractère 
transparent ou non des résultats des scrutins législatifs nationaux du 28 novembre 2011. 
Ils auraient refusé, indiquent plusieurs sources citées par le journal, d’être traités comme 
de simples caisses d’enregistrement des chiffres pré-compilés  et déjà publiés par le 
personnel de la Ceni. En effet, révèle le quotidien, il était matériellement et 
techniquement impossible à la Ceni de mettre à leur disposition son serveur central, son 
fichier électoral, les procès-verbaux de dépouillement des scrutins, les bulletins de vote ainsi que les urnes, près de deux mois après le vote. Et de s’interroger : « que va-t-il se 
passer ? … », avant de répondre lui-même : « Comme pour la présidentielle, la Ceni va 
naturellement proclamer les résultats provisoires des élections législatives nationales 
sans tenir compte de la rupture de la confiance  entre elle et ses partenaires tant 
internes qu’externes ».  
Sous le titre : « Mis devant l’impossibilité de travailler, les experts internationaux jettent 
l’éponge », Le Potentiel note : « Plus de traces des experts internationaux venus aider 
la Ceni à rectifier les irrégularités. Ils sont repartis en silence comme ils étaient venus. 
Aucun mot sur la nature et la durée de leur mission. Ils auraient filé à l’anglaise. 
Abandon, rétorquent certains ».  Le quotidien a mené des investigations à ce sujet et 
trouvé qu’ils travaillaient en vase clos au niveau du bureau central de la Ceni. Il n’y a pas 
de surprise pour le Potentiel. Sinon, c’est le contraire qui aurait surpris dans la mesure 
où leur arrivée n’était pas du tout acceptée de gaieté de cœur. Au niveau de la Ceni, l’on 
ne s’empêchait pas de signaler que la «Ceni n’était pas du tout demanderesse et qu’en 
plus, elle n’était pas en difficulté de technicité». Les experts internationaux étaient 
abandonnés à eux-mêmes.  Ils n’ont pas pu avoir accès à des «données disponibles», 
comme on l’a laissé entendre, pour faire leur travail.  Mais seulement, note le quotidien, 
ces experts internationaux partis feront rapport à leurs organisations, notamment le NDI, 
et l’IFES.Pas bon signe, estime ce journal qui, comme  Le Phare s’interroge :  « Les 
experts internationaux partis, que va-t-il se passer ? ». Interrogation intéressante, 
considère  Le Potentiel qui ajoute qu’ «  Il est important de retenir que forte de son 
indépendance de certifier les résultats des élections, la raison de sa création et de son 
existence, la CENI poursuivra sur la même lancée ». Et, souligne ce journal, s’il y avait 
des contestations, les contestataires devraient se  saisir des instances judiciaires. La 
rengaine est connue de tous. Pour  Le Potentiel, « On doit donc s’attendre à 
l’invalidation des votes, à des condamnations à des peines pénales de 5 à 6 ans 
d’inéligibilité et à la reprise des élections là où il s’avère nécessaire. Ce n’est pas du tout 
une partie de plaisirs. L’exercice exclut tout état d’âme. Loin de toute complicité. C’est le 
prix à payer pour sauver le processus électoral », dit-il. (La vraie question ne devrait-elle 
pas être de savoir s’il faut sauver le processus électoral ou sauver la RDC ? NdlR) 
Et après ? 
Afrikarabia demande « RDC : Faut-il annuler les législatives ? »  et commente :  
« Après une élection présidentielle contestée, les législatives en République démocratique 
du Congo (RDC) subissent un impressionnant flot de critiques. Jeudi, l'Eglise catholique 
avait déjà qualifié la compilation des résultats des législatives "d'inacceptable". 
Aujourd'hui, c'est au tour de la mission nationale d'observation électorale de dénoncer les 
irrégularités du scrutin. Et la liste est impressionnante : documents "incomplets ou 
raturés", bulletins de vote "perdus", transports de résultats laissés sans supervision, 
écarts de données entre les différents d'un document à l'autre, plusieurs cas bourrages 
d'urnes »… 
Sur le site de la  BBC, Léonie Kandolo, responsable de la mission qui regroupe quatre 
ONG, explique qu'au "regard des irrégularités constatées, l'éloignement des observateurs 
et des témoins des opérations de compilation des résultats des élections législatives 
procède d'une volonté délibérée de fraude et de tricherie". Elle explique également que la 
mission "a du renoncer à publier les résultats de façon indépendante", "ce qui la pousse à 
remettre en cause l'ensemble du processus". Comme la présidentielle, le scrutin législatif 
s'est déroulé de manière chaotique, voire anarchique. Les deux élections ayant lieu le 
même jour, les observateurs estiment que ces scrutins sont entachés des mêmes 
soupçons de fraude massive. 
Dans le cadre des célébrations innombrables qui ont lieu au Congo les 16 et 17 janvier, 
Aubin Minaku, du PPRD, a, d’après Radio Okapi, fait des déclarations qui laissent un peu 
rêveur. Bien entendu, il continue à déclarer que JKK a bien été élu, mais qu’il l’a été malgré de nombreuses fraudes et que les tricheries n’avaient rien d’organisé. Bref tout le 
monde a triché, mais chacun l’a fait dans son coin et à sa manière. Ah ! Ces Congolais 
sont si farceurs ! Toujours est-il que le PPRD se plaint lui aussi de fraudes ! Un élément 
de plus en faveur de l’annulation. 
En Belgique,  le  Ministère des Affaires Etrangères a diffusé un Communique sur 
l’« Aide d’urgence en République démocratique du Congo suite aux élections » , daté du  
15 décembre 2011, donc d’un dimanche. C’est à croire que les élections sont un nouveau 
type de catastrophe naturelle !  En voici le texte : « La Coopération belge au 
développement a alloué 20.000 euros pour aider la Croix-Rouge de la RD Congo à 
organiser quelque 100 équipes de premiers secours dans 11 provinces du pays. Ces 
équipes de volontaires viendront en aide aux victimes des troubles civils qui ont éclaté 
dans la foulée des élections présidentielles et législatives du 28 novembre dernier. 
Le processus électoral a débuté le 28 novembre en RDC. Des troubles civils et des 
incidents ont été rapportés dans plusieurs provinces à l’issue du scrutin, ainsi que dans la 
capitale Kinshasa. Plusieurs décès ont été constatés. Le Comité International de la CroixRouge supervise six hôpitaux de référence, en étroite collaboration avec la Croix-Rouge 
locale et le ministère de la Santé.   
A ce stade, la Croix-Rouge congolaise a déjà formé quelque 300 responsables d’équipes 
de premiers secours et 180 volontaires premiers secours. L’aide matérielle d’urgence, 
dont 750 kits de premiers secours, a été envoyée dans 11 provinces, ainsi que des kits 
destinés à venir en aide à 600 familles. Des spots radio et TV ont également été réalisés 
pour appeler la population au respect de l’emblème et de la neutralité de la Croix-Rouge. 
Hélas, le déploiement actuel ne suffit pas à répondre aux besoins et davantage d’équipes 
d’intervention premiers secours sont nécessaires sur le terrain ». (Sans rien dramatiser, 
on ne peut que constater que les autorités belges prévoient que le contentieux 
postélectoral va déboucher sur des troubles civils  de grande envergure et que cela se 
produira bientôt, puisque l’urgence est suffisante pur que l’on rédige des communiqués 
un dimanche. NdlR) 
Toujours au sujet du processus électoral,  La Prospérité titre : « Crise politique post-
électorale : Kengo, Mbusa et Bombole proposent une Table Ronde Nationale ». Attachés 
à leurs déclarations antérieures, écrit-il, ces trois candidats félicitent vivement les 
Evêques pour avoir rappelé, dans leur message, le chemin incontournable à emprunter 
par les congolais de manière à endiguer la crise politique qui se profile à l’horizon. Ce 
chemin, soulignent-ils, rapporte  La Prospérité, n’est autre que le dialogue qui, seul, 
permet à la classe politique en général et aux organisateurs du processus électoral 
particulièrement, d’avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître leurs erreurs. Aussi, 
 poursuit le journal, Kengo, Mbusa et Bombole proposent-ils la convocation, par le chef 
de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, d’une Table ronde nationale, avant la publication 
définitive des résultats des élections législatives. Il va s’agir de discuter de la 
problématique de la validation ou de l’invalidation des élections. Ça ne s’arrête pas là. 
Les termes de référence devront également faire allusion au nouveau calendrier 
électoral; les principes moteurs d’une réorganisation de la Ceni, selon les trois leaders 
politiques. 
(Les grandes faiblesses de cette formule sont que,  d’abord, elle ne concerne que les 
législatives, tenant donc la réélection de JKK pour acquise, alors que la présidentielle est 
le plus gros « nœud » de ce contentieux et qu’ensuite elle n’envisage qu’une 
« réorganisation » de la CENI, alors qu’on la sait irréformable ! NdlR) 
 «Fronde avortée au PPRD: Moïse Katumbi à nouveau sur la sellette dans sa famille 
politique! », annonce  Le Potentiel.  Ses détracteurs sont loin de désarmer et veulent
cette fois l’impliquer dans une affaire de révolte avortée au PPRD, au lendemain de la 
désignation du président du T.P Mazembe en qualité  de membre de la commission 
stratégique de la Fifa. Une tension couve au sein du Parti du peuple pour la 
reconstruction et la démocratie, PPRD. A l’instar de ce qui s’était passé autrefois au MLC, 
au RCD et à l’UDPS, notamment, un groupe de cadres du PPRD a tenté de remettre en cause l’ordre établi jusqu’à ce jour au sein de leur parti. Leur démarche visait les 
structures du parti et leurs animateurs, la gestion des ambitions à l’horizon 2016. La 
tentative, qualifiée par les uns de «rébellion» et par les autres de « démocratie interne », 
aurait fait flop. Un cadre du PPRD ayant requis l’anonymat s’en serait indigné et se serait 
confié au Potentiel. Selon ce dernier, les instigateurs de la malheureuse tentative sont 
connus de même que les participants à la fameuse rencontre de remise en cause qui 
n’avait pas obtenu l’aval de la hiérarchie. Il y aurait même eu des arrestations parmi les 
frondeurs.  
L e nom de Moïse Katumbi est mêlé à cette affaire et on tente de le faire pour passer 
l’initiateur. «On devrait rester humain et cesser un acharnement inutile sur un 
compatriote qui fait des efforts énormes pour se rendre utile à la nation», a-t-il fait 
remarquer avant de s’interroger : «Est-ce que les ennemis et autres adversaires 
politiques de Moïse Katumbi ne seraient-ils pas dans la logique de distraire l’opinion 
publique nationale afin qu’elle ne sache pas suivre ce qu’ils sont en train de mijoter 
contre le PPRD et son initiateur ?». Ils ont prêté toutes les intentions du monde au 
gouverneur du Katanga. Ils ont calomnié, suspecté,  affirmé des choses qui se sont 
révélées plus tard clairement fausses. N’avaient pas prétendu que Moïse Katumbi serait 
candidat à l’élection présidentielle 2011 ? La plupart des observateurs estiment que l’on 
devrait laisser Moïse Katumbi tranquille pour avoir subi trop de tribulations, 
d’humiliations et de persécutions morales durant tout son mandat électif. Ses avoirs en 
banque ont été gelés l’année passée aussi bien au pays qu’à l’étranger. Il a dû, pour cela, 
comparaître devant des tribunaux européens pour des détournements de fonds que ses 
accusateurs n’ont pu prouver. La liste n’est pas exhaustive. Puisqu’un dicton populaire dit 
que l’on jette des pierres sur un arbre qui porte des fruits, Moïse Katumbi est 
récompensé autrement. Ses mérites ne cessent d’être reconnus aussi bien sur le plan 
national qu’international. Récemment, le président  du Tout Puissant Mazembe vient 
d’être élevé au rang de membre de la célèbre commission stratégique de la Fédération 
internationale de football association (Fifa). Il va siéger aux côtés de grands noms du 
football.  
Economie 
L’Angola pille-t-il les ressources pétrolières congolaises? »  s’interroge l’Agence 
Ecofin en ce 17/01/2012. La presse financière internationale prend ainsi le  relais du 
débat relancé la semaine passée dans la presse congolaise. 
Alors que de nombreux observateurs accusent le Rwanda de piller les richesses minières 
du sous-sol à l’Est du Congo, un article du  Potentiel a réactivé un débat d’une toute 
autre ampleur sur le pompage par l’Angola du pétrole situé dans une zone maritime 
revendiquée à l’Ouest par Kinshasa : «  L’Angola doit au moins 10 milliards USD à la 
RDC» affirme la Une du quotidien de Kinshasa sur la base d’un calcul certes simpliste 
mais assez parlant pour susciter une réponse immédiate du directeur de cabinet du 
Premier ministre qui dénonce des «  estimations à caractère fantaisiste qui ne 
contribueraient qu'à plomber les dispositions actuelles de nos deux Etats ».  
Il est vrai qu’à l’observation de la carte géographique, on comprend mal comment la RDC 
ne serait pas légitimement propriétaire d’une part significative des blocs situés au large 
de ses côtes et notamment le fameux bloc 15 dit le « joyau de la production angolaise », 
riche de réserves estimées à 4 milliards de barils.
La polémique est ancienne. Déjà en 2005, l’analyste Pierre Mbemba déclarait dans une 
interview au  Potentiel : «  D’après la Commission Intérimaire du Courant de Guinée 
(CICG), on nous reconnaît la zone d’exploitation exclusive d’une superficie de 68 400 
km2 mais nous n’en faisons absolument rien. Les blocs 14 et 15 se trouvent dans cette 
zone que nos frères angolais sont en train d’exploiter à notre dépend.(sic) »  
Le débat avait ensuite pris de l’ampleur à la suite de la publication de câbles Wikileaks. 
En Juillet 2007, selon une dépêche d’ambassade à Kinshasa, une commission mixte 
Angola-Congo aurait convenu du partage à 50/50 des  recettes provenant de la 
production de nouveaux puits de pétrole à découvrir dans un champ offshore dit « Zone d’intérêt commun (ZIC) » qui s’étend sur une bande de 10 km sur 375 km.   
Cet arrangement ne concernait pas les puits actuels qui comprennent le bloc 15 et 
éventuellement les blocs 14, 0 et 1. Il s’agissait  également de partager l’exploitation 
d’une autoroute reliant Luanda et Cabinda, et d’un oléoduc. Mais finalement cet accord 
ne sera pas signé et les relations entre les deux pays prendront une tournure 
conflictuelle, notamment à travers des expulsions réciproques de ressortissants et le 
boycott par le président Dos Santos du sommet 2007 de la SADC organisé à Kinshasa. 
Depuis ce temps le conflit couve. La RDC a déclaré ne pas avoir reçu sa part des recettes 
d’exploitation de gisements dont elle revendique la propriété territoriale, et a mis en 
place une commission composée de 35 experts, dirigée par un proche du président 
Kabila, le professeur Kabuya Lumuna. Les Etats Unis invités à entreprendre une 
médiation sont restés jusqu’à ce jour très réservés. De forts soupçons de corruption de 
haut dirigeants congolais qui auraient œuvré en faveur des intérêts angolais viennent 
compliquer davantage le dossier.  
Selon les documents Wikileaks, l’Angola aurait articulé une offre de 600 millions USD 
d’arriérés pour l’utilisation de l’espace maritime  congolais. Mais la RDC, prenant 
conscience de ses droits et du bénéfice économique  gigantesque dont elle est privée, 
aurait décidé de recourir à l’arbitrage international. Dans son droit de réponse au 
Potentiel, le cabinet du PM angolais reconnaît la divergence et déclare attendre «  la 
confrontation de nos données techniques respectives » qui permettraient, selon lui, de 
parvenir à un nouvel accord de délimitation d’une Zone d’intérêt commun, reprenant 
ainsi à son compte la vieille ficelle des négociateurs : « Ce qui est à moi est à moi, et ce 
qui est à toi, je peux envisager de le partager… »


© CongoForum, le mercredi 18 janvier 2012

Pour plus détails sur l’actualité congolaise, voyez www.CongoForum.be

Une quarantaine de députés de la majorité et de l’opposition exigent l’annulation des législatives


 – Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
– Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Une quarantaine de députés nationaux sortants de la Majorité présidentielle (MP) et de l’opposition, candidats aux élections législatives du 28 novembre, exigent l’annulation de ce scrutin sur toute l’étendue de la République. Dans leur déclaration lue devant la presse, mardi 17 janvier, par le député Jean-Baudouin Idambito Bakaato, ils en appellent à des concertations politiques en vue de trouver des solutions appropriées aux différentes questions qui bloquent aujourd’hui «la marche normale du pays».
Ces députés estiment que ces élections manquent de crédibilité, à cause «des irrégularités et des fraudes massives».
Ils se disent soucieux «de sauver le pays du déchirement politique aux conséquences incalculables et susceptibles de le conduire dans un chaos sans précédent».
Pas d’unanimité
Pour le président national de l’Union pour le développement du Congo (UDCO), Banza Mukalay, «l’annulation des élections législatives risquent de plonger le pays dans le chaos».
«Ceux qui aiment le pays doivent mettre un peu de l’eau dans leur vin pour que le dialogue s’engage à partir des élections qu’on vient d’avoir. C’est-à-dire à partir des élus», a-t-il affirmé, sans préciser sur quoi pourrait porter ce dialogue.
Au cours d’une cérémonie d’échange des vœux organisé au sein du directoire de son parti à Lubumbashi (Katanga), il a estimé que les propos de certaines personnalités, ONG et regroupements politiques demandant l’annulation des élections législatives sont «irresponsables».
«Chacun donne ses résultats dans la rue. Chacun a son ONG et recherche une place. Si on veut partir du néant, on risque de ne jamais s’entendre», a-t-il indiqué.
S’interrogeant sur les critères qui seront pris en compte pour l’organisation de nouvelles élections, Banza Mukalay a soutenu «qu’il faut tirer les leçons d’aujourd’hui pour que demain soit meilleur».

Législatives-Katanga: des candidats exigent l’annulation du scrutin à Kobongo


 – Classements des bulletins et des urnes par des agents électoraux  le 2/12/2011 au centre de compilation à l’enceinte de la foire internationale de Kinshasa, des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
– Classements des bulletins et des urnes par des agents électoraux le 2/12/2011 au centre de compilation à l’enceinte de la foire internationale de Kinshasa, des élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Un  groupe de candidats à la  députation  nationale de Kabongo au Katanga ont exigé, lundi 16 janvier, l’annulation du scrutin législatif du 28 novembre dans ce territoire, pour cause d’irrégularités observées lors des opérations de compilation des résultats. Ces  candidats l’ont fait savoir ce week-end au moment où ils remettaient leur mémorandum aux membres de la délégation de la Ceni chargée du  contentieux électorale au Katanga, en  séjour à  Lubumbashi.
Ce  mémorandum évoque plusieurs irrégularités:
  • la  disparition lors de  la  compilation de 138 plis correspondants à 138 bureaux  de vote
  • l’arrivée de certains plis déjà ouverts au Centre local de compilation des résultats (CLCR)
  • l’incompatibilité entre  les  bulletins  de  vote législatifs et le nombre  d’électeurs  enrôlés
  • la falsification des  relevés  de  dépouillement et  des procès  verbaux   des opérations 
  • l’utilisation de  l’encre  correcteur sur les fiches des  résultats.
Les signataires ont également fustigé l’attitude  des responsables locaux de la Ceni Katanga, qui auraient refusé d’accepter leurs dossiers de contestation.  «On dirait que la Commission électorale nationale indépendantea un agenda caché pour le territoire de Kabongo, si bien qu’elle ne veut pas nous recevoir», a déclaré l’un d’entre eux, Léandre Bwana Kabange.
Pour sa part, le  secrétaire  exécutif  de la  Ceni/Katanga, Eddy Mutomb, a affirmé avoir  demandé à ces candidats de faire preuve de patience. Leur dossier aurait été transmis à la commission en charge  du contentieux électoral «qui se  prononcerait en temps opportun là-dessus».

Démission des membres de l’UREC




Dr. Oscar Kashala Lukumuena, président de l’UREC. Photo CIC

 
Nous soussignés, hauts cadres de l’Union pour la Reconstruction du Congo, UREC en sigle, et dont les noms et titres sont repris ci-dessous:

Mus par la volonté inébranlable de changement dans notre pays, la République démocratique du Congo, en vue du bien-être de son peuple, meurtri par de longues années de dictatures successives ayant pour conséquences, notamment les guerres, le pillage de ses ressources, les viols, la corruption à grande échelle, le népotisme ;

Vu que notre ferme engagement dans la lutte contre ces antivaleurs était largement partagé par le Projet de Société de l’UREC;

Convaincus que notre adhésion à l’UREC offrait une heureuse opportunité de contribuer efficacement à la réalisation de notre objectif de doter notre pays d’un État de droit, avec un leadership patriotique et responsable, soucieux du bien-être de notre peuple;

Attendu que l’article 25 des Statuts de l’UREC dispose que «  pour toutes les réunions statutaires de différents organes et à tous les niveaux, les décisions sont prises à la majorité absolue des voix exprimées par les membres présents ou représentés (par procurations écrites) » ;

Constatant que le président en exercice de l’UREC, Monsieur Oscar Kashala Lukumuena qui s’était lancé dans la course à l’élection présidentielle de novembre 2011 à laquelle il a lamentablement échoué en occupant la dernière place parmi les 11 candidats, a allègrement violé cette disposition statutaire, en reconnaissant d’une manière cavalière, sans consultation ni mandat d’aucune structure du parti, l’élection de Joseph Kabila unanimement décriée par toute personne dotée de bon sens;

Constatant, toute honte bue, que le prénommé a poussé son outrecuidance jusqu’à se mettre au service du dictateur Kabila qui, une fois de plus, vient de bafouer le droit du peuple congolais pour l’ auto-détermination;

Prenons acte de la trahison du sieur Oscar Kashala Lukumuena aux idéaux de l’UREC contenus dans son Projet de Société et ses Statuts ;

Devant le silence des structures organiques de l’UREC, susceptible d’être interprété comme un soutien tacite au comportement rocambolesque de son président en exercice ;

Désapprouvons solennellement cet opportunisme éhonté et prenons la liberté ce jour de nous démettre de toute responsabilité ou appartenance à ce parti politique, désormais pro-kabiliste.

Réitérons notre ferme engagement dans le combat contre la dictature et toutes ses antivaleurs.

Vive la République Démocratique du Congo !

Fait le 14 décembre 2011.

1. Muke BABAHU, Coordonnateur Amerique du Nord…….
2. Martin T. TSHIBANGU , Conseiller Financier
3. Gisele Bijimine
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