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dimanche 4 août 2013

Vers un troisième mandat pour Joseph Kabila?



RDC: Vers un troisième mandat pour Joseph Kabila en 2016 ? -Jeuneafrique

juillet 2, 2013, | Dernière mise à jour le 2 juillet, 2013 à 8:25 | sous . Mots clés:


Le président congolais Joseph Kabila, qui arrive à la fin de son mandat en 2016, ne pourra pas se représenter à la prochaine présidentielle… à moins que la Constitution du pays ne soit modifiée. Une éventualité qu’esquissait récemment dans un livre l’un des proches du chef de l’État, Évariste Boshab. Mais de leur côté, les évêques, l’opposition politique et diverses associations tirent la sonnette d’alarme.
Joseph Kabila briguera-t-il un troisième mandat en 2016 ? En l’état actuel de la Constitution de la RDC, la réponse paraît négative. « Le nombre et la durée des mandats du président de la République [cinq ans, renouvelable une seule fois, NDLR] ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle », dit le texte. Pas évident que les proches de Joseph Kabila, réélu en 2011, l’entendent de cette oreille.
« Depuis quelques temps, les manœuvres se concoctent dans les officines des partis politiques » pour faire émerger l’hypothèse d’une révision de la Constitution pouvant permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2016, croit savoir Jean-Claude Katende, président national de l’Association africaine des droits de l’homme (Asadho). Un sentiment partagé par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui s’était déjà prononcée début février contre « toute tentative de modification de l’article 220 » qui limite à deux le nombre de mandat du chef de l’État.
Mais avec la parution, à la mi-juin, de son dernier livre, Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation (Éd. Larcier, 444 pages), Évariste Boshab, secrétaire général du parti présidentiel, a relancé le débat. « Il s’est prononcé en sa qualité de chercheur, constitutionnaliste de surcroît et chef de département de droit public à l’Université de Kinshasa. Pas avec sa casquette de responsable politique », tente de nuancer un membre de son entourage. « Après tout, on ne peut pas empêcher un Congolais de réfléchir sur l’avenir de son pays », ajoute un autre, qui préfère cependant ne pas être nommé.
Appel à la vigilance
Félicien Mwanama (Cenco) : “Toucher à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale.”
Une démarche que la Cenco ne voit décidément pas d’un bon œil. Réunis en plénière fin juin à Kinshasa, les évêques congolais ont vite tiré la sonnette d’alarme. Les « fidèles [catholiques] et [les] hommes de bonne volonté [doivent] demeurer vigilants et prêts à faire échec à toute manœuvre éventuelle de modification de la Constitution en ses articles verrouillés », lancent-ils dans un communiqué de presse. Car, « toucher à la limitation du nombre et de la durée des mandats du président de la République, consacrée dans la loi fondamentale pour garantir l’alternance politique, risquerait de porter un coup dur à la cohésion nationale et à la stabilité politique », commente l’abbé Félicien Mwanama, secrétaire général adjoint de la Conférence épiscopale.

Même mise en garde du côté de l’opposition. Le pouvoir en place devra d’abord « marcher sur les cadavres des Congolais » avant de procéder à la révision de la Constitution, menace Vital Kamerhe, leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC).

http://radiookapi.net/lu-sur-le-web/rdc-vers-troisieme-mandat-pour-joseph-kabila-en-2016-jeuneafrique/

Le PPRD ne réclame pas la révision de la constitution.



RDC: le PPRD ne réclame pas la révision de la constitution, assure Evariste Boshab

juillet 30, 2013, | Denière mise à jour le 30 juillet, 2013 à 8:01 | sous Actualité, La Une, National, Politique. Mots clés: ,


Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD,  lors de la clôture du 2ème congrès de son parti politique le 21/08/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ John BompengoEvariste Boshab, secrétaire général du PPRD, lors de la clôture du 2ème congrès de son parti politique le 21/08/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ John Bompengo

Le secrétaire général PPRD, le parti présidentiel, Évariste Boshab, a déclaré lundi 29 juillet à Kinshasa que son parti n’a jamais réclamé la révision de la constitution de la RDC. Le débat sur la révision de la constitution est relancé en RDC depuis la publication en juin dernier du livre d’Évariste Boshab intitulé Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation.

La parution de cet ouvrage soulève une vive polémique dans le milieu politique, associatif et universitaire où certains redoutent une tentative de la majorité de réviser l’article 220 de la constitution afin de permettre au chef de l’État Joseph Kabila, réélu en décembre 2011, de postuler pour un nouveau mandat. Ce que ne permet pas la constitution qui prévoit en son article 70 que “le  Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois”.
L’article 220 de la constitution verrouille l’article 70 en interdisant toute modification du nombre et de la durée des mandats du président.
Évariste Boshab a déploré une “intoxication selon laquelle le PPRD demande la révision de l’article 220 de la constitution”.
Qu’on nous dise dans quel document le PPRD a fait cette requête, s’est défendu le secrétaire général du principal parti de la majorité, avant de souligner: le PPRD n’a jamais fait de requête pour pouvoir réviser  l’article 220 de la constitution”.
Cet article est ainsi libellé:
« La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.
Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées. »
Pour s’opposer à la révision de cet article, les Forces acquises au changement (Fac), une plate-forme politique de l’opposition, ont annoncé le 23 juillet dernier le lancement de la campagne «Touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie en RDC».
Le coordonnateur des Fac, Martin Fayulu, invite la population a signé une pétition s’opposant à la révision de cet article.
Le 5 juillet dernier, l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (Apukin) s’est également opposée à toute tentative de révision constitutionnelle.
Dans un communiqué rendu public le samedi 29 juin, les évêques catholiques, réunis au sein de la Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco), ont appelé la population et les hommes de bonne volonté à faire échec à toute manœuvre de modification de l’article 220 de la constitution.

http://radiookapi.net/actualite/2013/07/30/rdc-le-pprd-ne-reclame-pas-la-revision-de-la-constitution-assure-evariste-boshab/