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mardi 11 février 2014

Les Charges contre Bosco Ntaganda a la CPI

Les Charges contre 

Bosco Ntaganda a la CPI






L'homme que "Joseph Kabila" protégeait était en 

fait citoyen rwandais.

Mais pour la défense, la thèse d’un conflit ethnique ne tient pas. Me Desalliers en veut pour preuve le fait que le suspect n’est pas Hema, qu’il n’est pas originaire de l’Ituri mais qu’il est ¨( certes? ) né au Rwanda qu’il a grandi au Kivu et qu’il est tutsi.

Écoutez ici:







CPI : première audience de confirmation des charges dans l’affaire Bosco Ntaganda


http://radiookapi.net/actualite/2014/02/10/cpi-premiere-audience-de-confirmation-des-charges-dans-laffaire-bosco-ntaganda/


Bosco Ntaganda lors de la première audience de confirmation
des charges à la CPI le 10 février 2014 © ICC-CPI
La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert ce lundi 10 février les audiences de confirmation des charges dans l’affaire Bosco Ntaganda. Pendant ces audiences, qui doivent durer une semaine, la procureure Fatou Bensouda doit prouver aux juges qu’elle détient un dossier suffisamment solide pour que l’ex-chef rebelle soit renvoyé en procès. Bosco Ntaganda est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Ituri par les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), milice accusée de plusieurs crimes et dont il était alors le chef militaire.

Invité à décliner son identité et sa profession,  Bosco Ntaganda a rappelé, dès l’ouverture de l’audience, que depuis son transfèrement à la prison de la CPI le 22 mars dernier, il n’était plus un militaire.
Pour la procureure Bensouda, il est un « commandant notoire », qui avec d’autres, a conduit une campagne de terreur visant des civils et des enfants. L’accusation assure que cette campagne de terreur visait à contrôler l’Ituri et purifier la région de tous ceux qui n’étaient pas d’ethnie Hema.
A la Cour, Fatou Bensouda a décrit les meurtres, les viols, les pillages commis sous les ordres de Bosco Ntaganda. Selon la magistrate, l’ex-chef milicien ne se serait pas contenter d’ordonner ses crimes mais y auraient participé.
Mais pour la défense, la thèse d’un conflit ethnique ne tient pas. Me Desalliers en veut pour preuve le fait que le suspect n’est pas Hema, qu’il n’est pas originaire de l’Ituri mais qu’il est certes né au Rwanda qu’il a grandi au Kivu et qu’il est tutsi.
Extrait de l’audience en vidéo avec l’intervention de Me Desalliers:






Kamerhe: « Nous demandons au président Kabila de terminer calmement son mandat le 19 décembre 2016 à minuit »






Le leader de l’Union pour la nationale congolaise (Unc) Vital Kamerhe a demandé jeudi 31 octobre 2013 au président de la RD Congo Joseph Kabila à « terminer calmement son deuxième mandat ».

Le président de l'UNC - Vital Kamerhe
Le président de l’UNC – Vital Kamerhe
« Nous demandons au président Kabila de terminer calmement son deuxième mandat le 19 décembre 2016 à minuit, et que nous organisions les élections 90 jours avant, pour qu’il y ait alternance au pouvoir », a-t-il déclaré à RFI.
Il a rejeté une participation de son parti au gouvernement de « cohésion nationale » annoncé par le chef de l’Etat. « Pour nous, il n’est pas question de faire partie d’un quelconque gouvernement de quelque nature que ce soit », a-t-il affirmé.
Devant  l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès le 23 octobre 2013 au Palais du peuple, Joseph Kabila a déclaré qu’un « Gouvernement de cohésion nationale sera bientôt mis en place ».
« Il comprendra aussi bien des représentants de la Majorité que ceux de l’Opposition et de la société civile et aura pour missions prioritaires le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’Etat à travers le pays, la consolidation de la cohésion nationale, la poursuite de la reconstruction, l’appui au processus de décentralisation et à l’organisation des élections, et l’amélioration des conditions sociales des populations », a-t-il précisé.
« Contradiction »
« C’est une contradiction parce que Kabila a dit qu’il avait gagné les élections en 2011. Nous, on a dit qu’il n’avait pas gagné ces élections chaotiques. Mais, nous n’allons pas refaire l’histoire. Aujourd’hui, il ne sera pas question pour nous, la Coalition pour le vrai dialogue (CVD) et mon parti l’UNC, de faire partie d’un quelconque gouvernement de quelque nature que ce soit », a déclaré Vital Kamerhe.
Pour justifier son refus, il a dit qu’il voulait « éviter de donner la voie royale au président Kabila de jouer aux prolongations », affirmant avoir «senti » dans le discours du président Joseph Kabila « cette subtilité de dire : on va instaurer une transition ».
« Et on est en 2021 pour organiser les élections qui auraient pu l’être en 2016. Et Kabila va renaître de nouveau et dira : au nom de quoi je ne peux plus me représenter, nous remettons le compteur à zéro », a expliqué le président de l’UNC.
« Le Sénat congolais n’a plus de légitimité ni de légalité. Le président Kabila pourra dire : nous avons déjà un antécédent, pourquoi moi je ne resterai pas ? Et ça, nous disons non. Le 19 décembre 2016 à minuit, le mandat du président Kabila prend fin », a soutenu Kamerhe, évoquant « la prolongation du Sénat favorisée par Joseph Kabila ».
En rapport avec les propos de son successeur au perchoir de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, qui a dit récemment que le mandat du président Joseph Kabila  prendra « fin en 2016 », il a relevé que « c’est quelque chose que le président de la République n’a pas osé dire dans son discours ».
« Nous aurions voulu qu’à l’occasion de son discours devant le Congrès, qu’il puisse le dire à haute et intelligible voix. Ce faisant, on ne va pas lui prêter des intentions », a fait remarquer Vital Kamerhe.
« Pour nous, il n’est plus question de faire la chasse à la sorcière. Il pourra circuler dans le pays, comme le font d’autres anciens présidents africains. S’il veut être rassuré, nous pouvons imaginer une loi portant statut d’anciens présidents de la République », a-t-il indiqué.
Félicitations aux FARDC
Vital Kamerhe a aussi salué les prouesses des Forces armées congolaises (FARDC). « Nos forces armées ont démontré que, quand elles sont prises en charge correctement, elles sont capables de victoires », a-t-il souligné.
Il a cependant déploré « la faiblesse du leadership à la tête de l’Etat », notant que « le dernier discours du président de la République devant le Congrès est un aveu d’échec ».
« Il a reconnu qu’il faut combattre la corruption, qu’il faut mettre en place l’armée, la justice et dédoubler les institutions. Là, j’ai entendu le discours d’un président de la République qui venait d’être élu pour la première fois, et qui prononçait son discours d’investiture. Alors qu’il est là depuis douze ans », a-t-il constaté.
« De la poudre aux yeux »
Interrogé sur les pourparlers en cours dans la capitale ougandaise entre le gouvernement de la RDC et la rébellion du M23, Vital Kamarhe a estimé que  « les négociations de Kampala choquent le peuple congolais ».
« Nous avons notre manière de voir les choses et je suis d’accord avec l’envoyé américain sur le fait que la solution militaire à elle seule ne suffit pas. Mais, demander encore au gouvernement d’aller s’assoir dans une sorte de rencontre bilatérale avec le M23, ce serait un non sens et aucun Congolais l’acceptera », a-t-il observé.
A propos de la mesure collective de grâce annoncée par le président Joseph Kabila devant le Congrès, Vital Kamerhe pense que « c’est de la poudre aux yeux ».
« On devrait voir les Diomi Ndongala, Edy Kapend, Chalupa…, tout ce monde là sortir. Un chef ne doit pas rester en permanence en colère. Il faut savoir pardonner et sans nous diaboliser, comme cela est devenu une coutume dans notre pays », a-t-il recommandé.
- See more at: http://bukavuonline.com/2013/11/kamerhe-nous-demandons-au-president-kabila-de-terminer-calmement-son-mandat-le-19-decembre-2016-minuit/#sthash.SdCTeRLj.dpuf

Kamerhe: un opposant stratège


Lisimo 11-02-2014 10:44
Panique sans nom dans la kabilie!!! BOKOMELA MPEMA!!! Un 3è mandat de 'kabila' plus difficile que faire passer sa tete dans le trou d'une aiguille!!! CA NE PASSE PAS ET CA NE CASSE PAS!!! Nani akotya libaya? je ne vois personne du PPRD & alliés qui pourra faire le poids contre VK...voila pourquoi il lui en veulent. Kalombo francis: "a life failure" diront les anglophones (un echec de la vie) malgré les classes qu'il a fait...


Kamerhe: un opposant stratège






















Les exégètes de Vital Kamerhe sont très bien servis ces derniers jours. Il ne se passe plus un jour sans que les médias ne leurs fournissent matière à décryptage sur le mode opératoire kamerhiste.
En fait, Kamerhe accapare l’actualité, depuis des semaines, pour le bien de ceux qui trouvent en lui le cheval de l’alternance en 2016. Que des attaques médiatiques dirigées contre sa personne qui se sont cristallisées avec le rebondissement d’une persécution judicaire sous le couvert d’un procès pour “imputations dommageables” à l’initiative de Wivine Moleka. La page n’est pas encore tournée que l’avion de Kamerhe en route pour Goma a été interdit de décoller de l’aérodrome de Ndolo et le voyage annulé.
Scénario analogue à l’aéroport de N’djili, 48 heures plus tard, dans la matinée dominicale du 9 février. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’un aéronef affrêté comme à Ndolo mais d’un régulier de la compagnie CAA à bord duquel Kamerhe allait embarquer avec une délégation d’une quarantaine de personnes pour la même destination. A huit heures, l’embarquement était terminé. Le pilote n’attendait plus que son passager VIP prenne place en business. C’est alors que des bruits ont traversé le fuselage pour pousser les passagers à regarder par les hublots. A l’extérieur, Kamerhe était bloqué au pied de l’avion par une escouade des agents de la DGM -Direction générale de migration- déterminés à l’empêcher d’emprunter la passerelle. ça faisait trop pour le même Kamerhe déjà donné, en début de la semaine dernière, pour condamné à trois ans de prison ferme avec arrestation immédiate.
Trop pour entendre ses détracteurs l’accuser de chercher à faire le “one man show” en rivalité avec Etienne Tshisekedi wa Mulumba lorsque des mauvaises langues n’ont pas carrément fait allusion à une mise en scène convenue avec le pouvoir. Ni l’un, ni l’autre pour quiconque observe d’un oeil averti. Ce sont plutôt des manifestations d’un régime apeuré par la perspective sans issue de 2016 et ne faites surtout pas le reproche à celui qui en constitue la cible -donc la victime- de savoir en tirer parti. Des manifestations qui se muent en maledresses répétées de la part d’un pouvoir en panne de schéma à la suite du cuisant échec des Concertations nationales convoquées pour opérer une prolongation dérobée. D’où l’irritation chez les tenants du pouvoir à chaque fois qu’ils sentent chez un challenger une intuition pour 2016. En réponse à ces incertitudes, la stratégie de couper toutes les têtes susceptibles de troubler le plan post-concertations encore en laboratoire.  Quand Kamerhe projette d’aller haranguer foule à Goma, il ne recherche pas l’effet d’annonce d’autant qu’il sait que c’est là-bas qu’il fera le plus mal. 
Néanmoins, il ne s’attend pas à ce que le pouvoir lui facilite la tâche. En fin stratège, il anticipe. Nuit et jour, il travaille avec ses hommes -une équipe des gens rodés- sur les différentes hypothèses.
Chaque détail est étudié soigneusement. Comme à la dernière occasion quand Richard Muyej a sollicité de Kamerhe de post-poser son voyage pour Goma dans l’attente d’une concertation projetée 48 heures plus tard. Le oui de VK n’a pas attendu mais à condition que le ministre de l’Intérieur publie, dans l’entre-temps, un communiqué officiel dans lequel il assume le report. Jusque samedi 8 février tard dans la soirée, Muyej n’avait toujours pas donné de suite à cette demande pourtant légitime. Kamerhe a pris acte de sa mauvaise foi et lendemain, il s’est présenté à N’Djili. Il a été empêché de voyager mais il n’a rien perdu. En tout cas, les gens à Goma savent qu’il a été empêché. Ils continueront à l’attendre. S’ils ne communient pas avec eux d’ici là, ça servira à quelque chose en 2016.
A contrario, s’en remettre à la proposition de Muyej aurait causé d’énormes dégâts politiques dans le Nord- Kivu où l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala charrie encore une importante charge émotive pour que le pouvoir concède à Kamerhe d’en parler dans un meeting populaire. Sûrement que les mêmes qui ont pensé à la proposition allait retourner la situation contre Kamerhe. Donc, stratégie contre stratégie pourvu de savoir faire la course de fond jusqu’en 2016. A l’avantage des hommes en place, la possibilité qu’ils ont d’utiliser les moyens de l’Etat contre les adversaires.
Pour le reste, Kamerhe en connaît le secret pour continuer à donner des sueurs froides à Joseph Kabila. Il a déjà surpris ses railleurs -notamment Francis Kalombo- qui se gaussaient qu’ils n’avaient plus le moindre sou avec sa caravane de paix à l’Est à la tête d’une délégation de plus de 60 personnes, à considérer les équipes d’avance déjà présentes à Goma et Bukavu. Faites le compte pour une prise en charge de cette importance,  -et pour un séjour d’une dizaine des jours -billets d’avion, hôtels, restauration, commodités et déplacements motorisés de la délégation d’une localité à une autre compris.

A la demande des Etats-Unis : Bientôt un tribunal spécial pour la RDC !


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A la demande des Etats-Unis : Bientôt un tribunal spécial pour la RDC !






L’ambassadeur des Etats-Unis en charge de la politique américaine contre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité plaide pour la mise en place d’un tribunal mixte et spécialisé pour la RDC pour juger les auteurs des crimes graves commis particulièrement dans l’Est de la RDC.
Il l’a déclaré vendredi 7 février à Goma. Le diplomate américain était en tournée de travail dans la région des Grands Lacs.
Il explique comment il a eu à travailler pour une cour similaire en Afrique : « J’étais autrefois le Procureur du tribunal spécial pour la Sierra Leone. C’était une cour mixte. Je suis américain et mon adjoint était de la Sierra Leone. Il y avait des juges internationaux et nationaux. Nous avons obtenu un acte d’accusation contre le président du pays voisin, Charles Taylor. Il était en fuite et établi en exil au Nigeria. Le Nigeria a eu l’obligation d’envoyer Taylor à la cour de Sierra Leone. Nous étions dans une cour spécialisée et mixte avec des juges internationaux. Nous avons obtenu l’arrestation et le transfert de Charles Taylor”
Le diplomate américain indique qu’après la guerre contre le M23 et les autres groupes armés qui ont commis des crimes dans l’Est de la RDC, la création d’une cour de justice est nécessaire pour assurer une justice indépendante et pour appuyer les efforts d’extradition des criminels réfugiés dans les pays voisins.
Il estime qu’il faut chercher les moyens pour mettre sur pied un système judiciaire efficace qui permette d’obtenir l’extradition et le jugement des présumés criminels.
Par ailleurs. Stephen Rapp estime que si ce tribunal est créé, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi ne devraient pas en faire partie.
L’Est de la RDC est déchiré par des conflits armés depuis de nombreuses années. Des milices et rébellions insécurisent les populations civiles. L’armée congolaise, appuyée par les forces de la mission de l’ONU en RDC, a réussi à défaire les rebelles du M23 au Nord-Kivu en novembre dernier. Leurs actions communes s’orientent depuis vers d’autres groupes armés nationaux et étrangers.
L’idée de la mise en place d’un tribunal spécialisé pour juger les criminels de guerre en RDC a été défendue en août dernier par cinquante-deux personnalités féminines qui ont signé une déclaration sur les viols comme arme de guerre et l’instauration d’un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo.
Parmi les signataires de cette déclaration, il y avait notamment les ex-ministres françaises Rama Yade et Roselyne Bachelot ainsi qu’Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne détenue en otage pendant plusieurs années par les rebelles des FARC.

«Joseph Kabila»-Vital Kamerhe : C’est la lutte finale !

«Joseph Kabila»-Vital Kamerhe : 
C’est la lutte finale !

Photomontage : "Joseph Kabila" et Vital Kamerhe, son ex-bras droit devenu l’opposant au régime 


C’est du guignol ! La politique avec un tout petit «p». Jeudi 6 février, l’opposant - et ancien proche parmi les proches de «Joseph Kabila» - Vital Kamerhe est déguerpi d’une maison de l’Etat qu’il occupe à titre onéreux depuis 2004. 

Une simple instruction écrite du ministre des Médias Lambert Mende Omalanga donnée à l’inspecteur provincial de la police provinciale de Kinshasa, le tristement célèbre Kanyama Bilolo a suffi. 

Vendredi 7 février, l’avion affrété par Kamerhe pour se rendre à Goma, au Nord Kivu, où il se proposait d’organiser une «caravane de la paix» est interdit de décoller. Les responsables de la Régie des voies aériennes et ceux de l’Aéronautique civile se sont rejetés la responsabilité. In fine, on ne sait qui est responsable de quoi. 

Dimanche 9, l’opposant et sa suite sont empêchés de prendre un vol de la compagnie aérienne «CAA». «Vital» assure qu’il avait accompli toutes les formalités. «Il est monté dans l’avion sans avoir accompli les formalités», soutient le ministre de l’Intérieur, le PPRD Richard Muyej. 

Chacun est libre d’aimer ou de ne pas aimer le président de l’Union pour la Nation Congolaise. Il reste que dans les faits décrits ici, «Joseph Kabila» et ses "petits soldats" viennent de confirmer une réalité. 

A savoir : le Congo dit démocratique est bel et bien dirigé par une bande de «petits messieurs». 

Des hommes sans foi ni loi. C’est un combat à la David et Goliath qui est engagé entre Kamerhe et "Kabila". L’enjeu paraît clair : l’année 2016 qui marque la fin du deuxième et dernier mandat de l’actuel chef de l’Etat. L’Histoire montre que Goliath était invaincu mais pas invincible...

Dans son ouvrage intitulé «Le sourire de Mandela», publié aux éditions du Seuil, le journaliste John Carlin affecté en Afrique du Sud après dix années passées en Amérique latine relate son premier contact avec Nelson Mandela devenu président de la République sud-africaine : «Mandela a complètement changé mon point de vue, écrit-il. 

Grâce à lui, j’ai quitté l’Afrique du Sud convaincu qu’en fin de compte la possibilité d’exercer le pouvoir avec noblesse et sagesse n’était pas exclue de l’horizon de l’humanité.» 

Et d’ajouter : «Presque partout aujourd’hui, nous ne rencontrons que médiocrité, fanatisme et lâcheté morale, et notre confiance dans les dirigeants politiques est au plus bas.» Ce qui aura le plus surpris ce journaliste c’est bien le fait que malgré vingt-sept années passées en captivité, «Madiba» est demeuré "généreux" et "sage" et déterminé à «lutter pour un monde meilleur». Il a noté chez le président Mandela ni «excès de triomphalisme», ni «arrogance» ou «grandiloquence». N’est pas Mandela qui veut !

Après lecture d’un tel témoignage, la tentation devient irrépressible de conclure, non sans raison, que la vie politique au Congo démocratique de «Joseph Kabila» vole bas. Très bas. La cause saute aux yeux : la médiocrité des gouvernants en place. L’objectif ici n’est nullement de prendre la défense d’un individu. Il s’agit de défendre des principes. Des valeurs qui servent de repères à toute société humaine décidée à se frayer une place dans le petit cercle des nations qui gagnent. 

Dix-sept années après la prise du pouvoir par les «libérateurs» du 17 mai 1997, les Congolais attendre désespérément de vivre enfin dans un pays pacifié. Un pays où l’on peut vivre ensemble avec le maximum d’harmonie. Une telle pacification dépend plus que jamais de la mise en oeuvre d’une politique volontariste de réconciliation nationale, de tolérance fondée sur le respect des différences et la démocratie. Les composants de la démocratie sont bien connus : séparation des pouvoirs, élections périodiques, primauté du droit, respect de la personne humaine, liberté d’expression, culture de rendre compte.
 
Les tracasseries politico-policières auxquelles fait face Kamerhe met en exergue l’incapacité de "Joseph Kabila" a honoré sa signature apposé notamment sur l’Accord-cadre de paix signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba. Ce texte exhorte les dirigeants congolais à promouvoir la réconciliation nationale, la tolérance et la démocratie. 

Déguerpissement. «Nul ne peut se faire justice soi-même». Ce principe est universellement connu des étudiants de la première année en droit. L’ex-opposant anti-mobutiste Lambert Mende qui prétendait militer pour l’avènement d’un Etat démocratique et respectueux des droits humains pouvait-il l’ignorer ? L’homme trouve des mots pour défendre l’indéfendable et justifier l’injustifiable en commettant l’arbitraire. L’expulsion de Kamerhe de la maison de l’Etat au mépris de la procédure en la matière relève de l’arbitraire. Fort d’une instruction venue sans aucun doute d’une «haute hiérarchie» qui se prend pour l’Etat, Mende est passé outre l’exigence de recourir à une autorité judiciaire compétente. 

«Joseph Kabila» qui a juré d’«observer et de défendre la Constitution et les lois de la République» a trahi, une fois de plus, son serment en foulant aux pieds notamment l’article 66 de la Charte fondamentale : «Tout Congolais a le devoir de respecter et de traiter ses concitoyens sans discrimination aucune et d’entretenir avec eux des relations qui permettent de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer l’unité nationale, le respect et la tolérance réciproques.»

«Nous voulons récupérer la maison de l’Etat, voilà tout». C’est tout ce Mende a trouvé à dire arguant que Kamerhe avait reçu dès 2010 notification d’un préavis de trois mois. Comment expliquer que le ministère de l’Urbanisme, émetteur de ce préavis ait attendu trois ans ? Est-il vrai que l’ancien vice-président de la République Azarias Ruberwa occupe depuis une dizaine d’années une villa appartenant à la Banque centrale du Congo? A-t-il reçu un préavis de vider les lieux?

A voir le traitement humiliant infligé à un homme qui a été successivement secrétaire général du PPRD, directeur de campagne de « Joseph Kabila » lors de la présidentielle de 2006 et président de l’Assemblée nationale, on n’ose imaginer ce qu’aurait pu endurer le citoyen lambda.
 
Le voyage raté aux aéroports de Ndolo et Ndjili . 

Le président de l’UNC et sa suite ont été empêchés de se rendre à Goma le vendredi 7 février par un avion affrété à la compagnie «Malu aviation» à partir de l’aéroport de Ndolo. Le même scénario s’est reproduit le dimanche 9 alors que le groupe allait embarquer dans un vol commercial de la compagnie aérienne «CAA». 
«On s’était convenu de se rencontrer le lundi ou le mardi pour planifier son voyage parce qu’il fallait éviter d’envenimer la situation au vu des turbulences constatées suite à l’incident de Ndolo, mais voilà qu’il se rend ce dimanche à l’aéroport [de N’djili], malgré tout cela». Qui parle? Le ministre Muyej. Quelles sont les formalités à accomplir pour effectuer un voyage dans l’arrière-pays? 
Depuis sa rupture avec le parti présidentiel et la «majorité» en mars 2009, Vital Kamerhe et le «raïs» s’observent. Les «petits soldats» de la «Kabilie» prennent plaisir à guetter les faits et gestes de l’ancien président de l’Assemblée nationale. Il a suffi que «V.K» annonce son projet de visite à l’Est, à partir de la ville de Goma, pour que «Joseph Kabila» se souvienne de son rôle de «garant de la nation» à qui incombe le devoir d’aller réconforter les populations de cette partie du pays après la victoire de l’armée congolaise sur les rebelles du M23. Ainsi, "Kabila" qui n’a mis les pieds à Goma qu’à la fin du mois de novembre 2013 alors que les affrontements entre les FARDC et le M23 ont débuté en avril 2012. Les Gomatraciens lui réservèrent un accueil glacial. 

L’enjeu : Horizon 2016. C’est un secret de Polichinelle de relever une fois de plus que "Joseph Kabila" vit une sorte de psychodrame. L’homme est tourmenté par la fin de son second et dernier mandat. A plusieurs reprises, "Vital" a rappelé haut et fort que le mandat présidentiel prendra fin le 19 décembre 2016. Les services dits d’études stratégiques de la Présidence envisagerait une solution à la "Poutine/Medvedev". Il semble que "Joseph" n’aurait pas trouvé mieux son épouse "Olive" pour jouer le rôle de Medvedev.
Secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab avait lancé sous la forme d’un ballon d’essai son fameux ouvrage préconisant la révision de la Constitution au risque que la nation meurt d’inanition. Dans une réplique magistrale, le professeur André Mbata Mangu répliquait : "Evariste Boshab menace et prédit que la Nation mourrait certainement par «inanition» si on ne révisait pas la Constitution et plus précisément si le président ne recevait pas un troisième mandat par «révision totale» de la Constitution ! Il oublie ce qui pourrait aussi se produire au cas où le peuple recourait à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout celui qui prend le pouvoir et l’exerce en violation de la Constitution". Il ajoutait : "Les chefs d’Etat devraient cesser d’écouter et écarter de leurs entourages tous ceux qui les empêcheraient d’inscrire leurs noms en grands caractères dans l’Histoire. Tout mandat a une fin. Il faut quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte". "Joseph Kabila" et ses "petits soldats" restent sourds.

On apprenait vendredi 7 février que le tribunal de grande instance (TGI) a renvoyé le dossier judiciaire opposant Wivine Moleka Nsolo à Vital Kamerhe à la Cour suprême de justice. Etrangement, le TGI n’a pas statué sur le fond. Pire, le tribunal est resté muet sur le réquisitoire prononcé par le représentant du ministère public qui réclamait trois ans de prison ferme à l’encontre de "Vital". En clair, l’inéligibilité du candidat Kamerhe aux prochaines élections. Connaissant "Joseph Kabila" et le système dont il a contribué autrefois à mettre en place, "Vital" a eu ces mots : «Mon acte de condamnation a déjà été signé par le président Kabila". En attendant, c’est la lutte finale!"

RDC : l'UE appelle au respect des droits de l'opposition

RDC : l'UE appelle au respect des droits de l'opposition

° http://www.jeuneafrique.com/actu/20140210T203712Z20140210T203646Z/rdc-l-ue-appelle-au-respect-des-droits-de-l-opposition.html

RDC : l'UE appelle au respect des droits de l'opposition © AFP


Une série d'incidents impliquant notamment Vital Kamerhe, un ancien candidat à la présidentielle de 2011, a poussé lundi la délégation de l'Union européenne en RDC à publier un communiqué appelant au respect des droits de l'opposition.

Dans un communiqué publié lundi 10 février au soir, la délégation de l'Union européenne (UE) à Kinshasa a appelé les autorités congolaises à respecter les droits de l'opposition. "Dans la perspective des prochaines élections locales, provinciales, législatives et présidentielle d'ici à novembre 2016, il est important de protéger l'exercice de la liberté d'expression, de respecter les droits de l'opposition, d'assurer un espace politique ouvert et de garantir la liberté de mouvement ainsi que l'indépendance et l'impartialité de la justice", écrit-elle.
La délégation européenne fait notamment part de son "inquiétude" concernant des "entraves et des restrictions de déplacement dont certains responsables politiques de l'opposition ont été récemment l'objet". Selon elle, "le dernier cas en date concerne le président de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC), M. Vital Kamerhe".

Kamerhe interdit de quitter le territoire ?

Vital Kamerhe, arrivé troisième à l'élection présidentielle contestée de 2011, s'est vu refuser vendredi et dimanche de se rendre en avion à Goma (est), où il prévoyait de lancer une "caravane pour la paix" dans cette région déchirée par les conflits depuis une vingtaine d'années.
L'UNC avait dénoncé en janvier l'existence d'une note interne à la Direction générale de migration (DGM) interdisant "de quitter le territoire" à M. Kamerhe, ex-meilleur allié du président congolais Joseph Kabila, et aujourd'hui l'un de ses opposants les plus actifs. Le gouvernement a assuré que ce document était un faux et qu'une enquête était en cours.

Harcèlement de parlementaires

La délégation européenne a par ailleurs "noté les résolutions récentes par lesquelles l'Union Interparlementaire a exprimé sa préoccupation sur plusieurs cas de harcèlements récents à l'encontre de parlementaires", mais n'a pas précisé les élus auxquels elle faisait allusion.
"Les partis politiques doivent être à même de jouer le rôle prévu par la Constitution de la République démocratique du Congo. Nous continuerons à suivre le processus électoral de très près", a prévenu la délégation.
Les élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 ont été remportées par le président Kabila et les partis qui le soutiennent, mais elles ont été entachées de nombreuses irrégularités relevées par des missions d'observation nationales et étrangères, qui ont jugé les résultats "non crédibles".
En décembre 2012, l'UE avait souligné qu'elle "réévaluerait son soutien" à la RDC en fonction des "prochaines étapes du processus démocratique congolais""