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vendredi 4 décembre 2015

Olivier Kamitatu: «La RDC est une République et non un royaume»


Olivier Kamitatu: «La RDC est une République et non un royaume»


«La République démocratique du Congo est une République et non un royaume, ni encore une monarchie constitutionnelle », a affirmé le président de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), Olivier Kamitatu. Il a fait cette déclaration samedi 14 novembre, lors du congrès de son parti politique à Kinshasa, sous le thème «ARC face aux enjeux politiques de l’heure.»

Pour cela, il faut lutter pour le respect strict de la constitution. La lutte qui n’est pas facile, a-t-il reconnu.
«Notre lutte s’inscrit dans la durée. Le chemin de victoire a un prix et nous sommes décidés à payer ce prix», a poursuivi Olivier Kamitatu.
Quant au dialogue envisagé par le président Joseph Kabila, il estime qu’il est tout simplement inutile.
« En tant qu’ARC, notre devoir est de garantir que notre peuple pourra choisir ses dirigeants à temps. L’ARC doit s’engager à combattre avec détermination et courage tout projet funeste de transition illégitime qui mette en péril la survie du pays qui est déjà fragile», a indiqué Olivier Kamitatu.
Pour sa part, le secrétaire général de l’ARC, Bruno Lapika a souligné que ce parti était indivisible et restait sous l’autorité morale d’Oliver Kamitatu.

À l’en croire, la crise actuelle autour de son label est artificielle et elle est « entretenue par des imposteurs».
Il faisait allusion aux dissidents de ce parti, qui avaient aussi tenu leur congrès la semaine dernière à Kinshasa. Cette rencontre avait pour objectif  «de créer un organe qui permettra au parti de jouer son rôle au sein de la Majorité présidentielle parce que ce parti n’a jamais quitté la MP», avait expliqué un des participants, le président interfédéral du Maniema, Jérôme Bikengo.
Le congrès de l’ARC placé sous le thème : « ARC face aux enjeux politiques de l’heure » vise à débattre sur la marche de leur parti, depuis sa création et de la restructuration de ses organes, mais aussi d’aborder la question du processus électoral, du dialogue en vue et de leur engagement dans la lutte pour le respect strict de la constitution.​
L’ARC fait partie du G7, le groupe constitué de sept partis politiques exclus de la Majorité présidentielle en septembre dernier pour avoir adressé une lettre ouverte au président Joseph Kabila exigeant le respect de la constitution."

mercredi 2 décembre 2015

Tshisekedi rejette le Dialogue « version Kabila »










Après la sortie médiatique de son fils, Félix Tshisekedi, Secrétaire national aux Relations extérieures de l’UDPS qui a, aussitôt après sa descente d’avion lundi à l’aéroport international de Ndjili, en provenance de Luanda, dénié au Président Joseph Kabila le droit de convoquer le Dialogue national, c’est Etienne Tshisekedi lui-même, président national, qui enfonce le clou. En effet, dans un communiqué daté de Bruxelles, où il réside depuis août 2014 pour des raisons de santé, il a fait savoir que son parti rejette catégoriquement tout Dialogue « version Kabila ».
Il souligne, entre autres points de désaccord entre l’UDPS et le Chef de l’Etat, le fait que ce dernier se fait passer pour l’initiateur de ce forum alors que c’est son parti qui fut le premier à le réclamer, sur pied de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Le plus célèbre opposant congolais rappelle également que c’est lui qui a écrit dernièrement au Secrétaire général des Nations Unies pour lui exiger la désignation d’un médiateur pour le Dialogue national avant le 30 novembre 2015, faute de quoi son parti allait y mettre une croix définitive.
Alors que New York n’a pas réagi jusqu’à l’expiration de l’ultimatum de l’UDPS, ce parti est surpris de voir Joseph Kabila, qu’il estime ne pas avoir qualité pour le faire, convoquer le dialogue, en précisant le lieu d’accueil mais pas la date de son ouverture.
S’agissant d’autres détails, Etienne Tshisekedi n’accepte pas que le Chef de l’Etat ait pris l’initiative de mettre en place un « Comité préparatoire » du Dialogue national, prérogative qu’il pense revenir au médiateur à désigner par le Secrétaire général de l’ONU. Bref, selon le numéro un de l’UDPS, Joseph Kabila est, à l’instar d’autres acteurs politiques, partie prenante à la crise congolaise. Par conséquent, il n’a pas à s’afficher en organisateur du Dialogue, au risque d’être à la fois juge et partie.
Pour toutes ces raisons et tant d’autres, notamment son non-respect de la Constitution, son mutisme sur le transfert pacifique du pouvoir à son successeur à sortir des urnes en novembre 2016, son intention de modifier de nouveau les règles du jeu pour la présidentielle, sa volonté de « glisser » au-delà de son second mandat, l’UDPS ne se sent plus liée par le Dialogue, auquel elle tient pourtant à prendre une part active car c’est l’unique alternative pour sauver le processus électoral, mais sous réserve du respect de certains préalables.
Communiqué de la présidence de l’UDPS
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social,UDPS en sigle, et son Président National, le Dr  Etienne Tshisekedi wa Mulumba, après avoir suivi avec attention l’annonce faite par Monsieur Joseph  Kabila en date du 28 novembre 2015 relative au Dialogue National,
  1. Rappellent que c’est le Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba, constant dans sa vision de la démocratie, qui a été le premier à réaffirmer que le dialogue est la VOIE ROYALE de résolution de la crise politique en République Démocratique du Congo (RDC) ; et qu’à cet effet,  la feuille de route du parti, publiée le 12 février 2015, donne la vision du Dialogue qui doit être  conforme aux prescrits de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, lequel a été signé par 11 pays de la
Région de Grands Lacs (dont Joseph KABILA pour le compte de la R.D.C.), en présence des Institutions Internationales (O.N.U., U.A. et U.E.) et de nombreux témoins représentants officiels  de leurs gouvernements, suivi par l’adoption de trois résolutions subséquentes du Conseil de  Sécurité de l’ONU ;
2.Relèvent qu’en date du 24 novembre 2015, le Président Etienne Tshisekedi a saisi le Secrétaire  Général des Nations Unies pour solliciter la désignation, dans les meilleurs délais, d’un Facilitateur;
  1. Précisent que le facilitateur ainsi désigné devra, de commun accord avec les parties prenantes, à savoir le camp du changement représenté, par l’UDPS et alliés, et la majorité au pouvoir, déterminer la composition du comité préparatoire chargé de définir les contours de l’organisation du forum, en prenant la société civile à témoin.
  2. Notent que Monsieur KABILA, en tant que partie prenante au dialogue, donc élément du problème congolais et non de solution, ne peut s’arroger le rôle d’être juge et partie. A cet effet, il ne peut ni en définir l’ordre du jour, ni en donner une quelconque orientation.
  3. Font remarquer que Monsieur Joseph Kabila, dans son allocution, a parlé de tout, sauf de lui, et s’est ainsi sciemment refusé de s’engager à respecter la Constitution, notamment pour ce qui est du nombre et de la durée des mandats présidentiels et du respect de l’alternance à l’issue de son deuxième et dernier mandat en 2016 conformément à l’article 220 de la Constitution ;
  4. Réaffirment qu’en tout état de cause, le dialogue ne devrait ni sortir du cadre constitutionnel qui doit être formellement respecté, ni donner lieu à une quelconque manœuvre visant à favoriser un glissement du calendrier électoral au-delà des délais constitutionnels.
Prenant le peuple congolais et l’opinion internationale à témoin,
  1. Prennent acte de l’annonce de Monsieur Joseph Kabila du 28 novembre 2015 relative au Dialogue National;
  2. Prient instamment le Secrétaire Général des Nations-Unies de désigner un Facilitateur pour éviter à notre pays de sombrer davantage dans une situation de chaos, qui a déjà tant coûté en vies humaines congolaises, en investissement d’énergies et des moyens à la Communauté internationale ;
  3. Affirment que si les exigences légitimes exprimées ci-dessus, et réitérées plusieurs fois depuis déjà de longs mois, sont rencontrées, le parti se tient prêt à s’engager concrètement dans le dialogue politique dont les objectifs principaux recherchés sont :
L’élaboration d’un calendrier électoral réaliste et consensuel, qui tient compte des délais constitutionnels ;
L’organisation d’un processus électoral crédible et dans un climat apaisé ;
Le transfert pacifique du pouvoir, dans le respect de l’expression de notre peuple.

http://7sur7.cd/new/tshisekedi-rejette-le-dialogue-version-kabila/