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dimanche 9 décembre 2012

À Kampala, les discussions entre Kinshasa et le M23 s'annoncent compliquées

Le M23 ne reconnait pas la légitimité de Joseph Kabila (ils l'ont aidé à tricher, ils savent bien ce qu'ils disent)
Ils veulent que l'opposition soit associée aux discussions.





À Kampala, les discussions entre Kinshasa et le M23 s'annoncent compliquées



Une délégation du gouvernement de la RDC et les rebelles du M23 doivent entamer ce dimanche des discussions à Kampala (Ouganda). Mais l'insurrection et Kinshasa peinent à s’accorder sur le teneur même des négociations...

Par Bruno MINAS , envoyé spécial RFI pour FRANCE 24 à Kampala (vidéo)
FRANCE 24 

Pour la première fois depuis la prise de Goma, le 20 novembre, le gouvernement congolais et la rébellion se sont assis, ce dimanche 9 décembre, à la même table de négociations à Kampala, en Ouganda, a annoncé, samedi, le porte-parole de la délégation des rebelles à l'AFP.
Pour autant, ni le gouvernement ougandais ni la délégation du gouvernement de RDC n'ont pu être contactés ce dimanche pour confirmer ces dires.
Reste que si la rencontre a bien lieu, elle ne signifie pas pour autant l'instauration d'un dialogue. Et pour cause, le M23 et Kinshasa ne parviennent pas à s'accorder sur la teneur des "discussions préliminaires".
Si la rébellion souhaite aborder le sujet de nouvelles élections congolaises – elle ne reconnaît pas la légitimité du président Joseph Kabila – la RDC, de son côté, refuse catégoriquement d’évoquer ce dossier. Les autorités de Kinshasa acceptent de négocier autour des accords de 2009, qui prévoient la réintégration du M23 dans les forces armées de RDC, mais elles s’opposent à l’instauration d’un dialogue politique national. Les explications de Bruno Minas, envoyé spécial de RFI pour FRANCE 24 en Ouganda.


http://www.france24.com/fr/20121209rdc-nord-kivu-discussions-kinshasa-m23-kampala-kampala

"Filip Reyntjens : «Le Congo est désespérant !»



Filip Reyntjens. Photo kerknet.be

"Filip Reyntjens : «Le Congo est désespérant !»

 
Dans une interview accordée à l’hebdomadaire franco/belge «Le Vif/L’Express», Filip Reyntjens, professeur à l’université d’Anvers, livre sa lecture sur l’instabilité qui secoue la partie orientale du Congo-Kinshasa depuis 1994. Pour lui, les voisins de l’ex-Zaïre (Burundi, Ouganda et Rwanda) ont exporté leurs conflits respectifs sur le sol de leur grand voisin simplement parce que celui-ci est faible et incapable de défendre l’intégrité de son territoire. Reyntjens égratigne, au passage, les Congolais lesquels, selon lui, ferment les yeux sur leur part de responsabilité en rejetant la faute sur les autres particulièrement aux Rwandais.

La délégation du M23 aux «négociation-évaluations» - comment pourrait-on dire autrement ? - des accords du 23 mars 2009 entre «Joseph Kabila» et le CNDP est arrivée dans la soirée du vendredi 7 décembre dans la capitale ougandaise. Le groupe serait conduit par René Abandi. Selon des sources, les pourparlers pourraient débuter ce dimanche le temps de mettre en place les "aspects pratiques". A savoir notamment : un cadre de négociation et un ordre du jour.


° http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=7698

les discussions entre le gouvernement congolais et le M23 mal embarquées







Les discussions entre le gouvernement congolais et le M23 mal embarquées      




Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, le 19 juillet 2012.
Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, le 19 juillet 2012.
AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

Par RFI

A Kampala, ce dimanche après-midi 9 décembre, les pourparlers ont mal commencé entre le gouvernement de Kinshasa et le M23. Dès la session d’ouverture, le M23 s’est livré à une attaque en règle contre le régime Kabila. Kinshasa exige maintenant que les Ougandais lui donnent l’occasion de répliquer.

Le ministre ougandais de la Défense ouvre les pourparlers en expliquant qu’ils vont commencer à Kampala et qu’ils s’achèveront par des conclusions et une signature à Goma. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, prend ensuite la parole sur un registre diplomatique, souhaitant le plein succès des travaux.

Puis les choses se gâtent quand vient le tour du chef de la délégation du M23, François Rucogoza, lequel se livre à un réquisitoire contre le président Joseph Kabila et son camp, accusés « d’incitation à la violence, à l’exclusion, à la xénophobie contre les Congolais rwandophones ». Il dénonce « la corruption, la mauvaise gouvernance ».
La délégation de Kinshasa ne veut pas en rester là, et il n’y a plus de protocole qui tienne. Le ministre Tshibanda revient à la tribune. Il exige que les Ougandais lui donnent l’occasion de répliquer à la prochaine séance pour répondre et dénoncer les crimes du M23 : « Je trouve inacceptable que des gens qui ont pour seule légitimité la kalachnikov viennent ainsi dépeindre les élus du peuple congolais ».
Les délégations s’en vont dans une ambiance glaciale. Elles se retrouveront demain lundi.



http://www.rfi.fr/afrique/20121209-ouganda-rdc-discussions-gouvernement-congolais-m23-mal-embarquees-tshibanda


Vive tension à l’ouverture des négociations entre le gouvernement et le M23





Le M23 se dirgeant ce dimanche 9 décembre vers la salle de conférence de Munyonyo à Kampala/ Photo Innocent Olenga-Radio Okapi.Le M23 se dirgeant ce dimanche 9 décembre vers la salle de conférence de Munyonyo à Kampala/ Photo Innocent Olenga-Radio Okapi.

Les pourparlers entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle du 23 mars (M23) ont débuté sous un climat de tension. Le chef de la délégation congolaise, le ministre des Affaires Etrangères Raymond Tshibanda, a qualifié le discours du M23 de « peu courtois et teinté de beaucoup de contre-vérités ».

Ces accises ont débuté sur un ton de convivialité avec le discours de Crispus Kiyonga, ministre ougandais de la Défense, facilitateur délégué de la Conférence internationale de la région de Grands lacs (CIRGL). Il a défini les règles du jeu qui doivent conduire les discussions.
« Le dialogue qui commence aujourd’hui donne de l’espoir au peuple congolais, au peuple de la région et à la communauté internationale. C’est maintenant une bonne opportunité de trouver une solution politique stable au conflit entre le gouvernement congolais et le M23. J’exhorte les deux délégations à s’engager eux-mêmes pour œuvrer dans l’intérêt du peuple pour trouver le plus vite possible un compromis », a déclaré le ministre ougandais Crispus Kiyonga.

Prenant à son tour la parole, le ministre congolais Raymond Tshibanda et principal négociateur de la partie congolaise a démontré l’ouverture et la disponibilité du gouvernement au dialogue constructif.

C’est à l’issue du discours du M23 que la tension a été perceptible dans le chef des deux parties.
François Rucogoza, secrétaire exécutif du mouvement rebelle et ancien ministre provincial de la Justice du Nord-Kivu, a chargé le gouvernement congolais dans ses propos sur un ton arrogant.
« La situation sécuritaire dans l’Est de notre pays s’explique en partie par le refus du gouvernement central de reconnaître qu’il y a des problèmes internes qu’il faut diagnostiquer et traiter en profondeur. Elle est aussi l’expression d’une conséquence visible d’une mauvaise gouvernance caractérisée par le manque d’un leadership visionnaire », a affirmé François Rucogoza.

Le délégué du M23 a déclaré que le gouvernement congolais entretient des groupes armés pour la déstabilisation de ses voisins.

« Notre pays abrite les FNL contre le gouvernement du Burundi, les FDRL contre le gouvernement du Rwanda les ADF Nalu et les LRA contre la paix et la prospérité de l’Ouganda. Ces groupes armés étrangers constituent des menaces permanentes contre les populations de l’Est de la RDC. Lorsqu’il s’agit de ces groupes étrangers, jamais le gouvernement de Kinshasa ne considère la souveraineté nationale en danger. Mais quand les fils et les filles du pays décrient cette situation comme le fait le M23, très rapidement on crie à l’agression et l’agression et on recours à l’arme de la haine ethnique », a-t-il indiqué.

François Rucogoza a aussi révélé le massacre des quarante-six ex-militaires du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) à Dungu en province Orientale. Il a regretté que l’officier militaire commanditaire de ces assassinats ait été promu.
Ecouter le discours du M23 (20 minutes, 25 secondes).
De son côté, la partie gouvernementale a jugés ces propos de « peu courtois et teinté de beaucoup de contre-vérités » par la délégation congolaise. Raymond Tshibanda, visiblement fâché, a sollicité du facilitateur la réplique « devant le mêmes médias lundi 10 décembre pour déballer le M23 » avant de continuer toute discussion.

« On ne peut pas construire sur base de contre-vérités. Aussi, je voudrai dire ceci : avant que nous ne poursuivions les travaux, la délégation de la RDC, tient à faire une déclaration sur le fonds devant les mêmes organes de presse afin de dépeindre la vérité en ce qui concerne le M23. Et ce que le M23 a commis comme crimes dans la province du Nord-Kivu depuis que ce mouvement a commencé. Si cette occasion n’est pas donnée, je ne crois pas qu’il y aura de suite à ces discussions », a déclaré le ministre Raymond Tshibanda.

Rejet des Fonus
Les Forces novatrices pour l’Union et la solidarité (Fonus) ont rejeté les pourparlers de Kampala. Au cours d’un point de presse dimanche à Kinshasa, le secrétaire général de ce parti, Emeru Okundji estime que la médiation du président ougandais Museveni n’apportera rien aux parties présentes à Munyonyo en Ouganda.
« Aller chez lui [Yoweri Museveni, président de l’Ouganda] serait cautionné la balkanisation de la RDC. L’opposition a catégoriquement refusé d’aller à Kampala pour cautionner la balkanisation du Congo », a-t-il déclaré.

Selon Emery Okundji, des opposants qui sont à Kampala son des opposants de la majorité.
« Nous ne sommes pas contre le dialogue et d’ailleurs nous disons que pour résoudre la crise. Au lendemain des élections du 28 novembre 2011, nous avions proposé que tous les acteurs politiques se retrouvent autour d’une table avec des idées novatrices pour résoudre définitivement cette crise. Mais nous ne sommes pas pour la violence, l’agression de notre pays par des pays voisins en l’occurrence le Rwanda et l’Ouganda », a affirmé Yoweri Museveni.


http://radiookapi.net/actualite/2012/12/09/kampala-vive-tension-louverture-des-negociations-entre-le-gouvernement-le-m23/

Comment le "grand Congo" se retrouve à la merci du petit voisin rwandais


Actif en République démocratique du Congo depuis plus de quinze ans, j’entretiens d’excellentes relations aussi bien avec Joseph Kabila qu’avec d’autres chefs d’état de la région jouant un rôle éminemment central dans la crise congolaise, notamment Paul Kagame (Rwanda) et Yoweri Museveni (Ouganda). Fort de cette expérience, je suis sidéré de l’incapacité de la communauté internationale à percevoir que le « Grand Congo » est à la merci de ses petits voisins.
Ils sont venus, ils ont vaincu, puis… ils sont repartis. Il faudrait être plus que candide pour croire que les rebelles du M23 ont pendant douze jours occupé Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), uniquement pour se rappeler au bon souvenir de Kinshasa et du monde extérieur avant de se fondre de nouveau dans les collines alentour. La communauté internationale se bercerait également d’illusion en se persuadant que ses pressions sur le Rwanda ont cerclé d’une ligne rouge à ne plus franchir l’État du général-président Kagamé. Ce dernier, ayant fait du génocide des Tutsis en 1994 le bouclier de son impunité, vient au contraire d’apporter la preuve de son emprise décisive sur son grand voisin. Voulez-vous la paix dans l’est du Congo ? Alors, il faut en négocier le prix à Kigali.

On pourrait appeler cela la « loi du post-mobutisme ». En effet, pour chasser du pouvoir le maréchal Mobutu, alors qu’il n’était déjà plus que l’ombre de lui-même en raison d’un cancer terminal, les voisins orientaux du Congo – principalement l’Ouganda et le Rwanda – ont organisé sa succession manu militari. En octobre 1996, une première « rébellion congolaise » est sortie du sol, toute en armes, treillis de camouflage et bottes en caoutchouc, pour marcher sur Kinshasa. Figure de proue sans corps armé à lui, Laurent-Désiré Kabila, otage des troupes rwandaises, a pris les rênes à Kinshasa. Après son assassinat en janvier 2001, son fils Joseph lui a succédé au pouvoir comme se sont succédées les « rébellions ». En 2009, un partage des richesses minières dans l’est a été conclu entre Kabila-fils et Kagamé. Cette paix des pillards était fondée sur l’intégration dans l’armée congolaise des rebelles télécommandés par Kigali. Or, au mois de mars, passé le cap de sa réélection frauduleuse, Joseph Kabila a rompu ce pacte pour le réécrire en sa faveur. La suite est connue. Pour l’avenir prévisible, cette suite sera sans fin. Comme le soleil, les rébellions se lèveront à l’est tant que le Rwanda n’aura pas sa part des diamants, de l’or et du coltan.

Si l’est du Congo est martyrisé, Joseph Kabila et la classe politique à Kinshasa n’en sont pas pour autant des victimes innocentes de leurs voisins orientaux. D’abord parce qu’il se trouve toujours un parti d’opposition dans la capitale congolaise – à présent c’est celui de Vital Kamerhe – qui ne demande qu’à monter dans les fourgons rwandais pour se faire conduire au pouvoir. Ensuite parce que Kabila-fils a de facto effrité le Congo en trois : l’est swahiliphone qu’il ne cesse de se disputer avec les Rwandais et les Ougandais ; Kinshasa et le « pays du fleuve » où le lingala sert de langue véhiculaire et où l’actuel chef de l’Etat n’a jamais été populaire ; enfin, le Katanga, la province méridionale du cuivre et du cobalt dont est originaire Joseph Kabila mais qu’il a bradée aux groupes miniers belges, canadiens et chinois.

Comment cette dictature concessionnaire s’est-elle mise en place ? Poser la question revient à pointer du doigt la responsabilité de la communauté internationale. En 2001, Paris et Washington n’avaient rien de plus urgent à faire qu’à adouber l’inconnu qui venait de prendre la place de son père en successeur dynastique. Belle leçon de démocratie ! Elle a été entérinée en 2003 quand, en vertu des accords de Sun City négociés sous la houlette sud-africaine, le pouvoir au Congo a été partagé selon la formule « 1 + 4 », lisez : un président de fait entouré de quatre chefs de guerre reconvertis en vice-présidents. En 2006, une élection présidentielle que l’on aurait voulue juste et équitable a fait le tri des ambitions : le survivant face à Kabila, Jean-Pierre Bemba, a été éliminé au second tour. Bien qu’il ait réuni sur lui 42 pour cent du vote populaire, Bemba a été forcé à s’exiler puis s’est vu arrêter par la Cour pénale internationale pour sa responsabilité hiérarchique présumée dans des crimes de guerre commis par ses forces en Centrafrique. Après avoir fermé les yeux sur la fraude électorale au Congo, la communauté internationale a prêté son bras judiciaire à Kabila pour faire le vide autour de lui.

Le résultat : l’élection présidentielle en novembre 2011 n’a même plus sauvé les apparences d’un scrutin régulier, la plus importante mission de paix des Nations unies dans le monde – 17.000 casques bleus, 1.500 policiers et plus 3.000 civils au service de la démocratie et des droits de l’homme – cautionnant une farce. De la même façon, 1.500 soldats de paix onusiens viennent d’assister, impuissants, à la conquête de Goma, une ville frontière d’un million d’habitants. En définitive, les casques bleus n’y ont assuré que la libre circulation des tueurs et pillards entrants ou sortants – des soldats réguliers, battus mais autorisés à revenir, et des rebelles, vainqueurs mais contraints d’abandonner le terrain. Quant à la protection de la population, mieux vaut-il ne pas demander aux intéressés. Spoliés du peu qu’ils avaient, les habitants de Goma ont vécu deux semaines pendant lesquelles la mort pouvait frapper à leur porte à tout moment. Les victimes ont été surtout les plus actifs et les plus engagés d’entre eux, soit précisément les membres de cette « société civile » dont l’ONU se gargarise de vouloir favoriser et sécuriser la libre expression.

Ainsi piétine le Congo, un Etat d’exception. On pourrait remonter à Léopold II et à la « cueillette rouge » – rouge de sang – du caoutchouc naturel ; ou à Mobutu en oubliant, bien souvent, que sa première décennie au pouvoir – avec des taux de croissance près de 10 pour cent – était ce que le Congo a vécu de mieux depuis son indépendance. Car la suite, y compris cet après-guerre froide qui devait enfin voir fleurir la paix et la démocratie aussi dans le Tiers monde dont les « petites guerres » nous avaient épargné une Troisième guerre mondiale, a été pire. Plus que jamais, l’exception est la règle au Congo : le pouvoir s’y prend encore par la force, désormais de père en fils ; et l’étranger s’ingère toujours, dorénavant non seulement en tirant les ficelles à partir des grandes capitales occidentales mais, aussi, en fournissant kalachnikovs, uniformes et bottes à partir de Kigali. Le « grand Congo » est à la merci d’un petit voisin. Hier comme aujourd’hui, seul comptent les richesses du pays. La population n’en fait pas partie. Elle est abandonnée au plus fort.



http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-grand-congo-se-retrouve-merci-petit-voisin-rwandais-jean-yves-ollivier-568822.html?page=0,0


Jean-Yves Ollivier


Jean-Yves Ollivier est un homme d’affaires français engagé depuis plus de quarante ans en Afrique qui, au-delà de ses activités commerciales, a entrepris de nombreuses médiations de paix.


les groupes parlementaires de l’opposition désapprouvent le dialogue avec le M23







Les groupes parlementaires de l’opposition désapprouvent le dialogue avec le M23


Une session de la nouvelle assemblée nationale de la RDC au Palais du Peuple Kinshasa, le 20/02/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGAUne session de la nouvelle assemblée nationale de la RDC au Palais du Peuple Kinshasa, le 20/02/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA


Les présidents des groupes parlementaires de l’opposition plaident pour « un dialogue républicain et inclusif » pour résoudre la crise dans l’Est de la RDC, rejetant les discussions entre le gouvernement et le M23 qui doit débuter ce vendredi à Kampala. « Ce dialogue inclusif » réunirait des représentants de la majorité, de l’opposition, de la rébellion du M23 et de la société civile sous la conduite de la communauté internationale. Il s’agit des groupes parlementaires MLC et alliés, UNC et alliés, UDPS et FAC ainsi que les Libéraux démocrates sociaux.

Les présidents de ces groupes parlementaires considèrent que « seules les solutions politiques et diplomatiques efficaces sont à même de mettre un terme définitif à cette crise ».
Dans une déclaration rendue publique, jeudi 8 décembre, ces parlementaires soutiennent que le dialogue de Kampala « n’a aucun fondement juridique et va à l’encontre de la constitution ». D’où leur refus d’y participer.
Ils justifient également leur refus de participer au dialogue de Kampala par « l’obligation faite à la délégation parlementaire (Assemblée nationale et Sénat) de participer aux négociations comme simple observateur ou témoin ». « Un non-sens », selon eux.
Ils reprochent aussi à la délégation gouvernementale d’avoir refusé de placer à l’ordre du jour de ce dialogue « les revendications politiques de l’opposition maintes fois rappelées ».

Deux députés de l’opposition, Christian Badibangi et François Mwamba, sont pourtant présents à Kampala pour assister aux discussions. Le premier justifie sa présence en Ouganda par son statut de député national. « Nous sommes là en tant que députés élus », explique-t-il, indiquant qu’il comptait jouer le rôle « d’observateur ».
De leur côté, les représentants de la société civile du Nord et Sud-Kivu qui prennent également part au dialogue de Kampala justifient leur présence par leur volonté de « défendre l’intégrité du territoire en péril ».

« La société civile n’est pas là pour choisir un camp mais nous sommes pour le peuple congolais et pour la défense de l’intégrité territoriale », confie le président de la société civile du Nord-Kivu, Thomas d’Aquin Muiti.
« Notre rôle est de donner le point de vue de la population pour que le gouvernement ne puisse pas donner un point de vue allant dans le sens d’obéir aveuglement à des demandes des agresseurs », ajoute-t-il.
Mais l’organisation de ce dialogue entre les rebelles du M23 et le gouvernement est diversement appréciée.

Dans un communiqué publié le 6 décembre dernier, les évêques catholiques se sont interrogés sur « la pertinence » de ce dialogue. Ils ont attiré « l’attention de tous ceux qui se rendront à Kampala sur les pièges de ces négociations ».
De leur côté, les organisations de la société civile ont protesté contre l’organisation de ce dialogue en Ouganda « qui est cité noir sur blanc dans différents rapports comme apportant un soutien » à ces rebelles.

Le dialogue entre le gouvernement congolais et le M23 doit débuter le vendredi 9 décembre. Il a été obtenu par les rebelles en échange de leur retrait de la ville de Goma qu’ils ont occupé pendant une dizaine de jours.

Mais le contenu et l’agenda de ce dialogue divisent les deux parties. Le gouvernement ne veut discuter que de l’application de l’accord du 23 mars 2009 que les rebelles revendiquaient l’évaluation au début de leur mouvement.
Les rebelles prévoient, eux, de parler aussi des questions politiques et juridiques ayant trait à la défense et à la sécurité, à l’économie, aux finances, au social et au développement.



http://radiookapi.net/actualite/2012/12/08/rdc-les-groupes-parlementaires-de-lopposition-desapprouvent-le-dialogue-avec-le-m23/



François Mwamba n'est pas opposant; c'est un Kabiliste en mission.

Pour ce qui est de Badibangi, ce n'est que de la cupidité.

Pour l'instant, le gros de l'opposition n'est pas tombé dans le piège. Espérons que ça va durer.  
 Twisted Evil Evil or Very Mad Mad Mad


Mwana Ya Lola


Roger Lumbala et Mbusa Nyamwisi sont aussi à Kampala

Roger Lumbala et Mbusa Nyamwisi sont aussi à Kampala


"La présence de deux autres personnalités congolaises est signalée à Kampala. Il s’agit des députés nationaux Roger Lumbala et Antipas Mbusa Nyamwisi.
La délégation gouvernementale ne reconnaît pas les avoir invités. «Ils seraient peut-être venus pour le compte du M23», a confié un membre de cette délégation de Kinshasa."




 

Trop c'est trop Kabila doit partir"


Guerre de Goma: José Makila sort de son silence" trop c'est trop Kabila doit partir"


LA DIASPORA CONGOLAISE TOUJOURS DEBOUT A COLOGNE (99 photos)



LA MANIF A COLOGNE : LE COMBAT POUR LA LIBERATION DE LA RDC FAIT-IL PEUR ? 


EN ALLEMAGNE ON A EU LA PREUVE PAR QUATRE 

Roger BONGOS Envoyé spécial à Cologne 


 Dans un froid de canard, une fois de plus les Congolais de la diaspora n'ont pas failli à leur réputation de braver le froid et l'adversité. Le départ de la marche devant gare de (Koln) Cologne, noire de monde vers 15 heures avait l'air d'un rassemblement pacifique bien ordonné avec comme leitmotiv et revendications ; l'intégrité et la souveraineté de la RDC, le déguerpissement des rebelles dans l'Est du Congo sans condition et la vérité des urnes. 

Oui, toujours la vérité des urnes qui a été aussi l'un des déclencheurs de la colère de la diaspora, à propos de leur victoire volée. Cette rencontre patriotique, bien huilée par l'expérience de ces dernières années a été un franc succès, avec une convergence de toute l'Europe. France, Belgique, Grande Bretagne, Italie, la Suisse et Hollande ont été dignement représentées à Cologne en Allemagne. 

Le froid de l'Est (pays scandinaves) n'a jamais été l'obstacle pour faire passer leurs revendications dans le pays d'Angela MERKEL. Des calicots en allemand, en français et en anglais parlant de l'intégralité du Congo, sa souveraineté n'est pas négociable, même au prix du sang ! Nous vaincrons ces criminels instrumentalisés par les pays voisins de la RDC, en l'occurrence le Rwanda, exclamaient les manifestants (sic). 
Mathy Mossi a payé de sa personne, lors de cette manifestation très mouvementée, les nerfs des Congolais de la diaspora, sont mis en épreuve à chaque manifestation, une petite étincelle, tout explose ! Ceux encore qui croient que la libération de la RDC, viendrait de leurs claviers d'ordinateurs, se mettent les doigts dans l’œil, ces combattant du Net... La police Anti-émeute allemande avait reçue des recommandations de la police Belge, à la lumière de ce qui s'est passé en Belgique pendant une quinzaine historique que les Congolais ont fait endurer Bruxelles. Les manifestants ont été marqués à la ceinture par les gros bras (CRS) allemands avec une certaine tension palpable. 

Deux congolais interpellés à la fin de ladite manifestation, l'un des organisateurs de cette marche, Mathy Mossu a été molesté, traîné au sol glacial, entravé sans raison apparente et conduit manu-militari comme un vulgaire criminel au poste de police pour interrogation. Une seule chose est cependant certaine, qu'on ne pourra plus contenir ce combat, le soufflet ne s'est pas retombé, les Congolais sont plus que mobilisés pour la cause de leur patrie en péril. Ingéta ! La détermination de cette communauté réside sur les multiples humiliations subies par son peuple qui n'a que cette diaspora là pour plaider sa cause auprès de l'opinion et la communauté internationale. Et ce travail produit ses fruits incontestablement par l’adhésion de ceux qui leurs critiquaient jadis. La vraie partition musicale est à présent jouée par ces Congolais (diaspora) fortement mobilisés tous-azimuts. 

Aujourd'hui, tous souhaitent associer la diaspora Congolaise dans leurs actions, y compris les imposteurs du M23 qui en réalité, veulent tirer profit de cet élan patriotique amorcé par cette forte diaspora qui devient sans conteste la cheville ouvrière de cette Nation en manque d'un vrai leadership. Avant, de quitter l'Allemagne, sur la route de retour vers la Belgique, la police allemande, file le train à tous ceux qui ont participé à la manif en procédant à la vérification routinière d'identité me dit-on. Un véritable, état policier ! 

Roger BONGOS









Bouleversement de données:


 les combattants d'Ottawa s'accaparent de la marche des pro-Kabilistes