Pages vues le mois dernier

Translate

SACREBOPOL

jeudi 22 septembre 2011

A cause des « soi-disant » ratées constatées dans son discours-bilan,


Le Président de la République aurait, dans son « discours-bilan», prononcé devant sa famille politique, commis deux erreurs graves. En sa qualité de candidat «Indépendant» à l'élection présidentielle, le «Raïs» aurait dû éviter de s'adresser singulièrement à la Mouvance présidentielle. Car, étant «Indépendant», sa base électorale est désormais le peuple congolais

SCANDALE A LA RTNC :


La télévision publique -la RTNC- a toujours été la caisse de résonance du régime en place à Kinshasa depuis le Maréchal Mobutu. Les choses n'ont pas changé sous Kabila de père en fils. Voila que sous le ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga, la situation passe de mal en pis avec l'embauche, à la veille des élections générales, d'une centaine des journalistes et autres non journalistes connus comme des propagandistes du régime.

Le chiffre exact est de 114 personnes attachées à des cabinets ministériels et politiques que le Dg Christophe Kolomoni a nommé, il y a quelques semaines, sur instruction de sa tutelle. Pourtant, une instruction en vigueur interdit de recruter dans l'administration publique, les entreprises publiques et autres de l'Etat en raison de la pléthore du personnel que .l'Etat n'arrive pas déjà à payer.

Parmi, ces nouvelles recrues, on compte Louis d'Or Balekelayi, le conseiller en communication du président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab qui preste pourtant chez Congoweb, Guy-Blaise Kititi, journaliste à Antenne A accrédité auprès de la ministre de la Famille, Genre et Enfant, Marie-Ange Lukiana. Ancienne présentatrice vedette du JT à Congoweb, Nancy Odia s'était fait parachuter à la rédaction télé RTNC via son poste d'attaché de presse du ministre de la Coopération régionale, Raymond Tshibanda Tungamulongo.

Elle a été confirmée par la même occasion. Il y en a même un qui n'est pas connu de la profession de journalistes à Kinshasa. Celui-là, Kolomoni est allé le chercher à la MIBA pour en faire un journaliste. Un autre réputé très proche de Mende a été directement recruté au grade de sous-directeur. Ce qui énerve les dispositions en matière d'embauche dans l'administration publique. Pas n'importe quel sous-directeur; il est chargé des approvisionnements, donc supposé brassé énormément des sous entre ses mains. Pour comprendre la complaisance avec laquelle ses nominations ont été opérées, retenez que Kolomoni a préféré consulter à la terrasse de l'Hôtel Invest de La Voix du peuple plutôt que dans son cabinet de travail. Pendant que la bière coulait à flots, partisans, membres de famille et amis défilaient pour se faire enregistrer sur la liste, 
Donc a été embauché journaliste à la RTNC dans ce lot qui voulait. «Ces nominations ont été décidées sous prétexte de renforcer la RTNC. Au finish, on a fait de la RTNC un dépotoir pour tous les propagandistes du régime dans le calcul de les placer dans le cas où il y aura alternance», explique un journaliste de la RTNC. 
Ces nominations ont provoqué un grand malaise à la rédaction TV de la RTNC 1 et 2 où quelques quatre cents journalistes et agents sont employés depuis des années sans être mécanisés. Ceux-ci n'ont pas droit au salaire et sont placés sous un statut flou de «collaborateur». A la limite, la démarche aurait eu sens si Mende et Kolomoni avaient puisé dans cette masse de collaborateurs dont certains prestent depuis près de dix ans. Comme cette mère de famille qui s'apprêtait à coller un procès à la RTNC. Ce que Mende et Kolomoni ont fait n'est rien d'autre la caporalisation de la RTNC. Que celle-ci soit effectuée à deux mois des élections, cela signifie qu'il n'y a rien à attendre des médias publics pendant la prochaine campagne électorale, sinon un parti pris manifeste en faveur des hommes au pouvoir et leurs organisations politiques.

Mathieu KEPA