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jeudi 7 avril 2016

Présidentielle au Gabon: Jean Ping réclame la disqualification d’Ali Bongo



Présidentielle au Gabon: Jean Ping réclame la disqualification d’Ali Bongo























C'est l'un des principaux rivaux d'Ali Bongo dans la course à la présidentielle au Gabon, Jean Ping a 
demandé la disqualification de la candidature de l'actuel chef de l'Etat, au cours d'une conférence de 
presse ce mercredi à Libreville. L'opposant estime que la candidature d'Ali Bongo à l'élection, prévue 
au second semestre 2016, est illégale tant qu'il n'a pas prouvé qu'il est bien né au Gabon.
En 2009, il s’est présenté et maintenant, nous avons la certitude qu’il s’est présenté avec 
un faux acte de naissance.
Jean Ping
07-04-2016 - Par Florence Morice























Congo-Brazzaville: «opération de police» dans les fiefs du révérend Ntumi

Par RFI Publié le 07-04-2016 Modifié le 07-04-2016 à 20:11

Congo-Brazzaville: «opération de police» dans les fiefs du révérend Ntumi

Le pasteur Frédéric Bintsamou, dit «Ntumi», le 20 juin 2007 à Kinkala dans le sud du Congo. © AFP






















Par RFI Publié le 07-04-2016 Modifié le 07-04-2016 à 20:11
Au Congo-Brazzaville, alors que selon des témoins, plusieurs localités du département du Pool considérées comme des fiefs du révérend Pasteur Ntumi ont de nouveau été frappées par des tirs d'hélicoptères ce mercredi, une source officielle proche du gouvernement reconnaît qu'une opération est en cours. Il assure qu'il s'agit d'une opération de police et non d'une opération militaire, et se dit « sceptique » sur certains témoignages.
Depuis lundi après-midi, des témoins disent avoir vu des hélicoptères de combat survoler puis pilonner leur localité, mais selon une source officielle proche du gouvernement, ce qui se passe dans le Pool est une opération policière et non militaire. Une opération « ciblée » avec un objectif précis : « poursuivre et éventuellement interpeller ceux qui ont attaqué Brazzaville » lundi qu'ils soient « auteurs, donneur d'ordre, ou complices ».
De fait, de sources concordantes, ce sont les fiefs du Pasteur Ntumi qui ont été visés jusqu'à présent. Soumouna, Mayama, mais également Vindza, ce mercredi, où l'ex-chef rebelle résidait autrefois. Un habitant de cette localité dit avoir compté « 40 obus » tombés tôt le matin principalement sur des écoles ou des maisons. Selon lui, une partie des habitants s'est réfugiée en forêt ou bien dans les localités voisines.
Un autre témoin, qui a pris la route pour Brazzaville, raconte avoir vu en chemin des maisons incendiées, vidées de leurs habitants, ainsi que plusieurs corps de victimes civiles. Toujours selon la même source officielle proche du gouvernement, qui se dit « sceptique sur la véracité de certains témoignages », l’opération se poursuivra jusqu'à ce que l'objectif ait été atteint.
Pour l'heure, le Pasteur Ntumi qui vient d’être relevé de ses fonctions de délégué général à la présidence assure qu'il se cache : « Juridiquement, ils sont dans l’anarchie totale. Si le président Sassou devait encore prendre ses fonctions, c’est après avoir prêté serment devant la Constitution. Il ne l’a pas encore fait. Donc je me demande comment il pouvait prendre un autre décret qui abrogeait un décret présidentiel, c’est avec quel statut il abrogeait ce décret ? Si j’ai obtenu un statut, je l’ai négocié. Ce n’est pas par la seule volonté de ceux qui étaient au pouvoir de me nommer délégué général. C’est suite à une histoire. Deuxièmement, je suis encerclé. Ça fait quelques jours que nous sommes sous les bombardements. Jusque-là, je lutte. La vie est une lutte. S’ils avaient ouvert une enquête, ils ne devaient pas d’abord venir me bombarder. C’était d’abord de me voir puisque je ne suis pas hostile à eux, mais si Sassou devient juge et partie, c’est une situation dramatique ».
A Brazzaville, hier les habitants des quartiers sud qui avaient quitté leur domicile après les violences de lundi commençaient à revenir petit à petit, mais la vie tournait toujours au ralenti et la plupart des écoles et des commerces étaient toujours fermés. Par ailleurs, selon une source officielle, les 54 assaillants présumés arrêtés par les autorités suite aux violences de lundi, vont être déférés devant le procureur pour instruction.

La RDC dénoncée pour les violations des droits fondamentaux de ses députés








La RDC dénoncée pour les violations des droits fondamentaux de ses députés 

Martin Fayulu (D) en février 2016, aux côtés de l'opposant Vital Kamerhe (G).
© RFI/Sonia Rolley



















La RDC est pointée du doigt pour les nombreuses violations des droits fondamentaux de ses députés. C’est l’objet d’une décision rendu par l’Union interparlementaire (UIP), une organisation respectée qui depuis plus d’un siècle représente les organes législatifs de 170 pays. Avec 34 cas recensés, la RDC est le pays qui compte le plus grand nombre de députés ou anciens députés victimes de violations de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux
Sur les 34 cas recensés par l’UIP, seuls deux concernent des députés encore en exercice. D’abord Adrien Phoba, dont les auteurs de l’agression en février 2014 restent impunis malgré son dépôt de plainte. Ensuite, Martin Fayulu, arrêté selon le rapport en violation de son immunité parlementaire. Des agents des services de renseignements militaires l’auraient brutalisé, menacé et insulté.
Les autres ont été exclus de l’Assemblée nationale par la justice pour des raisons discutables selon l’UIP. Certains ont été détenus, poursuivis et condamnés après avoir exprimé une opinion différente de celle de la majorité ou du chef de l’Etat. C’est ce que souligne une décision qui pointe trois sujets de préoccupation : des violations de la liberté d’opinion et d’expression, une instrumentalisation de la justice avec l’absence de procès équitable, et des révocations arbitraires et des atteintes à l’immunité parlementaire (contournée notamment la procédure de flagrant délit). L’UIP s’inquiète de l’état de santé des députés Chalupa et DIomi Ndongala, ce dernier purge actuellement une peine de dix ans de prison.
Cette situation s’est aggravée ces dernières années selon l’organisation qui déplore un « rétrécissement de l’espace démocratique » et dit « craindre pour le respect de la Constitution et du calendrier électoral ».


Panama Papers : le silence inquiétant de Kinshasa



























Le Pr Luzolo Bambi dispose là d’éléments supplémentaires pour relancer son dossier auprès du PGR sur la corruption en RDC.

Il est enregistré à travers le monde de diverses réactions autour des révélations faites par “Panama Papers “ sur les bagatelles sommes d’argent détournées par des personnalités bien identifiées qui les ont mises à l’abri au Panama en Amérique latine. Des pays dont les ressortissants sont cités dans ce scandale financier ne cessent de se prononcer sur cette évasion fiscale aux conséquences désastreuses sur la marche de leurs économies respectives. Il en est aussi de certaines structures privées dont l’existence reste entièrement liée à la participation des sociétaires.

Tous les médias français en font leur affaire au regard de la présence de nombreuses personnalités de l’Hexagone dans ce dossier scabreux. C’est du reste ces médias qui ont été les premiers à ébruiter cette enquête mettant à nue la participation de certains chefs d’Etat et leurs proches, des milliardaires et de grands sportifs à un système d’évasion fiscale bâti autour de la firme Mossack Fonseca situé à Panama.

La Russie touchée par ce scandale financier n’a pas manqué de réagir d’une manière officielle contre ce qu’on a qualifié de « spéculations », d’”inventions” et de “ falsifications “ dans le but de déstabiliser le pays. La réaction reflète le pur style de Kremlin. Mais l’opposition au régime accuse, pour sa part, que” poutine avait pour idée de cacher l’argent qu’il a volé dans les lieux les plus inattendus avec les gens les plus imprévisibles ».

C’est le silence le plus assourdissant de la part de Kinshasa qui inquiète alors que le pays est cité dans ce dossier. A part certains médias privés qui ont relayé les dépêches d’agences étrangères sur les révélations des “ Panama papers “, c’est motus et bouche cousue du côté des autorités publiques rendant aussi la tâche difficile aux canaux d’Etat de traiter cette nouvelle. Les gestionnaires au quotidien de la chose publique ont l’obligation de fixer l’opinion en l’édifiant sur cette affaire tenant en haleine les populations de diverses nations.

Le Conseiller spécial du Chef de l’Etat chargé de la Bonne gouvernance, de la lutte contre le terrorisme et le Blanchiment des capitaux a là une occasion en or pour relancer son dossier déposé auprès du PGR sur le nombreux cas de corruption. Le Pr Luzolo Bambi peut aussi profiter de cette opportunité pour bien confronter les allégations avancées sur la place publique selon lesquelles la RDC avait enregistré en 2015 une perte de $us l5 milliards. Bien avant lui, son collègue professeur d’université, à l’époque influent membre de la première équipe du Premier ministre Matata Ponyo, avait fait un constat amer sur le coulage des recettes publiques. Référence faite par Mukoko Samba au détournement et autre corruption, à travers cet euphémisme.
Par KERK
http://7sur7.cd/new/panama-papers-le-silence-inquietant-de-kinshasa/

Troublantes révélations sur des milliards de dollars » déplacés » de la RDC : Le Parlement et la justice doivent vite agir






Des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer que lumière soit faite sur le pillage de diverses ressources alimentant les comptes bancaires de certain compatriotes à l’étranger 
Les ressources naturelles minérales et non minérales de la République démocratique du Congo font l’objet d’un pillage systématique, qui alimente les comptes bancaires de nombreux compatriotes à l’étranger !
Point n’est besoin d’évoquer ici les nombreux rapports publiés à ce sujet dans le passé par des panels d’enquête, dont les plus remarquables furent sans nul doute ceux présentés par des experts de l’Organisation des Nations Unies, mais qui n’ont pas été suivis d’effets.
Un heureux concours de circonstances fait que le monde épris de justice et d’équité revienne sur le même sujet, à travers une enquête très fouillée d’un groupe de journalistes d’investigations, qui ont publié ce que l’on surnomme désormais  » Panama papers « , montrant comment des activités extractives ou commerciales illégales exercées sur le territoire de la République vont alimenter les comptes de plusieurs compatriotes en milliards de dollars à l’étranger !
De plus en plus nombreux sont les Congolais qui ont pris et continuent de prendre connaissance desdites révélations, tout en se demandant pourquoi, malgré l’extrême gravité de faits ainsi portés à la connaissance du public, aucune structure officielle compétente ne s’avise de s’en servir pour agir contre les auteurs présumés des crimes dénoncés.
Le rapport établi cite plusieurs fois le cas de la RDC, qui a actuellement énormément besoin d’argent pour sa gouvernance, pendant que des milliards de dollars, qui lui ont été frustrés par le biais de nombreuses activités illégales, continuent à faire le bonheur d’une poignée d’individus (étrangers et nationaux) déjà bien identifiés !
La parole à Luzolo Bambi…
Que faire pour mettre la main sur ces énormes sommes d’argent qui devraient aider le pays à survivre à la crise qui de menace actuellement sur tous les plans ? L’opinion publique qui se mobilise autour de cette grave affaire de gros sous depuis le début de la publication des  » Panama papers  » est formelle : il faut absolument que l’Assemblée nationale, le Sénat et le ministère de la Justice se saisissent d’office du dossier ouvert à ce sujet, pour que les coupables soient punis et les milliards de dollars  » déplacés  » du pays pour l’étranger soient rapatriés sans autre forme de procès.
Et l’homme de la rue à Kinshasa de se demander avec angoisse : y a-t-il meilleure occasion que celle-ci pour le Conseiller spécial Luzolo Bambi de justifier sa présence aux côtés de Joseph Kabila ?
Par Bamporiki Chamira


Congo indépendant : Blanchiment d’argent sale :"Panama Papers" : Et si Jaynet "Kabila" n’était qu’un prête-nom?





Congo indépendant : Blanchiment d’argent sale :"Panama Papers" : Et si Jaynet "Kabila" n’était qu’un prête-nom?

































Selon des médias occidentaux dont le quotidien français "Le Monde" daté du 4 avril, Jaynet "Kabila" et un certain Feruzi Kalume Nyembwe avaient, dès le mois de juin 2001, créé une société off shore dénommée "Keratsu Holding Limited". Inconnue du public congolais jusqu’aux obsèques de LD Kabila, "Jaynet", promue présidente de la Fondation LD Kabila, avait l’habitude d’organiser des soirées de gala de "collecte de dons en faveur des victimes de la guerre à l’Est". La Fondation est gérée dans une totale opacité. Femme d’affaires boulimique, elle n’a pas peu contribué au bradage du patrimoine minier de la Gecamines.
Dans une tribune publiée in tempore non suspecto dans le magazine "Forbes" daté du 30 juin 2014, le journaliste américain Richard Miniter, se fondant sur des sources françaises et allemandes, affirmait que "Joseph Kabila" a pu amasser une fortune estimée à 15 milliards USD au cours de la décennie précédente. "Cette masse d’argent se trouverait dans des banques situées dans les îles britanniques et ailleurs", ajoutait-il.
Les révélations contenues dans "Panama Papers" donnent un nouveau relief à l’article précité. Toutes les sources crédibles confirment l’authenticité des documents ayant servi de base pour la rédaction des conclusions des investigations qui mettent en cause douze chefs d’Etat - dont six en fonction - et leurs proches.
En Afrique noire, plusieurs personnes sont épinglées: Khulubuze Zuma, Denis Christel Sassou Nguesso et Jaynet "Kabila". Les noms du fils de Kofi Annan et de John Kufuor, l’ex-président ghanéen (2011-2009) sont également cités. C’est le cas également d’un général rwandais non autrement identifié.
C’est au mois de juin 2001, soit à peine cinq mois après le décès du président LD Kabila que "Jaynet" et un certain Feruzi Kalume Nyembwe mettaient sur pied la société off shore "Keratsu Holding Limited". Les enregistrements nécessaires ont été effectués auprès du cabinet d’avocats Mossack Fonseca basé au Panama. Sieur Feruzi, un sujet tanzanien, serait le fils de Didier Kazadi Nyembwe.
Dans son édition datée du 4 avril, le quotidien français "Le Monde" rapporte que Keratsu Holding Ltd a détenu 19,6 % des parts du consortium" Congolese Wireless Network" (CWN) "qui a contrôlé 49 % des parts de l’opérateur téléphonique Vodacom Congo".
Qui est Jaynet "Kabila"?
Le public congolais a découvert la soeur jumelle de leur nouveau Président au lendemain des obsèques du président LD Kabila. Bombardée présidente de la Fondation Mzee LD Kabila fin janvier 2001, elle devint incontournable. Aucun investisseur ne foule le sol congolais sans aller lui présenter les "civilités". En 2005, Ban Ki-moon, alors ministre sud coréen des Affaires étrangères, lui attribue le grade de consul honoraire de la Corée du Sud à Kinshasa.
Comme son frère "Joseph", "Jaynet" est née le 4 juin 1971 à "Hewa Bora". Le problème? Cette localité n’a jamais existé au plan légal. C’était la dénomination donnée au "maquis" de Laurent-Désiré Kabila.
Dans l’ouvrage "Les femmes dans l’espace décisionnel congolais", publié par J.R. Mazanza Kindulu Ndungu, chez l’Harmattan, la localité de Mpiki est citée comme lieu de naissance. On y apprend que "Jaynet"serait titulaire d’une licence en journalisme de l’université de Makerere, en Ouganda.
En février 2002, Célestin Kabuya-Lumuna Sando publiait son livre intitulé "Histoire du Congo - Les Quatre premiers Présidents". Dans le chapitre consacré à Laurent-Désiré Kabila, l’auteur rapporte les "confidences" d’un certain Bienvenu Mwilambwe qui était l’ancien secrétaire particulier de LD Kabila durant les années d’exil en Tanzanie. A la page 186, on peut lire : "Le 8/1/1979, nous sommes allés accompagner les enfants du camarade président à l’école française". "(...). Les enfants dont question étaient Jenny Kyungu Mtwale et Hyppolite Kabange Mtwale, les jumeaux de Laurent-Désiré Kabila".
Dans une interview accordée au "Soir" de Bruxelles daté du 2 juin 2006, Mama Sifa Mahanya déclare que LD Kabila "avait tenu à inscrire Jaynet et Joseph à l’école française de Dar es Salaam". Cette information est reprise d’ailleurs par le journaliste François Soudan à la page 37 de la Revue de l’Intelligence, édition n°3 juillet/août 2006 avec sur la couverture le titre : "Portrait: Le vrai Kabila". "Joseph et Jaynet qui n’ont jusque là connu que l’école de brousse du parti, note-t-il, sont inscrits sous des noms d’emprunt (Kabange, puis Kanambe) dans un collège francophone de Dar es-salaam".
Selon un document officiel - daté du mois de septembre 2011- que l’auteur de ces lignes a pu consulter, la nommée "Jaynet" Désirée Hildegonde Kyungu "Kabila", alors candidate aux législatives, n’a jamais passé un seul jour de sa vie au Lycée français de la capitale tanzanienne. Elle n’a pas non plus accompli ses études primaires dans le maquis de Hewa Bora mais au "Green Valley Primary School" en Ouganda. Elle aurait obtenu son certificat de six ans primaires en septembre 1984 avant de terminer ses études secondaires en mai 1992 à Irambo Secondary School en Tanzanie. Le parcours de "Jaynet" autant que celui de son frère Joseph constituent les secrets les mieux gardés du Congo démocratique. Zoé, mêmement.
La montée en puissance
Selon des sources gouvernementales, le trésor public congolais verserait chaque année un montant de trois millions USD à la Fondation Mzee Laurent Désiré Kabila. "Depuis 2001, cette association n’a jamais présenté ses comptes annuels", assurent ces sources.
Présidente de la Fondation LD Kabila, "Jaynet avait l’habitude d’organiser des soirées de gala de "collecte de dons en faveur des victimes de la guerre à l’Est". Elle seule connaît la destination donnée aux biens reçus notamment de certains chefs d’Etat. C’est le cas de l’ancien président libyen Moammar Kadhafi.
L’appétit venant en mangeant, en 2006, la sœur du « raïs », a commencé à lorgner sur la mine d’uranium de Shinkolobwe, au Katanga. Son associé d’alors n’est autre que le Zimbabwéen Billy Rautenbach, patron de la société CAMEC (Central African Mining & Exploration Company). La Présidence de la République avait donné le « feu vert ». Au grand dam du ministre des Mines de l’époque, Ingele Ifoto, qui avait mis son veto. Au motif que la mine dont question était fermée. L’histoire ne dit pas qui a a pu avoir gain de cause.
Dans son édition datée du 17 août 2006, l’hebdomadaire belge «Trends tendances» titrait : «Le Congo livre-t-il de l’uranium à Téhéran ?» Citant le journal «Sunday Times» - lequel se référait à des documents des services tanzaniens de douanes -, mais aussi à des sources congolaises et divers documents, le magazine belge faisait état de «douze livraisons». « Selon ces mêmes documents, un dénommé John Kahozi, qui serait un homme de confiance du président congolais, voyageait entre Téhéran, Dubaï et Harare afin de régler le volet financier de la transaction via les banques iraniennes Melly Bank, Refah Kargavan et Bank Mellat», pouvait-on lire.
Dans le domaine minier, des anecdotes ne manquent pas. On apprend ainsi que la Gécamines avait conclu, en 2013, un contrat de "joint venture" avec un groupe australien sur la mine de "Deziwa", appelée également Kulumaziba. Après des travaux de prospection financés par la partie australienne, la mine s’est révélée riche en minerais. En février 2014, "Jaynet" atterrit à Lubumbashi. "Je veux cette mine", clama-t-elle devant le PCA (président du conseil d’administration) Albert Yumba Mulimbi et Ahmed Kalej Nkand, alors administrateur délégué général. Jaynet a fini par demander aux Australiens de vendre leurs parts. Montant : 187 millions $ US. Le montant aurait été réglé par un certain "Dan". Jaynet aurait exigé une "commission" de 15% aux Australiens. En mars 2014, sur décision de "Jaynet", la mine querellée fut attribuée à des "investisseurs" libanais dont un certain Monsieur Aza.
Le tout-Kinshasa parle d’un grand centre commercial que Jaynet a construit sur l’avenue du 24 novembre. Doté de plusieurs étages, l’immeuble est évalué à une dizaine de millions USD.
La fortune de "Joseph Kabila" et blanchiment
"Ils sont arrivés sans un sou avec aux pieds des bottes en caoutchouc, aujourd’hui ils roulent carrosse", aiment ironiser les Kinois au passage du cortège de "Joseph Kabila".
Arrivé au Zaïre en janvier 1997 avant de fouler le sol kinois quatre mois plus tard, "Joseph Kabila" trône, depuis 2001, sur une immense fortune. Ses biens immobiliers les plus connus sont les fermes de Kingakati (Kinshasa), de Kungelungu et de Kashamata dans le Haut Katanga. Il posséderait une autre ferme dans l’île de Mateba dans le Kongo central.
En mai 2009, par une simple lettre signée par son directeur de cabinet, "Joseph Kabila" arracha au Premier ministre de l’époque, Adolphe Muzito, la prérogative constitutionnelle d’ordonnancer les dépenses publiques. Tout paiement était soumis, à l’avenir, à son "autorisation préalable" alors même qu’il est politiquement irresponsable.
Lors de l’élection présidentielle et des législatives organisées en novembre 2011, l’Etat congolais a pu débourser 750 millions USD pour financer le processus électoral. Ce montant n’était pas inscrit au budget.
Dans son rapport 2014, la Cour de compte indique que 190 projets non prévus dans le budget de cet exercice ont été financés pour un montant de plus ou moins un milliard USD.
Dans l’édition du magazine américain Forbes (www.forbes.com) datée du 30 juin 2014, le journaliste américain Richard Miniter avait créé l’événement en révélant que l’actuel chef de l’Etat congolais possédait une fortune évaluée à 15 milliards USD. Miniter assurait, in tempore non suspecto, que cet argent est planqué dans des paradis fiscaux.
Sans absoudre "Jaynet", on peut se demander si celle-ci n’agirait pas, en définitive, comme un prête-nom pour le compte de son Président de frère. Dans un cas comme dans l’autre, on se trouve dans la logique du "blanchiment de l’argent sale". D’où provient l’argent litigieux?
Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2016