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SACREBOPOL

mercredi 29 août 2012

Hollande participera au sommet de la Francophonie à Kinshasa


Hollande et le piège de Kinshasa


Le XIVe Sommet de la Francophonie doit se tenir à Kinshasa en octobre prochain. Un bien mauvais endroit et un très mauvais moment pour le président François Hollande, qui hésite encore à se rendre en République démocratique du Congo (RDC). Paris a demandé des gages à Kinshasa sur le dossier des élections "frauduleuses" de 2011 et le procès Chebeya. Il semble peu probable que les autorités congolaises fassent la moindre concession. En se rendant à Kinshasa, François Hollande sera perdant sur tous les tableaux. Explications.

siège OIF francophonie.jpg
A deux mois du Sommet de la Francophonie de Kinshasa, fixé en octobre prochain, la venue de François Hollande dans la capitale congolaise fait toujours débat. Depuis les "graves irrégularités" des élections de novembre 2011, dénoncées par la mission de l'Union européenne, le nouveau président français semblait hésiter à se rendre à Kinshasa. L'opposition congolaise, soutenue par de nombreuses ONG internationales étaient vent debout pour dénoncer le régime du président Joseph Kabila. Un régime, qui "n'est pas un Etat de droit, mais policier", selon le principal parti d'opposition, l'UDPS. Pour les opposants au président Kabila, le Sommet de la Francophonie "n'a rien à faire à Kinshasa, un pays où l'on truque les élections et où on assassine les militants des droits de l'homme".

Deux dossiers "chauds"

Le 9 juillet, après une rencontre entre François Hollande et Adbou Diouf, à la tête de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l'Elysée estimait que « les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l’Etat de droit ». Deux dossiers sont particulièrement embarrassants pour le nouveau président français. Il y a tout d'abord les élections "frauduleuses" de novembre 2011, qui nécessitent une réforme complète de la CENI (la Commission électorale) et le départ de son président Daniel Ngoy Mulunda, jugé trop proche de Joseph Kabila. Le deuxième dossier concerne le procès de l'assassinat du militant des droits de l'homme, Floribert Chebeya, qui doit aller à son terme. Toutes les pistes convergent vers la mise en accusation de John Numbi, le chef de la police. Mais cet ancien bras droit du président Kabila chargé de la sécurité, n'est toujours pas arrêté.

"Kabila ne lâchera pas Mulunda"

Paris a donc souhaité que Kinshasa donne rapidement des gages de bonne volonté sur ces deux dossiers. Selon un spécialiste bien informé de la région, il semblerait que Kinshasa ne fera aucune concession sur ces deux sujets. Concernant la réforme de la CENI, toujours d'après ce spécialiste, "Kabila ne veut pas lâcher Mulunda", le très contesté président de la CENI et ce, "malgré les fortes pressions internationales". Un projet de loi serait pourtant à l'étude à l'Assemblée nationale pour le 15 septembre. Compte tenu de l'importance du sujet, il y a donc peu de chance que ce projet soit voté avant la tenue du Sommet, prévu le 12 octobre. Le "toilettage" de la CENI se fera donc "à minima", le projet de réforme proposé par l'opposition en juin 2012 étant déjà très timide. Du coup, le calendrier électoral reste toujours au point mort, avec un grand point d'interrogation concernant la tenue des élections provinciales, qui bloquent par conséquent, la bonne marche du Sénat. Côté financier, les bailleurs ne sont toujours pas au rendez-vous, devant le flou électoral maintenu par Kinshasa. Sur ce dossier, il y a donc peu de chance que Paris obtienne des actes forts de la part de Kinshasa. Et si concessions il y a, "elles seront cosmétiques" selon ce spécialiste.

Numbi arrêté et… relâché

Le deuxième dossier brûlant entre Paris et Kinshasa concerne le procès Chebeya qui passe actuellement en appel. L'assassinat de ce célèbre militant des droits de l'homme en juin 2010 avait profondément choqué l'opinion internationale. L'enjeu principal de l'appel consiste à remonter à John Numbi, le "commanditaire" présumé du meurtre. Chef de la police congolaise à l'époque, Numbi était aussi le monsieur sécurité du président Kabila. Mis "au vert" par Kabila lui-même, les parties civiles demandent sa comparution devant le tribunal… en vain. Paris souhaitait également dans ce dossier que la justice puisse faire son travail. Mais il y a peu de chance de retrouver John Numbi dans le box des prévenus. Il y a déjà eu une tentative d'arrestation (peu médiatisée) de Numbi à la mi-juillet 2012 à Lubumbashi, au Katanga. L'ancien chef de la Police a été brièvement interpelé pendant deux jours, puis relâché après "une longue discussion avec Joseph Kabila". Comme Mulunda, il semble donc peu probable que le président congolais laisse tomber Numbi après l'épisode de la tentative d'arrestation.

Le dossier rwandais s'invite à Kinshasa

Autre mauvais timing : la reprise de la guerre à l'Est de la RDC, où une rébellion, le M23, soutenue par le Rwanda, tient tête à l'armée congolaise au Nord-Kivu. La rébellion contrôle plusieurs localités, dont Bunagana et Rutshuru. Le Sommet de la Francophonie constituera la première sortie africaine de François Hollande. Le nouveau président français va donc se rendre dans un pays virtuellement en guerre contre son voisin rwandais, ce qui pose évidemment un sérieux problème pour la France, compte tenu des relations orageuses entre Paris et Kigali, depuis le génocide de 1994. La guerre à l'Est, met François Hollande dans un embarras politique certain, d'autant que la RDC a poussé Paris à prendre des positions publiques contre le Rwanda. Pour François Hollande, le Sommet de Kinshasa se déroule donc au mauvais moment, au mauvais endroit.

Selon des observateurs de la région, François Hollande sera "perdant-perdant" en rendant à Kinshasa. Selon un spécialiste, "le président français risque de perdre sur tous les tableaux : sur les concessions qu'il n'obtiendra pas, sur le dossier rwandais et enfin (peut-être le plus important) sur ses propres principes (démocratie, bonne gouvernance, droits de l'homme… )". Faire le Sommet de la Francophonie à Kinshasa, c'est "récompenser les mauvais élèves au détriment des bons". Toujours selon ce spécialiste, "d'autres pays auraient d'ailleurs pu accueillir le Sommet de la Francophonie : le Sénégal, où les élections se sont déroulées convenablement ou encore en Tunisie, où il faut au contraire appuyer une transition politique. La solution aurait pu être de délocaliser le Sommet comme pendant la crise de Madagascar en 2010" (le Sommet s'était tenu en Suisse, ndlr).

Décision "imminente"

La diplomatie ayant horreur de la "chaise vide", le boycott du Sommet de la Francophonie semble exclu par le président français, "personne ne comprendrait" aurait-on dit à l'Elysée. Reste la délocalisation ou le discours "musclé" sur la démocratie et les droits de l'homme. La première solution serait sûrement la bonne, mais un peu tardive, la seconde risque de placer François Hollande devant ses propres contradictions : vouloir donner une "leçon à l'Afrique", comme un certain Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007.

Christophe RIGAUD
Photo : Siège de l'OIF à Paris © Ch. Rigaud www.afrikarabia.com
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Hollande ira à Kinshasa, et promet de 'tout dire' et de rencontrer l'oppositionHollande ira à Kinshasa, et promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition© AFP
François Hollande a tranché: il se rendra bien, en octobre, en République démocratique du Congo pour le sommet de la Francophonie. Mais, pour ne pas servir de caution au régime de Joseph Kabila, le président français promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition.
Cette visite en RDC - ancien Congo belge et ex-Zaïre - sera le premier voyage officiel en Afrique du nouveau président français élu en mai. Ces derniers mois, plusieurs associations congolaises et françaises avaient demandé au président français de "ne pas se rendre à Kinshasa", pour éviter de conforter le régime autoritaire et contesté de Joseph Kabila. Au pouvoir depuis 2001, Kabila a été élu à la présidentielle de 2006, réélu en 2011, mais ces scrutins ont été entachés d'irrégularités relevées par des missions d'observation nationales et étrangères. Et le pays reste en guerre dans l'Est où des combats opposent depuis mai l'armée à des mutins. Lundi, dans un discours évoquant la "nouvelle donne" qu'il veut établir avec l'Afrique, M. Hollande a souligné l'importance d'un "enjeu": "en 2050, 80% des Francophones seront africains, 700 millions de femmes et d'hommes". Puis il a officiellement confirmé sa participation au 14e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa. "J'y rencontrerai l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile. C'est le sens de la nouvelle politique africaine de la France: tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait", a-t-il assuré. Cette annonce met fin à un débat "ira ou n'ira pas à Kinshasa?" sans réel suspense. "Cela aurait vraiment été rêver que de croire que le président français ne vienne pas à un sommet sur la francophonie", a aussitôt commenté le porte-parole du gouvernement congolais, satisfait. Pays francophone le plus peuplé au monde, la RDC n'a jusqu'à présent jamais accueilli de sommet de la Francophonie. En 1991, la conférence prévue à Kinshasa avait été délocalisée à Paris en raison des violations des droits de l'Homme du régime de Mobutu (1965-1997), rappelle-t-on à l'OIF. Cette fois encore, le principal parti d'opposition en RDC, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait réclamé la délocalisation du sommet. Mais d'autres voix s'étaient élevées pour plaider une participation au sommet de Kinshasa pouvant permettre de "briser l'isolement des militants des droits de l'Homme locaux", selon le député socialiste français Pouria Amirshahi. "Il aurait été très facile de dire à propos de Kabila: +ce type-là est infréquentable, je ne le fréquente pas+, mais un boycott ne ferait en rien avancer la situation en RDC", a également plaidé Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogé par l'AFP. "Certes, Hollande n'ira pas faire un procès de Kabila mais il pourra faire passer un message fort", a-t-il estimé. Le 9 juillet, M. Hollande avait lui-même affirmé: "les autorités de la RDC doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l'Etat de droit", dans un pays marqué en 2010 par l'assassinat du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya. Depuis, le pouvoir congolais a mis à l'ordre du jour parlementaire un projet de réforme de la Commission électorale, évoqué la création d'une commission des droits de l'Homme. . . "Des résultats encore bien trop minces pour être satisfaisants", juge Cécile Marcel de l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) France. "François Hollande aurait parfaitement pu se faire représenter à Kinshasa par un ministre" et "a manqué l'occasion de concrétiser la rupture promise", a estimé le président de l'association Survie, François Tarrit. "Il ne se démarque pas vraiment de la politique africaine de son prédécesseur. Nicolas Sarkozy était allé en 2009 en RDC et on avait vu cela comme un empressement à aller gagner des marchés pour la France", a-t-il rappelé.
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Le Président se rend à la Françafrique

Hollande ira finalement à Kinshasa pour le sommet de la francophonie.

Par THOMAS HOFNUNG
On allait voir ce qu’on allait voir. Durant la campagne, le candidat Hollande avait laissé planer la menace d’un boycott du 14e sommet de la francophonie, prévu à Kinshasa les 13 et 14 octobre (Libération d’hier), dans un pays gangrené par la corruption et la violence. Le tombeur de Nicolas Sarkozy promettait de marquer ainsi la rupture avec l’ère de la Françafrique, quand bien même la république démocratique du Congo (RDC), ex-colonie belge, n’en fait pas historiquement partie.
Plan B. Mais le principe de réalité diplomatique l’a finalement emporté. Hier, lors de la conférence des ambassadeurs à Paris, le chef de l’Etat a annoncé qu’il se rendrait à Kinshasa dans quelques semaines. Ce sera son premier déplacement en terre africaine. L’Elysée a estimé que la France avait plus à perdre qu’à gagner en pratiquant la politique de la chaise vide. Paris craignait notamment que le président Kabila «envoie tout valdinguer» en annulant la tenue du sommet. Il aurait fallu actionner un plan B : transférer le sommet à Paris. Du plus mauvais effet au moment où François Hollande affirme vouloir instaurer une nouvelle relation - «d’égal à égal» - avec le continent africain et où il tente de favoriser l’émergence d’une coalition d’Etats africains pour une intervention militaire, sous mandat de l’ONU, dans le nord du Mali, qualifié hier par le Président d’«entité terroriste».
Or, son absence aurait non seulement froissé le président congolais, Joseph Kabila, mais aussi ses pairs africains francophones qui ont tous plaidé, cet été, en faveur de sa venue à Kinshasa. Tout comme le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’ex-président sénégalais Abdou Diouf, qui reproche à la puissance mère de la francophonie son manque d’intérêt pour la défense de sa langue à l’étranger. Avec plus de 70 millions d’habitants, la RDC est, aujourd’hui, le premier pays francophone au monde. «En 2050, 80% des francophones seront Africains, 700 millions de femmes et d’hommes», a relevé hier Hollande.
Pour amorcer son virage de Kinshasa, il a dépêché en RDC, fin juillet, sa ministre de la Francophonie, Yamina Benguigui. Celle-ci y a rencontré les autorités, l’opposition, les ONG et les Eglises. Et en a retiré la conviction que le président français devait impérativement participer au sommet. «Sur place, nous avons été frappés par l’exacerbation du sentiment antifrançais, provoquée par ce débat sur le boycott», dit un conseiller de la ministre. La majorité de ses interlocuteurs congolais ont plaidé pour la participation de la France.
«Principes». Lors de ce déplacement, Yamina Benguigui affirme aussi avoir obtenu des garanties de la part des autorités locales sur l’amélioration de la situation des droits de l’homme. «Paroles, paroles, paroles…» réagit un bon connaisseur de la scène locale. «L’important, c’est le message que fera passer le chef de l’Etat à Kinshasa», justifiait hier son entourage. «J’y réaffirmerai que la francophonie, ce n’est pas simplement une langue en partage, mais aussi une communauté de principes et d’idéaux», a lancé hier le chef de l’Etat.
Un rappel d’autant plus nécessaire que la dernière présidentielle en RDC, fin 2011, a été marquée par des fraudes massives. L’Europe a critiqué de manière inhabituellement vive son déroulement.«[Hollande] doit dire avec nous qu’il faut des élections démocratiques partout en Afrique», déclarait Alassane Ouattara, fin juillet au JDD. Après le discours de La Baule, le discours de Kinshasa ? En 1990, après la chute du mur de Berlin, François Mitterrand avait prononcé dans cette station balnéaire un discours sur la nécessaire démocratisation du continent africain, conditionnant l’aide de Paris à des progrès substantiels en la matière.Une profession de foi restée très largement lettre morte.

Hollande ira à Kinshasa, et promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition


François Hollande s'adresse aux ambassadeurs le 27 août 2012 à Paris AFP Bertrand Langlois
François Hollande a tranché: il se rendra bien, en octobre, en République démocratique du Congo pour le sommet de la Francophonie. Mais, pour ne pas servir de caution au régime de Joseph Kabila, le président français promet de "tout dire" et de rencontrer l'opposition. Cette visite en RDC - ancien Congo belge et ex-Zaïre - sera le premier voyage officiel en Afrique du nouveau président français élu en mai. Ces derniers mois, plusieurs associations congolaises et françaises avaient demandé au président français de "ne pas se rendre à Kinshasa", pour éviter de conforter le régime autoritaire et contesté de Joseph Kabila. Au pouvoir depuis 2001, Kabila a été élu à la présidentielle de 2006, réélu en 2011, mais ces scrutins ont été entachés d'irrégularités relevées par des missions d'observation nationales et étrangères. Et le pays reste en guerre dans l'Est où des combats opposent depuis mai l'armée à des mutins. Lundi, dans un discours évoquant la "nouvelle donne" qu'il veut établir avec l'Afrique, M. Hollande a souligné l'importance d'un "enjeu": "en 2050, 80% des Francophones seront africains, 700 millions de femmes et d'hommes". Puis il a officiellement confirmé sa participation au 14e sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), prévu du 12 au 14 octobre à Kinshasa. "J'y rencontrerai l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile. C'est le sens de la nouvelle politique africaine de la France: tout dire partout et faire en sorte que ce qui soit dit soit fait", a-t-il assuré. Cette annonce met fin à un débat "ira ou n'ira pas à Kinshasa?" sans réel suspense. "Cela aurait vraiment été rêver que de croire que le président français ne vienne pas à un sommet sur la francophonie", a aussitôt commenté le porte-parole du gouvernement congolais, satisfait. Pays francophone le plus peuplé au monde, la RDC n'a jusqu'à présent jamais accueilli de sommet de la Francophonie. En 1991, la conférence prévue à Kinshasa avait été délocalisée à Paris en raison des violations des droits de l'Homme du régime de Mobutu (1965-1997), rappelle-t-on à l'OIF. Cette fois encore, le principal parti d'opposition en RDC, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait réclamé la délocalisation du sommet. Mais d'autres voix s'étaient élevées pour plaider une participation au sommet de Kinshasa pouvant permettre de "briser l'isolement des militants des droits de l'Homme locaux", selon le député socialiste français Pouria Amirshahi. "Il aurait été très facile de dire à propos de Kabila: +ce type-là est infréquentable, je ne le fréquente pas+, mais un boycott ne ferait en rien avancer la situation en RDC", a également plaidé Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), interrogé par l'AFP. "Certes, Hollande n'ira pas faire un procès de Kabila mais il pourra faire passer un message fort", a-t-il estimé. Le 9 juillet, M. Hollande avait lui-même affirmé: "les autorités de la RDC doivent démontrer leur réelle volonté de promouvoir la démocratie et l'Etat de droit", dans un pays marqué en 2010 par l'assassinat du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya. Depuis, le pouvoir congolais a mis à l'ordre du jour parlementaire un projet de réforme de la Commission électorale, évoqué la création d'une commission des droits de l'Homme... "Des résultats encore bien trop minces pour être satisfaisants", juge Cécile Marcel de l'Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) France. "François Hollande aurait parfaitement pu se faire représenter à Kinshasa par un ministre" et "a manqué l'occasion de concrétiser la rupture promise", a estimé le président de l'association Survie, François Tarrit. "Il ne se démarque pas vraiment de la politique africaine de son prédécesseur. Nicolas Sarkozy était allé en 2009 en RDC et on avait vu cela comme un empressement à aller gagner des marchés pour la France", a-t-il rappelé. http://www.slateafrique.com/93565/hollande-ira-kinshasa-et-promet-de-tout-dire-et-de-rencontrer-lopposition