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mercredi 12 novembre 2014

Cap sur le triste anniversaire du 28 novembre !






Cap sur le triste anniversaire du 28 novembre !


Après le spectacle désolant offert par les députés de la MP lundi dernier au Palais du peuple.
Le devoir de mémoire qui s’impose à l’ensemble du peuple congolais doit mobiliser déjà l’opposition et les organisations de la société civile…

L’opinion nationale et internationale a été témoin d’un non événement survenu lundi dernier au palais du peuple à Kinshasa : la salle de congrès où siègent les députés nationaux a servi d’arène à un groupe d’élus pugilistes appartenant à la majorité présidentielle !

En effet, non contents de la tournure qu’avait prise l’affaire dite » Kitebi « , une affaire de gros sous qui n’a pas mis tout le monde d’accord dans » la famille « , des Députés ont jeté leur » honorabilité » au rebut pour pouvoir échanger des coups entre eux comme peuvent se le permettre n’importe quels citoyens rencontrés dans les rues sombres de nos cités, et, advienne que pourra !

Quelle rétribution ont-ils eue ces élus bagarreurs en échange de leur honneur et de leur dignité ? Personne n’aura en tout cas le courage de dire, avec preuve à l’appui, qu’ils ont eu de l’argent.

On dira tout simplement a leurs propos qu’ils auront été ainsi des héros de la Majorité présidentielle pour avoir voté contre la motion de défiance de l’opposition qui voulait obtenir la déchéance du ministre délégué en charge de finances Patrice Kitebi mais cela est il suffisant pour justifier pleinement les trois années de représentation qu’ils viennent de passer à l’Assemblée nationale ?
Se souvenir du 28 novembre 2011 !
Pour des millions de téléspectateurs ayant suivi lundi dernier la retransmission en direct du pugilat survenu à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, il s’agi tout simplement d’un » film de la honte » si pas la honte même transfigurée à travers cet organe législatif et de contrôle du gouvernement !

Pour l’opposition politique et les organisations de la société civile qui ont suivi la scène, il s’est agi d’une démonstration spectaculaire des intérêts pour lesquels travaille réellement la majorité présidentielle en contradiction flagrante avec les principes qui semblent fonder sa détermination de conquérir et d’exercer indéfiniment le pouvoir d’Etat en RDC.

Edifiée donc par l’inconsistance des objectifs politiques poursuivis par la Majorité présidentielle qui s’éloigne toujours des attentes légitimes du peuple congolais, l’opposition politique doit s’aviser de renouer immédiatement avec ses actions de terrain en privilégiant l’actualité à partir des repères africains dont les principaux se trouvent à l’intérieur même du territoire nationale par le temps qui court, un des repères importants susceptibles de galvaniser les consciences dans le pays c’est sans nul doute la date du 28 novembre qui approche déjà en courant pour rappeler aux congolais un devoir de mémoire dont ils ne devraient jamais perdre de vue.
Cette date qui rappelle, en effet, des élections qui sont venues accélérer la débâcle du pays doit constituer pour tous un moment de réflexion et de décision : PLUS JAMAIS CELA TANT QUE NOTRE PEUPLE CONTINUERA D’EXISTER !
Par Kambale Mutogherwa
http://7sur7.cd/new/cap-triste-anniversaire-du-28-novembre/

Monsengwo face aux enjeux de l’heure


Monsengwo face aux enjeux de l’heure

























KINSHASA)- Le cardinal Laurent Mosengwo va briser le silence. L’archevêque de Kinshasa

 va s’exprimer ce jeudi 13 novembre à l’ouverture du colloque de deux jours organisé par la Chaire

 Jean Paul 2 en hommage à son grand chancelier qui n’est rien d’autre que lui-même Laurent 

Mosengwo Pasinya qui fête ses 75 ans d’âge. Le thème de ce colloque est évocateur. ‘‘Le combat

 pour la démocratie est-il le combat de Dieu ?’’. Le chef de l’Eglise catholique romaine du Congo-

Kinshasa va se plonger dans l’actualité brûlante de l’heure. Difficile pour lui d’éluder l’épineuse

 question de la révision constitutionnelle. Après la déclaration des évêques qui a créé le séisme dans

 la famille politique du chef de l’état, Mosengwo est très attendu par les fidèles catholiques

 antirévisionnistes qui ne jurent que par le durcissement du ton. Son point de vue est attendu par

 tous

http://7sur7.cd/new/monsengwo-face-aux-enjeux-lheure/

Procès Mamadou Ndala :













































L’avocat du principal accusé Birocho Kossi Nzanzu « proposé à la peine de mort » dans le procès à Beni (Nord-Kivu) des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala, a reproché lundi 10 novembre 2014 au Ministère public le fait de n’avoir « pas aidé la Cour à savoir qui a tué le colonel Mamadou », affirmant qu’« il n’y a aucun élément de preuve ».
« Maître Augustin Chishambo réclame la comparution d’un agent de la Monusco, qui était cité par l’ancien chauffeur du colonel Mamadou Ndala de l’avoir amené sur le lieu du crime, et sollicite que les survivants de cet attentat comparaissent à la Cour », rapporte Radio Kivu 1.
L’avocat, qui « pense à Moussa Dialo, un agent de la Monusco +car c’est lui le premier qui a vu le colonel Mamadou Ndala mourir+, reproche au Ministère public de l’avoir seulement écouté à l’Auditorat ».
Vendredi 07 novembre 2014, le Ministère public représenté par l’Avocat général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Timothée Mukutu, a requis « la peine de mort pour participation à un mouvement insurrectionnel ADF, en lui fournissant des munitions, uniformes et insignes de grades ».
« Il a aussi ajouté le fait que le colonel Birocho a monté l’affaire du carburant du colonel Mamadou Ndala, sachant que le général Lucien Bahuma l’avait instruit de rester à Eringeti et de ne pas sortir suite aux obligations du travail. Le colonel Birocho avait ainsi géré le temps et les habitudes du colonel Mamadou afin que le commando ADF soit prêt pour le tuer », rapporte Radio Kivu 1.
Un élément ADF/NALU décrit le plan de l’assassinat de Mamadou Ndala
Selon Radio Kivu 1 qui couvre le procès des assassins présumés du colonel Mamadou Ndala tué le 02 janvier 2014 à Ngadi (à 10 Km de Beni), « des témoins continuent de se succéder à la tribune du 8 Mars à Béni afin de donner chacun sa version des faits ».
« Le tout dernier est cet élément ADF/NALU qui avait réussi à s’infiltrer chez le général Lucien Bahuma avec l’aide d’un officier des FARDC, le colonel Birocho Nzanzu Kossi », rapporte-t-elle donnant les détails ci-après.
« L’Etat-major des rebelles ADF/NALU s’était réuni pour la première fois le 17 décembre 2013 pour identifier les tombeurs du M23 qui allaient les attaquer eux aussi. Ils ont envoyé 7000 USD avec une femme au colonel Birocho pour la communication et surveillance des mouvements du célèbre Colonel Mamadou Ndala.
Des espions sont venus jusques dans la ville de Beni pour surveiller ledit colonel et vérifier si toutes les informations qu’il envoyait au commandant ADF/NALU CCO-FEZA étaient correctes.
Pour préparer l’attentat contre le colonel Mamadou Ndala, le 2 janvier 2014, l’Etat-major des ADF/NALU avait envoyé et placé plusieurs hommes sur la route entre Beni et Mbau. Le rebelle appelé Kasimu était chargé de tirer sur la jeep du colonel Mamadou.
Au quartier Boikene dans la ville de Beni, trois ADF/NALU étaient en position. A Ngadi : sept attaquants. En face de la Monusco, vers Mavivi : trois autres rebelles pour barrer toute contre attaque FARDC.
D’autres collabos étaient au téléphone pour donner les précisions sur le déplacement et l’arrivée de la Jeep. Après l’opération réussie ce 2 janvier 2014, l’Etat-major des ADF/NALU a envoyé 27.000 USD au colonel Birocho Nzanzu Kossi ».

SE PRONONÇANT SUR LA SITUATION SECURITAIRE A BENI:




























 » Les exploits militaires et sécuritaires réalisés par nos génies militaires ont été le fait des ressources financières, militaires et logistiques 1000 fois moins importantes que celles dont dispose la Monusco « , dénonce le président du MPCR.
Thomas d’Aquin Muiti. C’est à ce président de la société civile de la ville de Beni, au Nord-Kivu, que le député national Jean-Claude Vuemba attribue une fière chandelle ainsi qu’à l’ensemble de son staff et aux autres membres des organisations de la société civile du Nord-Kivu. Mais, pourquoi cette mention spéciale ? Parce que le numéro un de la société civile au Nord-Kivu avait déclaré, dans la suite de la déclaration du chef de l’Etat à Beni, que  » la Monusco a failli dans sa mission de protection des civils à Beni. Elle ne doit pas attendre l’armée congolaise pour mener des actions contre les forces négatives « . Ce qui pousse l’élu de Kasangulu dans le Bas-Congo, à faire le bilan de la Mission onusienne.
L’appréciation du président de la société civile du Nord-Kivu, poursuit  » JCV « , est  » confirmée par le bilan largement négatif concluant les 14 années de l’action de la Monusco poursuivant celle de la Monuc ». Pour lui, durant 18 années tout comme le mois d’octobre dernier,  » c’est au vu de tous que les armes à feu et des armes blanches telles que les machettes ont été utilisées pour tuer massivement les populations civiles congolaises de la ville et de l’ensemble du territoire de Beni, dans la province congolaise du Nord-Kivu « . Mais, pourquoi ce procès contre la MONUC, devenue depuis quelques années MONUSCO, chargée par l’ONU de la protection des civils au Congo-Kinshasa ?
Jean-Claude Vuemba explique que l’un des faits marquants de cette mission onusienne réside dans son coût extrêmement élevé :  » Soit plus d’un milliard et cinq cent mille dollars par an, soit plus de vingt milliards de dollars pour les quatorze années que dure cette mission « .
La dette extérieure contractée par la RDC durant près de cinquante ans -plus ou moins quinze milliards de dollars- devrait représenter, soutient le député national Jean-Claude Vuemba, plus ou moins 75% de vingt milliards de dollars US qui constituent les dépenses engagées pour les seules 14 années que dure la mission onusienne militaire qui est la plus branche armée de l’Organisation des Nations Unies en RDC.
 » Or, au terme de ces quatorze années de présence sur le territoire national congolais, la Monusco n’a pas réussi à mettre fin aux vingt années que dure l’insécurité et le génocide en cours de perpétration sur toute l’étendue du territoire national congolais », estime le président national du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR). « Les exploits militaires et sécuritaires réalisés par le général Mbuza Mabe, le colonel Mamadou, le général Bahuma et leurs staffs ont été le fait des ressources financières, militaires et logistiques 1000 fois moins importantes que celles dont dispose la Monusco », dénonce-t-il comme pour faire le bilan de la mission onusienne en RDC.
Et de se demander :  » C’est à ce niveau que réside la question de savoir pourquoi la Monusco ne s’est jamais souciée de mettre à contribution les énormes ressources dont elle est nantie pour faire la lumière sur ce qui, selon toute vraisemblance, constitue des meurtres en série « .
Après la Monusco, les organisations humanitaires internationales sont accusées de n’avoir  » rien fait d’autre que donner raison à l’un des meilleurs artistes musiciens congolais, Koffi Olomide qui, il y a quelques années, proclamait : To zali na système ya lifelo, moto ezali ko pela, mais to zali ko zika te « . Pour ensuite conclure :  » A ce jour, rien … absolument rien ne permet d’entrevoir la fin de cette tragédie pour fusse-t-il les cinq prochaines années « . Autrement dit, c’est le cercle vicieux et rien d’autre.


QUID DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE ?
Le chapitre ayant trait à la révision constitutionnelle ne pouvait pas manquer dans la conférence de presse de l’opposant congolais. Il parle plutôt de la  » question relative à la modification de la Constitution, plus spécialement son article 220 « .
Loin d’être une exclusivité de la RDC, poursuit-il, la problématique de la modification de la Constitution constitue une très ancienne tradition pour les  » Autocraties disséminées à travers le continent africain « . C’est « qu’il félicite le président Obama « dont la détermination aura eu raison de ces présidents fondateurs africains et surtout de leurs réseaux des mentors, disséminés dans ces pays occidentaux d’Europe et de l’Amérique du Nord « .
Pour Jean-Claude Vuemba,  » sans la ferme détermination de Barack Obama, les réseaux de la Françafrique auraient réussi à user de savantes manipulations pour que Blaise Compaore, se retrouve encore réélu au poste de président de la République du Burkina Faso ».Le tout puissant réseau de la Françafrique, ajoute le député Vuemba, aurait réussi à provoquer des situations des plus rocambolesques pour justifier à la face du monde le maintien de Compaore au poste de chef de l’Etat de son pays. « Et je suis convaincu que le chef de l’Etat qui, plus d’une fois, a conféré de cette question avec John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, est la seule et unique personne à en savoir plus que quiconque « , conclut l’élu de Kasangulu en ce qui concerne le débat sur la révision constitutionnelle en RD Congo.
Avant de clore sa conférence de presse, le président national du MPCR n’a pas voulu passer sous silence ce qu’il considère comme des propos désobligeants tenus par l’autorité urbaine à Kinshasa lorsqu’il recevait les joueurs de l’AS V. Club, le staff technique et la coordination.  » Propos qui ne sont pas de nature à corroborer l’esprit de générosité, de solidarité et d’entraide dont a fait preuve le président du Tout-puissant Mazembe, Moïse Katumbi Chapwe, qui n’a jamais cessé de faire œuvre utile de mécène dans le monde du football congolais « , fait remarquer Jean-Claude Vuemba. M. M.


Que préparent les hors-la-Loi-fondamentale ?






Que préparent les hors-la-Loi-fondamentale ?
























En souhaitant triturer ses faibles institutions, l’ex-homme fort du Burkina Faso, Blaise Compaoré, n’a fait que révéler sa propre fragilité. Avertissement aux alchimistes présidents qui rôdent autour de leur Loi fondamentale.
« Alerte à la contagion venue d’Afrique de l’Ouest ! » Depuis des mois, des messages de mise en garde sont sur toutes les lèvres et à la pointe de toutes les plumes. Mais cette fois, il ne s’agit plus d’Ebola. Il s’agit d’un branle-bas moins sanitaire que politique. Et le virus politicien dont il est question est moins celui de la « révisionnite », pathologie dénoncée depuis des années, que celui de la « décagnotite », cette crise épileptique populaire qui a décapité le régime burkinabè. Or, une comptine africaine dit « Chacun son tour chez le coiffeur ».
L’Afrique s’est déjà habituée à voir ses hommes forts plus bas que terre. On se surprend à ne plus être surpris face au spectacle d’un Raïs égyptien derrière les barreaux ou d’un Guide libyen ébouriffé et ensanglanté. Mais cette fois, le printemps n’est plus seulement arabe et le message est plus ciblé : il s’adresse aux présidents qui, à l’instar de Blaise Compaoré, tentent de modifier une Constitution appuyée sur un système démocratique biaisé. Après le printemps arabe, quel dirigeant tripatouilleur sera-t-il victime de ce que le socialiste burkinabè Emile Paré a qualifié d’ »automne noir » ?
Sur le continent, tout comme Blaise Compaoré, certains chefs d’État menottés pas leur Loi fondamentale ont suscité les prémices d’une réflexion sur la modification de leur Constitution.
Quel dirigeant tripatouilleur sera-t-il victime de ce que le socialiste burkinabè Emile Paré qualifie d’ »automne noir » ?
Le président béninois est le plus hésitant. Peut-être parce que le Bénin fut considéré comme le champion des alternances. Peut-être parce que Boni Yayi n’a pas l’expérience d’un putschiste en treillis. Peut-être parce que la Commission des lois du parlement béninois ne semble pas complaisante. Peut-être, tout simplement, parce qu’il avait fait la promesse de ne pas se présenter en 2016. Pour rester sur son trône sans être candidat, il lui reste l’éventualité d’un report du scrutin présidentiel. Usera-t-il de l’argument budgétaire ?
Dans le collimateur des gardiens de l’intégrité constitutionnelle, se trouvent également les deux Congos. Comme Yayi et Compaoré, Joseph Kabila aura bientôt achevé son deuxième mandat que la Loi fondamentale considère comme le dernier. Comme Boni Yayi, le terme du président de la RDC est 2016. Comme Blaise Compaoré, Kabila tente de noyer l’éventuelle modification du verrou constitutionnel dans l’ajustement d’autres articles concernant le mode d’élection des sénateurs et des députés provinciaux au suffrage indirect. Cheval de Troie qui entraînerait d’autres changements, notamment du fait de la non-rétroactivité de la loi ? L’opposition se méfie.
Autre Congo, autre Congolais : celui qui, pour avoir déjà connu le départ du pouvoir, sait qu’il est long, le chemin de la reconquête. Le général Denis Sassou N’Guesso, lui, se heurte en plus à son statut de septuagénaire qui le « périme » au regard des conditions de candidature. Mais il évoque une opportune « volonté populaire » qui pourrait bien valoir plus qu’un parchemin. Une commission ad hoc a déjà défendu l’idée selon laquelle « la limitation de l’âge des candidats à l’élection présidentielle » est contraire à un autre article de la Constitution qui stipule que « tous les citoyens sont égaux devant la loi » et que « la limitation à deux mandats du président de la République viole le principe constitutionnel d’équité puisque ne s’appliquant pas aux autres élus ». Pour ajouter de la menace voilée aux arguments spécieux, le parti au pouvoir (PCT) accueillait le président, à son retour de Washington, avec une banderole « Baméka Sassou té, Bakéba na bango », ce qui signifie « Ne touchez pas à Sassou, vous êtes avertis ».
Comme les « jumeaux » congolais, les jumeaux burundais et rwandais alimentent le débat. Si Pierre Nkurunziza s’apprête à terminer son deuxième mandat autorisé, son parti, le CNDD-FDD, a ouvertement souhaité réviser la Loi fondamentale. À moins qu’il n’arrive à convaincre que la première accession au pouvoir de son poulain ne compte pas, puisque celui-ci avait été désigné par le Parlement et non pas élu au suffrage direct.
Au Rwanda, même scénario des deux mandats presque échus et même comportement ambigu du chef de l’État. En avril, Paul Kagamé promettait de respecter la Loi fondamentale, non sans ajouter qu’il ne connaissait « pas un seul pays où la Constitution soit immuable ».
La Constitution burkinabè n’était pas immuable. Pas plus et pas moins que celles des Congos, du Rwanda, du Burundi ou du Bénin. Qu’en pense Blaise Compaoré qui aurait pu jouir des honneurs présidentiels jusqu’en novembre 2015 ?

La scène politique nationale livre ses secrets : La Majorité présidentielle déjoue un complet interne !





La scène politique nationale livre ses secrets : La Majorité présidentielle déjoue un complet (Ndlr: complot?) interne !
























48 heures après la plénière de tous les dangers du lundi 10 novembre, la vérité commence à se manifester dans des proportions insoupçonnées. Il se révèle, en effet, que le plus grand danger des deux motions de défiance tombées caduques ne provenait nullement de l’Opposition.
Bien au contraire, c’est au niveau de la MP que s’était ourdi un complot interne contre le gouvernement. Plusieurs députés de cette famille politique attendait ainsi le vote pour ou contre la motion de défiance en vue de mettre le gouvernement en difficulté, précipiter sa déchéance et accélérer l’avènement du gouvernement de cohésion nationale.
Pour raison de crédibilité, un gouvernement amputé coup sur coup de deux de ses membres pour des dossiers jugés scabreux, n’aurait eu aucune crédibilité au sein de l’opinion nationale. Surtout qu’en ce qui concerne le secteur des finances, le Premier ministre est concerné au premier chef. Comment accepter la mise en cause d’un simple ministre délégué sans sacrifier par la même occasion le vrai détenteur du portefeuille ?
Imparable
Fatigué d’attendre le gouvernement de cohésion nationale pour lequel beaucoup sont candidats, certains sociétaires véreux de la MP, mais aussi des acteurs de l’Opposition intéressés par la chose, ont décidé de créer une sorte de crise au niveau du gouvernement. Le tout dans le secret espoir de précipiter la chute du gouvernement Matata et ainsi, de provoquer l’accouchement par césarienne du gouvernement de cohésion nationale.
A voir l’ampleur de la conspiration, des sources affirment qu’en cas de vote pour ou contre les deux motions de déchéance, les deux ministres visés allaient immanquablement tomber. Le règlement intérieur de la chambre basse consacrant un vote à bulletin secret en pareille circonstance, la déroute était imparable.
Pas dans le dos
C’est pourquoi les stratèges de la grande famille kabiliste ont décidé de sortir la grosse artillerie. Et, ce n’est pas par hasard que le choix pour la grosse besogne, a été porté sur un dur à cuire.
Derrière la défénestration de l’Opposition, la Majorité déjouait en réalité un complot interne et plaçait son Autorité morale à l’abri de tous les assauts. Il ne fallait, pour rien au monde, que l’on place ce dernier devant un fait accompli, de nature à lui forcer la main dans la mise en place du gouvernement de cohésion nationale.
Par ce geste d’avant-hier, la Majorité a démontré que cette dernière question reste du domaine strictement réservé de son Autorité morale. Il n’appartient à personne de tenter d’influencer le processus à quelque degré que ce soit.
La tournure prise par les événements au Palais du peuple a rappelé aux comploteurs internes qu’il est difficile, voire impossible, de faire un enfant dans le dos de la Majorité présidentielle.
Preuve que la famille est sous total contrôle.

LP

Nouvelles de la CPI Babala, Jusqu’à la dernière minute, Kinshasa s’est opposé à sa libération







Nouvelles de la CPI Babala, Jusqu’à la dernière minute, Kinshasa s’est opposé à sa libération






L’élargissement le 20 novembre dernier par la CPI de Fidèle Babala Wandu, bras droit du sénateur Jean-Pierre, a fortement déplu à la Ma­jorité présidentielle qui projetait déjà l’avenir politique avec un adver­saire de taille en moins. Dans le microcosme poli­tique de la RDC, Babala n’est pas n’importe qui. C’est un poids lourd dont la maîtrise de la scène politique congolaise sera indispensable à tout pro­jet d’alternance.

Sa large assise politique à Kinshasa, surtout à Tshangu (quartier populeux de Kin­shasa) dont son ancrage sociologique est le plus im­portant était très gênante pour la Kabilie. L’ancien di­recteur de cabinet du vice-président de la République sous 1+4 est aussi un hom­me à poigne doué d’une intelligence froide que ses adversaires politiques red­outent. Ajouter à cela la liberté de ton, Fidèle Babala était en l’absence de Bemba l’homme à abattre pour la Majorité. Après avoir active­ment travaillé à l’arrestation de Babala, le pouvoir avait une idée de plus sordide comme les affectionne les pseudo-démocrates. Voir F. Babala moisir à La Haye afin d’affaiblir durablement le MLC.

Ainsi jusqu’à la dernière minute, le Pouvoir de Kinshasa s’est opposé à sa libération (voir documents fac similés en bas). La vice-ministre de la justice, Saki­na Binti, assumant l’intérim de son chef Mumba Matipa, avait écrit à la CPI le 14 oc­tobre 14 pour repousser la relaxe du député Babala. Dans sa lettre elle dit « que le gouvernement ne saurait garantir, au stade actuel de la procédure, le respect par Monsieur Fidèle Babala Wandu, des conditions des règles 119 (1) du Règle­ment de la procédure et de preuve, dont les points c) et d) ». C’est cette lettre que le Procureur de la Répub­lique, Flory Kabange Numbi, s’est empressé d’expédier à la CPI pour empêcher la libération de Babala. Mal­heureusement pour le pou­voir, la CPI l’a désavoué en accordant la liberté à Baba­la. Cette nouvelle avait été accueillie avec tristesse par la Majorité présidentielle. La Majorité feint de promou­voir la cohésion nationale mais dans les faits ne pose aucun acte dans le sens de ce qu’elle affirme. Là où les institutions de la France se mobilisent pour un national en péril, Kinshasa s’illustre par des positions partisanes et indignes. Babala, après avoir foulé le sol congolais le 20 octobre 14, a d’ailleurs fait remarquer le caractère « stratosphérique » de la bêtise humaine parlant de l’attitude des autorités de son pays qui n’incarnent pas les fonctions qui sont les leurs. Babala en liberté c’est quelque peu Bemba lui-même dehors.

Celui qui peut fidèlement et avec l’autorité suffisante remettre de l’ordre de la maison MLC. Cela passe par la clarification des posi­tions du MLC sur les ques­tions politiques de l’heure. Notamment : la révision ou le changement de la Con­stitution, la problématique du calendrier électoral. Ba­bala devra aussi revitaliser les structures du MLC en écartant les bois morts au profit des nouveaux cad­res plus dynamiques. C’est donc une lourde tâche qui repose sur Babala qui devra redonner des couleurs à l’un des plus grands partis de la RDC sans lequel tout projet d’alternance est dif­ficilement réalisable. Ba­bala qui prendra la parole aujourd’hui pour fixer le cap du MLC par rapport aux en­jeux de l’heure. Il avait pré­alablement remercié tous les députés de sa famille politique et pas que, pour leur soutien dans sa dure et injuste épreuve. Selon Ba­bala, la sortie de Bemba est plus que proche. La prési­dentielle de 2016 assure-t-il au téléphone se fera avec le sénateur J-Pierre Bemba. Loin d’être revanchard, Be­mba viendra travailler à la véritable cohésion de la RDC et à l’érection d’un véritable Etat de droit, soutient Ba­bala.