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mercredi 31 octobre 2012

Le Dr Denis Mukwege échappe à la mort


Le Dr Denis Mukwege échappe à la mort



« Vivre, c’est relatif… Vaut-il la peine de vivre jusque 80 ans en voyant ce que je vois chaque jour… »Lundi dernier à Bruxelles, le Dr Denis Mukwege, médecin-chef de l’hôpital de Panzi à Bukavu, concluait par cette phrase désabusée une soirée-débat où, une fois de plus, il avait témoigné du sort des femmes du Kivu victimes de violences sexuelles et s’était interrogé sur l’impuissance de la communauté internationale.
Deux jours plus tard, soit jeudi soir, alors qu’il venait de rentrer à Bukavu, quatre hommes en civil, lourdement armés, le guettaient dans sa maison du quartier de Muhumba, commune d’Ibanda. Peu avant 18 heures, il avaient forcé la porte, menacé les deux filles du médecin et leur ami, les obligeant à se coucher sur le sol en attendant le retour de leur père. Trente minutes plus tard, alors que la voiture approchait, les deux hommes se mirent en position de tir et se dirigèrent vers la porte de la maison. C’est alors que la sentinelle se précipita vers le véhicule, hurlant au docteur qu’il était menacé. Le malheureux gardien fut abattu sur le champ. Quittant la maison, les tueurs s’approchèrent alors du Dr Mukwege, l’arrachèrent de sa voiture en prenant les clés du véhicule. Le médecin se jeta au sol, tentant d’échapper aux tirs. C’est de justesse qu’il eut la vie sauve. En effet, les cris de la sentinelle, le bruit du coup de feu avaient alerté le quartier et les voisins se précipitèrent sur les lieux. Les deux assaillants prirent alors la fuite dans le 4X4 de leur victime et l’ abandonnèrent peu après pour un autre véhicule après y avoir mis le feu.
Sous le choc, le Docteur Mukwege appela alors ses amis et collègues de Bruxelles, qu’il avait quitté la veille, en particulier Louis Michel. Ce dernier poussa la Monusco à dépêcher vers Ibanda des équipes de protection tandis que le gouverneur du Sud Kivu, Marcellin Cishambo, s’activait de son côté. Dans les heures qui suivirent, les Casques bleus, qui n’avaient jamais accordé de protection particulière à un homme particulièrement menacé, s’affairèrent à prendre des photos des lieux du crime et à préparer des rapports.
Ce soir là, la sentinelle du Dr Mukwege ne fut pas la seule victime : des sources locales nous ont rapporté un autre assassinat dans le quartier populaire de Kadutu tandis que plus au sud, la ville d’Uvira, voisine du Burundi, était déclarée ville morte à cause de l’insécurité.
Si l’on ignore l’identité des tueurs en civil, équipés d’armes de guerre, la population du Sud Kivu redoute d’être victime à son tour d’une stratégie de la tension, à l’instar de Goma, la capitale du Nord Kivu, endeuillée par une vague d’assassinats jusqu’à ce que les autorités se décident à fermer la frontière avec le Rwanda.
Les circonstances de l’agression, manquée de justesse, contre le Dr Mukwege rappellent la manière dont d’autres personnalités de premier plan furent assassinées à Bukavu, dont l’évêque Mgr Munzihirwa, qui avait dénoncé, lors de la première guerre du Congo, les menées d’intérêts étrangers désireux de prendre le contrôle des ressources du pays.
Le médecin-chef de l’hôpital de Panzi était, lui aussi, devenu de plus en plus précis dans sa dénonciation de la stratégie de la terreur, expliquant comment le viol est utilisé comme arme de guerre, pour démoraliser, humilier et finalement soumettre une population.
C’est que Denis Mukwege, gynécologue formé à Angers en France, estimait qu’il ne suffisait pas, inlassablement, de porter secours aux femmes détruites par les violences sexuelles, de les guérir de la fistule et de traiter leurs atroces blessures : il avait décidé d’utiliser sa notoriété, les nombreux prix internationaux ( Prix Olof Palme, prix de la Fondation Roi Baudouin, prix Jean Rey et bien d’autres) qui avaient couronné son action, pour prendre à témoin l’opinion internationale. Cette année encore, le Docteur Mukwege s’était adressé à l’Assemblée générale de l’ONU, il avait voyagé dans les pays scandinaves où son nom avait été cité pour le Prix Nobel, il avait été reçu en 2011 par le roi Albert II qui, dans une démarche tout à fait inhabituelle, s’était adressé personnellement au secrétaire général de l’ONU pour lui demander de prendre en compte le témoignage du médecin-chef de Panzi.
Le seul à n’avoir jamais reçu en audience particulière l’un des plus connus des Congolais est le président Kabila, qui, à plusieurs reprises, a cependant visité l’hôpital de Panzi et fait des dons privés à certaines de ses sections, dont la maternité, tout en refusant de se rendre dans les salles réservées aux femmes victimes de violences sexuelles. C’est que le Docteur Mukwege ne dérange pas seulement les voisins du Congo et en particulier le Rwanda, considéré comme la matrice de la violence qui déferle sur la région depuis 1994. Il dérange aussi le pouvoir de Kinshasa, qui, depuis les accords de paix conclus avec Kigali en 2009, aurait voulu faire croire que la région allait retrouver la paix et faisait preuve d’un optimisme que les populations locales ne partageaient guère.
La guerre menée aujourd’hui au Nord Kivu par les mutins du M23, soutenus par le Rwanda, les tentatives de déstabilisation du Sud Kivu, confirment, tragiquement, les mises en garde du Docteur Mukwege qui a failli être victime du fait d’avoir eu raison car il répercutait, lui, le cri de désespoir des victimes et non les impératifs de la raison d’Etat.

http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2012/10/26/le-dr-denis-mukwege-echappe-a-la-mort/

RDC: Bukavu, ville morte pour protester contre l'insécurité




RCD : à Bukavu, l'opération ville morte a été très suivie 

 Par RFI

Bukavu, 800 000 habitants, est la capitale du Sud-Kivu.
Bukavu, 800 000 habitants, est la capitale du Sud-Kivu.
RFI

Bukavu, l'immense cité du Sud-Kivu est aujourd'hui endormie. La société civile avait appelé à une journée ville morte, ce mercredi 31 octobre, pour dénoncer l'insécurité en ville et dans la région, et notamment la multiplication des assassinats. Malgré les pressions, la population a suivi le mouvement.

Malgré le message des autorités diffusé par la RTNC, la radio télévision nationale, qui appelait à ne pas suivre ce mouvement, malgré les menaces des certains employeurs sur leurs ouvriers pour qu'ils viennnent travailler ce mercredi matin, Bukavu vit au ralenti.

« Aujourd'hui, Bukavu ressemble à un dimanche, témoigne Thierry, un fonctionnaire qui vient de traverser la ville. Tout semble dormir, toute la population est à domicile, à la maison. Egalement tous les bureaux que ce soit de l'Etat ou du privé n'ont pas ouvert. Et j'ai mon enfant qui va à l'école. Je suis à quelques mètres de l'école, ça n'a pas tourné. »

A travers cette opération ville morte, la population exprime son ras-le-bol sur l'augmentation récente des violences : quatre meurtres en une semaine, la tentative d'assassinat contre le célèbre docteur Denis Mukwégé jeudi dernier. « Trop c'est trop », estime Lucienne, une jeune juriste :
« Nous remarquons que depuis beaucoup de temps, les droits sont violés. Il n'y a pas le respect de la personne humaine. C'est ce qui nous manque chez nous. Il y a des actions qui se font, mais le changement n'est pas palpable parce que les violences continuent. Et tout commence par le rétablissement de la paix. »

Joint par RFI, le maire de Bukavu estime que cette opération ville morte n'a pas d'impact sur les problèmes de violences. Portée par ce succès, la société civile a déjà décidé d'organiser de nouvelles actions pour obliger les autorités à s'investir contre l'insécurité.



RDC: Bukavu, ville morte pour protester contre l'insécurité

Par RFI

La ville de Bukavu en RDC.
La ville de Bukavu en RDC semble avoir été la plus touchée par la première secousse.
(Source : www.interet-general.info)
La ville de Bukavu en RDC.

A Bukavu, capitale du Sud-Kivu dans l'est de la RDC, la société civile appelle à une journée ville morte ce mercredi 31 octobre 2012. L'objectif est de dénoncer l'insécurité, notamment les assassinats qui se multiplient.

Elodie Ntamuzinda: «Nous allons nous taire jusqu’à quand ?... 
la sécurité est l’affaire de tous !»
31/10/2012
par Guillaume Thibault























Ville dangereuse, crimes qui se multiplient, l'insécurité grandissante exaspère Elodie Ntamuzinda. La présidente de la société civile de Bukavu veut une ville morte pour que les autorités prennent leurs responsabilités. «Nous voulons voir toutes boutiques fermées. Nous ne voulons pas voir les écoles ouvrir. Nous n’avons pas oublié les taxis-motos, les bus et autres… La province du Sud-Kivu doit montrer aux yeux du monde son ras-le-bol !», assure-t-elle.
Solidaire de cette journée ville morte, le personnel de l'hôpital Panzi, le centre de santé dirigé par le célèbre docteur Denis Mukwégé agressé jeudi dernier chez lui. «Le docteur va bien mais la violence on n'en veut plus» affirme Ephrem Disimwa, le responsable communication de l'hôpital.
Femmes victimes de viol à l'hôpital Panzi de Bukavu (RDC) en 2009.
AFP / Adia Tshipuku
L'idée de faire de Bukavo une ville morte énerve par contre les autorités. Pour le maire, Philémon Lutombo Yogolelo, ce type d'initiative ne sert pas à grand chose. « Tout ce qu’on annonce, cette recrudescence de l’insécurité dans la ville, je ne crois que pas l’organisation d’une journée ville morte soit vraiment une réponse à cette question-là… il n’y aura pas franchement d’avancée par rapport à l’insécurité
Il est difficile de savoir si les habitants de Bukavu se joindront à cette initiative. Un membre de l'opposition politique ne voit pas l'intérêt de cette journée ville morte : «Même si cela provoque un éclat à l'extérieur, explique-t-il, ça ne fera pas malheureusement pas bouger les décideurs
http://www.rfi.fr/afrique/20121031-rdc-bukavu-ville-morte-insecurite-hopital-panzi-elodie-ntamuzinda



l'émotion toujours vivace à Bukavu après l'agression d'un «homme de paix»

Par RFI

Le docteur Denis Mukwege, directeur de l'hôpital Panzi, à Bukavu, dans l'est de la RDC.
Le docteur Denis Mukwege, directeur de l'hôpital Panzi, à Bukavu, dans l'est de la RDC.
AFP

Le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui a échappé jeudi 25 octobre à une tentative d'assassinat à son domicile à Bukavu, se trouve au Burundi, a indiqué dimanche le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders. Le ministre précise qu'il n'est pas exclu qu'il vienne en Belgique. L'agression dont a été victime cette personnalité internationalement respectée pour son engagement contre les violences sexuelles, et dans laquelle l'un de ses employés a été tué, provoque une vive émotion. Denis Mukwege directeur de l'hôpital Panzi qui soigne chaque année environ 3 000 femmes victimes de violences sexuelles, intervient régulièrement à la Cité de la Joie de Bukavu, un lieu de reconstruction physique et psychologique pour toutes ces femmes violées. Marie-Jeanne Mwabachu, chargée de programme à la Cité de la Joie se dit très choquée par cette agression contre un « homme de paix ».

Marie-Jeanne Mwabachu
Chargée de programme à la Cité de la Joie
Ce docteur se donne corps et âme pour essayer de sauver la femme et de lui redonner sa dignité
29/10/2012 par Christine Muratet

lundi 29 octobre 2012

Flahaut en visite en RDC à partir de dimanche soir




RDC: visite de Flahaut à partir de dimanche soir -Belga via RTBF


Le président de la Chambre, André Flahaut, s’envole dimanche à destination de Kinshasa pour un séjour de plusieurs jours en République démocratique du Congo (RDC), a-t-il annoncé à l’agence BELGA, rectifiant une information publiée par la presse congolaise.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la « diplomatie parlementaire » et dans la foulée des accords de coopération conclus entre la Chambre et le Sénat avec leurs homologues congolaises (Assemblée nationale et Sénat). M. Flahaut (PS) a précisé qu’il rencontrerait lundi les présidents de ces deux assemblées, Aubin Minaku et Léon Kengo wa Dondo, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon – avec lequel il s’est déjà entretenu mardi lors de sa visite en Belgique – , et avec le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, avant de s’envoler mercredi pour Goma, le chef-lieu de la province troublée du Nord-Kivu, théâtre depuis plusieurs mois d’une nouvelle rébellion. Il devrait s’entretenir jeudi avec le président Joseph Kabila avant de regagner Bruxelles.

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Belga | 28 Octobre 2012 10h50



Le président de la Chambre, André Flahaut, s'envole dimanche à destination de Kinshasa pour un séjour de plusieurs jours en République démocratique du Congo (RDC), a-t-il annoncé à l'agence BELGA, rectifiant une information publiée par la presse congolaise. 
Cette visite s'inscrit dans le cadre de la "diplomatie parlementaire" et dans la foulée des accords de coopération conclus entre la Chambre et le Sénat avec leurs homologues congolaises (Assemblée nationale et Sénat). M. Flahaut (PS) a précisé qu'il rencontrerait lundi les présidents de ces deux assemblées, Aubin Minaku et Léon Kengo wa Dondo, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon - avec lequel il s'est déjà entretenu mardi lors de sa visite en Belgique - , et avec le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, avant de s'envoler mercredi pour Goma, le chef-lieu de la province troublée du Nord-Kivu, théâtre depuis plusieurs mois d'une nouvelle rébellion. Il devrait s'entretenir jeudi avec le président Joseph Kabila avant de regagner Bruxelles. M. Flahaut aurait du partir vendredi pour Kinshasa mais son départ a été reporté de deux jours "à cause des suites des (élections) communales et provinciales et du travail du gouvernement", a-t-il précisé à l'agence BELGA. (VIM) 

http://www.rtl.be/info/belgique/politique/917428/flahaut-en-visite-en-rdc-a-partir-de-dimanche-soir

Zacharie Bababaswe accuse JM Kassamba



Zacharie Bababaswe accuse JM Kassamba 

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Zacharie Bababaswe, organisateur de la Nuit de la Francophonie.Zacharie Bababaswe, organisateur de la Nuit de la Francophonie.



Le torchon brûle entre le député national Zacharie Bababaswe et Jean-Marie Kassamba, patron de Télé50, chaîne de télévision émettant de Kinshasa. La mauvaise gestion de la cagnotte mobilisée par le Gouvernement en vue de la couverture médiatique du XIVe sommet de la Francophonie à Kinshasa serait la pomme de discorde entre ces deux personnalités pourtant appartenant tous deux à la famille politique du chef de l’Etat, Joseph Kabila.
Zacharie Bababaswe ne garde pas sa langue dans la poche pour condamner l’attitude de Jean-Marie Kassamba face à l’organisation du méga concert de la Nuit de la Francophonie qu’il a organisé le mercredi 10 octobre au stade des Martyrs. « Sur les un million demandé au Gouvernement, seuls 300 milles dollars américains ont été décaissés pour l’organisation de la Nuit de la Francophonie. Ce montant paraît exorbitant, mais tenant compte de l’immensité des problèmes à résoudre, il fallait arrêter beaucoup de stratégies pour gagner le pari », a fait savoir l’élu de Kinshasa. Zacharie Bababaswe regrette le fait que Jean-Marie Kassamba, gestionnaire du fonds alloué pour la communication des activités liées à la Francophonie ne puisse pas contribuer pour la réussite de la Nuit de la Francophonie. « C’est à lui qu’il faut demander des comptes. Pas à moi ».
Le député national, intervenant sur une chaine de télévision privée, accuse Jean-Marie Kassamba de « confondre information et communication. Il ne s’agit pas d’organiser une conférence de presse avec Abdiou Diouf pour dire que la communication de la Francophonie est assurée, j’ai trente ans de carrière et je sais différencier l’information de la communication ». « A quoi a servi l’argent de la communication de la Francophonie ? », s’interroge-t-il avant d’affirmer qu’il s’est battu personnellement pour la Nuit de la Francophonie soit une réussite totale qu’en déplaise à ceux qui cherchent le bouc-émissaire.
Les affirmations de Zacharie Bababaswe n’auraient pas enchanté le patron de la Télé50 qui, tout de même, préfère garder son silence en dépit des critiques qui fusent partout sur sa gestion de la communication de la Francophonie organisée à Kinshasa.




4 morts dans un échange de tirs



RDC : 4 morts dans un échange de tirs entre FARDC à Sake



Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.

Des tirs à l’arme lourde et légère ont retenti à Sake, près de Goma dans la province du Nord-Kivu, la nuit du dimanche 28 au lundi 29 octobre. Le bilan fait état de quatre morts, dix-neuf blessés et plusieurs maisons détruites. Une confusion a été à la base de ces tirs. Lors d’une dispute, deux soldats des Forces armées de la RDC (FARDC) en état d’ébriété ont tiré des coups de feu. Croyant à une attaque du M23, d’autres militaires ont répliqué avec des tirs à l’arme lourde et légère, indiquent des responsables militaires dans la région.

Selon le bilan établi par le porte-parole militaire au Nord-Kivu, les tirs ont fait quatre morts parmi les civils ainsi que dix-neuf blessés dont un soldat et un policier. L’incident a aussi causé des dégâts matériels à Sake. Au moins quatre habitations ont été détruites par des bombes.
« Plusieurs autres maisons et boutiques ont été pillées pendant la même nuit par des militaires », explique le président de la société civile à Saké.
Selon le porte-parole militaire au Nord-Kivu, tout est parti des coups de feu tirés par deux soldats en état d’ébriété lors d’une dispute dans la nuit du dimanche au lundi à Mubambiro, à 5 kilomètres de Sake.
Croyant à une attaque des rebelles du M23, d’autres militaires se sont aussi mis à tirer dans plusieurs directions, selon la même source. De 20 heures 30 à 1 heure du matin, des détonations à l’arme légère et lourde dont des lance-roquettes ont été entendues à Sake et dans ses environs, selon des témoins sur place. Un officier militaire explique que des chars de combat ont été déplacés de Goma jusqu’à Sake.
Ce lundi matin, toutes les activités étaient paralysées dans la cité de Sake.
L’auditorat militaire a promis des poursuites à l’endroit des soldats impliqués dans cet incident.

Merci d’accueillir le Dr Mukwege en Belgique,

 mais le mieux pour Bruxelles c’est de renoncer à sa politique d’Autruche quant au Congo !
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Écrit par Raymond LUAULA
Dimanche, 28 Octobre 2012 20:23

Victime jeudi dernier à son domicile de Bukavu d’une attaque perpétrée par des hommes armés, le docteur Denis Mukwege connu mondialement comme le réparateur des femmes violées dans l’Est de la République démocratique du Congo se trouve présentement à Bujumbura en compagnie de son épouse et de ses deux filles.

Denis Mukwege et les siens sont arrivés le samedi 27 octobre courant dans la capitale du Burundi après avoir gagné l’aéroport de Kavumu à Bukavu sous bonne escorte des casques bleus de la Monusco.

Alors qu’à Kinshasa, on était encore à s’interroger sur la destination de la famille Mukwege, Didier Reynders, ministre belge des affaires étrangères, cité par des médias belges, a annoncé la présence du gynécologue congolais à Bujumbura ainsi que l’octroi très prochainement des visas aux membres de sa famille pour leur permettre de se mettre à l’abri en Belgique et de s’y reconstruire.
Par ailleurs, la Belgique demande à la Monusco d’assurer la protection de l’hôpital de Panzi, où Denis Mukwege était médecin directeur général, et de son personnel. C’est là une belle preuve de l’absence de l’Etat au Congo quant un pays étranger en arrive à solliciter la protection de l’hôpital de Pangi et de son personnel non pas au gouvernement de Kinshasa mais à la Mission de l’ONU au Congo.

Pendant ce temps, pour rire, le secrétaire général de l’ONU en est encore à exhorter le gouvernement de la kabilie à assurer la sécurité de la famille du célèbre gynécologue congolais et à ne ménager aucun effort pour identifier les auteurs de l’attaque et de les traduire en justice !

Que la Belgique soit si sensible à la détresse de la famille Mukwege, on ne peut que l’applaudir. L’occasion parait propice pour inviter singulièrement Bruxelles à enfin sortir la tête du sable quant à son appréciation de la gouvernance congolaise.

Car, en dépit des violations massives des droits de l’homme au Congo des Kabila, la Belgique officielle a toujours voulu mettre en exergue des progrès virtuels réalisés par un pays post-conflit au point que Kabila qui gère le chaos estime que c’est cela la gestion de la République.

Quand un homme de la trempe d’Etienne Tshisekedi, bientôt 80 ans, est placé en résidence surveillée depuis bientôt un an, et qu’il lui faut négocier pour obtenir une autorisation de sortie, Didier Reynders ne trouve pas à redire. Il semble de bon aloi pour certains politiques belges francophones singulièrement de lécher les bottes du dictateur en ayant une lecture « tropicalisée » de la démocratie et des droits de l’homme. Soit !

Si Denis Mukwege a été exfiltré du Congo pour être accueilli en Belgique avec sa famille, c’est, il faut le souligner, à cause de sa notoriété. A Congoone, on applaudit la disponibilité de la Belgique d’autant plus que le docteur Mukwege est vivant et pourra encore faire bénéficier de son expertise d’autres victimes de la méchanceté des humains et de l’impunité qui leur est assurée par un pouvoir sans aucune vision et sans aucune légitimité.

Tout comme pour Denis Mukwege, les veuves et orphelins de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana ont été respectivement exfiltrés du Congo pour le Canada et la France à cause de la notoriété notamment posthume de leurs époux et pères et surtout à la suite de l’émotion soulevée par leur exécution dans les locaux de la police nationale congolaise.

Les familles des autres victimes de l’intolérance politique, voire de l’absence de l’Etat, comme les orphelins de notre confrère Franck Ngyke pour ne citer qu’eux, n’ont pas bénéficié de la sympathie des pays comme la France, le Canada et la Belgique. En cause, l’absence ou le peu de notoriété des victimes décédées. Et Dieu sait s’ils sont nombreux !

Quant aux victimes vivantes, quand certaines, dans les quelques rares cas, arrivent à s’exfiltrer du Congo en vue de demander la protection dans les pays occidentaux, c’est souvent la douche froide. En Belgique particulièrement, on en arrive même à s’interroger s’il n’y aurait pas des consignes sur le traitement des dossiers de demandes d’asile des citoyens congolais tant les demandeurs sont systématiquement déboutés dans la quasi-totalité des cas.

Or, une autre manière de lutter intelligemment contre l’immigration congolaise particulièrement ne serait pas de produire le discours « vanda na mboka », entendez : « restez dans votre pays », mais de respecter la volonté des Congolais de choisir eux-mêmes des dirigeants en qui ils ont confiance.

http://www.congoone.net/one/index.php?option=com_content&view=article&id=998:merci-daccueillir-le-dr-mukwege-en-belgique-mais-le-mieux-pour-bruxelles-cest-de-renoncer-a-sa-politique-dautruche-quant-au-congo-&catid=25:actualites&Itemid=27

dimanche 28 octobre 2012

Le Dr Mukwege se trouve au Burundi



Le Dr Mukwege se trouve au Burundi

Belga

Le gynécologue congolais Denis Mukwege, victime jeudi soir à son domicile de Bukavu (est de la République démocratique du Congo) d’une attaque menée par cinq hommes en armes qui ont tué son gardien, se trouve au Burundi voisin et toutes les dispositions sont prises pour l’accueillir en Belgique, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Il a quitté l’est (de la RDC) et se trouve à Bujumbura (la capitale burundaise) avec son épouse et ses deux filles. Il est en compagnie de notre ambassadeur » au Burundi, Jozef Smets, a affirmé M. Reynders à l’agence BELGA après une conversation téléphonique en matinée avec le Dr Mukwege. Ce médecin dirige l’hôpital et la fondation Panzi, créés pour venir en aide aux milliers de femmes violées dans l’est de la RDC par des groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par certains soldats de l’armée. Il a échappé jeudi à une tentative d’assassinat à Bukavu, le chef-lieu de la province troublée du Sud-Kivu, à son retour de Bruxelles où il avait participé mardi à une conférence de la Fondation Roi Baudouin. Un homme, un gardien, a été tué lors de cette attaque, survenue au domicile du médecin.

« Il n’est pas exclu qu’il vienne en Belgique », a ajouté M. Reynders, expliquant que son département se chargeait de régler les problèmes administratifs – l’octroi d’un visa aux deux filles du médecin, qui en sont dépourvues – « pour l’accueillir dans les meilleures conditions », afin de lui permettre « de se mettre à l’abri » et de « se reconstruire ».
Le Dr Mukwege s’est en effet dit « très choqué » par cette tentative d’assassinat qui l’a visé directement, pour des raisons qu’il ignore et commise par quatre ou cinq agresseurs, a souligné le chef de la diplomatie belge.

M. Reynders a ajouté que l’ambassade de Belgique en RDC allait « suivre de près l’enquête » réclamée auprès des autorités congolaises (le gouvernement du Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon et le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Tshisambo).
La Belgique a aussi demandé à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) d’assurer la protection de l’hôpital de Panzi et de son personnel, pour en garantir le fonctionnement même après le départ du Dr Mukwege, a ajouté le ministre.

Le Dr Mukwege a créé l’hôpital et la fondation Panzi pour les femmes violées dans l’est congolais par des groupes armés locaux et étrangers, et par certains soldats de l’armée. Ses activités lui ont valu plusieurs nominations pour le Prix Nobel de la paix et il a notamment reçu le prix de l’ONU pour les droits humains. Il est aussi le lauréat du prix international Roi Baudouin pour le Développement 2010-2011 pour « son action en faveur de milliers de femmes victimes de viols et de crimes de guerre ».

A l’initiative du ministre de la Coopération au développement, Paul Magnette, une contribution de 170.000 euros a été prévue cette année pour l’hôpital de Panzi, un effort qui s’ajoute aux dix millions d’euros fournis au « Plan de stabilisation et reconstruction de l’est de la RDC (STAREC) » créé par l’ONU, la communauté internationale et le gouverne

http://www.lesoir.be/108197/article/actualite/monde/2012-10-28/dr-mukwege-se-trouve-au-burundi

samedi 27 octobre 2012

des ONG réclament une protection pour le médecin visé par une tentative d'assassinat




Un groupe d'organisations non gouvernementales a demandé samedi aux autorités de République...


Un groupe d'organisations non gouvernementales a demandé samedi aux autorités de République démocratique du Congo (RDC) de protéger le gynécologue Denis Mukwege, réputé pour son aide aux femmes violées, qui a échappé jeudi à une tentative d'assassinat dans l'est du pays.
"La Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit appelle le gouvernement" congolais à "prendre des mesures immédiates pour protéger le docteur Mukwege et sa famille", demande ce mouvement, dans un communiqué.

Le gynécologue a été "évacué" samedi de Bukavu "mais on ne sait pas encore pour quelle destination", a déclaré à l'AFP un membre de l'équipe de communication du Dr Mukwege. Un médecin proche du gynécologue a pour sa part affirmé à l'AFP qu'il était parti "avec sa famille".
La société civile du Sud-Kivu prépare une journée "ville morte", mercredi, pour protester contre la tentative d'assassinat du Dr Mukwege et l'insécurité à Bukavu où l'on a recensé au moins quatre assassinats ces derniers jours.

Jeudi soir, des hommes armés et en civil - quatre ou cinq personnes, selon les sources - s'étaient introduits chez le médecin, directeur de l'hôpital Panzi qui soigne chaque année environ 3.000 femmes victimes de violences sexuelles à Bukavu, capitale de la province instable du Sud-Kivu.
Un "domestique" avait été tué dans cette attaque, selon une source policière. Le gynécologue en était sorti indemne bien que psychologiquement affecté, selon ses proches.

Le Dr Mukwege est membre fondateur du comité consultatif de la Campagne internationale pour mettre fin aux viols et à la violence fondée sur le genre en situation de conflit qui, depuis son lancement en mai 2012, a réuni des centaines d'organisations à travers le monde.
Les membres de la Campagne craignent que la "tentative d’assassinat" de jeudi "puisse avoir un lien avec les activités du Dr Mukwege qui, en septembre, avait soutenu le plaidoyer pour la Campagne à l’ONU où il a mis en lumière la montée des viols et de la violence fondée sur le genre dans l’Est", indique le texte.

Vendredi, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait appelé "les autorités congolaises à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer la sécurité du Dr Mukwege, pour rapidement présenter les auteurs de cette attaque à la justice".
Le Dr Mukwege a créé l'hôpital et la fondation Panzi pour les femmes violées dans l'Est congolais par des groupes armés locaux et étrangers, et par certains soldats de l'armée. Ses activités lui ont valu plusieurs nominations pour le Prix Nobel de la paix et il a notamment reçu le prix de l'ONU pour les droits humains.

© 2012 AFP

http://www.starafrica.com/fr/actualites/detail-news/view/rdcongo-tentative-dassassinat-dun-med-258763.html




Le drame du Dr MUKWENGE évité de justesse, son témoignage !









Le Dr Denis Mukwege échappe à la mort


« Vivre, c’est relatif… Vaut-il la peine de vivre jusque 80 ans en voyant ce que je vois chaque jour… »Lundi dernier à Bruxelles, le Dr Denis Mukwege, médecin-chef de l’hôpital de Panzi à Bukavu, concluait par cette phrase désabusée une soirée-débat où, une fois de plus, il avait témoigné du sort des femmes du Kivu victimes de violences sexuelles et s’était interrogé sur l’impuissance de la communauté internationale.
Deux jours plus tard, soit jeudi soir, alors qu’il venait de rentrer à Bukavu, quatre hommes en civil, lourdement armés, le guettaient dans sa maison du quartier de Muhumba, commune d’Ibanda. Peu avant 18 heures, il avaient forcé la porte, menacé les deux filles du médecin et leur ami, les obligeant à se coucher sur le sol en attendant le retour de leur père. Trente minutes plus tard, alors que la voiture approchait, les deux hommes se mirent en position de tir et se dirigèrent vers la porte de la maison. C’est alors que la sentinelle se précipita vers le véhicule, hurlant au docteur qu’il était menacé. Le malheureux gardien fut abattu sur le champ. Quittant la maison, les tueurs s’approchèrent alors du Dr Mukwege, l’arrachèrent de sa voiture en prenant les clés du véhicule. Le médecin se jeta au sol, tentant d’échapper aux tirs. C’est de justesse qu’il eut la vie sauve. En effet, les cris de la sentinelle, le bruit du coup de feu avaient alerté le quartier et les voisins se précipitèrent sur les lieux. Les deux assaillants prirent alors la fuite dans le 4X4 de leur victime et l’ abandonnèrent peu après pour un autre véhicule après y avoir mis le feu.
Sous le choc, le Docteur Mukwege appela alors ses amis et collègues de Bruxelles, qu’il avait quitté la veille, en particulier Louis Michel. Ce dernier poussa la Monusco à dépêcher vers Ibanda des équipes de protection tandis que le gouverneur du Sud Kivu, Marcellin Cishambo, s’activait de son côté. Dans les heures qui suivirent, les Casques bleus, qui n’avaient jamais accordé de protection particulière à un homme particulièrement menacé, s’affairèrent à prendre des photos des lieux du crime et à préparer des rapports.
Ce soir là, la sentinelle du Dr Mukwege ne fut pas la seule victime : des sources locales nous ont rapporté un autre assassinat dans le quartier populaire de Kadutu tandis que plus au sud, la ville d’Uvira, voisine du Burundi, était déclarée ville morte à cause de l’insécurité.
Si l’on ignore l’identité des tueurs en civil, équipés d’armes de guerre, la population du Sud Kivu redoute d’être victime à son tour d’une stratégie de la tension, à l’instar de Goma, la capitale du Nord Kivu, endeuillée par une vague d’assassinats jusqu’à ce que les autorités se décident à fermer la frontière avec le Rwanda.
Les circonstances de l’agression, manquée de justesse, contre le Dr Mukwege rappellent la manière dont d’autres personnalités de premier plan furent assassinées à Bukavu, dont l’évêque Mgr Munzihirwa, qui avait dénoncé, lors de la première guerre du Congo, les menées d’intérêts étrangers désireux de prendre le contrôle des ressources du pays.
Le médecin-chef de l’hôpital de Panzi était, lui aussi, devenu de plus en plus précis dans sa dénonciation de la stratégie de la terreur, expliquant comment le viol est utilisé comme arme de guerre, pour démoraliser, humilier et finalement soumettre une population.
C’est que Denis Mukwege, gynécologue formé à Angers en France, estimait qu’il ne suffisait pas, inlassablement, de porter secours aux femmes détruites par les violences sexuelles, de les guérir de la fistule et de traiter leurs atroces blessures : il avait décidé d’utiliser sa notoriété, les nombreux prix internationaux ( Prix Olof Palme, prix de la Fondation Roi Baudouin, prix Jean Rey et bien d’autres) qui avaient couronné son action, pour prendre à témoin l’opinion internationale. Cette année encore, le Docteur Mukwege s’était adressé à l’Assemblée générale de l’ONU, il avait voyagé dans les pays scandinaves où son nom avait été cité pour le Prix Nobel, il avait été reçu en 2011 par le roi Albert II qui, dans une démarche tout à fait inhabituelle, s’était adressé personnellement au secrétaire général de l’ONU pour lui demander de prendre en compte le témoignage du médecin-chef de Panzi.
Le seul à n’avoir jamais reçu en audience particulière l’un des plus connus des Congolais est le président Kabila, qui, à plusieurs reprises, a cependant visité l’hôpital de Panzi et fait des dons privés à certaines de ses sections, dont la maternité, tout en refusant de se rendre dans les salles réservées aux femmes victimes de violences sexuelles. C’est que le Docteur Mukwege ne dérange pas seulement les voisins du Congo et en particulier le Rwanda, considéré comme la matrice de la violence qui déferle sur la région depuis 1994. Il dérange aussi le pouvoir de Kinshasa, qui, depuis les accords de paix conclus avec Kigali en 2009, aurait voulu faire croire que la région allait retrouver la paix et faisait preuve d’un optimisme que les populations locales ne partageaient guère.
La guerre menée aujourd’hui au Nord Kivu par les mutins du M23, soutenus par le Rwanda, les tentatives de déstabilisation du Sud Kivu, confirment, tragiquement, les mises en garde du Docteur Mukwege qui a failli être victime du fait d’avoir eu raison car il répercutait, lui, le cri de désespoir des victimes et non les impératifs de la raison d’Etat.

Affaire Chebeya:








Les défenseurs des droits humains en appellent aux instances internationales

Les avocats des collectifs des ONG de défense des droits de l'homme lors d'une audience, le 17 juillet 2012 à Kinshasa.
Les avocats des collectifs des ONG de défense des droits de l'homme lors d'une audience, le 17 juillet 2012 à Kinshasa.
AFP PHOTO / JUNIOR D.KANNAH

Par RFI

En RDC, le collectif des ONG de défense des droits de l'homme réagit après la décision de la Haute cour de ne pas poursuivre le général Numbi, l'ancien chef de la police, pour le meurtre de Floribert Chebeya ; un homme pourtant accusé par le policier Paul Mwilamwe. Face à la presse ce vendredi 26 octobre à Kinshasa, le collectif a annoncé son intention de ne pas en rester là et réfléchit désormais au moyen de porter l'affaire devant des juridictions étrangères.

Robert llunga Numbi, des Amis de Nelson Mandela pour les droits de l’homme a été le premier à prendre la parole, ce 26 octobre. Il a expliqué comment, au plan international, les défenseurs des droits humains se sont mobilisés pour faire la lumière sur le double assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana. Selon Robert llunga Numbi, le policier Paul Mwilamwe, le « vrai » Mwilamwe, a-t-il insisté, s’est manifesté de lui-même pour dire sa vérité.

Au moins sept heures de témoignages de Mwilamwe seraient disponibles entre les mains des activistes des droits de l’homme, mais, devant la décision de la Haute Cour militaire de ne pas poursuivre le général John Numbi Banza Tambo, Maître Sylvain Lumu de la Ligue des électeurs, a fait part de la volonté des parties civiles de s’adresser désormais à des instances étrangères.

« Nous allons voir, dit-il, comment l’affaire peut être amenée dans les instances internationales, notamment la Commission africaine des droits de l’homme mais aussi au nom de l’universalité des droits de l’homme, faire émouvoir les mécanismes de compétence universelle des Etats comme la France ou la Belgique pour poursuivre M. John Numbi et consorts pour torture à l’égard de M. Floribert Chebeya et Fidèle Bazana ».

http://www.rfi.fr/afrique/20121027-affaire-chebeya-defenseurs-droits-humains-appellent-instances-internationales




Antoine Ghonda ou l'inclination en politique







Ni Joseph Kabila, ni Antoine Ghonda, ni Augustin Matata,

 personne n'avait jamais entendu parler de Floribert Chebeya

 et/ou de la Voix des Sans Voix avant son assassinat!



La communauté Congolaise a été fortement émue hier en découvrant, une vidéo (http://youtu.be/My3Ip5Rlu4U) de l'honorable Antoine Ghonda et ambassadeur itinérant du chef de l'état dans laquelle, il vante les mérites de l'organisation du XIVème sommet de la francophonie à Kinshasa et s'en prend également au « Petit Journal » de canal + à propos de l'élément satirique diffusé sur cette chaîne faisant état du camouflet d'Hollande à Kabila.
L'attitude du président français vis à vis de son homologue RdCongolais est une réelle humiliation comme l'a aussi fait remarqué l'article du magazine « Jeune Afrique » en ces termes "Hollande Kabila l'affront : en snobant son hôte lors du sommet de Kinshasa, le président français est-il allé trop loin ?"

Pour rappel, Yann Barthes qui présente l'émission "Le Petit Journal" sur Canal+ est revenu sur le séjour de François Hollande à Kinshasa, et a notamment mis en exergue les moments où François Hollande faisait visiblement attendre son hôte quelque peu dépité...Vous pouvez voir cette séquence en cliquant sur le lien : http://youtu.be/4XgXJj4VlBo .

Visiblement, toutes ces critiques ont émoustillé la majorité présidentielle au Congo et a poussé, son imminent défenseur et proche du chef de l'état à prendre la défense de son mentor dans une forme malheureusement peu grammaticale avant de prétendre que ni lui, ni Joseph Kabila avaient entendu parler du défenseur des droist de l'homme, Floribert Chebeya tué dans des circonstances horribles alors qu'il répondait à une invitation du Général John Numbi à l'époque « Inspecteur général de la Police nationale ».Ghonda affirme avoir été informé de ce meurtre par l'ambassadeur belge de l'époque et être celui par qui le président de la République fût avisé. Quel mensonge de la part d'un ancien ministre des affaires étrangères, ancien député national et actuellement, envoyé spécial du chef de l'Etat. Comment peut-il débiter de telles âneries ? Qui ne connaissait pas cet illustre disparu?

Floribert Chebeya, président de l'ONG « La Voix des sans-voix », était une figure bien connue dans le giron politique congolais car il excellait dans son travail en tant qu'activiste de défense des droits de l'homme et bénéficiait d'une renommé internationale. Nier l'évidence et proclamer le mensonge, comme l'a fait Antoine Ghonda lui coûtera indéniablement la descente aux enfers car l'image du corps sans vie de Chebeya, allongé sur le siège arrière de sa voiture sans trace visible de violence, le 2 juin 2010 à Kinshasa, ne pourra en aucune façon être occultée par cette diatribe.

Qu'il sache que l'escalier rouge de la chute accueille avec joie les âmes des damnés; sur chaque marche est peinte une étincelle qu'allument les paumés, et les noms de toutes les victimes de la barbarie kabiliste scintillent tout au long de la passerelle.

Mais qu'il n'oubli guère que l'ascension politique douloureuse du caméléon qu'il est, lui sera certainement fatale un jour.

A cet exercice, l'on en sort soit calciné à jamais ou maudit de génération en génération. 

 

Jean-Jacques Mbungani

Représentant MLC Benelux

Sec Nat Adjoint MLC-Ext

vendredi 26 octobre 2012

Affaire Chebeya :






 une étrange vidéo pour décrédibiliser le témoignage de Paul Mwilambwe

Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
© Passerelle

Par RFI

En RDC, le démenti des autorités après le témoignage de Paul Mwilambwe sur l'affaire Chebeya provoque des réactions de scepticisme. Elles affirment que l'homme qui a témoigné sur RFI et France 24 n'est pas le vrai Paul Mwilambwe. A l'appui de leur démenti, elles ont présenté en début de semaine une vidéo qui suscite bien des interrogations à Kinshasa.

Dans cette vidéo fournie lundi 22 octobre à la presse par le ministre de l'Information Lambert Mendé, trois hommes s'expriment. Présentés comme des membres de la famille de Paul Mwilambwe à Lubumbashi, ils assurent que celui qui s'est exprimé il y a dix jours sur RFI et France 24 n'avait ni la voix, ni l'élocution de Paul Mwilambwe, qui selon eux serait reconnaissable à son bégaiement.

Plusieurs journalistes ont émis des doutes à la conférence de presse du ministre de l'Information. « Mwilambwe, dans mon souvenir, n'est ni bègue ni analphabète », dit un journaliste qui l'a déjà rencontré. Un reporter s'interroge par ailleurs : pourquoi cette sortie médiatique opportune aujourd'hui, alors que la famille ne s'est jusqu'ici pas inquiétée publiquement du sort de Paul Mwilambwe, disparu depuis deux ans. Un autre journaliste souligne que les trois hommes s'exprimaient en trois langues, lisant visiblement un texte.

Des doutes que partagent les organisations de défense des droits de l'homme. Cette vidéo est un montage, une mise en scène, affirme de son côté la Voix des sans voix. Quand bien même il s'agirait effectivement de la famille de Paul Mwilambwe, elle peut très bien avoir été soudoyée, estime l'ONG de Floribert Chebeya. D'après elle, certains proches du policier en fuite ont reçu des menaces.


Maître Brahima Koné, président de l'Union interafricaine des droits de l'homme

Les avocats du collectif des droits de l'homme, au tribunal militaire de Malaka, à Kinshasa, le 7 juillet 2012.
Les avocats du collectif des droits de l'homme, au tribunal militaire de Malaka, à Kinshasa, le 7 juillet 2012.
AFP/Junior D. Kannah
Par Christophe Boisbouvier

« Nous pensons que cette décision traduit le manque de volonté de la part des autorités politiques et des juridictions congolaises de mettre un terme à l’impunité de monsieur John Numbi, pourtant cité à travers beaucoup de témoignages comme étant l’un des commanditaires de l’assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana. »
Deux ans après l’assassinat de Floribert Chebeya dans les locaux de la police de Kinshasa, la justice congolaise refuse d’inculper l’ancien chef de cette police, le général John Numbi. Maître Brahima Koné est Malien. Il connaissait bien la victime et a assisté à la dernière audience, mardi, devant la Haute cour militaire de Kinshasa.
Maître Koné a créé Avocats sans frontières à Bamako. Aujourd’hui, il préside l’Union interafricaine des droits de l’homme –dont Floribert Chebeya était vice-président. En duplex de Kinshasa, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

Tentative d’assassinat contre le Dr Denis Mukwege


Agression contre le Dr Mukwege à Bukavu, sa sentinelle est abattue

Colette Braeckman

À peine rentré d’un voyage à Bruxelles, le Docteur Denis Mukwege, lauréat du Prix Roi Baudouin pour le développement en 2011, a été victime d’une agression à son domicile, en plein centre de Bukavu.

Alors qu’il se dirigeait vers sa maison, le médecin entendit sa sentinelle lui crier de ne pas avancer et, immédiatement après, le gardien fut abattu d’un coup de feu tiré à bout portant.
Alerté par les cris et le bruit de la détonation, le quartier se mobilisa et se porta au secours du médecin, qui avait été brièvement ligoté pr les assaillants, des hommes en civil lourdement armés. Aux dernières nouvelles, le directeur de l’hôpital de Panzi est sain et sauf, mais sa voiture a été incendiée.
Rappelons que le Dr Mukwege avait reçu de nombreuses distinctions internationales et avait été cité pour le Prix Nobel de la Paix à la suite de son action en faveur des femmes du Kivu victimes de violences sexuelles.
Le médecin menait aussi une vigoureuse action de plaidoyer, dénonçant la guerre dans l’Est du Congo et l’utilisation du viol comme arme de guerre. Lors de sa dernière conférence tenue à Bruxelles lundi soir, il s’était montré particulièrement explicite, dénonçant les groupes armés, la violence liée à l’exploitation économique et l’impuissance des autorités de Kinshasa. Un témoignage sans concessions qui a failli lui coûter la vie…

http://www.lesoir.be/106982/article/actualite/monde/2012-10-26/agression-contre-dr-mukwege-%C3%A0-bukavu-sa-sentinelle-est-abattue


Ndlr : Le parlement et le gouvernement congolais n'ont jamais honoré le Docteur Mukwege quand d'autres l'ont fait. Ce médecin a été honoré partout en Afrique et dans le monde sauf dans son propre pays.



Tentative d’assassinat contre le Dr Denis Mukwege



Dans la soirée du 25 octobre 2012, aux alentours de 19h00, 4 hommes armés sans uniformes se sont introduits dans le domicile du Dr Denis Mukwege à Bukavu (Est de la République Démocratique du Congo). Les hommes en arme ont séquestré les deux filles du Dr Mukwege dans leur salon en attendant le retour de celui-ci.
À son arrivée, environ 30 minute après, l’un des agresseurs a ouvert le portail et forcé Dr Mukwege à descendre de son véhicule. Le garde en poste a tenté d’intervenir mais a été abattu. Dans la confusion, les assaillants ont ouvert le feu sur le Dr Mukwege. Celui-ci ce serait jeté au sol puis écarté évitant miraculeusement les coups le feu.
Les agresseurs se sont rapidement enfuit en s’emparant du véhicule du Dr Mukwege, puis un autre. L’identité et la localisation de ces hommes armés restent inconnus.

Le docteur Mukwege est chirurgien, fondateur de l’hôpital Panzi où il soigne depuis plusieurs années les femmes victimes d’agressions sexuelles dans la région. Titulaire de plusieurs prix et distinctions honorifiques à travers le monde, qui pourrait en vouloir à cet homme de bien ?
http://www.ingeta.com/tentative-dassasinat-contre-le-dr-denis-mukwege/

Source : PMU (Pingstmissionens Utvecklingssamarbete)

http://www.mynewsdesk.com/se/pressroom/pmu_interlife/pressrelease/view/assassination-attempt-on-dr-denis-mukwege-prominent-congolese-doctor-and-activist-807101









Lambert Mende nie le viol des femmes en RDC mais parle d'allégations. C'est étonnant
tout de même pour un porte parole d'un gouvernement responsable.

Pour en savoir plus sur le Dr. Denis Mukwege

Documentaire sur l’hôpital Panzi



Allocution aux Nations Unies :


jeudi 25 octobre 2012

RDC: Pauvres députés!


Déjà payés plus de 7 000 dollars par mois, les élus congolais réclament un doublement de leur salaire. Le gouvernement fait la sourde oreille.
En RDC, les députés n'ont pas eu plus de chance que leurs collègues kényans. Le 10 octobre, à Nairobi, le président Mwai Kibaki a refusé tout net d'octroyer aux parlementaires un bonus exceptionnel de 105 000 dollars (81 000 euros) chacun. Les élus (parmi les mieux payés en Afrique) ont eu beau protester, ils devront « se contenter » de leurs 10 000 dollars mensuels. Pas d'augmentation non plus pour les « honorables » congolais, qui espéraient au moins un doublement de leur salaire. Début octobre, ils ont même envisagé d'interpeller le Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, en pleine séance à l'Assemblée, avant que des tractations en haut lieu ne fassent taire les récriminations.

Fin de non-recevoir
Que voulaient les députés congolais ? Le précédent gouvernement avait, pour des raisons budgétaires, décidé de réduire le train de vie jugé élevé des institutions du pays. Les élus, dont les émoluments s'élevaient à près de 6 000 dollars mensuels, se sont retrouvés avec 4 250 dollars. Après le changement de gouvernement d'avril, ils ont sollicité auprès du nouveau Premier ministre une revalorisation qui les placerait au même niveau que les sénateurs, dont les revenus mensuels atteignent, selon eux, les 13 000 dollars. Matata Ponyo leur a opposé une fin de non-recevoir.
Mais sont-ils vraiment mal payés ? Aux 4 250 dollars mensuels s'ajoutent 3 000 dollars destinés à couvrir leurs frais de transport, de communications, et la rémunération du secrétaire parlementaire. Les présidents et vice-présidents des commissions parlementaires perçoivent en plus 2 000 dollars. Les membres de la commission économique et financière bénéficient également de frais d'hébergement pour la période durant laquelle ils examinent le budget de l'État.

Classe éco
Les élus estiment pourtant qu'ils sont mal payés parce que, lorsqu'ils regagnent leur fief, ils sont obligés de redistribuer à leurs électeurs ce qu'ils ont gagné. « La crise est profonde dans l'arrière-pays, se lamente un député de la majorité. Il n'y a pas d'emplois et les gens pensent que nous sommes les représentants du gouvernement et nous demandent de satisfaire tous leurs besoins. Nous ne pouvons pas nous dérober. » Les députés sont convaincus que les sénateurs sont les mieux lotis et rappellent qu'en mission ils voyagent en classe économique, alors que les sénateurs sont en classe affaires. « Léon Kengo wa Dondo [le président du Sénat, NDLR], grâce à son budget de fonctionnement, a mis en place une organisation qui permet aux sénateurs de bénéficier de bonus et d'augmenter leurs revenus. Ce n'est pas le cas à l'Assemblée nationale », relève un député de l'opposition. Il est vrai qu'il n'y a qu'une centaine de sénateurs, contre cinq cents députés. Toutefois, le gouvernement reste ferme. « Si les émoluments des députés étaient revus à la hausse, le budget de fonctionnement de l'Assemblée serait supérieur à celui du ministère de la Défense », indique un observateur.

À titre de comparaison, un membre du Congrès américain est payé 14 500 dollars ; un député du Congo-Brazzaville touche 3 950 dollars, contre 2 000 dollars pour son confrère de Bujumbura. Ce qui n'empêche pas un élu du Bas-Congo (Ouest) d'affirmer que « 70 % des députés ne sont pas rentrés dans leurs fiefs lors des vacances parlementaires par peur de n'avoir rien à distribuer ».


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