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dimanche 21 septembre 2014

RDC: l'inquiétude des proches d'Emmanuel Muhima Abbas disparu en juin







RDC: l'inquiétude des proches d'Emmanuel Muhima Abbas disparu en juin

Emmanuel Muhima a disparu le jour où des affrontements ont opposé les armées rwandaise
 et congolaise à la frontière

Trois mois après leur disparition, les corps de deux officiers de l'armée congolaise ont été retrouvés cette semaine à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Une troisième personne avait disparu ce jour-là, il s'agit d'Emmanuel Muhima, coordonnateur de l'ONG Racid. Sa femme, Asia Muhima, plaide pour sa libération.
Les corps des deux officiers ont été retrouvés il y a une semaine, l'un était réduit à un tas d'ossement, l'autre en état décomposition. Une enquête est en cours, a expliqué Lambert Mendé. Le porte-parole du gouvernement congolais estime que cette affaire est extrêmement grave.
Ces officiers avaient disparu le 11 juin lors d'affrontements entre les armées congolaise et rwandaise à la frontière entre les deux pays, mais du côté des autorités comme de la société civile du Nord-Kivu, on assure que ces corps ne se trouvaient pas à l'endroit où ils ont été trouvés il y a encore quelques semaines.
Grande inquiétude sur le sort d'Emmanuel Muhima
Emmanuel -, coordonnateur de l'ONG Racid (Réseau d’Actions Citoyennes pour la Démocratie), a également disparu le 11 juin. Il s'était rendu sur les lieux de l'affrontement.Ses collaborateurs avaient ensuite fait, sans succès, le tour des morgues de Goma et appellé le Congo, le Rwanda et les organisations internationales déployées sur le terrain a faire la lumière sur ce qui lui est arrivé.
Sa femme, Asia Muhima reste persuadée qu'il est quelque part détenu au Rwanda. « Emmanuel était parti pour son travail », il travaille « dans les droits de l’homme » explique sa femme. Depuis le 11 juin, la famille est sans nouvelles mais « son numéro continue à passer » poursuit sa femme. Tantôt la communication passe, « mais personne ne décroche » tantôt le téléphone est fermé. « Emmanuel était tout dans notre famille » ajoute sa femme qui «demande de le laisser vivant, il est le père d’une grande famille ».

Les « infidèles » du Canada doivent aussi mourir, selon l'État islamique


Les « infidèles » du Canada doivent aussi mourir, selon l'État islamique


Un combattant de l'État islamique en Irak et au Levant  Photo :  Reuters


Le porte-parole de l'État islamique Abu Muhammad Al-Adnani appelle les musulmans du monde entier à s'en prendre aux civils dans les pays qui lui ont déclaré la guerre, dont le Canada.
Dans un fichier audio d'environ 42 minutes distribué sur Twitter dimanche, Al-Adnani s'adresse aux djihadistes et déclare que l'intervention dirigée par les États-Unis en Irak et en Syrie sera « la campagne finale contre les croisés ».
Les Américains, selon lui, ont déclaré la guerre à l'islam. Il appelle ainsi les musulmans du monde entier à afficher leur support envers l'État islamique à travers la violence.
« Si vous pouvez tuer un infidèle américain ou européen - surtout un méchant et dégoûtant Français - ou un Australien ou un Canadien, ou n'importe quel autre infidèle parmi les infidèles qui nous font la guerre, incluant les citoyens des pays qui font partie de la coalition contre l'État islamique, fiez-vous à Allah et tuez-le d'une façon ou d'une autre ».
Le cabinet du premier ministre Stephen Harper a pris connaissance du message et fait savoir que le Canada continuerait de travailler avec ses alliés afin de repousser la menace que représente l'État islamique « non pas sur la seule stabilité du Moyen-Orient, mais sur celle du monde entier ».
« Tout comme nos alliés, nous ne nous laisserons pas intimider par des menaces alors que des enfants, des femmes, des hommes et des minorités religieuses vivent dans la crainte de ces terroristes », a-t-on indiqué par voie de communiqué.
La montée de l'État islamique sera d'ailleurs à l'ordre du jour à l'Assemblée générale de l'ONU cette semaine, à New York.
Avec les informations de Manon Globensky






















Procès Ewanga : « Les Députés Nationaux ne sont pas protégés » en RDC, selon Jean Claude VUEMBA





Procès Ewanga : « Les Députés Nationaux ne sont pas protégés » en RDC, selon Jean Claude VUEMBA




Écrit par Angelo Mobateli



Le député national Jean-Claude Vuemba a stigmatisé samedi 13 septembre 2014 à Kinshasa le fait que « les députés nationaux ne sont pas protégés » en République démocratique du Congo (RDC), à la suite de la condamnation à « 12 mois de prison ferme » du député Jean-Bertrand Ewanga pour « offense à un chef de l’Etat ».

Le secrétaire général de l'Union pour la nation congolaise (UNC), troisième force de l'opposition à l’Assemblée nationale, a été condamné dans la nuit du jeudi 11 septembre par la Cour suprême de justice siégeant en qualité de Cour de cassation pour « offense au chef de l'Etat, au président du Sénat, au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre ».

« Les députés nationaux ne sont pas protégés et c’est grave ! Et ne soyez pas surpris que le président de l’Assemblée nationale soit lui-même inquiété », a réagi devant la presse Vuemba, élu de Kasangulu (Bas-Congo) et président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR, opposition).

Affirmant que « M. Ewanga a déjà été condamné politiquement et il y a la main mise des politiques à ce procès », il a estimé qu’« il ne pouvait que s’attendre à ça ».

« Ewanga n’a pas voulu que la dictature marche sur lui. Il a tout refusé et a préféré aller purger ses 12 mois à Makala. Il est parti rencontrer l’archi bishop Kutino, Eugène Diomi Ndangala et tant d’autres combattants qui sont là et qui n’ont pas eu la chance d’être amnistiés », a insisté le président du MPCR qui a salué « la bravoure » de Jean-Bertrand Ewanga.

Dans son verdict, la Cour suprême de justice a acquitté Jean-Bertrand Ewanga, qui a été « arrêté et jugé sous régime de flagrance », de l’infraction de « discrimination tribale et raciale ».

« Offense à un chef de l’Etat, incitation à la haine tribale et raciale »
Le 6 août 2014, le procureur général de la République (PGR), Flory Kabange Numbi a expliqué à la presse que « M. Ewanga est poursuivi pour « offense à un chef de l’Etat, incitation à la haine tribale et raciale ».

« Nous poursuivons M. Bertrand Ewanga sur base de l’ordonnance loi n°78/001 du 28 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes pour offense à un chef de l’Etat. Ces faits sont définis et punis par l’article 1er de l’ordonnance loi n°300 du 16 décembre 1963. Nous poursuivons Ewanga aussi pour incitation à la haine tribale et raciale. Cela tel que défini et puni par l’article 1er de l’ordonnance loi n°66/342 du 7 juin 1966 », a-t-il déclaré.

Le PGR a circonscrit le dossier le dossier Ewanga en ces termes :

« Au cours d’un meeting organisé par l’Opposition, le lundi 4 août à la Place Sainte Thérèse à N’Djili, meeting du reste autorisé par l’autorité urbaine, beaucoup d’interventions ont été faites dans un sens ou dans un autre. Prenant la parole à son tour, M. Bertrand Ewanga a versé dans des propos outrageants à l’endroit du chef de l’Etat : « Kabila doit rentrer au Rwanda. Sa place est à la CPI (Ndlr : Cour pénale internationale). Sans m’immiscer dans les considérations politiciennes, ces propos ne pouvaient pas me laisser indifférent».

Déclaration de l’UNC/Belgique

Dns une « déclaration politique » signée le 12 septembre 2014 à Bruxelles par Christian Buhenqwa (1er secrétaire fédéral adjoint) et Michel Moto (2e secrétaire fédéral adjoint et porte-parole), l’UNC/Belgique qualifie de « politique » le procès du député Jean-Bertrand Ewanga.

« Par son arrêt avant-dire droit, la Cour a sursis à statuer face à l’exception d’inconstitutionnalité de l’Ordonnance-Loi n° 78-001 du 24 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes. Il sied de signaler qu’avant que la Cour n’en arrive là, elle avait dû, par un autre arrêt avant-dire droit, répondre elle-même à l’exception d’irrégularité de sa composition par rapport à la Loi organique n° 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétence des juridictions de l’ordre judiciaire », rappelle-t-elle.

Elle soutient que « cette disposition légale n’a pas été respectée dans la composition qui a jugé l’honorable Ewanga en ce que, d’abord, le Premier Président de la Cour suprême de justice, qui avait convoqué et composé les chambres réunies, ne les avait pas présidées pendant qu’il était présent dans son bureau et donc non empêché ; ensuite, un seul Président au lieu de tous les présidents comme dit la loi avait siégé ».

« Ces deux raisons suffisent pour attester de l’irrégularité de la composition. Mais curieusement, la Cour a balayé d’un revers de la main cette exception fondée. La Cour de cassation dans sa composition qui juge l’Honorable Ewanga n’a pas d’assises légales et est donc irrégulière. Et c’est dans ces conditions qu’elle procède », fait-elle remarquer.

Et de préciser : « Appelé à l’audience du 08 septembre 2014, l’Honorable Ewanga, par ses Conseils, a présenté les moyens imparables d’inconstitutionnalité de l’Ordonnance-Loi attaquée.  Il a indiqué, preuve à l’appui (exhibition de tous les Moniteurs congolais de 1963 et 1964) que :

- l’Ordonnance 227 du 29 septembre 1963 du Président Joseph KASA-VUBU n’a jamais été publiée ; donc inopposable à EWANGA ;

- Il n’y a jamais eu une loi autorisant le Président KASA-VUBU à prendre son Ordonnance-Loi n° 300 du 16 décembre 1963. Car, aucune trace d’elle n’existe dans le Moniteur congolais ;

- Il n’y a jamais eu comme le voulait la Constitution de l’époque une loi d’approbation de cette Ordonnance-Loi dans les 6 mois qui ont suivi sa mise en vigueur. Elle était donc devenue caduque à la date du 17 juin 1964 ».

L’UNC/Belgique fait remarquer que « cette Cour composée des Hauts magistrats n’est pas celle à laquelle on doit apprendre qu’en droit procédural congolais, les exceptions d’ordre public, telle l’exception d’inconstitutionnalité, sont soulevées ad nutum, c’est-à-dire, à tout moment de l’instance, dès lors que le jugement sur le fond de l’affaire n’est pas rendu ».







Lambert Mende invite la CENCO à se transformer en parti politique



le malade Mende , et prostitué politique a peur, la vague arrive,

Michelx
Reply
Je crois que ce pauvre monsieur doit être adepte de : « Misu makasi ndoki te ».

Mende est malade! Il est dégoûtant dans ses analyses!
Mende connaît bien la mission prophétique de l’Eglise Catholique, que le Pape connaît aussi et défend. Mende serait la première personne à reconnaître que la libeté de pensée et de parole existe bien en RDC, du moins selon la Constitution. Lorsque les evêques l’utilisent pour dire ce qu’ils pensent être le bien, Mende n’est plus d’accord. Qu’il apprenne un peu à cesser de dire une chose et son contraire à la fois. Cela le ferait grandir, car il est descendu bien bas. Lorsqu’on est un « Monsieur », on a une retenue de langage, surtout devant une institution aussi respectable que l’Eglise Catholique, de laquelle il tient eput-être sa formation.
Le sr Mende oublie que tout leader d’opinion a droit à la parole. Et que le rôle de l’église est plus complexe qu’il ne le pense. Qu’il ne se fatigue pas sitôt…car les bombes arrivent…ils seront coincés.









Au lieu de se cacher derrière le manteau ecclésiastique pour poser des actes politiques, le porte-parole du Gouvernement congolais invite la CENCO à se transformer en parti politique. Désormais, elle devra s‟affirmer comme tel pour ne pas se substituer à la représentation nationale pour juger et trancher des questions qui relèvent de la compétence des institutions politiques de la République.
C‟est sur ce ton que le patron des médias congolais est monté au créneau pour fustiger la prise de position des Evêques dans leur lettre épiscopale du 14 septembre 2014, qui s‟insurge et prête intention aux institutions politiques quant à la révision de la Constitution. Ceci, pendant que la lettre du Saint Père, le Pape François adressée aux Evêques du Congo du 12 septembre 2014 souligne que les prélats catholiques doivent observer ce qui suit : « Alors que votre pays va connaître des rendez vous politiques importantsz pour son avenir, il est nécessaire que l‟Eglise apporte sa contribution, tout en évitant de se substituer aux institutions politiques et aux réalités temporelles qui conservent leur autonomie. En particulier, les pasteurs doivent se garder de prendre la place qui revient de plein droit aux fidèles laïcs, qui ont justement pour mission de témoigner du Christ et de l‟Evangile en politique et dans tous les autres domaines de leurs activités », a affirmé le Pape. Puisque la CENCO n‟a pas tenu compte de l‟exhortation du Pape, le porte- parole du Gouvernement attend combattre tout groupe apolitique qui veut saboter les efforts du gouvernement et de trancher sur des questions qui relèvent des institutions politiques.
A en croire le patron des médias, la tendance observée dans certains discours récents (Ndlr sénat-CENCO) à vouloir donner une réponse institutionnelle à la problématique de la révision de l‟article 220 de la Constitution que jamais encore personne n‟a posé à une institution politique (Ndlr Assemblée nationale et le Sénat) de notre pays procède de cette hostilité invaincue qui constitue en elle-même une sérieuse hypothèque à l‟émergence de la nation congolaise. Et de renchérir que le mélange délibéré des genres sur une question aussi sensible n‟est pas fortuit. Evoquant la lettre du Pape François, Lambert Mende souligne que les pasteurs de l‟Eglise catholique romaine avaient certainement de bonnes raisons de lancer un message à leurs brebis à partir de ce pays étranger où ils séjournent dans le cadre d‟une visite protocolaire qui intervient une fois tous les cinq ans. « Toutefois, nombre de congolais ne cachent pas leur perplexité devant ce qui prend les allures d‟une véritable extraversion de la pensée que l‟on croyait jusque-là exclusivement réservée à une certaine jeunesse déboussolée, candidate à l‟exil économique en Occident mais qui semble être aussi le fait de membres de l‟élite », a dit le porte-parole du Gouvernement
Le complot contre la RD Congo envisagé
Cette bouche autorisée de l‟exécutif central a rafraîchi la mémoire des uns et des autres lorsqu‟il insiste pour dire que 54 ans après l‟accession de la RD Congo à la souveraineté nationale et internationale, la Rdc veut se libérer mentalement de l‟emprise étrangère sur des questions de la souveraineté nationale. Pour lui, l‟exhortation des membres de la CENCO sonne aux yeux de beaucoup de Congolais comme un nouveau gage offert à des maîtres à penser Occidentaux. « D‟aucuns évoquent déjà une reproduction de la collusion entre les intérêts épiscopaux congolais (Ndlr : Affaire Agetraf) et de milieux néocolonialistes, comme en 1960 ».
Donc, il apparait assez clairement qu‟aujourd‟hui, comme en 1960, la RDC est mise à l‟encan par certaines de ses élites au service de puissants groupes d‟intérêts étrangers qui n‟ont d‟autres objectifs que de préserver leurs privilèges. A travers cette prise de position des Evêques congolais face aux questions d‟enjeux de l‟heure, le Gouvernement note que les Evêques ont affiché des positions variées et parfois contradictoires depuis leur dernière lettre pastorale de juin 2014. Mende rappelle que les mêmes Evêques, au mois de juin, vitupéraient sans nuances contre toute révision de la Constitution, y compris les dispositions non verrouillées.
C‟est dans cet esprit que les évêques avaient écrit : « Tout mode de scrutin, qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité…, allusion faite à un projet déposé au parlement par le gouvernement pour l‟élection au suffrage universel indirect des députés provinciaux pour laquelle un coûteux scrutin direct est prévu dans la Constitution. Les évêques affirmaient à ce propos qu‟ils soutenaient “les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct”.
Les intentions imaginaires des évêques
« Ils donnent l‟impression d‟avoir fait le deuil de leurs obsessions politiciennes antérieures relatives aux modes de scrutins et aux élections des députés provinciaux », souligne Mende, qui affirme que hier matin sur les antennes de la RFI devenue une véritable caisse de résonnance de la CENCO, un des signataires de la lettre pastorale a prétendu pince-sans-rire que la révision de l‟article 197 de la constitution sur les élections des députés provinciaux « vidait de sa substance l‟article 220 parce que le scrutin indirect est contraire au suffrage universel qui est verrouillé dans l‟article mentionné ». Compte tenu de ce manquement, le ministre pense que ce prélat devrait mieux maîtriser les concepts avant de les brandir à tort et à travers pour intoxiquer les congolais. En réalité, le suffrage universel dont il est question effectivement à l‟article 220, peut être direct et/ou indirect. Pour le Gouvernement de la RD Congo, dans une société démocratique, nul ne peut s‟arroger le pouvoir d‟empêcher le choc des idées qui reste un atout pour le progrès. La prétention des Congolais auteurs de la lettre pastorale du 14 septembre à museler par des menaces à peine voilées toute opinion contraire à celle des évêques, donne quelque substance qui inquiète le gouvernement face à une école de procès d‟intention. Ce faisant, les évêques sont bel et bien tombés dans le piège de la substitution car, ni plus ni moins, ils ne font que prendre carrément la place du peuple congolais, ce souverain primaire dont ils prétendent défendre les droits inaliénables.

RDC : appel au départ de Kabila, le gouvernement répond à l’Église catholique

Mende, Un confusionniste, il dit une chose et son contraire à la fois. Il dit une chose le matin et le soir il nie et dit une autre. Il sait déformer les propos de ses adversaires à son avantage et désorienter l’opinion. Un hypocrite-parasite, il montre à Kabila qu’il l’aime, alors qu’en réalité il l’utilise en l’impressionnant avec des vielles rhétoriques pour continuer à survivre en politique. Il expose le pays au péril en s’attaquant à tout le monde même aux diplomates et chefs d’Etats Étrangers.














Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, a répondu jeudi au message des évêques du pays qui ont réitéré leur appel au départ en 2016 du président Kabila.
C’est un nouvel épisode du combat que se livrent à distance le gouvernement congolais (RDC) et l’église catholique locale. Lambert Mende, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, accuse les prélats d’être à la solde de « maîtres à penser occidentaux », dénonçant au passage leur opposition à tout projet qui aiderait le président Joseph Kabila à se représenter en 2016.
En visite à Rome dans le cadre d’une visite quinquennale au Pape, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) avait insisté dimanche, dans un message à l’attention des fidèles et du gouvernement, sur le maintien en l’état de l’article 220. Cette disposition interdit la modification de la Constitution qui permettrait à Joseph Kabila d’être candidat à sa succession en 2016.
« La question de la modification de la Constitution n’est pas pour l’instant pas à l’ordre du jour », selon Lambert Mende qui précise toutefois qu’en démocratie tout peut être discuté, y compris les dispositions verrouillées dans la loi fondamentale.
Le porte-parole insiste enfin sur la nécessité de poser, le moment venu, la question au peuple par un référendum.

Assemblée nationale: Udps,Unc,Mpcr,Cder, et leurs alliés claquent la porte




Assemblée nationale: Udps,Unc,Mpcr,Cder, et leurs alliés claquent la porte



(KINSHASA)- Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps d’Etienne Tshisekedi et l’Unc de Vital Kamerhe ainsi que leurs alliés-le Mpcr de Vuemba, le Cder de Jean Lucien Busa, le Rcd-Kml de Mbusa Nyamwisi et le Parti Travailliste de Steve Mbikayi ont annoncé avoir suspendu leur participation aux plénières ayant trait uniquement à la révision constitutionnelle et aux projets de loi liés au processus électoral. 

‘‘Nous suspendons notre participation à toute plénière qui aura pour ordre du jour le débat général sur les projets de lois du gouvernement portant organisation des élections que sur celui ayant trait à la révision constitutionnelle’’, a indiqué Samy Badibanga, le président du groupe Udps et alliés.

 Les élus de deux groupes ont dénoncé le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’état par le bureau de l’assemblée nationale. Ils considèrent que ‘‘toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections avec comme conséquence de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral’’. 

Pour bien contrer la majorité au pouvoir dans sa course pour le changement de la constitution, les groupes Udps et Unc suspendent également jusqu’à nouvel ordre leur participation ‘‘aux activités de la commission électorale nationale indépendante et demandent à leurs représentants d’arrêter toutes affaires cessantes, toute participation directe ou indirecte aux activités de cette institution’’. 

Au sujet des projets de loi sur l’organisation des élections, les opposants Samy Badibanda, Jean Claude Vuemba, Jean Lucien Busa, Jean Marie Bomporiki, Steve Mbikayi, Jérôme Lusenge disent ne pas comprendre pourquoi le bureau de l’assemblée nationale a fait fi de toutes les observations en faisant adopter le projet de calendrier de cette session de septembre. 

L’opposition parlementaire plaide pour l’inscription au calendrier des matières de cette session, la proposition de loi Sessanga sur les élections parce que déposé depuis le mois de mai 2012. Lors de la conférence des présidents, majorité et opposition étaient à couteaux tirés mais le bureau de l’assemblée nationale avait décidé de mettre en suspens les questions liées à la révision constitutionnelle et aux projets du gouvernement sur l’organisation des élections en attendant les résultats de la mission des bons offices auprès des auteurs de différentes initiatives des lois. 

L’opposition parlementaire s’était prononcée sur l’adoption de l’avant-projet du calendrier sous réserve de cinq points querellés mais à la grande surprise, s’indigne Samy Badibanga, le bureau Minaku a passé outre cette option levée ensemble en inscrivant les cinq points dans le calendrier des matières de cette session. Pour le leader du Mpcr, Jean Claude Vuemba, l’attitude de la majorité démontre le passage en force. Nous n’allons nous laisser faire, a-t-il prévenu.


Matérialisation des bornes à la frontière entre la Rdc et le Rwanda: un million et demi de dollars

Matérialisation des bornes à la frontière entre la Rdc et le Rwanda: un million et demi de dollars



Gisenyi, 21/09 (ACP).- Un million et demi de dollars américains est le budget adopté par l’équipe technique des experts du Rwanda et de la RDC pour la matérialisation des bornes à la frontière commune entre les deux pays, partant du point localisé au Mont Hehu, en territoire de Nyiragongo, jusqu’au lac Kivu au niveau de Goma.
L’option a été levée jeudi dernier, au terme de la quatrième journée des experts congolais et rwandais, sanctionnant dans la ville rwandaise de Gisenyi, la troisième session de la commission technique mixte chargée de la démarcation et de la matérialisation de la frontière commune entre ces deux pays. Les membres des délégations rwando-congolaises ont ainsi signé, après adoption, le rapport des travaux.
Pour le Pr Célestin Ngwandila, chef de la délégation congolaise, il s’agit d’un événement qui pourra certainement contribuer à la pacification de la partie Est de la République démocratique du Congo et, par ricochet, cimenter les relations entre les populations habitant les deux provinces voisines, le Nord-Kivu du coté de la RD Congo, et la province de l’Ouest du coté du Rwanda.
Après la fin de cette troisième session qui a permis de dégager des bornes transfrontalières entre la RD Congo et le Rwanda, le rapport de la quatrième session a été adopté par les participants. 
ACP/NGZ/JGD