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lundi 23 juillet 2012

L’Eglise catholique annonce cinq actions contre la balkanisation de la RDC



Publié par La Rédaction le 21 juillet 2012.


L’Eglise catholique annonce cinq actions contre la balkanisation de la RDC

Publié par La Rédaction le 21 juillet 2012.


Kinshasa, le 21 juillet 2012 – (D.I.A.) – Les Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) proposent cinq actions afin de traduire dans les faits le refus de l’Eglise catholique de la balkanisation de la République Démocratique du Congo, RDC, et de ramener la paix dans l’Est de ce pays.

Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 21 juillet 2012 au Centre Interdiocésain à Kinshasa, le Secrétaire Général de la CENCO, Mr l’Abbé Léonard Santedi, a communiqué les actions arrêtées par l’Episcopat congolais. Il s’agit de triduum de prière pour la paix, l’unité et l’intégrité du territoire du 31 juillet au 1er août 2012 ; de la marche de l’espérance le 1er août 2012 ; d’une action caritative en faveur des populations sinistrées, victimes des affres de cette guerre ; d’une démarche de plaidoyer pour sensibiliser les décideurs au niveau national et international ; d’une visite pastorale de solidarité conduite par la Présidence de la CENCO avec les Evêques délégués des provinces ecclésiastiques dans les diocèses touchés par les conflits armés.

Le Secrétaire Général de la CENCO a, lors de cette conférence de presse, lancé un appel au peuple congolais dans son ensemble: « C’est donc le moment de la prise de conscience que nous devons choisir de faire triompher l’espoir sur la peur, l’unité de notre destin sur les conflits, le moment de choisir de défendre l’intégrité de notre territoire. » Expliquant le choix des Evêques de la RDC, l’Abbé Santedi a déclaré : « Les actions que propose l’Eglise s’inscrivent dans ce choix à opérer pour un Congo uni et prospère. »

Les cinq actions de l’Eglise font suite au communiqué des Evêques de la CENCO sur la situation de la guerre à l’Est de la RDC. En effet, à l’issu de leur 49ème Assemblée Plénière, les Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) avait publié un communiqué sur la situation de guerre dans le pays intitulé : « Non à la Balkanisation de la RD Congo ! »

Agence catholique de presse DIA

mercredi 18 juillet 2012

N’allez pas au Congo, Monsieur le Président


N’allez pas au Congo, Monsieur le Président(AgoraVox 18/07/2012)

Si le Président français se rend en Syrie, en Iran ou en Corée du Nord, il provoquerait un scandale international. Aller serrer la main des dirigeants dont la réputation est aussi mauvaise en matière des droits de l’Homme reviendrait à cautionner des pratiques qui sont aux antipodes des valeurs prônées par la France et sur lesquelles se structure la société française.

Il existe un pays bien pire et dans lequel, malheureusement, le Président François Hollande va probablement se rendre, en octobre prochain. La très mal nommée République Démocratique du Congo est actuellement entre les mains des dirigeants parmi les pires au monde en matière des droits de l’Homme. Ce qui n’a pas empêché l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) d’y programmer la tenue de son 14ème sommet malgré les protestations des ONG, de l’opposition congolaise et des victimes du régime brutal de Joseph Kabila.

On comprend que la France puisse participer aux sommets de la francophonie, où qu’ils se tiennent. Mais le Président français n’est pas obligé de se rendre dans n’importe quel pays. Il a été élu sur un ensemble de valeurs qui doivent prévaloir sur toute autre considération y compris en matière de politique extérieure. La présence du Président français à Kinshasa serait inévitablement le signe du soutien de la France au régime répressif de Joseph Kabila.

Ce régime est l’aboutissement de la campagne militaire la plus meurtrière au monde. Les principaux décideurs politiques du pays, dont le Président Kabila, sont en effet issus des deux guerres du Congo (1996, 1998) qui ont la particularité d’avoir été la plus grande saignée humaine depuis la seconde guerre mondiale. Plus de six millions de morts ! Les auteurs de ces atrocités sont aujourd’hui à des postes de responsabilité d’Etat et bénéficient d’une impunité totale.

La nature des crimes dont ils se sont rendus coupables est pourtant suffisamment grave pour que la France se montrât aussi ferme qu’elle le fit dans d’autres conflits (ex-Yougoslavie). De nombreux rapports ont retenu le terme de génocide[1] pour qualifier certains massacres. Si cela revient à trop demander à la France d’engager des poursuites contre les auteurs de ces exactions, on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elle prenne ses distances vis-à-vis des dirigeants d’un pays qui se conduisent de manière aussi effroyable.

La liste de ces dirigeants qui ressort des rapports d’ONG et des agences des Nations Unies est tellement longue qu’on ne peut la présenter dans un article aussi court. Par le jeu du hasard, on peut tirer un nom : l’homme qui va assurer la sécurité du Président Hollande durant son séjour à Kinshasa, le général Charles Bisengimana, Inspecteur général de la police. Son nom est cité en gras dans un rapport sur des crimes commis dans l’Est du pays, plus précisément dans le secteur de Mugunga, non loin de la ville meurtrie de Goma. Dans son rapport de janvier 1999[2], l’organisme canadien Droits et démocratie souligne son rôle personnel dans la réalisation des assassinats de masse et d’autres crimes imprescriptibles, puisque relevant de l’article 7 du statut de Rome instituant la Cour pénale internationale.[3]

Il est, par ailleurs, à la tête d’une police qui a tiré sur la population dans les rues de Kinshasa en novembre dernier au cours de la répression[4] menée par le régime de Joseph Kabila contre l’opposition pour assurer son maintien au pouvoir après un hold-up électoral. Les policiers tiraient sur le moindre attroupement, même d’enfants. Près de l’aéroport de N’Jili, ils ont massacré 18 militants de l’UDPS[5] qui manifestaient à mains nues. Les images du carnage, publiées sur le site de la Démocratie Chrétienne (DC), un parti d’opposition, sont insoutenables[6],[7],[8]. Son Président, également porte-parole de l’opposition, Eugène Diomi Ndongala est actuellement porté disparu.

Au sujet de l’élection présidentielle de novembre dernier, les observateurs internationaux mandatés par l’Union européenne et la Fondation de l’ancien Président américain Jimmy Carter ont contesté les résultats officiels. L’Eglise catholique, sans doute l’institution la plus crédible du pays, a considéré que Joseph Kabila avait perdu ces élections[9]. Il s’est, malgré tout, maintenu au pouvoir par la force.

C’est donc un Président « illégitime » qui a massacré la population, comme en Syrie, pour se maintenir au pouvoir, que le Président Hollande va serrer dans ses bras en octobre prochain. Pour les victimes, les opposants et les militants des droits de l’Homme, ces images-là, de la France, sont annoncées pour être pénibles à voir.

Pour revenir sur le « patron » de la police nationale, il a accédé à ses fonctions en juin 2010 après que le régime a été obligé de suspendre son supérieur John Numbi Banza Tambo, impliqué dans l’assassinat, le 1er juin 2010, du militant des droits de l’Homme, Floribert Chebeya Bahizire, Président de la Voix des Sans Voix (ONG).

La victime avait été invitée à l’Inspection Générale de la Police à Kinshasa. Un guet-apens au cours duquel il a été capturé avec son chauffeur Fidèle Bazana Edadi et exécuté par étouffement, la tête enfermée dans un sac plastique. Selon les témoignages recueillis et révélés[10] par le réalisateur belge Thierry Michel, Floribert Chebeya, au cours de l’étouffement, avait agonisé pendant 25 minutes, plus longtemps que son chauffeur. Son corps a été retrouvé le lendemain dans une rue de la périphérie de Kinshasa, mais celui de son chauffeur reste, jusqu’à ce jour, introuvable. Selon les mêmes témoignages, l’ordre d’exécuter Floribert Chebeya avait été donné par la « haute hiérarchie ». En République Démocratique du Congo, la « haute hiérarchie » signifie Joseph Kabila[11].

Floribert Chebeya a été exécuté parce qu’il enquêtait sur les massacres perpétrés dans la Province du Bas-Congo durant la répression contre les adeptes du mouvement Bundu dia Kongo[12] en 2007 et 2008. Ces tueries avaient été commises par les unités de l’armée et de la police dirigées, justement, par le général John Numbi, (plus de 1.000 morts). Elles ont été dénoncées dans plusieurs rapports dont celui de l’ONG américaine Human Rights Watch[13] mais n’ont donné lieu à aucune poursuite. Floribert Chebeya voulait transmettre son rapport au roi des Belges Albert II à l’occasion de son passage à Kinshasa le 30 juin 2010 et, au besoin, porter l’affaire devant la Cour Pénale Internationale. Il a été sauvagement exécuté, ce qui a renforcé le climat de peur dans les rangs des militants des droits de l’Homme et de la population.

L’assassinat de Floribert Chebeya a donné lieu à un procès loufoque au cours duquel les accusés, tous membres de la police nationale, ricanaient entre eux[14]. Les familles des victimes ainsi que les témoins, qui auraient dû être protégées par les autorités, dans un Etat normal, ont été la cible de menaces et d’intimidations au point de devoir fuir le pays. Aujourd’hui, les veuves Chebeya et Bazana, avec leurs enfants, orphelins, vivent en exil (Canada, France). Un ressortissant camerounais, témoin privilégié, parce qu’il avait vu les deux victimes dans les locaux de l’Inspection Générale de la Police avant leur assassinat, a subi des menaces de la part des autorités. Il a été caché par les ONG au cours du procès mais a dû fuir le Congo en y abandonnant tous ses biens.

C’est que le Congo de Joseph Kabila baigne dans un climat d’impunité généralisée. D’ailleurs le principal commanditaire de l’assassinat de Floribert Chebeya, le général John Numbi, n’est même pas poursuivi. La Cour militaire de Kinshasa avait estimé qu’elle n’était pas compétente pour juger un « officier du rang de général ». Une décision qui rappelle celle de 2006 à Bukavu. Dans cette ville de l’Est du pays, le Tribunal militaire de garnison s’était déclaré incompétent pour juger le colonel Thierry Ilunga et l’ancien Vice-Gouverneur, Didace Kaningini Kyoto pour leur implication dans l’assassinat d’un autre militant des droits de l’Homme Pascal Kabungulu de l’ONG Héritiers de la Justice. La victime avait été abattue en présence de sa famille par des hommes en uniforme de l’armée nationale. Un procédé « officiel » pour faire passer clairement le message de la terreur.

Ainsi, en République Démocratique du Congo, il y a des « personnalités » qui assassinent ou commanditent des assassinats sans qu’elles ne puissent être passibles de poursuite devant les cours et tribunaux. Ces « hommes-là », au-dessus des lois, vont tout de même serrer la main du Président de la Patrie des droits de l’Homme, en octobre prochain.

Honnêtement, le Président Hollande n’est pas obligé de se rendre à Kinshasa. Le Congo, même s’il est considéré comme le plus grand pays francophone du monde (superficie-2.345.000 km² et population-70.000.000 ha) n’a jamais que très peu intéressé la France, contrairement à d’autres pays (Côte d’Ivoire). Et même si l’enjeu devrait être la langue française, le pays est tellement mal géré que les écoles où s’apprend le français sont dans un piteux état, quand elles existent. Ainsi l’écrasante majorité des Congolais ne parlent jamais français. Le poids de l’illettrisme est tel que presque tout le monde parle les langues nationales (lingala, swahili, kikongo, tshiluba). Dans les ONG internationales et les agences de l’ONU sur place on parle anglais. Le Président lui-même est anglophone et s’exprime péniblement en français. Il n’y a donc pas d’enjeu majeur pour justifier que le locataire de l’Elysée se laisse aller au cynisme de la realpolitik en se rendant à Kinshasa.

Les ONG se battent depuis des mois pour qu’il renonce à ce voyage. Elles ont même signalé qu’une partie des fonds destinés à l’organisation de ce sommet avait été détournée par les autorités. Eh oui ! Le Congo n’est pas seulement le pays des violences contre la population. Il bat les records en matière de corruption et figure systématiquement dans le peloton de tête des pays les plus corrompus du monde (168ème sur 182 pays)[15], mais aussi les plus pauvres selon l’indice de développement humain du PNUD[16], malgré ses immenses réserves minières[17].

Le Président Hollande va quand même s’y rendre. Heureusement, les images des politiques français aux côtés des dirigeants infréquentables ont la manie de disparaître. Celles de Mouammar Kadhafi avec Nicolas Sarkozy ont déjà disparu du site internet de l’Elysée. Celles de François Hollande avec Joseph Kabila disparaîtront également. Mais il aurait été préférable qu’elles n’eussent jamais existé.

Boniface MUSAVULI


© Copyright AgoraVox

mardi 10 juillet 2012

Joseph Kabila, cheval de Troie


Permettez-moi de m'adresser à votre conscience, à votre intelligence, à votre patriotisme en vous conviant à la lecture ci-dessous !

Correspondance particulière tirée d'un forum,
par le patriote Ndozwau
http://congodiaspora.forumdediscussions.com/t5806p150-haute-trahison-au-plus-haut-sommet-de-l-etat-ou-sont-les-patriotes-congolais




Il est question de notre pays dont la direction depuis Kanambe et bien avant n'arrive à sortir de l'enlisement fatal général et plus particulièrement de la Guerre de l'Est : c'est l'un des facteurs majeurs qui a obéré nos chances de développement depuis la fameuse guerre de libération mais plutôt d'occupation par le Rwanda (l'Ouganda et au delà les officiels et multinationales internationaux)..
Vous êtes assez sensés et honnêtes pour attester au moins que n'eût été le problème de l'Est, eût-il eu à Léo un pouvoir responsable et conscient des enjeux véritables de notre pays à mobiliser les moyens adéquats nous ne serions pas encore à souffrir des morts, déplacés et équipées en fuite à Bunangana aujourd'hui !
Qui est le premier responsable de notre catastrophe sinon le pouvoir qui nous dirige depuis maintenant au moins 11 ans ?

La situation actuelle avec les mutins du Cndp recyclés en MP23 révèle plus que jamais la main du Rwanda envahisseur; c'est ce que nous les "lucides et patriotes" de toujours vous disions depuis tout ce temps : non seulement le petit Rwanda est devenu notre bourreau par la force du reflux du génocide auquel nous sommes étrangers et par sa bonne organisation mais aussi par notre faiblesse qui par hasard a d'autres explications : Kanambe à la tête de notre pays n'est pas Kabila mais une marionnette ancien de l'Apr rwandais qui complote et trahit notre pays...
Certains d'entre vous commencent enfin de comprendre ce que nous vous disions il y a des années : il ne peut pas y avoir que d'autre explication, celle de la complicité avec l'ennemi, celle de la haute trahison...
Lisez ces confidences de Sassou Nguesso, le Président du Congo voisin et dites-moi si vous doutez encore de la haute trahison à la tête du pays ?
Et que faire alors ?


J'ai récupéré mon livre et comme depuis longtemps je voulais vous faire part sur ce sujet des confidences de Sassou Nguesso à Péan, un soir du 08 août 2008 à Oyo rapportées dans l'Epilogue de son livre "Carnages, Fayard 2010" ; j'y vais de suite ! 
Svp lisez-les bien; c'est quand même le président voisin du Congo qui le dit pour qui n'aurait pas encore compris dans quelle fange nous pataugeons envain depuis un moment !

(...)Puis le président congolais (Brazzaville) complète son tableau de la nouvelle Afrique en évoquant le "mystère Joseph", ce jeune Joseph Kabila, président du Congo voisin :
"Venu de nulle part, en quinze jours il a eu les honneurs de Paris, Bruxelles, Londres et Washington... Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s'oppose à Paul Kagame, mais, la nuit tombée, il marche avec lui...
Or en Afrique, c'est la nuit que les choses importantes se passent..."

Cinq mois après ces confidences, Paul Kagame et Joseph Kabila surprenaient les observateurs des Grands Lacs en décidant de mener ensemble la chasse aux Hutu des FDLR dans les forêts du Kivu. Le premier en affirmant qu'il en allait de sa sécurité, le second qu'il en allait de la restauration de la souveraineté sur l'ensemble du territoire congolais. Lorsque j'appris cette stupéfiante nouvelle, les paroles entendues à Oyo me renvinrent évidemment en mémoire. Joseph, cheval de Troie ?

Pierre PÉAN, Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Fayard 2010; pp 531-532

Et le président de me raconter une anecdote, qui s'est produite en septembre 2007 à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU : "Kagame et Joseph ne se seraient pas la main en public, mais, quand ils pensaient ne pas être regardés, leur connivence était manifeste. Une caméra les a ainsi filmés par surprise. Mais les "services" rwandais ont réussi à faire détruire la bande...", me dit-il.

Carnages, p 418

vendredi 6 juillet 2012

RDC: les mutins prennent un poste-frontière avec l'Ouganda, un Casque bleu tué


RDC: les mutins prennent un poste-frontière avec l'Ouganda, un Casque bleu tué

publié le 06/07/2012 à 10:22, mis à jour à 20:19

RDC: les mutins prennent un poste-frontière avec l'Ouganda, un Casque bleu tué
afp.com/Melanie Gouby

GOMA (RDCongo) - La localité de Bunagana, poste frontalier avec l'Ouganda dans l'est de la RD Congo, est tombée vendredi aux mains des mutins après d'âpres combats contre l'armée congolaise, au cours desquels un Casque bleu indien a été tué et qui ont poussé près de 600 soldats congolais à se réfugier de l'autre côté de la frontière.

"Nous avons pris Bunagana vers 06H00" (04H00 GMT), a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23 (Mouvement du 23 mars), dont les mutins se revendiquent.
Bunagana se trouve à une dizaine de km au nord-est des positions des mutins, regroupés depuis mai sur plusieurs collines dans le sud-est du Parc national des Virunga, frontalier avec l'Ouganda et le Rwanda, à une cinquantaine de km à vol d'oiseau au nord-est de Goma, le chef-lieu du Nord-Kivu.
"C'est fini, la localité est occupée par les rebelles. Nous sommes tous entassés ici du coté ougandais", a relaté à l'AFP un habitant de Bunagana.
Environ 600 soldats des Forces armées congolaises (FARDC) ont fui Bunagana en Ouganda, selon l'armée ougandaise. "Ils ont franchi la frontière ce (vendredi) matin; nous les avons désarmés et ils sont désormais sous notre contrôle", a déclaré Peter Mugisha, un porte-parole de l'armée ougandaise.
Les FARDC avaient lancé une offensive jeudi matin à l'ouest des positions rebelles, mais le M23 a mené une contre-offensive au nord-est, pour prendre les localité de Jomba et Chengerero jeudi, puis Bunagana vendredi à l'issue d'âpres combats.
Aucun bilan des affrontements n'a été communiqué jusque-là par les FARDC, mais certaines sources évoquent plusieurs soldats tués.
Lors des combats à Bunagana, un Casque bleu indien de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) a été mortellement blessé par "un éclat, il est décédé des suites de ses blessures", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Monusco Madnodje Mounoubai.
La Monusco avait renforcé ses positions ces dernières semaines à Bunagana pour protéger les populations civiles.
Cette mission est l'un des plus importantes de l'ONU, avec près de 18.000 soldats, principalement basés dans l'est instable de la RDC.
Selon la société civile du Nord-Kivu, les mutins se seraient "infiltrés" jeudi dans la région de Bunagana, en se mêlant aux déplacés qui fuyaient les combats à Jomba et Chengerero.
Environ 5.000 personnes ont fui en Ouganda depuis la reprise des combats jeudi côté congolais, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en Ouganda.
La fuite de soldats congolais en Ouganda "est un sujet d'inquiétude et affaiblit encore la capacité de l'armée congolaise à protéger efficacement les civils" contre le M23 qui a "accru ses forces", a déclaré l'ONG Amnesty international dans un communiqué.
Depuis mai, les mutins, issus de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), sont regroupés dans le sud-est du parc des Virunga où ils résistent aux attaques et bombardements fréquents des FARDC.
Les combattants du CNDP ont été intégrés dans l'armée dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, dont le M23 réclame la pleine application.
Un récent rapport d'experts de l'ONU a affirmé que les mutins étaient soutenus par des hauts responsables rwandais, notamment le ministre de la Défense, le général James Kabarebe, et le chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, qui auraient apporté "une aide directe" à la création du M23, en fournissant aux mutins des armes, des munitions et des recrues.
Kigali nie tout soutien à la mutinerie et rejeté ce rapport.
"Notre intention n'est pas de conquérir les espaces, moins encore de poursuivre la guerre (...) Nous ne demandons pas de nouvelles négociations, nous exigeons plutôt le respect des engagements pris par le gouvernement à travers l'accord du 23 mars 2009", a assuré le M23 dans un communiqué.

Par

jeudi 5 juillet 2012

Débat sur la vérité des urnes :








Les partis de l'opposition et la coalition des mouvements de la Société civile voulaient la tête du pasteur Daniel Ngoy Mulunda, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), mais ils ne l'ont pas eu. Soutenu par les députés de la Majorité Présidentielle, le patron de la CENI est réparti du Palais du peuple sur ses deux pieds.

La population congolaise se souviendra longtemps de la plénière de l'Assemblée nationale du 2 juillet 2012. Au cours de celle-ci, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la CENI, a fait des révélations qui risquent de relancer le débat sur les résultats contestés des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 publiés par la CENI et confirmés par la Cour suprême de justice.

En effet, quelques jours après la publication des résultats des scrutins du 28 novembre 2011, des missions d'observation des élections tant nationales qu'internationales avaient émis des doutes sur la véracité des résultats sortis des tiroirs de la CENI. Les mêmes thèses étaient soutenues par les partis politiques de l'opposition.

La bombe de l'Archevêque de Kinshasa

Le débat sur ces résultats était relancé après la conférence de presse de l'Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Ce dernier demandait à la CENI de dire la vérité des urnes parce que le prélat affirmait qu'il détenait des chiffres contraires à ceux livrés par la CENI. D'aucuns se souviendront à l'époque que le chef de l'église catholique de Kinshasa était traîné dans la boue par la presse progouvernementale. Le stade des Martyrs lui était même refusé pour célébrer la messe des jeunes et l'ordination de nouveaux prêtres.

Les chiffres de la MONUSCO

Pressé par les députés de l'opposition et la Société civile, le président de la CENI a finalement éventré le boa lors de la plénière du 2 juillet dernier. Ce jour-là, Daniel Ngoy Mulunda a révélé que les chiffres donnés par le Cardinal Laurent Monsengwo venaient d'un agent de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO).

A en croire le président de la CENI, l'agent de la CENI -il serait un proche conseiller de Roger Meece, le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU- avait envoyé ces chiffres (dans un courriel électronique) à ses supérieurs et à plusieurs autres personnalités, parmi lesquelles l'Archevêque de Kinshasa. Ce sont les chiffres que le prélat catholique avait brandi lors de son point de presse.

Que des questions 

La révélations faite par Daniel Ngoy Mulunda suscite plus d'une question. Comment cet agent de la MONUSCO a-t-il pris le risque de mettre ces chiffres -contraires à ceux livrés par la CENI- sur le Net sachant qu'ils pouvaient engendrer des troubles comme en Côte d'Ivoire? D'où cet agent a-t-il tiré ces chiffres? Pourquoi la CENI n'avait-elle pas réagi à l'époque pour dénoncer la démarche de cet agent de la MONUSCO? Pourquoi Daniel Ngoy Mulunda (qui avait mis en exergue son statut devant les députés) avait laissé la presse gouvernementale traîné le prélat catholique dans la boue au lieu de dire que ces chiffres venaient de la MONUSCO? Au-delà de toutes ces interrogations, il faut dire que la révélation du président de la CENI, bien que tardive, jette un doute sur la crédibilité de la réélection de Joseph Kabila. Dans la mesure où la MONUSCO est une outillée en ce qui concerne la matière électorale. Tout le monde attend de la MONUSCO lors de son point de presse hebdomadaire de ce matin.

Thomas NABOR

mercredi 4 juillet 2012

Francophonie


Alpha Condé sur RFI : «Le sommet à Kinshasa pose beaucoup de problèmes»
Par Faustin Kuediasala

A trois mois de la tenue à Kinshasa du 14ème sommet de la Francophonie, le doute est loin de se dissiper sur le déplacement du président français, François Hollande. Invité de la RFI, le président guinéen, Alpha Condé, a plus que ravivé le suspense.
Viendra ou ne viendra pas ? La question est sur toutes les lèvres à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, qui s’apprête, sauf imprévu, à accueillir en octobre 2012 le 14ème sommet de la Francophonie. C’est notamment la présence - encore douteuse - du président français, François Hollande.
En pleine campagne pour la présidentielle française de mai dernier, François Hollande, alors candidat, avait annoncé les couleurs de ce que devait être son mandat si jamais il était élu. Elu, puis investi, le débat sur son probable déplacement a été relancé de plus belle.

http://www.lepotentiel.com//afficher_article.php?id_article=124444&id_edition=100156







"La mutinerie est l'oeuvre des inciviques manipulés par des forces obscures"

"La mutinerie est l'oeuvre des inciviques manipulés par des forces obscures", a déclaré le président Jospeh Kabila 



A aucun moment Joseph Kabila n'a cité le Rwanda, pourtant accusé jeudi par le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, à la suite de rapports de l'ONU et d'ONG, de soutenir la mutinerie du Mouvement du 23 mars (M23), constituée d'ex-rebelles qui affrontent l'armée congolaise depuis mai dans une partie du Nord-Kivu (est), frontalière avec le Rwanda et l'Ouganda. 



La mutinerie dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), que le Rwanda est accusé de soutenir, est l'oeuvre d'inciviques manipulés par des forces obscures nationales et étrangères, a déclaré vendredi le président congolais Joseph Kabila à la télévision nationale.


La date anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge, le 30 juin 1960, donne généralement lieu à des réjouissance populaires. Tel ne pourra pas cependant être le cas cette année, car des inciviques manipulés par des forces obscures nationales et étrangères ont plongé une fois de plus la province du Nord-Kivu dans le sang, forçant de nouveau des milliers de nos concitoyens à l'errance et les replongeant dans la précarité, a dit le chef de l'Etat dans un court discours.

En ma qualité de garant de la Nation, je leur dis que leur sécurité n'a pas de prix, qu'elle demeure la priorité de nos priorités, et que, quoiqu'il arrive, quoiqu'il en coûte, unis et déterminés nous défendrons notre pays et nous en ferons un havre de paix, a-t-il ajouté.

Les actions militaires, politiques et diplomatiques en cours seront poursuivies, a assuré le chef de l'Etat en appelant à la vigilance et au patriotisme de tous.

A aucun moment Joseph Kabila n'a cité le Rwanda, pourtant accusé jeudi par le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, à la suite de rapports de l'ONU et d'ONG, de soutenir la mutinerie du Mouvement du 23 mars (M23), constituée d'ex-rebelles qui affrontent l'armée congolaise depuis mai dans une partie du Nord-Kivu (est), frontalière avec le Rwanda et l'Ouganda.

Des experts de l'ONU ont affirmé dans un récent rapport que des hauts gradés de l'armée rwandaise, dans l'exercice de leurs fonctions officielles, ont apporté une aide directe à la création du M23, en fournissant aux mutins des armes, du ravitaillement militaire et de nouvelles recrues.
Parmi les noms cités par ces experts figurent ceux du ministre rwandais de la Défense, le général James Kabarebe, du chef d'état-major des armées, le général Charles Kayonga, et aussi du général Jack Nziza, secrétaire permanent du ministre de la Défense et ancien patron du DMI (Department of Military Intelligence), les services de renseignements militaires.

Kigali, qui a toujours nié tout soutien à la mutinerie, a rejeté ce rapport par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui l'a qualifié de document préliminaire partial fondé sur des conclusions partielles qui doit encore être vérifié.

Le président Kabila a rendu un hommage mérité aux forces de défense et de sécurité pour leur bravoure et pour le sacrifice qu'elles consentent afin de mettre hors d'état de nuire des ennemis de notre pays.
Les troubles actuels (...) et les obstacles qu'on ne cesse de dresser sur notre chemin ne nous détourneront pas de nos obligations, encore moins de l'objectif majeur que vous et moi nous nous sommes fixés, celui de l'émergence du Congo, a-t-il conclu.

Les mutins sont des ex-membres de la rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans l'armée congolaise dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application. Le CNDP était soutenu par le Rwanda.
Jeudi, Lambert Mende avait exigé que les autorités rwandaises arrêtent, cessent de laisser leurs officiers continuer à alimenter la guerre au Congo.

Peu avant, Kigali avait accusé la RDC de relancer la coopération entre son armée et les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), actives dans l'est de la RDC, en vue de lancer des attaques contre le Rwanda. Kinshasa avait démenti.
Certains membres des FDLR sont soupçonnés de participation au génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

Kinshasa, 30/06/2012 (AFP / MCN, via mediacongo.net)

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=20802