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SACREBOPOL

mercredi 29 février 2012

SALAIRES DETOURNES A LA CHAMBRE :

Pris dans son propre piège et sans issue, l'élu de Mweka brandit dans la presse et à la hâte un tableau explicatif de la paie des agents administratifs du mois de janvier 2012 pour justifier une charge située en mai 2011 et des dépassements de 2010. 

 Malgré des papiers pré-montés distribués dans la presse locale dévalorisée, l'ancien speaker PPRD de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, accusé de détournement des salaires des agents administratifs de la chambre basse du Parlement RD-Congolais, n'a pas su se tirer d'affaires. Boshab est au contraire coincé par les dates et les chiffres. Il a exhibé un tableau explicatif de la paie du mois de janvier pour tenter de justifier une situation qui date de mai 2011. Sans conteste, Boshab s'est démonétisé. Il a versé dans la manip étalant même un document où une signature est attribuée à deux personnes pour deux rubriques différentes ! Ridicule.

 Les financiers rient sous cape.

Ils se moquent de la minable réaction d'Evariste Boshab à l'article d'AfricaNews dénonçant le détournement des salaires des agents administratifs de l'Assemblée nationale. Minable parce que reproduite sous forme d'articles jumeaux ou de papiers sosies exposés toute honte bue dans les colonnes de nos estimés confrères CONGO NEWS et La Référence Plus -prière de savourer en facsimilés. C'est à croire que les collègues se sont concertés pour rédiger ce pré-monté de Boshab tant leurs livraisons présentent d'étranges similitudes à tous les niveaux : mots, construction des phrases, style et ton. L'unique point de différence apparaît dans la titraille et dans la signature. On est descendu si bas! On s'est laissé envoûter. L'auteur de l'envoûtement est le même qui a rédigé cette réaction atypique : Evariste Boshab dont le directeur de Cabinet adjoint Kodjo a appelé la direction du journal pour savoir si le cabinet pouvait envoyer un droit de réponse.

Kodjo a tenté inutilement de forcer une porte déjà ouverte par la Loi régissant la presse en RD-Congo. En lieu et place d'un droit de réponse ou d'un démenti, l'équipe de l'ex-speaker tente de nous opposer à des confrères.

Boshab veut se dédouaner en recourant à son exercice favori, le mensonge. Après avoir menti aux syndicalistes de l'Assemblée nationale, Boshab a réussi à duper les confrères, les patrons des médias, avec l'intention de manipuler toute la République.

Pour se défendre contre les charges de détournement de salaires situé au mois de mai 2011 confirmées par les documents de la Division des Finances de l'Assemblée nationale et ceux officiels transmis par les ministères du Budget et Finances, Boshab n'a pas trouvé mieux que de soudoyer les médias et faire publier, à la hâte, un tableau de répartition de la paie de l'Administration du mois de janvier 2012 ! Le doc attribué au Bureau Traitement de la Division des Finances de l'Assemblée nationale, porte les signatures du questeur Bolengetenge Balea, également cité dans le rapport, et du chef de Bureau Traitement ai Kabongo N'Samu. Déo Indulu, Chef de Division des Finances, n'a apparemment pas été contacté pour apposer lui aussi sa signature au bas du document qu'il a pourtant l'habitude de signer.

 Médias instrumentalisés

Il n'y a cependant pas de commune mesure : documents, dates et chiffres coincent un Boshab pris dans son propre piège et sans issue. Alors que le fameux tableau qui le grille est tapé à la machine, une mention Cpté/Caisse reprise dans sa partie supérieure droite reprend à la main un montant de USD 466.952 et la date du 7 février 2012. L'ex-speaker n'a donc rien prouvé. Il n'a ni démonté les écrits du journal, ni anéanti le rapport du syndicaliste Bertin Ngueshe, devenu la cible de tous les pro-Boshab. Notre consoeur La Prospérité s'est même évertuée à vouloir démontrer l'illégalité de la mission du syndicaliste. L'élude Mweka s'est démonétisé. Sa ligne de défense est faible. Le tableau destiné à le tirer d'affaires porte même une signature pour deux rubriques attribuées à deux catégories. Nul ne sait déterminer si la signature est de Bosongo, chargé de la paie des retraités ou de Mputu, qui s'occupe des décédés. C'est obscur. L'autre parade de Boshab est l'accusation portée contre des ennemis politiques qu'il n'a jamais cessé de voir partout! Trois à quatre autorités haut placées ont été littéralement menacés d'avoir vendu la mèche à AfricaNews. Boshab a même promis de faire des malheurs à votre Tri-hebdomadaire. Les confrères tombés dans son panneau ont servi à l'opinion une reproduction de ces inepties sans aucun effort de traitement ni d'analyse documentaire d'un article écrit par les bons soins d'un député dont le mandat pourrait être mis en ballotage par la Cour suprême de justice. Dans un autre pré-monté sorti chez un autre pair et intitulé Boshab en danger ! -mais de quoi ?-, de fausses explications sont également avancées. L'auteur se contredit à plusieurs reprises. Pour illustrer, il soutient que l'administration de l'Assemblée nationale ne dépend pas d son président mais et, évoquant l'article 211 du Règlement intérieur, il affirme: «l'Administration de l'Assemblée nationale est placée sous l'autorité du président de l'Assemblée nationale et dirigée par le secrétaire général». L'auteur se rend risible là où il veut faire croire que l'accusation de détournement de FC 168.260.591,01 relève de l'imagination mais prétend en même temps qu'il s'agit «d'un effort de combler le déficit ... comme le fait tout gestionnaire responsable et bienveillant à l'endroit de ses agents». Un détournement bienveillant, ça devrait exister quelque part ! A Mweka, à Ilebo ? Certainement pas.

Bolengetenge enviait son adjoint

Si le confrère était lucide, il aurait réalisé qu'il se laissait manipuler. Il aurait pu lire attentivement le tableau des écarts des rémunérations des institutions politiques et assimilés des mois d'avril et mai 2011 délivré par le ministère du Budget pour découvrir la vérité. Il aurait également compris qu'en vertu de l'unicité, les chiffres fournis par les ministères du Budget et des Finances devaient être identiques à ceux brandis par la Division des Finances de l'Assemblée nationale. Il se serait posé la question de savoir pourquoi au mois de mai 2011, le gouvernement avait subitement eu pitié de l'Assemblée nationale en prenant en charge la prétendue partie de salaires octroyée aux agents administratifs puisée dans la rubrique Fonds d'intervention spéciale. Il aurait tiqué quand le même gouvernement est revenu sur sa décision aux mois de juin et juillet 2011 suivants. Il aurait aussi remarqué que pour le mois de juillet 2011, la seule signature d'un certain Kanongo par ordre du chef de bureau Traitement Kolo Buanga aurait suffi pour libérer l'ensemble de la paie de l'Administration ! Il en aurait certainement déduit à une gestion calamiteuse de la Chambre. Le confrère aurait enfin constaté que, hormis le tableau du mois de janvier 2012, M. Bolengetenge signe toujours  comme Questeur adjoint de l'Assemblée nationale en lieu de place du vrai Adjoint, le nommé Robert Bopolo. Mais pourquoi a-t-il toujours été éloigné de ces opérations, l'honorable Bopolo? En justice, cela s'appelle défaut de qualité. Preuve suffisante à elle seule qu'il y a eu détournement. Mais je comprends, les confrères n'ont eu ni la possibilité, ni le temps de regarder les documents qui accompagnaient le pré-monté de la honte. Il fallait faire vite, dans les conditions exigées par le commanditaire et ne rien demander. Résultats : ça coince !



  AKM

Les tribulations de "Moïse" à Bruxelles




Moïse Katumbi Chapwe, le gouverneur sortant de la province du Katanga


«The Hotel», l’ex-Hilton de Bruxelles a connu, vendredi 24 février dernier, une soirée mouvementée. En cause, les activistes politiques de la diaspora congolaise, mieux connus sous l’appellation de "Combattants", ont repéré dans cet établissement la présence de Moïse Katumbi Chapwe, le très bling bling gouverneur de la province du Katanga. Arrivé la veille dans la capitale belge à bord de son jet privé en provenance de Lubumbashi, l’homme devait assister à un match opposant l’équipe d’Anderlecht à celle de Lierse. Pour la petite histoire, plusieurs joueurs du Tout-Puissant Mazembe - dont le "Gouv" est le "boss" - évoluent à Anderlecht. C’est en regagnant son hôtel flanqué par pas moins de dix "gorilles" que "Moïse" a eu une altercation avec des "Combattants".

Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien à Kinshasa-Lez-Immondices, "Moïse" a tenté dans un premier temps d’engager une négociation avec ses compatriotes. Rien n’y fit. Le ton est monté de part et d’autre. Les "gorilles" et les membres du service de sécurité de l’hôtel se sont interposés entre le "Gouv" et ses "agresseurs". Celui-ci va, finalement, avec l’aide de la police d’Ixelles changer d’hôtel pour s’abriter dans la suite royale 412 à 5.200 euros la nuit de l’hôtel Conrad sur la prestigieuse avenue Louise.

Pour mon ami, l’argent n’est pas un problème pour le "katangais". Le repli sur le Conrad n’était, en réalité, qu’un leurre. Katumbi s’est refugié dans sa villa située dans le quartier huppé d’Uccle laissant au Conrad la délégation qui l’accompagnait. Question d’éloigner toute menace sur sa personne.

Mon ami qui sait décidément tout de constater que la suite royale louée au "Conrad" est restée désespérément vide pendant les deux jours que "Moïse" jouait au chat et à la souris avec ses "poursuivants". Coût total : dix mille quatre cent euros. Dimanche 26, dit mon ami, tout ce beau monde prit place à bord des limousines louées pour l’occasion en direction d’Abelag, l’aéroport réservé aux avions privés de prestige.

Tout en condamnant toute forme de violence, mon ami me dit qu’il est scandaleux de voir les autorités de la République très très démocratique du Congo venir en Occident étaler leur opulence pendant que la population congolaise broie du noir. C’est du plus mauvais effet. D’autant plus, poursuit-il, que le gouverneur s’est cru en devoir de distribuer des pourboires princiers au personnel de l’hôtel. Du concierge aux voituriers, chacun s’est mis cent dollars américain en poche. La sécurité n’a pas de prix.

Mon ami de se souvenir d’un adage français : "Où force règne raison n’a lieu".


Jacky Mopipi 
© Congoindépendant 2003-2012

ET SI KABILA DESIGNAIT CARREMENT UN FORMATEUR ?


    Aux termes de l’article 78 de la constitution, il est dit : « le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la Majorité parlementaire après consultation avec celle-ci…Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition. La mission d’information est de trente jours renouvelable une fois. Le Président de la République nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions sur proposition du Premier ministre. »

    A la lumière de cette disposition, on comprend qu’il n’est pas impossible de passer tout le mois de mars sans Gouvernement. Parce qu’il faudra se conformer à la Constitution, la situation actuelle renseigne qu’aucun parti politique n’a la majorité absolue (250+1) pour prétendre s’imposer sur les autres formations politiques. Certes, le parti présidentiel, Parti du peuple pour la reconstruction et  la démocratie (PPRD) a  présentement la majorité numérique par rapport aux partis concurrents. Mais, avec ses 56 députés nationaux élus sous son label, le PPRD est loin de constituer la majorité exigée pour se taper les prérogatives de présenter un candidat Premier ministre. D’où, l’impératif de coaliser. Il semble que cette étape a déjà été franchie. Moralité, le PPRD est passée de 56 députés à plus de 148 élus.

    Compte tenu des enjeux, Joseph Kabila a sans doute un double choix. Soit qu’il devra s’en tenir à la procédure c’est-à-dire désigner un informateur, soit carrément choisir un formateur. Au cas où la première alternative passe, alors  on est logiquement parti pour début avril. Car, après avoir nommé le Premier ministre, l’article 90 prévoit à son alinéa 3 que « (…) avant d’entrer en fonction, le Premier ministre présente à l’Assemblée nationale le programme de son Gouvernement. Lors que celui-ci est approuvé par la majorité des membres qui composent l’Assemblée nationale, celle-ci investit le Gouvernement ».

    Tout bien considéré, les jours passent vite. Joseph Kabila dont la « révolution de la modernité » tient à la règle de son second quinquennat, n’a plus de temps à perdre. Il a besoin d’un Exécutif national, institution privilégiée avec laquelle le Président de la République devra discuter les grandes lignes de la politique de gestion du pays. Voilà qui explique, en d’autres termes, sa rencontre hier lundi 27 février avec le bureau provisoire de l’Assemblée nationale.
Laurel KANKOLE