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lundi 13 février 2012

Le corps de Katumba à Kinshasa. Des questions restent posées…




Augustin Katumba Mwanke. Images TV5


La dépouille mortelle du très redouté député national Augustin Katumba Mwanke a été ramené à Kinshasa lundi 13 février. L’inhumation est prévue dans les prochains jours à Pweto, au Katanga. La télévision d’Etat (RTNC) a montré «Joseph Kabila» à la résidence kinoise du défunt. Une présence qui n’explique nullement la longue éclipse.
«M. Augustin Katumba Mwanke, député national, est décédé dans un crash survenu dimanche à proximité de l’aéroport de Kavumu, à Bukavu, dans le Sud-Kivu», c’est le communiqué publié par le ministre de l’Intérieur Adolphe Lumanu Mulenda. Le texte, d’une froideur…mortelle, a été repris lundi 13 février par l’ACP. «Le pilote et le copilote ont également succombé dans ce crash, ajoute le communiqué. (…). Deux personnes dont on ne connaissait pas encore le sort, se trouvaient en dessous de l’appareil. Le danger est écarté pour le député Antoine Ghonda Mangalibi, le ministre des Finances Augustin Matata Ponyo, le gouverneur de la province du Sud-Kivu Marcellin Cishambo, Jean-Bertrand Bisengimana et Oscar Gema qui se trouvaient aussi dans l’avion.» Pas un mot de compassion pour les parents et amis des victimes.

Plusieurs personnalités de la mouvance kabiliste se sont rendues, lundi, à la résidence du défunt bras droit financier du «raïs» que d’aucuns qualifiaient, par ironie, "conseiller sans dossier fixe" (CSDF). L’homme d’affaires israélien Dan Gertler se trouvait dans la première rangée. Il faut dire que «Augustin» et «Dan» s’entendaient comme larrons en foire. Selon des sources bien informées, les deux hommes jouaient le rôle de «prête-nom» pour le compte de «Joseph». Ils auraient ainsi ouvert plusieurs comptes bancaires en leurs noms dans les paradis fiscaux dont l’Ile Vierge. «Joseph Kabila» est venu sur le lieu du deuil en compagnie des membres de sa famille. Une réapparition qui n’explique nullement un mois d’éclipse. «Un mois d’absence injustifiée au travail», aurait tonné le premier employeur venu. Saura-t-on un jour la vérité dans ce pays où les dirigeants sont au-dessus des lois et, par conséquent, «exonérés» de l’obligation de rendre compte? Rendre compte à qui dans un Etat où la gestion, le contrôle et la sanction relèvent d’un seul homme : le président de la République.

Katumba est mort. "La vie continue" au sein de la mouvance kabiliste laquelle s’est arrogée 340 sièges sur 500 à l’Assemblée nationale. Les tractations politiques vont bon train en perspectives de l’installation de la nouvelle «Représentation nationale» et de la formation du gouvernement. Le microcosme politique kinois se livre à son jeu favori consistant à deviner le nom du prochain Premier ministre et des ministres. Sous Mobutu Sese Seko, les prétendants les plus nantis n’hésitaient pas à soudoyer des journalistes véreux. But : voir leur patronyme insérer dans le «top 10» des «Premier ministrable» et autres «ministrables».

«Nombreux sont les politiciens de la mouvance kabiliste qui ont sablé le champagne après avoir appris la disparition de Katumba, confie un «déçu» de la majorité présidentielle. L’homme a fait et défait plusieurs carrières». A tort ou à raison, certains candidats à la députation nationale accusent le tout-puissant conseiller présidentiel d’être à la base de leur «défaite». Ce genre de propos est entendu tant dans les milieux de la «majorité présidentielle» que de l’opposition. On ne prête qu’aux riches? "AKM", lui, ne pourrait plus se défendre.

Des questions restent sans réponses. Quel était le but du voyage d’Augustin Katumba Mwanke à l’île Idjwi ? Quel rôle le ministre des Finances, le gouverneur du Sud Kivu et l’Adg (Administrateur délégué général) de l’Office de gestion de la dette publique devaient-ils jouer? Pourquoi l’aéronef ne s’est-il pas embrasé après le sinistre? L’appareil était-il à cours de kerosène? Est-il vrai que certains passagers avaient, quelques minutes avant la catastrophe, signalé à des parents et amis, via SMS, que l’avion avait des ennuis techniques?

Des sources confirment que «Joseph Kabila» se proposait d’ériger un "site touristique" sur des terres appartenant à la succession Bisengimana Rwema. Ami d’enfance de Bertrand Bisengimana, Antoine Ghonda a mis celui-ci en contact avec Katumba.

Tous ces faits sont loin d’expliquer le bien-fondé de la présence notamment du ministre des Finances dans une mission strictement privée qui a pris la tournure tragique d’une aventure ambiguë…


Madeleine Wassembinya/B.AW 
© Congoindépendant 2003-2012


Paris: Koffi Olomidé va dormir à la prison de Fresnes !


Koffi Olomidé a été cueilli hier dimanche 12 février 2012 à l'aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle-à Paris en provenance de Kinshasa par des policiers Français. Arrivée à 7h15, Koffi Olomide a été interpellé par la police des frontières qui l’a ensuite remis aux agents de la police judiciaire. Il s'était réfugié dans la capitale congolaise depuis la plainte pour viol et séquestration déposée par trois de ses danseuses et instruite par un juge parisien.


Koffi Olomidé, le chanteur Joséphiste n'a pû disparaître devant le juge d'instruction malgré son Abracadabra, mot magique par ecellence ! Photo Réveil FM


Il y a un an, convoqué au tribunal de Nanterre dans les Hauts-de-Seine pour accusation de viol par ses danseuses, Koffi Olomide, le franco-congolais s'était de bonne foi présenté au tribunal et lorsque son avocat Manuel Aeschlimann, député UMP, est venu lui dire qu'il avait vu le billet d'écrou, Koffi Olomidé avait prétexté d'aller aux toilettes, il avait enjambé les grandes grilles de la préfecture de Nanterre, direction la Gare du Nord. Il avait bondi dans un Thalys direction Bruxelles et avait pris son avion pour Kinshasa. En accointance avec la dictatute totalitaire de Joseph Kabila, le chanteur Koffi a chanté pour le fermier de Kingakati espérant obtenir un soutient comme Jules Wembadio dans l'affaire Ngulu où le gouvernement congolais a dû payer les dommages et intérêts. Après une nuit en garde à vue, Koffi Olomidé, le compositeur de l'album Abracadabra, mot magique qui fait disparaître ou apparaître, sauf que Koffi Olomidé n'a pu disparaître, il a été auditionné par la juge d’instruction. Au moment où nous couchons ces lignes, il est dans un fourgon direction prison de Fresnes.

Le corps de Katumba Mwanke est arrivé à Kinshasa


Le corps du député Augustin Katumba Mwanke, décédé hier dimanche des suites du crash d’un jet privé à l’aéroport de Bukavu, est arrivé à Kinshasa ce lundi 13 janvier. Les corps des autres victimes, deux pilotes sud-africains, et les blessés ont été évacués vers l’Afrique du Sud. A Pweto, territoire natal d’Augustin Katumba, les activités ont tourné au ralenti en sa mémoire. 


Des officiels et des membres de la famille du défunt ont accueilli la dépouille du conseiller spécial du chef de l’Etat ce midi à l’aéroport de Ndjili.

Selon le programme publié par sa famille, le corps du défunt sera successivement exposé au siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), sa famille politique, en sa résidence privée et au palais du peuple, siège du parlement, avant d’être rapatrié à Lubumbashi, chef-lieu du Katanga, sa province d’origine.

Les blessés évacués en Afrique du Sud

Les six blessés, victimes du crash, ont été évacués ce lundi matin vers la République sud-africaine, a indiqué lundi le chargé de communication du gouvernorat de province du Sud-Kivu. Les corps des pilotes sud-africains ont aussi été rapatriés.

Avant son transfert en Afrique du Sud, le gouverneur Chishambo, l’une des victimes, a tenu à rassurer ses administrés sur son état de santé. Dans un message d’apaisement transmis à la population par son chargé de communication, il indique que « son état n’est pas aussi grave qu’on le rapporte à travers le ville », et que s’il a été évacué, « c’est pour obéir à l’ordre de sa hiérarchie ».

Ce crash, qui a causé la mort de cinq personnes, dont deux paysans, et blessé six autres, a plongé la ville de Bukavu dans un profond émoi.

Journée ville morte à Pweto

A Pweto, territoire natal d’Augustin Katumba Mwanke, toutes les activités sont restées paralysées ce lundi 13 février. Boutiques, magasins, écoles et mêmes les services de l’Etat n’ont pas fonctionné. Pour les habitants de ce territoire, il s’agit d’honorer la mémoire de celui qui a notamment initié des projets d’électrification, d’adduction d’eau potable, de construction des routes, de l’aéroport, et des écoles.

Natif de Somboshi, village situé dans le territoire de Pweto-centre, Augustin Katumba Mwanke a fait son apparition politique avec l’entrée de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), de feu Laurent Désiré Kabila.

En 1998, il est nommé gouverneur de la province du Katanga. Durant son mandat, il réalise certains ouvrages dont le marché Mzee Kabila, en plein cœur de la capitale du cuivre.

Trois ans plus tard, il sera rappelé à Kinshasa pour occuper le poste de secrétaire général du gouvernement avant d’être nommé ambassadeur itinérant du chef de L’État et conseiller du président de la République.

Cité dans le rapport des Nations unies sur l’exploitation des ressources naturelles de la RDC, Augustin Katumba Mwanke sera privé des fonctions officielles mais restera dans le premier cercle du pouvoir. Il était considéré comme l’un des plus influents conseillers officieux du président Kabila.

En 2006, il est élu député national pour la circonscription électorale de Lubumbashi. Cofondateur de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP), créée à la veille du second tour de l’élection présidentielle de 2006 qui a consacré la victoire de Joseph Kabila (52%) face à Jean-Pierre Bemba (48%), il présidera aux destinées de cette structure pendant plus de deux ans.

En novembre 2011, Augustin Katumba est réélu à la députation nationale. Il meurt à 48 ans, laissant une veuve et des enfants

Mort de Katumba MWANKE :

 Réponse de Lambert MENDE aux Combattants

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imageLambert MENDE OMALANGA - Le ministre des communications et des médias

Pour « Les Combattants » ou les compatriotes de la résistance congolaise qui se sont réjouies de la mort de Katumba MWANKE, Lambert MENDE persiste et signe : « Ils sont inhumains et j'ai honte de les considérer comme mes compatriotes ! »
Le ministre des communications et des médias, Lambert MENDE, a également confirmé que le président sortant « Joseph KABILA » est en très bonne santé. Il les avait reçu le dimanche 12 février 2012 dans sa ferme de Kingakati.
La mort a encore frappé en République démocratique du Congo. En effet, dimanche 12 avril, aux environs de 13 heures, un avion, un jet privé, un biréacteur Gulfstream 200 s’est écrasé aux abords de l’aéroport de Kavumu, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. L’avion provenait de Kinshasa, après une escale à Goma, et avait à son bord de nombreuses personnalités politiques. Les causes de cet accident ne sont pas encore connues. A en croire les premières informations, le pilote a raté son atterrissage et terminé sa course dans la rivière Kulanga. Ce serait dû à une erreur de pilotage. Les pilotes de nationalité américaine voyageaient pour la première fois dans la région.
Le responsable de l'aéroport : "La météo était bonne, je pense que c'était une mauvaise appréciation (de la piste) parce que c'est la première fois que ces pilotes arrivent ici à Bukavu".
Ingénieur de formation, M. Katumba Mwanke, 48 ans, avait été réélu fin 2011 au Katanga (sud-est) député du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir), dont il a été l'un des membres cofondateurs.
Dans un rapport d'experts de l'ONU sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesses en RDC, publié en 2002, M. Katumba Mwanke était décrit comme membre d'un "réseau d'élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux (qui) cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles (...) dans la zone (de la RDC) tenue par le gouvernement".
Le rapport précisait alors que "ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu'il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public".
Les experts avaient placé M. Katumbe Mwanke sur une liste de personnes contre lesquelles ils avaient recommandé une "interdiction de déplacement" hors du Congo, le "gel de leurs avoirs personnels" et une "interdiction d'accéder au système bancaire".
A l'époque ministre délégué à la présidence, en charge du portefeuille de l'Etat, il avait été suspendu de ses fonctions fin 2002 par M. Kabila qui l'avait nommé en 2004 "ambassadeur itinérant" à la présidence.
Il est vrai que la disparition prématurée de Augustin Katumba Mwanke, l’une de fortes personnalités politiques, est un vide pour la République Démocratique du Congo (RDC).

propos recueillis par BIGROBERTO, Radio RAKI - www.radioraki.net

La marche des chrétiens confirmée pour ce jeudi 16/02/2012

La marche des chrétiens  confirmée pour ce jeudi 16/02/2012

Lundi, 13 Février 2012 00:17
Plus de doute possible! La marche des chrétiens est confirmée pour jeudi prochain. La confirmation a été faite  par Thierry NLANDU au cours d’un point de presse tenu le samedi 11 février 2012 au centre Lindonge, dans la commune de Limete. En effet, cette marche est organisée pour plusieurs raisons. D’abord, en mémoire des chrétiens massacrés le 16 février 1992 et ensuite, pour réclamer la vérité des urnes. Selon le programme établi à cet effet, cette marche  aura pour point de départ chaque paroisse de la ville pour se terminer à la paroisse Saint  JOSEPH de Matonge, dans la commune de Kalamu. Notons que cette journée débutera par une messe à 7h00 du matin en lieu place de 6h00 comme d’habitude.
Rappelons que la marche du 16 février 1992 avait organisé pour protester contre la fermeture arbitraire de la Conférence Nationale Souveraine par le duo Mobutu et Nguz alors que celle-ci avait pour objectif principal  de mettre fin à la dictature de Mobutu. Des centaines de nos compatriotes perdirent leur vie à cette occasion, sous les balles de la soldatesque du maréchal.
Mais aujourd’hui 20 ans plus tard, les chrétiens tiennent à exprimer leur rejet des résultats des scrutins du 28 qui ne reflètent ni la vérité ni la justice, comme l’a si bien dit le Cardinal L. MONSENGWO. Par voie de conséquence, les chrétiens réclament aussi le départ des sept membres du bureau de la CENI.
Pour ce faire, le Comité de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo ( CALCC/ Kinshasa) demande aux manifestants de ne pas exhiber des drapeaux des Partis Politiques, de ne pas lancer des Insultes à qui que ce soit, de se munir de la Bible, du Coran, du Chapelet, de la Croix, des Insignes Religieux, des Images Saintes et d’entonner des Chants Religieux, bref de faire preuve de la Non Violence devant les Policiers et militaires. En cas d’obstacle,  s’asseoir par terre, priant et/ou entonnant les Chants Religieux et, si possible, dialoguer pour obtenir un passage pacifiquement.
Les  messages qui doivent figurer sur les calicots sont entre autres « Nous Exigeons la Démission de la CENI; Toboyi ba Résultats ya lokuta : Non à la Tricherie ; Ba Soldats mpe ba Policiers Peuple ezali mpe kobundela Bino ; Nous Rejetons les Elections du 28 /11/2011 ; Tozali ko soutenir CENCO. A la fin de cette manifestation et une fois rassemblés à Saint Joseph, une petite prière sera faite avant qu’un message lié à la circonstance ne soit lu à l’intention des manifestants.  
Dorcas NSOMUE
APPEL A TOUS LES CONGOLAIS :MARCHE PACIFIQUE DU 16 FEVRIER 2012
La tenue de la Conférence Nationale Souveraine, sa fermeture arbitraire et sa réouverture ont marqué un tournant décisif dans I’engagement de notre peuple en vue de la construction d’une nouvelle société fondée sur des valeurs démocratiques de vérité, de justice et de paix.
La Marche des chrétiens du 16 février 1992 ne s’est pas arrêtée. Elle se poursuit dans le respect de la mémoire de nos martyrs et dans la non-violence évangélique active, jusqu’à I’avènement de I’Etat de droit dans notre pays, la R.D. Congo.
Vingt ans après le massacre des chrétiens, nous voulons rester fidèles à I’idéal pour lequel ces compatriotes ont sacrifié leurs vies. Cette démocratie pour laquelle de nombreux fils et filles de notre pays ont versé de leur sang, risque de rester lettre morte si nous laissons passer les graves irrégularités qui remettent en question la crédibilité des résultats des élections du 28 novembre 2011. En effet, comme l’ont dit nos Pères, les évêques : « L’on ne construit pas un Etat de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression ».
Les résultats des élections présidentielles et législatives publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le verdict de la Cour Suprême de justice n’ayant été conformes ni à la vérité ni à la justice, nous appelons tout le peuple congolais à descendre dans la rue ce jeudi 16 février 2012, à partir de 8h00, pour exprimer notre rejet des résultats des élections du 28 novembre 2011 et exiger la démission du bureau de la CENL
LE PHARE