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mardi 7 janvier 2014

Qui a commandité l’assassinat du colonel Mamadou Ndala ?

Qui a commandité l’assassinat du colonel Mamadou Ndala ?

La jeep du colonel Mamadou Moustapha Ndala
Quatre jours après la disparition du colonel Mamadou Moustapha Ndala, commandant du 42ème bataillon commando de l’armée congolaise déployé au Nord Kivu, la thèse officielle selon laquelle l’officier et ses gardes du corps ont été victimes d’un attentat à la roquette mené par des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu parait de plus en plus suspecte. D’abord, parce que l’«attaque» qui a eu lieu dans une zone contrôlée par l’armée nationale congolaise (FARDC). Le colonel Ndala y était en mission de repérages avant le déploiement des ses hommes. Ensuite, alors qu’aucun enquêteur n’a été aperçu sur la scène du crime, le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, s’est empressé d’imputer cet acte criminel - non-revendiqué à ce jour - aux rebelles ougandais de l’ADF-Nalu. Enfin, il se confirme que le «colonel Mamadou» a été tué par ses «frères d’armes». Questions : Qui a commandité ce crime d’Etat? Quel en est le mobile ? Commandant d’un contingent de la garde présidentielle basé à Bunia, le général Mundos est pointé du doigt. L’homme a la réputation d’un militaire sans foi ni loi. Certains observateurs avancent une autre hypothèse selon laquelle le colonel Ndala et ses gardes du corps ont été préalablement «liquidés» avant d’être installés dans la Jeep incendiée.

C’est un enterrement de «première classe» que le pouvoir kabiliste prépare pour «honorer» la mémoire du colonel Mamadou Ndala, tué, le jeudi 2 janvier, dans des circonstances pour le moins mystérieuses, dans la localité de Matembo à une dizaine de kilomètres de Beni-ville. Depuis dimanche 5 janvier, la dépouille de cet officier est exposée au camp Kokolo. Quel cynisme !
Les Congolais de l’étranger comme ceux de l’intérieur sont en colère. Les sbires du régime ont sans aucun doute commis le «crime de trop». D’aucuns pourraient objecter que ce n’est pas la première fois que les ex-Zaïrois crient leur émotion, à pareil événement, avant de «passer à autre chose». Reste que dès l’annonce de la nouvelle du décès du colonel Ndala, des manifestations spontanées de colère ont eu lieu à Goma, à Beni et à Butembo. Elles étaient conduites par des jeunes qui voyaient en «Mamadou» l’incarnation d’un nouveau type de leadership. Un leadership déterminé et exemplaire. Pour eux, "Mamadou" a réconcilié la nation avec son armée. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs localités du territoire de Beni. C’est le cas notamment d’Oicha, Mbau, Mutwanga et Eringeti. 

Controverse autour des circonstances de l’attentat

Quelques heures seulement après la mort de cet officier et ses deux gardes du corps, ce n’est pas le colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord Kivu, qui fera l’annonce. C’est le ministre des Médias Lambert Mende Omalanga qui va publier un communiqué officiel : «Le colonel Mamadou Ndala, commandant de la brigade URR des Forces armées de la République démocratique du Congo basée dans la province du Nord-Kivu, a été tué jeudi dans une embuscade dans le village Ngadi, entre l’aéroport de Mavivi et Beni-ville». « (…), la jeep à bord de laquelle il se trouvait a été attaquée par des éléments identifiés comme appartenant à un groupe armé ougandais. Ses deux gardes de corps qui étaient en sa compagnie ont également péri dans cette embuscade». 
Cette "vérité officielle" a été aussitôt contestée par le témoignage d’un garde du corps rescapé. Il s’agit du caporal Paul Safari. Selon lui, les assaillants étaient au nombre de deux et portaient l’ancienne tenue de l’armée congolaise. "J’ai vu deux des assaillants, et ils portaient l’ancienne tenue verte des FARDC, a-t-il déclaré. Je ne crois pas que ce soit les ADF-Nalu». Un avis partagé par un adjudant qui a requis l’anonymat. Selon ce sous-officier, les rebelles de l’ADF-Nalu n’ont pas tué le colonel mais bien «la politique de nos officiers». Voudrait-il dire que Mamadou Ndala dérangeait la haute hiérarchie militaire? Pourquoi?

Selon certains observateurs, la position du véhicule en feu n’est pas celle d’une automobile qui venait d’être frappée par un projectile. «On imagine que le véhicule du colonel roulait à vive allure sur cette route asphaltée, commente un expert. La roquette n’aurait pas laissé ce véhicule sur ses quatre roues comme on a pu le voir à travers les images qui ont été diffusées. La jeep devait soit faire quelques tonneaux ou être couchée». Cet expert de lancer une hypothèse qui lui parait la plus plausible : «J’ai la profonde conviction que le colonel et ses deux gardes du corps ont été préalablement exécutés. Les corps ont été par la suite installés dans la jeep incendiée in fine». Qui dit vrai? 
Les mêmes observateurs se disent stupéfaits par la rapidité avec laquelle la dépouille du défunt colonel a été transférée à Kinshasa à bord d’un jet sans qu’un médecin légiste ait pu l’examiner. Et qu’un magistrat instructeur ait pu accomplir les premiers devoirs d’enquête. Cherche-t-on à faire disparaître certains indices matériels de nature à faciliter l’identification des auteurs présumés du crime et leur commanditaire? 
C’est tard dans la soirée du jeudi 2 janvier qu’on a pu voir (enfin!) le porte-parole de l’armée congolaise, le général Léon Kasonga, lire à la télévision d’Etat un communiqué pour le moins sibyllin. Chaque mot a apparemment été bien pesé. Histoire d’éviter toute "interprétation malveillante". Kasonga a exprimé «le regret et la douleur» de l’armée après «l’assassinat» (sic !) du colonel Mamadou Ndala qu’il a présenté comme un «officier supérieur de grande valeur, grand combattant, un officier intègre, discipliné et loyal». Il a conclu en affirmant que malgré ce crime, «les Forces armées de la RDC sont déterminées à sécuriser nos populations jusqu’au sacrifice suprême».

Les réactions

Vendredi 3 janvier, plusieurs centaines de jeunes ont manifesté à Beni aux cris de : «Mamadou doit ressusciter» ; «Qui l’a tué finalement? Pourquoi cette trahison?». Des épouses de militaires ne trouvaient pas des mots assez durs pour fustiger ce crime odieux. L’une d’elles de commenter : «On a tué Mamadou alors qu’il n’était même pas sur le champ de bataille... Nous avons déchiré nos vêtements pour dire qu’en fait la vie de nos maris n’a pas de sens et qu’on pourrait même marcher nues : ça ne dirait rien aux autorités!» 
A Goma, les activistes de la société civile du Nord-Kivu ont invité les autorités gouvernementales à ouvrir une enquête «crédible» sur la mort du colonel Ndala.
A Kinshasa, le chef de la Mission onusienne au Congo, Martin Kobler, a publié, le même jour, un communiqué, plutôt mou, condamnant cet assassinat tout en exprimant sa profonde indignation et sa tristesse. On a vu, dans un passé récent, le chef de la Monusco réagir plus vigoureusement que cela. Lassitude? 
Vendredi 3 janvier, des députés nationaux du Nord-Kivu ont, par la bouche de Balikwisha Mulhondi, publié une déclaration dans laquelle ils se disent «consternés» par le meurtre de cet officier. Après avoir rendu un vibrant hommage à «ce vaillant commandant des FARDC dont les actes de bravoure avaient obligé le M23 à abandonner la guerre», ces parlementaires «exigent que toute la lumière soit faite sur ce meurtre». 

Les Forces armées de la RD Congo 

Né le 8 décembre 1972 à Isiro dans la Province Orientale, le colonel Mamadou Moustapha Ndala a grandi dans cette ville. Un de ses amis d’enfance joint au téléphone dimanche 5 janvier à Kinshasa, raconte : «Mamadou est né d’un père guinéen et d’une mère congolaise appartenant aux tribus Budu et Yogo ou Mayogo de l’Uélé. Mamadou a vécu quelques années en Guinée et au Mali avant de revenir au Congo à l’âge de 24 ans». A en croire cette source, le jeune officier a été initié dans l’art militaire lors de son séjour en Afrique de l’Ouest, précisément au Mali. Comment est-il arrivé dans l’armée congolaise? Selon notre interlocuteur, c’est un «expatrié malien» d’Isiro qui aurait présenté «Mamadou», au début des années 2000, au général Constant Ndima Kongba du RCD-National de Roger Lumbala. "C’est un excellent combattant" aurait-il dit au général Ndima. Nommé major, Mamadou sera affecté à Wamba. Un proche de Lumbala joint au téléphone dimanche 5 janvier a, sans vraiment convaincre, démenti ce «détail de l’Histoire». «Le colonel Mamadou Ndala n’a jamais fait partie du RCD-National. Vous le confondez sans doute avec un autre Ndala qui est déjà mort». L’ami d’enfance de Mamadou n’en démord pas. Selon lui, c’est lors de la réunification du pays en 2003, après le dialogue intercongolais à Sun City, que Mamadou a été intégré dans l’armée nationale et affecté à l’Est. 

Manifestations anti-Kabila à Goma

Le colonel Mamadou s’est fait connaitre à partir du mois de juillet 2013. A la tête du 42ème bataillon commando chargé de traquer les éléments du M23, cet officier a fait preuve d’un sens de leadership et de bravoure qui ont suscité l’admiration des hommes des troupes. Au cours d’une opération, l’officier reçoit, le 17 juillet dernier, un SMS l’informant de son rappel à l’état-major général à Kinshasa. Quelques mois auparavant, des militaires engagés aux combats contre les rebelles du M23 s’étaient déjà plaints des «ordres contradictoires» qu’ils recevaient chaque fois qu’ils avaient un certain "avantage" sur les forces ennemies. Au lieu d’obtempérer, Mamadou fait divulguer la nouvelle de son rappel. Des manifestations anti-Kabila sont aussitôt organisées à Goma pour exiger son maintien. Le numéro un Congolais est accusé de connivence avec le M23. Les ennuis du bouillant colonel ont-ils commencé lors cet épisode ? Mamadou fut littéralement «sommé» par sa hiérarchie de démentir la nouvelle de son éloignement sur les antennes d’une radio locale : «Ce n’est pas vrai, c’est une rumeur. Une manipulation des rebelles qui veulent déstabiliser le moral de la population et des troupes engagées au sol. Deuxièmement, je suis en contact, toutes les cinq minutes, avec mon chef le commandant région, le général Bahuma. Si je devais être relevé, c’est lui l’autorité hiérarchique qui pourrait m’indiquer cela. Donc, c’est faux et archifaux». 
Après la défaite annoncée du M23 le 5 novembre dernier, «Joseph Kabila» a quitté Bunia le 20 novembre au volant de son véhicule 4x4. Il a parcouru un millier de kilomètres avant d’arriver le 30 novembre à Goma, au Nord Kivu. Des observateurs se sont étonnés de voir le cortège présidentiel sillonner paisiblement cette partie du pays sans tomber dans une embuscade tendue par des groupes armés nationaux ou étrangers. «A travers ce safari, Joseph Kabila a avoué implicitement la complicité qui existe entre lui et les bandes armés qui sèment la terreur tant dans les deux Kivu que dans la Province Orientale», commente un analyste. «Lors de l’arrivée de Kabila et sa suite à Goma, la population scandait non pas le nom du président de la République mais bien celui du colonel Mamadou, ajoute-t-il. Les Gomatraciens semblaient reprocher au successeur de Mzee d’avoir attendu la fin de la guerre avant de pointer son nez alors que le colonel Mamadou est resté sur le champ de bataille. Ce dernier est devenu de ce fait gênant pour la haute hiérarchie politico-militaire…». 

Les institutions congolaises infiltrées par des pseudo-banyamulenge

Devrait-on rechercher les assassins de Mamadou Ndala également dans les milieux «rwandophones» du Congo-Kinshasa ? Pourquoi pas? 
Dans l’unique interview qu’il a accordée en juillet dernier à la journaliste Sonia Rolley de Radio France internationale, l’ancien chef espion rwandais Patrick Karegeya, assassiné récemment à Johannesburg, n’est pas allé par quatre chemins en rappelant à ceux feignent de l’oublier que l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) et le Mouvement du 23 mars (M23) «sont des créatures du régime rwandais». Selon lui, ces «rébellions congolaises» ont été montées de toutes pièces par le maître de Kigali.
On le sait, LD Kabila a été porté au pouvoir suprême un certain 17 mai 1997 par l’AFDL dont l’essentiel des troupes était composé des soldats rwandais et ougandais. Après la rupture entre le Mzee et les parrains rwandais et ougandais, fin juillet 1998, une nouvelle «rébellion congolaise» a vu le jour à Kigali. Bien entendu, avec la complicité de quelques Congolais de souche. 

Après la mort de LD Kabila, le Rwanda de Paul Kagame a profité du dialogue intercongolais pour réaliser son rêve d’installer un "régime ami" à Kinshasa en infiltrant ses hommes dans les institutions congolaises. Signe de temps : les personnalités civiles et militaires étiquetées «RCD-Goma» ont gardé tous leurs privilèges après la fin du régime dit «1+4» qui a gouverné le pays de 2003 à 2006. «L’ancien vice-président de la République Azarias Ruberwa est resté très influent alors que son ex-collègue Arthur Ngoma Z’Ahidi broie du noir», commente un confrère kinois. Il ajoute : «La Douane, la police nationale, les bases militaires de Kitona et de Kamina sont dirigées par des personnalités issues du RCD-Goma à l’exception de Mustapha Mukiza. Plusieurs régions militaires sont placées sous l’autorité des rwandophones voir des Rwandais». Les Fardc comptent plusieurs officiers supérieurs issus de cet ex-mouvement rebelle pro-rwandais. Leurs identités sont bien connues. Certains d’entre eux se trouvent à l’état-major général des FARDC. Le loup est donc dans la bergerie. «Qui dirige le Congo-Kinshasa, s’interroge ce confrère. Est-ce Joseph Kabila ou Paul Kagame ?» 
Les personnalités issues du RCD-Goma – Azarias Ruberwa en tête - ont démontré l’année dernière que leur influence politique était restée intacte. Le 11 juillet 2013, le DG de la radio et télévision d’Etat (RTNC) a été viré comme un vulgaire ouvrier. Son nom : Christophe Kolomoni. Il lui est reproché d’avoir fait diffuser en direct un «atelier politique» du parti présidentiel, le PPRD. Des propos «xénophobes» auraient été tenus par certains intervenants appartenant pourtant à la mouvance kabiliste. En fait, certains cadres de cette formation politique avaient qualifié le Rwanda de Paul Kagame d’"Etat voyou" du fait notamment de ses menées subversives dans le Nord Kivu. D’autres avaient carrément invité les officiers dits «rwandophones» à rentrer au Rwanda. Piqué sur le vif, Ruberwa a conduit une délégation auprès du ministre de l’Intérieur, le PPRD Richard Muyej Mangez. Objectif : obtenir la «tête» du DG Kolomoni. 

Un deuxième fait survenu en novembre dernier a confirmé le statut d’«intouchables» autant que la situation privilégiée dont continuent à bénéficier les cadres politico-militaires issus de cet ex-mouvement politico-militaire.
Le 6 novembre, «Joseph Kabila» a présidé une réunion interinstitutionnelle à Lubumbashi. Les participants ont eu à examiner notamment un «rapport partiel» rédigé par une «commission d’enquête» ad hoc sur les «allégations» des Nations Unies contre le général major Amisi Kumba Gabriel, ancien chef d’état-major des forces terrestres. Celui-ci a été accusé par des experts onusiens d’avoir vendu des armes aux groupes armés qui fleurissent à l’Est du pays. A la surprise générale, «Joseph Kabila» a demandé un «complément d’informations» pour lui permettre «de se prononcer». Amisi a certes été suspendu. Mais il reste libre de ses mouvements. Il est issu de la rébellion pro-rwandaise du RCD-Goma. «Sans nous il n’y aura pas de réconciliation. Sans nous, il n’y aura pas de réunification du territoire national». L’homme qui parle s’appelle Azarias Ruberwa. C’était, fin 2002, au lendemain de la signature de l’accord dit de l’hotel Cascade entre « Joseph Kabila » et Jean-Pierre Bemba. Le premier restait Président. Le second, Premier ministre. Et si «Joseph Kabila» exerçait un pouvoir par… procuration donnée par le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Kaguta Museveni ? 

«Phase B»

Qui a tué le colonel Mamadou Ndala ? Qui en est le commanditaire ? Quelle en serait la motivation ? Voilà trois questions qui appellent des réponses univoques. Il faut être naïf pour espérer voir la justice congolaise en général - et la justice militaire en particulier - faire toute la lumière sur cet assassinat. Et pour cause, un officier supérieur de la garde présidentielle, en l’occurrence le général Mundos, est suspecté de participation à ce crime. L’homme serait assigné à résidence pendant que deux de ses gardes seraient aux arrêts. «Joseph Kabila» pouvait-il ignorer les agissements de cet officier de la garde présidentielle dont les éléments n’agissent que sur ordre du «commandant suprême des FARDC» et ne rendent compte qu’à lui seul ? Selon certaines sources militaires, le fameux Mundos, alors colonel, a été cité par un témoin dans l’assassinat à Goma, en mars 2008, de l’homme d’affaires Albert Prigogine, alias Ngezayo Safari.
Certains analystes voient dans l’élimination physique du colonel Ndala, la montée en puissance des «super faucons» d’un régime kabiliste qui a les nerfs à vif au regard de l’horizon 2016. «Depuis son élection en 2006, commente un analyste, Joseph Kabila a beaucoup promis. En 2006, il s’était présenté sous le thème d’artisan de la paix. En 2011, il s’est érigé en bâtisseur des cinq chantiers. Il a raté les deux paris. La guerre du M23 était devenue pour lui un prétexte pour justifier la non-réalisation des infrastructures annoncées. En conduisant les FARDC à la victoire avec l’aide de la brigade internationale de la Monusco, le colonel Mamadou Ndala a privé Kabila d’une cause de justification de son échec tout en provoquant la colère du parrain rwandais Paul Kagame». «La mort de ce colonel est un avertissement lancé en direction des personnalités civiles et militaires susceptibles de gêner la volonté de Joseph Kabila de rester à la tête de l’Etat au-delà de 2016», estime-t-il. Pour lui, «Joseph Kabila» vient de lancer la «Phase B» en vue de la conservation du pouvoir d’Etat. «Cette phase sera émaillée d’intimidation, des arrestations arbitraires et des éliminations physiques». 

En attendant d’y voir plus clair, diverses sources conviennent que «Joseph Kabila» est «condamné» à faire organiser une «enquête crédible» sur le «meurtre avec préméditation» du colonel Mamadou Ndala. Il s’agit, soutiennent-elles, d’identifier les auteurs de cet acte et de les déférer devant des juridictions compétentes. L’affaire mérite bien un procès public. «A défaut, conclut un juriste, le président Joseph Kabila passera, aux yeux des générations présentes et à venir, pour le commanditaire de ce crime d’Etat».

Baudouin Amba Wetshi 
© Congoindépendant 2003-2014"


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